zdraztvitié

06 juin 2017

Le Château d'Ecouen

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Dimanche dernier, comme je n'étais pas trop occupé et que nous avions besoin de nous détendre, une amie m'a proposé de visiter ce château, joyau de l'architecture française de la Renaissance, situé à quelques kilomètres de Paris (train gare du Nord, arrêt 1/2 heure plus tard à Ecouan-Ezanville dans le département 95) tarif habituel 5 €, mais gratuit le premier dimanche de chaque mois, comme du reste tous les musées nationaux de France et de Navarre.

Comme je ne connaissais pas et que je souhaite vous donner l'envie de vous y rendre, petite leçon d'histoire hum très rapide : Ce château est édifié à partir de 1538 par Anne de Montmorençy, connétable de France (Chef des armées) et principal ministre des rois François 1er (1515-1547) et Henri II (1547-1559). Ses armoiries et emblèmes sont l'épée dressée et la devise "Aplanos" qui signifie "tout droit", apparaissent partout dans le décor peint et sculpté du château.

Propriété de la Légion d'Honneur depuis Napoléon 1er, l'édifice est transformé par la volonté d'André Malraux, en musée national de la Renaissance afin de proposer un dialogue original et fécond entre l'architecture et son décor, d'une part, les collections d'arts décoratifs provenant du musée de Cluny à Paris, d'autre part.

Véritable phénomène de civilisations, la Renaissance peut se définir comme une période de rénovation culturelle et artistique qui marqua l'Europe aux XVème et XVIème siècle. L'art de cette période s'inspire de modèles venus de l'Antiquité romaine et s'appuie sur le développement de techniques modernes comme l'imprimerie ainsi que sur les bouleversements liés à la découverte de l'Amérique. Le pays le plus précoce dans l'application de ces idées nouvelles est sur l'Italie.

Ce château comporte 3 niveaux :

Le rez-de-chaussée 

par lequel on entre, est composé de la Chapelle qui comporte une superbe voute peinte, et une copie de "la cène" de Léonard de Vinci réalisée à Milan entre 1506 et 1509 par son élève Marco d'Oggiono

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Suivi d'une salle d'armes dotée d'une magnifique cheminée peinte aux environs du 16ème siècle représentant la rencontre du roi Salomon et de la reine de Saba. Plusieurs plusieurs vitrines enfermant des armures, des casques, des armes, le tout travaillé finement et, exposées de façon thématique : guerre, chasse, apparat.

 

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Le 1er étage :

Comporte les appartements du Connétable dont les immenses cheminées peintes racontent l'histoire biblique (hum ils étaient assez mystiques à l'époque, de Jacob et Esau

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Les appartements de Madeleine de Savoie, cousine de François 1er.

Le Cabinet du roi, dont une petite pièce lambrissée servait aux entretiens confidentiels du souverain. Dans la chambre du roi sont exposés les trois dernières grandes tapisseries de David et Bethsabee. L'antichambre du roi dont on ne peut y accéder (La Cour des Comptes s'y étant installée...) et, la grande salle du roi. Cuirs de Scipion, vitraux, broderies de l'Arsenal.

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Le 2ème étage :

Lui, concentre une présentation de céramique d'Iznik, de vitraux, de céramique française, art du feu (émaux), d'orfèvrerie européenne, de grès, de textile et la bibliothèque du Connétable.

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Mon avis :

 

Contrairement à d'autres châteaux et musées, celui-ci contient peu d'ameublement et de tableaux. Il est surtout réputé pour ses tapisseries, gigantesques et nombreuses, ses céramiques, ses scènes de la vie courante et/ou religieuses transposées sur émaux, ses pavements en céramique vernissée provenant d'autres châteaux et son orfèvrerie tant profane que religieuse. et c'est à mon sens ce qui fait son intérêt particulier.

A noter, Le Musée ferme pendant l'heure du déjeuner de 12h45 à 14h. De fait, nous pensions nous restaurer à l'auberge située à l'intérieur du musée, mais nous avons trouvé porte close, ladite auberge étant fermée depuis une année. Dépités et affamés nous nous sommes retrouvés à Ezanville (puisque à Ecouen tout était fermé) sur le parking d'un centre commercial. dans une gargotte, bruyante, pas très nette et dont la nourriture malgré sa fadeur nous a bouché une dent cruse, l'endroit à pour nom : Buffalo Grill. Un conseil : à éviter !

Nos photos sont dans les albums du blog.


09 mai 2017

Tapi là !

Cafard, mon ami et oui j'ai bien dit mon ami, car depuis le temps que tu partages ma vie, tu me permettras cette familiarité. Tapi dans le coin de mon esprit tu ressurgis, tel un diable hors de sa boîte dès que mon amour s'en va. Et, bon gré, malgré je suis obligé de t'accepter, de te voir me dévorer du matin ou soir et du soir au matin, prenant possession de mes pensées, empiétant sur mon sommeil, mais puisque tu es là, bien installé, je ne puis que te supporter en attendant le retour de mon aimé.77730329_o

Roudoudou est au Sri-Lanka,  en tournée, depuis deux semaines et  ne rentrera pas avant la mi-août. Moi, à mon habitude, je suis resté planté là, comme un con, résigné, à parcourir les pièces vides, à contempler sa photo qui me sourit, à me connecter sur (et oui)facebook (que celui qui a dit jamais me jette la pierre !) espérant y voir des messages qu'il aurait laissé à mon intention.

Afin d'occuper mes moments de libres, surtout en soirée, je dévore livres et films (dvd) dont je m'empresse de noter mes avis sur la toile (mais à part moi qui s'en soucie ? lui peut être j'ose espérer qu'il les lit). Il m'arrive également de temps à autres d'aller noyer ma solitude et ma tristesse dans un bar gay (hum oui, je m'y sens plus à l'aise et puis, les mauvaises habitudes ont la vie dure) et de rentrer chez nous tard dans la nuit ou au petit jour, le pas incertain, la langue pâteuse d'avoir trop fumé. Le matin me voit me lever migraineux, avec une haleine de fenec, qui s'imprègne dans notre chambre et dont la journée n'est pas de trop pour la faire disparaître,  malgré les fenêtres grandes ouvertes.

Hier, ma petite caille indienne a mis des photos du Sri-Lanka sur son compte facebook, et sur son blog et m'a permis de les utiliser. Merci mon chéri. Je sais que pour lui ce n'est pas facile... mais j'espère qu'un jour il m'y emmenera. 

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28 avril 2017

Lui faire l'amour - Recette personnelle pour décoincer les timides

Mon amour faisant partie de cette catégorie et ce après 2 ans de fréquentation, j'ai décidé de vous livrer, sous toutes réserves et sans aucune prétention, quelques petits trucs, dont je me suis servi et dont je me sers encore, pour décoincer vos chéris si vous êtes dans la même situation. Ne concerne que les amours gays, puisque je ne partage mon lit qu'avec des hommes.

 

 1°) Eviter toute vulgarité du genre : j'ai envie baiser !  Un plan cul ça te plairait ? tu bandes ? t'as l'air bien "monté" !

2°) Ne lui mettez pas la main au panier. Une petite présentation courtoise est toujours appréciée. N'en faites pas trop, ne lui rabachez pas à longueur de journée ou de soirée que vous lui plaisez, que vous n'êtes pas un dragueur né, que vous  êtes en bonne santé. Intéressez-vous à lui sans tout ramener à vous, à votre situation personnelle ou professionnelle et/ou, à vos expériences.

3°) N'hésitez pas à lui offrir des consommations et des invitations au restaurant, je dis bien consommations et restaurants, pas spécialement des cafés et encore moins des fast food, à moins qu'il aime particulièrement.  Si vous avez peu ou pas d'argent, il vaut mieux vous abstenir de draguer, mais surtout ne soyez pas radins et encore moins mesquins.N'attendez aucune contre-partie à votre gentillesse et à votre générosité. Sinon payez vous un tapin, ça vous reviendra moins cher, vous prendra moins de temps et en plus vous pourrez exiger de lui ce que vous voulez, le tarif de la prestation étant déjà fixé.

4°) Une fois votre conquête séduite, ce n'est pas pour autant que vos efforts doivent cesser. Vous souhaitez aller plus loin avec lui, le mettre dans votre lit ? là encore, tout votre savoir vivre et votre délicatesse vont être mis à contribution. Si vous avez un chez vous, que votre amour est un jeune homme "bien", évitez l'hôtel ce qui pour un jeune homme sérieux peut être le comble de la honte et de la méfiance. Ne lui sautez pas dessus dès la porte franchie. Faites lui visiter votre appartement. Laissez lui le temps de s'assoir et offrez lui quelque chose à boire. Engagez une conversation à bâtons rompus, le temps de vous échauffer si ce n'est déjà fait...

5°) Laissez son désir se manifester tout en réprimant un peu le vôtre si vous êtes déjà prêt. Lorsque vous le sentez réceptif, là, vous pouvez commencer à "attaquer". Ne le brusquez pas, s'il ne sait pas comment s'y prendre, comment faire. Ne vous moquez pas, n'ayez pas l'air déçu, guidez le, surtout si c'est sa première fois. Personne n'a la science infuse et il ne pourra que vous en être gré. Vous sentez qu'il est prêt à passer à autre chose que des baisers. Aidez-le à se et à vous deshabiller. Ne le laissez pas s'empêtrer et/ou s'emberlificoter avec des boutons de chemises, des ceinturons et des fermetures de pantalons et je ne parle pas du déséquilibre provoqué par l'enlèvement des chaussettes.

6°) Vous vous apercevez que le désir à distendu le sous-vêtement de votre compagnon ? Ne jouez pas l'homme des cavernes en lui retirant brutalement. Ménagez sa pudeur. Laissez la chose, puisque chose il y a apparaitre d'elle-même, vous n'aurez plus qu'à la "dégager" doucement, ce qui l'incitera à faire de même avec vous. Ne le choquez pas, en le "suçant" goulûment. Si vous ne connaissez pas ses goûts, ses pratiques, "tatez" d'abord le terrain avec vos mains Si vous sentez une réciprocité, vous pouvez vous aventurer plus avant tout en le prévenant discrètement de ce que vous allez faire. Ne lui parlez pas de fellation, de pipe et sodomie. Important, quelque soit le type de sous-vêtement que porte votre compagnon : caleçon, boxer Calvin Klein ou slip kangourou, aucune remarque n'est acceptable (hormis celle concernant l'hygiène). Il serait particulièrement mal venu de le froisser par une réflexion déplacée. (quand j'ai connu mon amour, il portait des slips kangourous, sa mère l'habillait et décédée depuis peu de temps lors de notre rencontre, il continuait machinalement à acheter ce dont il avait l'habitude) donc...

7°) Vous n'en pouvez plus de désir l'un pour l'autre et vous souhaitez concrétiser. Vous ne savez pas s'il pratique ou a connu la pénétration ? hum, mettez doucement votre amour sur le ventre ou dans toute autre position confortable au  choix, et "titillez" lui l'endroit convoité. Vous vous apercevrez tout de suite s'il aime. Si oui, après quelques soupirs et gémissements, il vous sollicitera. Dans le cas contraire, comme mon amour, il refusera que vous regardiez sa "fleur" et se retournera aussi sec, au risque de se démettre la hanche. N'insistez pas, chaque chose venant en son temps. De toute façon, qu'il accepte ou non, vous pouvez éprouver l'un et l'autre une grande satisfaction physique sans cette pratique, si si, puisque je vous le dis ! Pour les adeptes, de l'autre manière, ne foncez pas comme un bourrin. Prenez le temps qu'il faut pour que son excitation soit à son comble ou au moins égale à la  vôtre, utilisez tout ce qu'il faut, caresses, doigté, lubrifiant , préservatif, pour détendre votre partenaire et vous éviter de "rester" à la porte. Commencez vos va et vient doucement en vous inquiétant de votre amour. Chaque expression de visage, chaque geste est un signal qu'il vous envoie de ce qu'il ressent. Que son plaisir soit satisfait avant le vôtre et après, seulement après, vous pourrez vous "détendre".

8°) Quelque soit votre manière de procéder, vos ébats sont terminés et vos sens apaisés. Ce n'est pas une raison pour vous conduire comme un mufle. Quelques caresses affectueuses avant de vous endormir avec Roudoudou, seront bienvenues et appréciées. A la tête qu'il fera à votre réveil, vous saurez si vous l'avez comblé ou si vous êtes passé à côté.  Si vous avez réussi, beaucoup d'autres plaisirs s'offrent à vous. Si vous avez été médiocre, ne désespérez  pas et essayez de vous améliorer. Ne dit-on pas que c'est en forgeant qu'on devient forgeron ? oui je sais, c'est une formule banale et toute faite, mais bon ..;.Quoi qu'il en soit et peu importe comment cela s'est passé, restez gentleman jusqu'au bout, n'oubliez pas de proposer un petit déjeuner à Roudoudou avant de vaquer l'un et l'autre à vos occupations respectives..

   

 

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20 avril 2017

Milieu, hors milieu qu‘est-ce à dire ?

P1060403Depuis quelques temps il fleurit sur les forums et les sites de rencontre gay la mention brandie comme un étendard (de sécurité ?), "hors milieu". Ah bon ! Cela ne laisse pas de m’étonner. En effet, que veut-on dire par hors milieu ? La non fréquentation des lieux dits homosexuels, hammams, saunas, bars, boites ou autres… Le fait de ne pas être militant et n’avoir aucun lien de près ou de loin avec les mouvements de défense, de protection et de prévention d’associations diverses telles : act-up, aides, etc… ne pas vouloir d’assimilation avec un milieu que l’on dit versatile, fêtard, "folles", infidèles ?

Je ne peux que me gausser de ce genre de précision en raison des incohérences de leurs auteurs. Comment prendre au sérieux une telle remarque ? qui ne peut souligner que la mauvaise foi de leur auteurs, ceux-ci déposant cette précision d’un ton trait méprisant comme un chien déposerait sa crotte sur le trottoir. Qu’elle est l’intérêt d’une telle formule lorsque ces mêmes auteurs sont inscrits sur des sites spécifiquement gays ? Signifie-t-elle pour eux un gage de sérieux pour tout interlocuteur éventuel ? Et pourtant, combien de ces auteurs ont des pseudos à la mord moi le nœud et postent des messages pour des plans d’un soir pour ne pas dire des plans "culs" .

Pour ma part, je me moque d’être "dans le milieu" ou "hors milieu". Avant de fréquenter mon compagnon j’étais en plein "dedans", fréquentant les lieux de drague, les boîtes de transformistes, la gay pride. Sans être toutefois militant. Quant à mon compagnon, il se contentait d’assumer avec plus ou moins de bonheur son homosexualité. Tout occupé à se connaître lui-même et totalement ignorant en tant qu’étranger en France de ce milieu lgbt.

Si depuis notre mariage, je recommence à fréquenter le milieu gay, je n’en suis pas pour autant englué à l’intérieur. Nous ne sommes pas militants au sens ou on l’entendrait mais à notre façon. Roudoudou et moi n’aimons pas les mouvements de "masse", qui bien que revendiquant des droits pour la communauté, sont plus ou moins indifférents à la difficulté et la douleur d‘être de l‘individu. Aussi participons-nous, concrètement, et à notre manière en apportant une ou deux fois par an de l’aide affective et matérielle à des personnes malades du sida et hébergées en appartements thérapeutiques. Notre amie Florence qui a travaillé 26 ans pour l’Assedic de Paris au Service Fonds Social a gardé des contacts avec d’anciens collègues et Assistantes Sociales de la Mairie de Paris et se démènent pour les faire recevoir aux fins d’obtention d’une aide financière et/ou matérielle. Nous participons à la gay pride en vue de faire augmenter la masse des participants qui prônent l’égalité des droits, mais c’est tout.

Nous sommes gays, nous l’assumons pleinement et fréquentons les quartiers homosexuels de Paris, sans pour autant nous considérer comme "à part". Il est bien évident que lorsque nous voulons danser, seules les boîtes gays, sont susceptibles de nous accueillir. Lorsque nous voulons lire des œuvres spécifiquement gays, idem, il est tout naturel d’aller dans des librairies spécifiques. Pour le reste nous préférons effectivement faire travailler la communauté gay, même si certains articles (mobilier, objets, vêtements, ou équivalent sont plus chers, c’est un choix et nous le revendiquons, car dans ces boutiques et magasins, nous pouvons nous exprimer et/ou discuter avec les vendeurs, sans la barrière qu’impose l’homosexualité, voir lien ci-après :

http://volodia.canalblog.com/archives/2011/01/01/20013217.html

A toutes ces tafioles qui se revendiquent suffisamment homosexuelles pour s’inscrire sur des forums et/ou des sites de rencontre gays et qui se revendiquent "hors milieu", je n’ai qu’un mot à leur dire : hypocrites ! Ce n’est pas parce que vous mettrez : la mention "hors milieu" sur un de vos posts que cela certifiera votre bonne foi et votre sérieux !

Pour moi, cette mention ne signifie qu’une chose, vous essayez de vous y introduire dans ce fameux milieu, mais vous n’y arrivez pas pour x raisons que je n’ai guère envie de développer. Ou vous en avez été rejeté toujours pour les mêmes raisons X. Il n’y a pas plus de "voyous" dans le milieu gays que dans le milieu hétéro.

Si effectivement vous êtes comme vous le revendiquez "hors milieu", soyez le jusqu’au bout et ne vous inscrivez pas sur des sites ou vous seriez susceptibles d’en rencontrer, n’allez pas à la Gay Pride et surtout, surtout, restez bien claquemurés chez vous par peur de l’assimilation.

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17 janvier 2017

Kehinde Wiley

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Exposition qui s'est tenue du 20/10/2016 au 15/01/2017 au Musée du Petit Palais à Paris.

Né en 1977 à Los Angeles, d'un père originaire du Nigéria et d'une mère afro-américaine, Kehinde Wiley est titulaire d'un Bachelor of Fine Arts du San Francisco Institute obtenu en 1999 et d'un Master of Fine Arts de l'Université de Yal obtenu en 2011.

Il vit et travaille à Brooklin. Son style se caractérise par la volonté de replacer l'homme noir au coeur de l'histoire. Réflexion sur l'identité raciale, sexuelle, sa peinture crée des collisions entre l'histoire de l'art et la culture de la rue. L'artiste héroïse et érotise ceux qui d'ordinaire sont "invisibles", les traditionnellement exclus des représentations du pouvoir. Son oeuvre réinterprête le vocabulaire de la puissance et du prestige, oscillant entre critique politique et aveu de fascination face au luxe et à la grandiloquence des symboles de la domination masculine occidentale.

Kehinde Wiley repère ses modèles, symboles de l'identité et de la fierté noires, dans les rues de New York, et les fait poser au geste près pendant des heures devant les toiles du Titien ou de Gainborough qu'il veut leur faire incarner. Séance photo, puis retour à l'atelier.

Pour le Petit Palais, Kehinde Wiley poursuit son exploration de l'iconographie religieuse en faisant référence au Christ, et pour la première fois à la figure de la Vierge. Ainsi des vitraux étaient installés sur une structure exagonale au sein de la galerie des grands formats au rez-de-chaussée du musée, tandis qu'ils étaient accompagnés au sous-sol par 4 peintures monumentales.

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Mon avis : Volodia

Je ne connaissais absolument pas cet artiste ni ses oeuvres, et c'est une magnifique découverte. Il a une manière bien à lui de dépoussiérer l'art du vitrail, de même Diego Tolomelli, dans un autre style il est vrai, mais avec autant de talent et d'idées. Quant aux oeuvres peintes, que dire sinon que j'ai été subjugué devant tant de beauté. Elles sont tout à la fois esthétiques, majestueuses et poêtiques. 

Petit regret tout de même qu'il n'y ait pas sufisamment de toiles exposées. Que les livres retraçant le parcours de cet artiste soient tous écrits en anglais !

 

Les photos de l'exposition des oeuvres de Kehnide Wiley sont dans la partie album photos du blog

 

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15 janvier 2017

The Color Line - Musée du Quai Branly à Paris

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cette exposition s'est tenue du 04/10/2016 au 15/01/2017

Elle avait pour objet le rôle joué par l'art dans la quête d'égalité et d'affirmation de l'identité noire dans l'Amérique de la Ségrégation. L'exposition rend hommage aux artistes et penseurs africains-américains qui ont contribué, durant près d'un siècle e demi de luttes, à estomper cette "ligne de couleur" discriminatoire.

Si la fin de la Guerre de Sécession en 1865  a bien sonné l'abolition de l'esclavage, la ligne de démarcation raciale va encore marquer durablement la société américaine. L'exposition The Color Line revient sur cette période marquante aux Etats Unis à travers l'histoire culturelle de ses artistes noirs, cibles majeures de ces discriminations.

Les historiens américains considèrent habituellement que la ségrégation débute en 1877 avec les lois dites "Jim Crow" qui sont mises en place à la fin des douze années de la période de reconstruction (période qui suit l'abolitation de l'esclavage en 1865). Il faudra attendre près d'un siècle pour que ces lois racistes soient abolies en 1964 par Lyndon B. Johnson qui promulga Le Civil Rigths Act, donnant enfin une satisfaction, au moins égale, aux longues et dures luttes menées par les Africains-Américains contre la condition qui leur était faite.

L'appellation "Africain-Américain" est utilisée de façon généralisée depuis la fin des années 1980. Cette évolution de vocabulaire utilisée pour parler des noirs américains depuis la ségrégation a été adoptée par et pour les noirs américain, elle affirme leur double identité à égalité. De nombreux termes, certains profondément raciste comme coon ou nigger, ont été utilisés par les blancs pour désigner les noirs aux Etats-Unis. Paradoxalement le terme nigger (ou nigga comme disent aujourd'hui les rappeurs) a aussi été utilisé par les noirs entre eux, alors que dans la bouche d'un blanc, il demeure une insulte intolérable. L'adjectif  colored, plus neutre, a beaucoup servi pendant la période de la ségrégation et a été repris  dans l'intitulé de la NAACP, La National Association for the Advancement of Colored People fondée en 1910. Certains autres termes ont été assumés par les intéressés eux-mêmes comme Negro ainsi que se désignait le grand écrivain Ralph Ellison. L'expression New Negro quant à elle a été lancée par le philosophe Alain Locke pour caractériser les acteurs de l'effervescence culturelle des années 1920 qu'on a ensuite baptisée Harlem Renaissance.

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Les années 1960-1970, marquées par de nombreuses violences, l'ont été sur le plan linguistique par l'utilisation généralisée du terme Black : Black Power, Bkack Muslim, Black Panthers, panters, Black is beautiful. Quant à l'Africain-Américain la date précise de l'apparition de cette apellation est difficile à repérer, mais le pasteur Jesse Jackson l'a utilisée dans un discours de 1988.

Des thématiques racistes du vaudeville américain et des spectacles du 19ème siècle à l'effervescence culturelle et littéraire de la "Harlem Renaissance" du début du 20ème siècle, des pionniers de l'activisme noir au réquisitoire de la chanteuse Billie Holiday, ce sont près de 150 ans de production artistique - peinture, sculpture, photographie, cinéma, musique, littérature ... qui témoignent de la richesse créative de la contestation noire, dont les artistes présentés dans cette expositin ont presque toujours été des marginaux en leur temps.

Les photos de l'exposition se trouve dans le côté album du blog.

Mon avis : Volodia

Très belle exposition, très riche tant au niveau culturel que par la diversité et le nombre des oeuvres présentées. Ces lois ont permis un racisme d'Etat en faisant passer les noirs pour des sous-hommes, et de ce fait, légitimer toutes les exactions commises à leur encontre.

Les oeuvres exposées en témoignent, mais mettent également en exerguent la volonté de ce peuple de vouloir exister en tant qu'hommes ! et de montrer le long chemin parcouru pour gagner une dignité et des droits, par seulement civiques, mais des d'exister et au respect tout simplement. le droit de marcher debout la tête haute et non le devoir de descendre du trottoir pour laisser passer la race qui se croit supérieure. 

Grâce à cette exposition, j'ai enfin pu comprendre pourquoi les africains-américains de l'époque surexposaient leur photo, pour paraître plus blanc, idem le fait de se faire défriser les cheveux. Vouloir être accepté à tout prix, au risque d'en être ridicule à vouloir un physique impossible à atteindre et de perdre son identité !

04 janvier 2017

LGB.... T ??? et Cie

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Tout le monde connaît la signification de ces lettres, mais si je dis : LGBTIQA le sigle est déjà moins connu, il signifie : Lesbian, Gay, Trans, Intersexe, Queer, Asexuel. Si l’on continue à rajouter des lettres pour chaque groupe de personnes qui s’estiment différentes et exigent d’être représentées on risque de voir un logo imprononçable (mais bon, nous avons encore de la marge puisqu'il existe 26 lettres dans l'alphabet...) !

Si les Lesbiennes, Gays et Bi, sont tout à fait bien dans leur genre et revendiquent le droit d’aimer leurs semblables, les plus semblables possibles pour certains. Les revendications Trans, Inter-sexe, Queer, diffèrent totalement, leurs revendications, elles, portant sur le genre à savoir, qu’ils/elles ne s’identifient pas à leur sexe physique, mais à leur genre psychique. Quant aux Inter-sexes le problème est encore ailleurs puisqu’il s’agit de personnes souffrant de malformations génitales, à qui on fait souvent subir des interventions chirurgicales lourdes dans leur enfance, et qui ne correspondent pas toujours à leur état psychique une fois devenus (ues) adolescent ou adulte. Les Queer quant à eux et/ou elles ont un genre fluctuant, à savoir, sauf erreur, qu’ils/elles ne s’identifient pas à un genre déterminé, celui-ci variant selon les situations, et les personnes susceptibles de leur plaire peuvent être aussi bien des femmes que des hommes. Quant aux Asexuels, le mot à lui seul résume tout.

Bref tout cela pour dire que rien n’est simple et que d’un seul mouvement Gay et Lesbien, Bi à l’origine (les travestis garçon et/ou filles) étant englobés dans ces deux catégories, on se retrouve avec des extensions à n’en plus finir, des revendications qui n’ont ni queue ni tête et un imbroglio magistral ou toutes ces associations se font la guerre, chacune tirant la couverture à elle, laissant amer celles qui n’ont pu obtenir satisfaction. 

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Les communautés Transsexuels (les), Transgenres et Inter-sexes étant les plus discriminées, mais également les plus complexes à comprendre avec une agressivité et une intolérance à tous ce et/ou ceux/celles qui n’abondent pas dans leur sens, et des revendications bien spécifiques. Celles-ci n’ayant pas grand-chose à voir avec les LGB, s’est posé la question de dissocier le T du sigle LGBT. Ce qui à mon sens serait logique étant donné que Mme Hélène HAZERA grande bouche, faisant partie des représentantes Transgenres les plus en vue (j’insiste sur ce nom et non Transsexuelles) passe son temps à cracher son venin, sa hargne et sa rancœur sur l’inter LGBT estimant que celle-ci ne fait rien pour les Trans, et bla bla bla et ragnagna…Je propose donc à cette personne de monter elle-même aux créneaux pour défendre sa cause et, idem, je demande à Monsieur Thierry SCHAFFAUSER, d'arrêter de polluer nos manifestations, en demandant que soit reconnu le SRAS (pour une prostitution des deux sexes et transgenre, libre et choisie ).… !

Le problème des T est récurrent : Certains sont de véritables transsexuels (les) qui sont mal dans leur sexe de naissance (théorie du genre, quand tu nous tiens) et qui vont jusqu’au bout de leur réassignation d’identité en subissant les interventions chirurgicales mettant en adéquation leur sexe et leur psychique. Toutefois, les Transsexuels (les) veulent une prise en charge à 100 % par la Sécurité Sociale des frais de réassignation, alors qu’ils/elles ne souffrent d’aucune infirmité physique et que le syndrome de la transsexualité a été dépsychiatrisée (avec bien du mal). Donc, en foi de quoi, la Sécurité Sociale devrait-elle prendre en charge un mal être psychique ? En quoi serait-il prioritaire sur une affection physique telle  un cancer, une maladie génétique, etc… ?

D’autres T (transgenres MtF masculin vers féminin et FtM féminin vers masculin), rejettent formellement toutes formes d’interventions génitales - qui bien évidemment les rendraient stériles - mais encore, veulent des papiers d’identité officiels du sexe opposé au leur. Pour moi ces dernières personnes sont des transgenres et/ou trans-identitaires comme ils/elles souhaitent être nommés (ées). Et bien évidemment ces personnes veulent un accès libres et gratuit à un changement d’identité, et aux services de santé (hormones, testostérone, etc …) ben voyons !

Si je suis tout à fait sensibilisé et réceptif aux difficultés des personnes transsexuels (les), que je trouve inadmissible qu’une fois la réassignation faite ils/elles doivent galérer comme ce n’est pas permis pour obtenir des papiers conforment à leur genre, et donc du travail et une vie sociale décente, je le suis beaucoup moins vis-à-vis des transgenres qui, à mon sens, sont incohérents (tes) dans leurs revendications. Si tu te sens une femme (un homme), que tu vis comme une femme (un homme), que tu te dis avoir toujours été une femme (un homme), tu vas jusqu’au bout de ta réassignation. Sinon et bien tu assumes ta vie hors norme, y compris financièrement, et tu ne viens pas chouiner auprès d’une société que tu exècres, mais que tu n’hésites pas à solliciter. Ooui oui je sais, je suis "transphobe", et alors...... C'est mal ! 

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Pour les inter-sexes qui refusent les mutilations subies à la naissance ou étant enfant sans leur consentement et, revendiquent le droit de choisir le genre et le sexe qui leur convient à l’âge adulte. C’est défendable. C’est défendable mais difficile à réaliser.  Comment blâmer un parent ou un médecin qui constate, à la naissance d’un enfant, une malformation et propose aux parents d’intervenir pour y remédier ? Qui dit que cet enfant, en entrant à l’école n’aura pas de problèmes (moqueries ou autres) sera-t-il en mesure de supporter une telle situation jusqu’à un âge où il puisse prendre lui-même une décision et ne sera-t-il pas trop tard ? Quel cas de conscience pour les parents de laisser une situation en l’état ! Par ailleurs, s'il y a malformation génitale et bien que je ne sois pas spécialiste de la question, je doute de la fonctionnalité des organes incriminés, donc l'histoire de la stérilisation ne tient pas.  Bref ! Tout cela pour dire que certaines organisations, présentent des revendications, aberrantes, à mon sens, qui n'ont pas leur place parmi les LGB.

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21 décembre 2016

Il a osé !

soph_0602200341_gayJ'avais il y a un certain temps déjà offert un short en cuir noir à roudoudou, mais il n'avait pas eu l'air d'apprécier ce présent et donc ne l'avait jamais porté. Il faut dire, que ce n'est pas une tenue facile à gérer dans les endroits ou nous nous rendons... Toujours est-il que je n'y avais plus fait allusion voyant son peu de succès.

Mais oh surprise, vendredi alors que nous nous apprétions à partir, je l'ai vu sortir de notre chambre, vêtu d'un polo blanc, du fameux short, les pieds revêtus de chaussettes blanches retombant sur des rangers noir. Oups, qu'est-ce qu'il me faisait là ! j'étais sidéré. Lui qui avait regardé ce vêtement avec suspicion le portait à présent avec une élégance équivoque et semblait en éprouver un certain plaisir. Pour le coup, c'est moi qui n'étais plus dans le ton avec mon jean, ma chemise à manches longues et mes mocassins. Bon ! retour case vestiaire ou j'ai troqué le tout de façon à être en harmonie avec lui. Ce qui voulait dire jean de cuir noir, chaussures montantes même couleur et toujours chemise blanche. En nous regardant dans la glace j'ai trouvé que nous faisions vraiment ce que nous étions, des PDs et qui plus est des PDs cuir. Manquait plus que la casquette et le bandana dépassant de la poche. Mais je ne pouvais rien dire, c'était de ma faute aussi, qu'elle idée m'était passée par la tête de lui offrir un tel vêtement ??? un fantasme inavoué ? Bref, nous sommes partis, devinez où ? dans le Marais bien sûr, lorsque nous sommes arrivés là ou nous devions, j'ai eu peur de rencontrer quelqu'un de la schull, mais non l'office était terminé et toutes ces bonnes âmes devaient diner en paix sans se  douter que A.. l'apikor enfreignait une fois de plus les lois sacrées.

Nous (enfin, j'ai) plus ou moins longé les murs et me suis faufilé plutôt que ne suis entré dans le restaurant. Comme il fallait s'y attendre, les regards ont convergé vers nous mais, nous étions en "pays" de connaissance et nous nous sommes installés à notre table. Du coin de l'oeil je surveillais discrètement roudoudou et qui le regardait avec insistance. Hum oui, je suis un peu méfiant, non de lui mais de ceux qui auraient eu l'envie de l'approcher. Son physique et sa tenue vestimentaire pouvant mettre le feu à n'importe quel pantalon de ce bar. Mais qu'est-ce qui lui a pris ? Pendant tout le repas et une bonne partie de la soirée j'ai cherché à comprendre ce qu'il avait en tête (hum, j'ai eu ma réponse plus tard dans la nuit). Pour une fois, il n'a pas trop chipoté et a dîné à peu près correctement. J'aurais peut être la chance qu'il prenne un peu de poids... Hum oui, on peut rêver !

Après le repas, nous sommes descendus au dancing ou nous avons du nous frayer un chemin jusqu'au bar pour commander un gin fizz pour lui et une vodka pour moi. Ensuite, nous avons fait comme les autres, nous avons essayé de nous déhancher sur une musique syncopée et ce, malgré le peu de place qu'il y avait. Le temps que j'aille chercher nos boissons, un type essayait déjà de le brancher sur je ne sais quoi, pendant qu'un autre le reluquait de façon éhontée. Mon humeur commençait à changer quand il m'a dit, " viens A... allons-nous en !" Décidément  cette soirée était pleine d'imprévues. 

Dans la rue, il m'a demandé ce que j'avais pensé de cette soirée et qu'est-ce que cela me faisait de le voir habillé comme cela. Et de la façon dont il m'a posé la question, j'ai compris, tout c'est éclairé. Je l'avais choqué et humilié en lui offrant une "tenue de pd". et il me l'a fait payer en ce conduisant comme tel. C'est lui évidemment qui avait raison, je n'avais pensé qu'à moi en lui offrant cette tenue, j'avais tout simplement oublié que S... n'est pas européen et que son ressenti en la matière ne pouvait qu'être différent de celui escompté. Et, vlan A... prend ça en pleine figure ! Encore heureux que je ne lui ai pas offert des "chaps...

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20 novembre 2016

Le coming out cette manie !

Coming out

D’où est-elle venue ? Depuis quelques années, elle court, fleurie et s’invite partout : sur les forums, dans les débats, les manifestations sans qu’on ne sache réellement d’où vient cette propension à vouloir dévoiler, voire étaler au vu et au su de tout le monde son moi le plus intime.

En quoi cela concerne-t-il le commun des mortels de savoir envers qui vont nos sentiments amoureux, avec qui nous partageons notre lit ? En quoi cela nous importe-t-il de savoir que tel homme ou telle femme « en est », et de quoi ? Homo, lesbienne ?? Qu’est-ce que cela nous apporte ??? Notre regard sur lui ou elle, sur ses idées, son comportement influencera-t-il notre jugement ? Et si oui, de quel droit nous arrogeons-nous le droit de juger autrui ?

En quoi, une personne médiatisée se devrait-elle de préciser son attirance pour ses semblables, les plus semblables possibles ? Certaines grandes bouches de la cause LGBT et non des moindres justifient le coming out au nom de la vérité, mais de quelle vérité ? A partir de l’instant ou on ne nous/leur demande rien ? ! Il paraîtrait également que cela inciterait de jeunes lgbt à se sentir mieux dans leur peau ? Hum oui, je reste dubitatif ? Mais, pourquoi pas si le coming out est fait par la personne concernée. Mais de quel droit, si l'aveu est forcé, imposé par les circonstances ou dévoilé, dénoncé par d'autres, des personnes mal intentionnées avides de scandales ! Car sous prétexte du bien être des uns, ne risque-t-on pas de mettre mal à l’aise les autres ? Sans oublier une atteinte à leur vie privée et à leur liberté ! Car même si le fait d’être homosexuel (le) ne fait plus partie du classement des maladies mentales, il n’en reste pas moins que pour beaucoup, cela révèle une déviance, perverse ou pas peu importe, cela reste une exception au regard de la norme. Aussi, inutile de vouloir persuader des personnes qui pensent ainsi. Elles ne changeront pas d’avis, c’est du temps perdu et de la fatigue intellectuelle inutile !

Par ailleurs, j’en reviens toujours au même sujet. Nous réclamons à être comme les autres, pas supérieurs, mais égales aux autres. De claironner à tout va et à n’importe qui ce que nous sommes, ne risque-t-il pas au contraire de nous porter préjudice ? Si le fait de se dévoiler rend certaines personnes en phase avec elles-mêmes pourquoi pas, et je reconnais qu’il faut une certaine dose de réflexions/courage pour ainsi se mettre en avant, au risque de briser une carrière, un foyer. Alors que pour la plupart du temps, les gens que nous fréquentons ou avec qui nous avons des relations professionnelles ou autres, y sont indifférents au plus haut point. Le fait de vouloir se démarquer à tous prix, ne révèle-t-il pas au contraire, notre envie d’exister par cette différence voire de choquer ?

Certains (nes) jouent sur ce registre pour, le pensent-ils, avoir accès plus facilement à la notoriété (sous-entendu, beaucoup d’homos dans le spectacle, dans les médias…), parce qu’ils sont convaincus d’un lobby gay : riche et puissant. D’autres, parce qu’ils aspirent être un modèle pour la « pseudo » communauté lgbt, se vouloir être reconnu (e) par elle, en devenir une icône, écoutée, voire respectée. Voir sa parole, son opinion, ses prises de position peser sur la société ? D’autres encore pensent qu’ils se sentiront mieux s’ils le disent, l’annoncent à leur famille et à leurs proches, bref….. Tout un tas de raisons aussi diverses que variées qui ne me satisfont pas réellement.

Je trouve particulièrement mal venu d’exposer et d’étaler sa vie privée en public. Imaginons ce qui se passerait si un hétérosexuel faisait son méa culpa d’aimer le sexe opposé… Ridicule, grotesque ! On se fiche royalement de ce que Mr aime Madame ou inversement donc …. Aucune personne sensée ne se présente, ou au fil de la conversation n’annonce, de but en blanc, je suis hétéro, je suis homo. Cet aveu ne peut à mon sens ce faire qu’à un certain degré d’intimité. Et nos relations avec les personnes que nous côtoyons tous les jours nécessitent–elles ledit aveu ? A moins que nous ayons décidé de les mettre dans notre lit ou qu’une des personnes en question ait des vues sur nous, je n’en vois pas l’utilité ! Nous en sommes arrivés à un tel degré d’impudeur que bientôt nous en arriverons à nous justifier de ce que nous faisons ou pas au lit avec notre ou nos partenaires.

 

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Pour notre part nous n’avons jamais fait de coming out et n’en ressentons pas le besoin, ni l’utilité. Nous sommes avant tout des hommes avec des qualités et des défauts. Nous ne sommes pas selon l'expression consacrée « dans le placard » donc nous n’avons pas à en sortir. Nous sommes mariés. Nous ne nous cachons pas, mais ne parlons pas notre vie privée (et encore moins intime) à tout le monde. Nous savons qui nous sommes, ce que nous sommes et c’est très bien ainsi ! Nos relations professionnelles et amicales se sont doutées que nous étions gays et en ont eu confirmation avec les années, puisque je vis avec mon compagnon et qu’elles ne nous ont jamais vu intime avec des femmes, mais aucune question n’a été posée, aucune remarque déplacée ou pas n’a été formulée. Nous n’en parlons pas, ni les uns, ni les autres, car il n’y a rien à dire ! Nous sommes un couple ordinaire confrontés comme n’importe quel couple a des difficultés, des joies, des peines, des ambitions et avec une vie intime comme tout le monde comme tous les couples.

L’homophobie, à mon sens vient d’une propension que nous avons à l’exhibitionnisme, à vouloir faire reconnaître et accepter par tous et partout ce que nous sommes, ce qui est quasi impossible ! 

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09 novembre 2016

Les pintades et autres greluches du Marais (2)

Lorrain_RouveyrePour un peu que vous y circuliez un soir, voire un samedi après-midi, vous ne pouvez que constater combien elles sont nombreuses à s’y retrouver, caquetant  à qui mieux mieux, s’évertuant à se faire remarquer par des attitudes extravagantes et des voix haut perchées. Regardant mine de rien ce qui se passe alentour, bavassant  sur les uns (es), les autres, énonçant des platitudes et salivant à la vue d’une éventuelle conquête, ne serais-ce que pour un coup d’un soir.

Ces "délicieuses volatiles", installées aux terrasses de l’Open Café entre autres…pour voir et être vues  s’observent, se jaugent, s’évaluent, ont la critique acerbe. Certaines se lancent dans des discussions pseudos intellectuelles, piapiatant sur la mode, la décoration, le cinéma, persuadées de l’intérêt des autres pour leur conversation et d’être à l’apogée d’un mouvement novateur, tout en surveillant du coin de l‘œil l‘effet produit sur ceux et/ou celles passant à portée de voix.

cartoon_funny_picture_of_top_chef_tom_colicchio_recipes_cook_is_tom_colicchio_gayNous aussi, comme tant d’autres pintades,aimons à nous balader dans ce que nous appelons le miroir aux alouettes de la gaypédétude, le Marais ayant remplacé avantageusement à nombres d’égards le Saint Germain des Prés et la rue Saint Anne d’autrefois. Comme nos « copines » et consœurs, nous aimons nous attabler en terrasse et regarder passer la foule, car il y a bien foultitude et ce tous les jours et soirs de la semaine. Comme elles, nous nous amusons à comptabiliser les folles, éparpillées ça et là, l’œil et le pantalon aguicheurs, attentifs à qui les observe et surtout de quel endroit. Certaines plus hardies que les autres se risquent à des sourires complices avec les badauds en terrasse, d’autres plus farouches se contentent de passer fièrement l’air pressé, le regard perdu dans leurs pensées.

Le Marais, lieu mythique ou convergent presque toutes les volailles, greluches et autres tafioles de Paris, et  toutes celles de Navarre, avec dans l’idée, pour certains d’être intégrés dans ce que l’on peut nommer une « communauté », et d’y briser leur solitude avec plus ou moins de bonheur et à plus ou moins long terme. Pour d’autres ce sera tout simplement pour trouver un « plan cul » , un restaurant ou une boite, pas forcément sympathique niveau nourriture ou amabilité, mais labellisé gay. Histoire de faire travailler les copines.

chris_ciccone_caricatureMais s’il est une chose que nous nous avons toutes et tous en commun (mêmes celles et ceux qui se disent hors milieu) et dont nous avons bien conscience, que l’on soit volailles, volatiles et/ou chapons, c‘est d‘être une minorité qui bien que grandissante, aime à se retrouver entre elle (par goût, mesure de sécurité et/ou de protection ?) , et qui pour ce faire investit des quartiers, crée des commerces, des modes. Nous avons des signes, des codes d’identification indéchiffrables pour les non initiés mais parfaitement reconnaissables, et au combien rassurants, pour les membres de « notre communauté » qui peuvent ainsi sans se tromper trouver des affinités et s’y regrouper.

Hum oui, enfin, toute cette prose pour dire que j’aime notre visibilité et vous y compris que vous soyez pintades et/ou greluches car si c‘est par vous que nous avons longtemps été désignées et souvent honnies, c’est en grande partie grâce à vous que notre cause a avancé.

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