zdraztvitié

04 mars 2018

Peintures des Lointains

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Cette exposition se tient actuellement et jusqu'au 06/01/2019 au musée du Quai Branly  Jacques Chirac .

Entre onirisme et naturalisme, fantasme et documentaire, romantisme et propagande coloniale, un miroir de l'histoir artistique et politique.

Pour cette première exposition consacrée à sa collection de peintures, le musée du quai Branly - Jacques Chirac présente près de deux cents oeuvres inédites qui révèlent l'évolution du regard porté en Occident sur les peuples, sociétés et territoires lointains, de la fin du XVIIIème siècle jusqu'au milieu du XXème siècle.

A travers cette collection, c'est aussi l'histoire d'une rencontre avec l'Autre et l'Ailleurs qui est abordés, l'évolution du regard artistique face à l'inconnu qui est questionnée. Dans une Europe en pleine expansion coloniale, face au choc d'un monde qui lui ouvre ses portes, l'art occidental emprunte différentes voies. Cédant d'abord à la tentation de l'exotisme - où l'exaltation de la couleur et de la lumière sert les rêves d'un Orient de luxe et de volupté - il figurera par la suite un regard plus réaliste, ethnographique, attentif à l'autre.

Mon avis : Volodia

Magnifique exposition au travers de laquelle nous découvrons le pasé colonial et toutes les personnalités "embarquées" dans les bagages des explorateurs : Conquérants, ethnographes, médecins, dessinateurs, etc...! les toiles présentées sont superbes quoi que certaines sont un peu condescendantes eu égard aux attitudes des forces coloniales représentées et des populations occupées !

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Le regard méprisant de l'européen qui n'est pas là pour comprendre, un pays,  un peuple et  sa culture ;  mais pour lui imposer la sienne, celle de la civilisation moderne, son devoir étant, d'éduquer, d'évangéliser parfois, sortir les peuples des pays conquis, de la crasse ignorance dans laquelle ils sont plongés. En échange, il est "juste" que l'on s'approprie leurs richesses, sans  parler de territoires et d'hommes. 

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Cependant au travers de ces toiles, nous faisons connaissance avec la réalité telle quelle se présentait à l'époque et non à un fantasme d'orientalisme de peintres romantiques. Les toiles présentées sont sublimes montrant des scènes de la vie courante ou bien des caractéristiques physiques des différents peuples vivant dans ces colonies françaises.

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13 février 2018

Le Birobidjan

 

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Le Birobidjan :

Est un Oblast, c'est-à-dire une région autonome à l’intérieur d’un pays en attendant la création d’une nouvelle république rattachée à l’URSS.

Histoire :

Le Birobidjan a été créé par Staline en 1928, terre promise de l’histoire donnée aux juifs 2 000 ans après la bible et 20 ans avant la création de l’Etat d’Israël.

Après la Révolution d’Octobre en 1917, les juifs sont reconnus comme une nationalité au sein de l’URSS. Mais alors que les nationalités soviétiques ont normalement un territoire, les juifs n’en ont pas. En 1928, Staline décide donc de créer un foyer de peuplement juif au Birobidjan afin de faire une sorte d’Etat Juif avec le Yiddish comme langue officielle, langue vernaculaire par excellence, au détriment de l’Hébreu à connotation religieuse et sioniste (qu’en fait peu de personnes parlaient hormis les lettrés).

Cette province à la frontière de la Mandchourie, lovée dans les méandres du fleuve Amour, inhospitalière et glaciale, les températures pouvant descendre jusqu’à  moins 50 degrés est l’une des plus démunie et lointaine d’asie. Elle est censée répondre aux revendication de la communauté juive qui subit alors persécutions et pogroms. Déclaré « Unité Autonome Juive » en 1931, le Birobidjan est promu (Région Autonome Juive » trois ans plus tard soit en 1934.

En 1928, malgré de nombreux points faibles, cette République Autonome Juive a bénéficié d’un vaste mouvement de propagande vantant auprès des juifs cette nouvelle terre promise où toutes leurs aspiration pourront s’épanouir, ceux-ci ont du reste fortement été encouragés à s’y installer à grand renfort de primes.

En effet, le Comité Central exécutif de la République de Biélorussie considère comme une nécessité d’accorder une attention toute particulière à la terrible situation des masses ouvrières juives dont l’accès à plusieurs branches du travail productif avait été fermé par des restrictions et des persécutions depuis des siècles.

- Les juifs étaient parqués dans les provinces de « la zone de résidence » mais même dans ces provinces, il n’avaient pas le droit de résider hors des villes, des bourgades et n’avaient pas été admis dans la fonction publique, dans le travail des chemins de fer et l’industrie lourde. De plus, ils n’avaient pas le droit d’acquérir de terres, ni de vivre dans des villages (hormis les villages juifs : schtlet). Ils ne pouvaient que s’adonner aux commerces et à l’artisanat.

Les combats révolutionnaires juifs, ont suscité les persécutions acharnées du Gouvernement Tzariste. Sans droit libre de circulation, sans cesse en quête d’un morceau de pain, la populations juive s’agglutinait de plus en plus dans les villes et les bourgades et, sombrait toujours plus dans une terrible détresse.

La guerre civile, l’exil et l’errance, et enfin les pogroms aboutirent à l’appauvrissement de la masse juive jusqu’à l’extrême limite de la misère. A cela s’ajoute chaque année, aux milliers de victimes de guerre, d’autres victimes des pogroms et de la Contre Révolution. Sans moyen d’existence, obligés de s’offrir à la spéculation, la contrebande et/ou la mendicité -

Le développement de l’industrie est encore lent. C’est le travail agricole qui revêt une importance particulière. Parmi les masses juives ouvrières on remarque un attrait toujours plus grand pour l’agriculture.

Un plan prévisionnel ouvrant l’année 1927 à 1936 prévoyait l’insertion dans l’agriculture de 100 000 familles juives soit un demi-million d’individus.

En offrant ainsi une terre au peuple juif, on ne pouvait accuser le régime soviétique d’antisémitisme. De plus, contestée par la Chine voisine, il était nécessaire de peupler et de développer cette région où tout était à faire. Enfin, les nombreux intellectuels juifs ainsi éloignés de 7000 km de Moscou devenaient moins dangereux et consacreraient à en point douter leur nouvelle existence au travail agricole. C’était du moins ce que pensait Staline.

Bien qu’implantée loin de tous les lieux liturgiques de la communauté juive de Russie, des milliers de personnes décident cependant de partir s’y installer. Très vite les premiers immigrants sont rejoints par de nombreux autres, venus de France, des Etats Unis ou encore d’Amérique du Sud (juifs pour une partie et non juif pour une encore plus grande partie). Le premier « Etat Juif » sort de terre, des maisons se construisent par centaines, des routes sont tracées. Durant les premières années, la différence culturelle est encouragée : la vie artistique y est féconde, les écoles juives se multiplient, un théâtre juif est créé, une synagogue y es érigée, et on publie même un journal en yiddish, « l’Etoile du Birobidjan ». Un journal de deux pages certes, mais un journal quand même qui paraît régulièrement. Le kolkhoze Waldheim devient l’un des plus exemplaires de l’Union Soviétique. Mais même si la population juive frôle dans sa meilleur période environ 30 000 âmes, on restait très loin du demi-million qu’espérait Staline.

 

Le Déclin :

En 1930 les purges Staliniennes déciment les personnalités les plus motivées du Birobidjan et fait sombrer la jeune région dans le délabrement. En 1939, seul 25 % des juifs de la République Autonome habitaient à la campagne, car un grand nombre de sols s’étaient révélés marécageux et/ou impropre à la culture. Les colons issus pour la plus grande majorité des villes rechignaient en outre à apprendre un nouveau métier dans un environnement hostile, préférant se concentrer dans la capitale. Par ailleurs la mystique du retour des juifs à la terre, perdit de son  importance quand les plans quinquennaux tournèrent vers l’industrialisation de l’URSS. La population juive tomba à 18 000 des 109 000 habitants de la région.

Pendant la seconde guerre mondiale, des réfugiés juifs s’y installent fuyant le front de l’Ouest. De 1946 à 1948 grâce à une vague de propagande lancée par le Comité Antifasciste, quelques milliers de juifs s’y laissent attirer. De 1948 à 1949 et bien que la  population juive atteigne 30 000 personnes, et suite à la terrible vague d’antisémitisme de la fin du régime stalinien (1947-1953). les écoles et le théâtre sont fermés. Quelques années plus tard la synagogue est brûlée. Toute revendication identitaire ou religieuse passe pour une entreprise contre-révolutionnaire. En 1948, la création de l’Etat d’Israêl mettra un terme définitif à cette République Autonome Juive.

Malgré des tentatives d’aides financières sous Gorbatchev la majorité des juifs qui restaient dans l’oblast émigra après la chute de l’URSS en 1991. Les traces du judaïsme qui restaient encore étaient très minces. En 2002 il ne restait que 2 327 juifs sur une population de 190 915 habitants, une synagogue et un journal écrit en yiddish : « l’Etoile du Birobidjan ». En 1991, l’oblast est passé de la juridiction du Kraï de Khabarovsk à la juridiction de la Fédération.

 

De nos jours :

Le Birobidjan comme le phénix semble renaître de ses cendres. Depuis 2004 on constate plus d’arrivées que de départs. Les écoles ont réouvert, une école du dimanche été créée, ainsi qu’une université nationale juive. Des clubs de jeunes et du troisième âge ont vu le jour ainsi qu’une troupe de danse et de théâtre, une chorale et un festival de la culture juive. Le journal : l’Etoile du Birobidjan » existe toujours même s’il est publié en Russe et n’offre plus que 4 pages en yiddish. L’apprentissage du Yiddish se multiplie dans la région, même pour les enfants qui ne sont pas de confession juive. Cependant, l’enseignement supérieur est dispensé en Russe et la maîtrise de cette langue exigée eu égard aux différents emplois. Un nouveau rebbe est arrivé d’Israël avec sa famille et a entrepris de faire connaitre leurs racines aux quelques juifs survivants.

 

Sources : Histoire juive de la Révolution à l’Etat d’Israël (René Neher-Bernheim)

                    Akadem

                    Gen Ami

                    

 

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18 janvier 2018

Communauté LGBT ? Illusion et affabulation !

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Cela fait maintenant quelques années que l’on me parle  ou que j’entends  parler de : " communauté gay ", lobby gay, solidarité gay, ou au choix pour  employer les termes usités LGBT). Que nous devrions en toute logique voter à gauche (ah bon !), être subversifs aimer les paillettes et les strass, la drague, mater les magazines de culs et les films porno (de mecs évidement)  et nous shooter au poppers  (mais bien sûr !). Etre militant ou, au pire, soutenir sans faillir et avec un parfait aveuglement  tout ce que les têtes pensantes (journaux, magazines LGBT, vieux beaux des années 80, et rescapés de toutes les véroles, Trans hystériques et cas sociaux), nous demandent non seulement d’ingurgiter mais d’avaliser, parce que eux, savent. Nous, ne sommes bons qu’à acquiescer, les suivre sans coup férir, étant incapables de discerner ce qui est bon ou mauvais pour nous, pour la « cause », et blabla bla et ragnagna ! 

Hum, et bien moi, j’en ai assez de cette fiction, de cette illusion de pseudo communauté ou toutes les grandes gueules s’érigent en chefaillons menant leurs troupes tambour battant ! Ou tous les LGBT (ou presque)  seraient, au contraire des méchants hétéros, compréhensifs, disponibles pour tout et tous, solidaires, non racistes et tolérants ! Bref,  une communauté de mondes enchantés ! 

Loin de moi de vouloir imiter un célèbre écrivain, mais j’accuse de népotisme toutes ces figures  représentatives de la  pseudo communauté LGBT. La seule chose qui nous unit c’est notre sexualité, notre amour charnel pour nos semblables, les plus semblables possibles point final ! Les luttes communes ? Mises à part celles concernant la liberté d’expression et la lutte contre l’homophobie,  les autres revendications telles : le mariage pour tous (même si certains en ont profité), la GPA, la PMA, n’intéressent qu’une partie des LGBT, certains s’en moquent royalement arrivant à vivre ou ayant organisé leur vie sans, et n’en voyant pas l’utilité ou bien, ne voulant pas copier leur couple sur les stéréotypes d’un couple hétéros.

Ce que je pointe du doigt, c’est cette hypocrisie qui nous fait dire ou écrire « qu’entre-nous », il y a plus de tolérance, de compréhension alors que nous affichons tout le contraire sur nos magazines,  les sites de rencontres, voire la vie de tous les jours.  Il suffit d’ouvrir un de ces magazines,  de lire ou de participer  à des forums de discussion pour être édifiés. Aucun avis contraire ou un peu discordant  n’est accepté, aucun débat n’est possible, s’il n’est pas conforme à la ligne éditoriale qui selon les forums prônent soient en faveur des gays, des lesbiennes et/ ou des Trans. Le moindre commentaire, la moindre critique, et vous vous faites honnir, voire carrément insultés par une bande de harpies. A croire qu’elles  n’ont rien d’autre à faire que de guetter le malheureux péquin qui aurait eu l’audace d’émettre son opinion, le faisant passer pour un débile profond, de toute la grandeur intellectuelle dont ils/elles  se croit (ent) investit !

Quelle gageure que de nous faire croire à la « solidarité »  qui nous unirait alors qu’on sait pertinemment que tous ceux qui ne rentrent pas dans certains critères de beauté, de positions sociales, sont jaugés avec suspicion, et je ne parle pas de ceux atteints d’une maladie  invalidante quelle qu’elle soit, d’un handicap, ou malgré certaines professions de foi, lesdites personnes sont  laissées à leur solitude pour ne pas dire abandon. 

Ce culte de la beauté, de la jeunesse, du muscle, du sexe et du sperme virent au ridicule pour les homosexuels. Celui de la féminité ou de la masculinité à outrance pour les transsexuelles (ls) font, qu’ils/elles deviennent des caricatures de ce qu’ils/elles croient être eux-mêmes (elles-mêmes). Nous ne sommes pas tous des gravures de mode, des mannequins. Nous sommes ceux que nous croisons tous les jours, avec nos imperfections physiques, nos insuffisances intellectuelles, notre couleur de peau et notre façon de vivre ! Nous qui nous plaignons du regard qu’on les hétéros sur nous, qu’avons-nous de mieux ou de meilleur  à offrir ?   Nous sommes souvent  intolérants, intransigeants, persuadés d’avoir raison sur tous et pour tout, de notre supériorité. Bref des cons imbus de nous-mêmes ! 

Etant gay, je parle pour ma paroisse. Quel reflet renvoyons-nous, sur les autres gays, ayant un physique dont on ne dit rien parce que somme toute banal ? Aux  gays de couleur ? A ceux qui pour diverses raisons ont une situation financière difficile ? Aux gays très extravertis ? Au travestis, etc… Que pensent-ils en voyant écrit et/ou en recevant en pleine figure : mal foutus s’abstenir, pas de « folle »,  de black,  d’asiatique,  de vieux,  de binoclard,  de gros, etc…la liste est longue ! Quelle humiliation, quelle honte d’être ce, ou de ceux dont les autres ne veulent surtout pas… ! Rejetés sans avoir la possibilité de se faire connaître, sans autre forme de procès ! Rejetés pour quelque chose qu’on ne peut maîtriser, par subjectivité !

Alors bien sûr, il y a des exceptions. Les noirs et les arabes s’ils sont bien montés et uniquement dans notre lit (pour certains), mais pas question de s’en faire des amis. Les asiatiques uniquement s’ils sont dociles et savent s’effacer… Je trouve cela triste ! Triste de ramener l’autre à une marchandise, à un morceau de viande que l’on choisirait à l’étal d’une boucherie ! 

Après je peux comprendre que tous les goûts soient dans la nature, que nous ayons tous nos propres critères de sélection, mais la manière de le faire comprendre, de le dire c’est cela que je remets en cause. Rien ne nous oblige à manquer de tact, de savoir vivre et de gentillesse.  On peut très bien devenir copain et/ou ami, avec une personne sans que cela finisse obligatoirement dans notre lit. Nos semblables ne sont pas des objets de consommation… Ils ont comme nous des attentes, des émotions, des sentiments. Beaucoup se plaignent de solitude, mais sont-ils attentifs à l’autre ? Les écoutent-ils ? Dans les bars, les boîtes de nuit  certains ne prennent même plus la peine de se présenter, de converser avant de se mettre la main au cul et/ou de se sauter dessus.  D’autres sont tellement seuls  que lorsqu’ils ont un auditoire, ils parlent, parlent et parlent encore, au point de noyer leur interlocuteur sous un flot ininterrompu de paroles, sans remarquer que celui-ci  ne peut en placer une. .. 

Sauf erreur, dans le milieu hétéro, je n’ai jamais remarqué d’hommes et/ou de femmes se montrant aussi mal élevés (ées). Le « râteau » est toujours enveloppé d’une excuse acceptable, que l’on y croit ou pas. Les mises en forme semblent respectées... 

Un  « auteur » célèbre parmi les LGBT et  dont je ne citerais pas le nom, regrette de n’avoir jamais eu « d’aventure » avec un noir ou un maghrébin, et l’âge venu, après s’être frotté à toutes les saloperies  microbiennes, se verrait bien avec un compagnon noir, pour combler sa solitude (ben voyons) !  De plus, il s’étonne qu’un jeune de 20-25 ans se fasse « payer » pour une partie de jambes en l’air, avec un homme d’un certain âge (ou plutôt d’un âge certain), alors que lui-même avoue dans un de ces livres n’aimer que les hommes de moins de 30 ans. Hum, allons, allons,  un peu de lucidité que diantre. Il ne faut  déjà pas  être dégoûté  par un mec qui se transporte tous les gènes,  même soignés,  des back room de Paris et de Navarre, et être réaliste : la jeunesse est attirée par la jeunesse et  c’est normal, celle-ci ainsi que la  « fraicheur » dure peu dans notre milieu ! 

Pour ma part, je suis de ceux dont on ne dit rien, j’ai un physique commun, un compagnon asiatique (Asie Méridionale),  tout mignon tout beau ne rentrant pas dans les critères de beauté homo puisque petit, menu et danseur de surcroît. Mon compagnon depuis 10 ans dont 8 de vie commune et avec qui je vis une très belle histoire.. .Aussi ais-je beaucoup de difficultés  à accepter cette surévaluation, cette surenchère de la beauté physique  somme toute subjective, qui gangrène et perdure dans le milieu gay et cause des dégâts parmi certains/certaines qui  se cherchent, qui n'ont aucune expérience, et qui finissent par être coincés de chez coincés, bourrés de complexes,  n'arrivant pas à s'identifier à des top modèles ! Ceci étant dit, c’est  tout pour mon coup de grisou du jour. 

 

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05 janvier 2018

Le Pérou avant les Incas (du 14/11/2017 au 01/042018)

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Cette exposition se tient au Musée du Quai Branly Jacques Chirac à Paris. Pour les titulaires de la carte du musée possibilité de visiter à partir de 9h30 tranquillement (idéal pour les photos). Pour les autres ouvertures au public à 11h le matin. Photos autorisées sans flash.

Cupisnique, Mochica, Chimù, Lambayeque...Ces cultures anciennes du Pérou semblent aujourd'hui oubliées. Pourtant ce sont elles qui ont mis en place les bases de ce qui allait devenir l'un des plus grands empires  préhispaniques : l'Empire Inca.

Cette exposition s'appuie sur les récentes découvertes archéologiques des premières cités andines de la côte nord du Pérou. Les tombes royales, les temples et les palais (qui remontent à l'an 300 de notre ère) ont livré de précieuses informations sur l'origine et l'organisation du pouvoir dans ces cités.

Les Chefs, prêtres, ou guerriers y avaient la capacité de gouverner, de dicter les normes, de réaliser de grands travaux, d'organiser et de contrôler la force de travail d'importantes communautés. Ce sont  précisément les manifestation de ce pouvoir que cette exposition se propose de nous faire découvrir, à travers une sélection de près de 300 pièces exceptionnelles.

L'Espace géographique :

La contribution la plus importante des sociétés cupinisque, Mohica, Lambeyque et Chimù est la mise en place du système d'irrigation. Ce système a transformé les valées pour leur donner leur forme actuelle. L'eau faisait partie des rites et croyances, en tant que source de fertilité pour la terre. La faune marine constituait la base de l'alimentation.

Le pouvoir et l'architecture :

L'une des manifestations matérielles du pouvoir, en l'absence de l'écriture est l'architecture des monuments, qu'il s'agisse de lieux de cérémonie ou d'habitat. Ils sont reconnaissables à leur taille, leurs finitions et à la répartition d'espaces spécialisés.

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Le pouvoir céleste :

Se manifeste par des espaces tels que les temples, où se matérialisait la présence des dieux.

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Le pouvoir terrestre :

S'organise autour d'individus qui contrôlent les armées, l'Etat et l'administration, et dont le pouvoir émane des dieux, puisqu'ils sont considérés comme leurs enfants. Initialement, le pouvoir terrestre est donc associé aux dieux, aux cérémonies religieuses, c'est la période des Etats théocratiques. Par la suite, apparaît la figure du roi comme gouverneur.

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Mille ans de pouvoir féminin :

Les récentes recherches démontrent  que, dans le passé précolombien, certaines femmes jouissaient d'un grand pouvoir, politique ou religieux. Dans leurs mobiliers funéraires ont été découverts des emblèmes attestant de leurs rôles et de leurs fonctions, et des représentations iconographiques qui ont permis de les identifier.

 

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Mon avis : Volodia

Superbe exposition, très riche tant au niveau des objets présentés que des explication fournies et toujours magnifiquement mise en scène comme du reste toutes celles organisées par le Musée du Quai Branly. 

A voir absolument ! 

Le Pérou avant les Incas - Musée du Quai Branly Jacques Chirac

   


07 décembre 2017

Le Yiddish

 

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Est une langue parlée par les juifs askhenazes,  c’est-à-dire par les juifs d’Europe du Nord puis, essentiellement ceux que l’on appelait les juifs de l’Est (Allemagne,  Europe Centrale et Orientale).  Langue errante et vernaculaire par excellence,  le yiddish a émergé au moyen âge aux alentours du 13ème siècle. Elle s’apparente à de multiples dialectes germaniques venus se greffer sur des bases d’hébreu, d’araméen et d’ancien français. La première inscription en yiddish date de 1242 et provient d’un fragment de prière qui se trouve actuellement à la bibliothèque d’Israël. Le premier texte littéraire en yiddish est le manuscrit de Cambridge en 1382. Le yiddish peut s’écrire de deux façons. Pour les puristes, on utilisera des caractères hébraïques, pour les plus « modernes » des caractères latins.

Au 14ème siècle, suite aux nombreuses persécutions dont ils font l’objet en Europe Occidentale, les juifs remontent massivement en Europe Centrale (Bohême, Pologne, Lituanie, Hongrie, etc…). Le yiddish  se transforme en profondeur au contact de ces cultures et s’enrichit alors  de locutions en langues slaves : Tchèque, Ukrainienne, Biélorusse, Polonaise et Russe. Parallèlement, au développement de l’imprimerie, de nombreux textes en yiddish sont édités, le plus souvent des bibles et des ouvrages religieux.  Il faut préciser que les femmes n’avaient pas accès aux études religieuses, réservées aux hommes, et que pour elles, seuls les livres de prières écrits en yiddish leur étaient accessibles. 

Au 18ème siècle,  les populations juives d’Allemagne et  d’Autriche abandonnent le yiddish pour la langue allemande en accord  avec la Haskala (mouvement  de pensée juif, influencé par le mouvement des lumières) d’où le mépris qui s’ensuivit pour ce « jargon » des ghettos, stigmates d’un passé détesté et emblème d’une culture rejetée en bloc comme irrémédiablement obscurantiste.  Néanmoins et malgré la naissance du Hassidisme qui argumente sur la sacralité de la langue hébraïque, donnant le départ d’une littérature d’ambition et de fiction, les intellectuels juifs continuèrent à écrire en yiddish, langue parlée par les couches populaires de la société, afin de continuer à diffuser leurs idées au plus grand nombre, ce qui ne les empêche pas de s’en prendre au Hassidisme perçu comme un frein à la modernisation sociale.  

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Au 19ème siècle L’industrialisation et l’urbanisation des populations font du yiddish la langue du prolétariat juif et favorisent  la sécularisation de la culture traditionnelle.  La presse écrite et le livre, diffusés en masse à des prix abordables deviennent accessibles à l’ensemble de la communauté. Les troupes de théâtre se multiplient.  A la fin du 19ème siècle, la lutte pour le développement du yiddish est entreprise avec ferveur par le BUND (mouvement ouvrier juif). Cette langue parlée par les communautés juives d’Europe Centrale et Orientale se répandra dans le monde, principalement  en Amérique du Nord avec les vagues d’immigration de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle (dues principalement aux pogroms incessants dans toutes ces régions). 

Le 19ème siècle voit naître également une langue : la Klal  shprakh, avec une grammaire normalisée et un enseignement universitaire. Elle est fondée sur le yiddish lituanien. Cette langue a pour objectif de «lisser » les différences entre les dialectes et donne au yiddish  une plus grande uniformité et respectabilité.  A cette époque le yiddish intègre dans son vocabulaire de nombreux mots issus du grec ou du latin, dans le lexical politique, technologique ou scientifique.  Samuel Joseph Finn (1820-1890 avec d’autres auteurs lituaniens ont créé les fondations de l’historiographie de la littérature juive en yiddish. 

Le yiddish grâce à une langue stabilisée dans sa forme, devient un outil de création littéraire intimement lié à la tradition religieuse. Mendele Moîcher Sforim, Sholem Aleykhem, Isaac Leib Peretz donne à la littérature yiddish ses lettres de noblesse. Le yiddish est revalorisé, sa littérature s’ouvre sur le monde et suit le 20ème siècle. 

Le yiddish a toujours eu son importance pour les juifs de l’est. Obligés de résider dans des endroits spécifiques décidés par le tzar et/ou le gouvernement en place, ces zones appelées  shetelt  (bourgade juive) dans les campagnes et  zone de résidence en ville, n’étaient pas clos de mur, mais regroupaient les populations juives d’une région. Bien souvent  ces populations écartées des non juifs (goys) vivaient en marge et ne parlaient pas la langue du pays dans lequel ils résidaient. Le yiddish était la seule langue qu’ils connaissaient et qui leur permettaient de se faire comprendre des autres juifs vivant ailleurs, dans d’autres régions ou pays. 

En 1934 Staline crée  Le Birobidjan une région autonome juive  situé à l’extrémité orientale de la Russie, à  la frontière Russo-Chinoise. Les juifs sont vivement encouragés à s’y installer. Au début, la région autonome accueille des milliers de personnes, qui devaient y organiser une certaine vie nationale juive. L'oblast a une langue officielle : le yiddish, l’hébreu étant considéré alors comme une langue liturgique donc contraire à l’idéologie soviétique, et de ce fait, la vie culturelle en yiddish se développe progressivement : un théâtre juif est créé en 1934, et un journal en yiddish, « L'étoile du Birobidjan » parait régulièrement. Des écoles en yiddish se développent pour faire face à l'afflux de nombreux migrants avec enfants.

Parallèlement, aux Etats-Unis, la littérature yiddish commence à se développer après la 1er guerre mondiale, et ce, toujours en raison des pogroms, des changements de frontières : régions anciennement polonaises devenant  hongroises, russes et/ou allemandes, etc… ce qui engendra de grands déplacements de populations. Isaac Bashevis Singer  Qui émigra aux Etats-Unis en 1935 et obtint le Prix Nobel de littérature en 1978 en est le plus illustre représentant. 

Le yiddish étant proche de l’allemand, il est tout naturel  qu’un Allemand et un Juif de l’Est se comprennent mutuellement même si certains mots d’origines slave ou hébraïque nécessitaient au juif de trouver d’autres mots pour se faire comprendre, car même si les concordances du yiddish avec l’allemand sont  nombreuses, les différences sont importantes.  Dans tous les cas, une personne parlant  allemand  pouvait aisément circuler  dans certaines parties de l’Europe de l’Est. 

 

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A la fin des années 1930,  environ 11 millions de personnes parlaient le yiddish et principalement en Europe (Russie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Hongrie).  Dès 1940 de nombreuses collections ancienne juives au caractère précieux, des documents d’une valeur inestimable, des incunables,  des camions entiers de livres religions ont été détruits. La Shoa de la seconde guerre mondiale, a pratiquement anéanti le monde juif, sa culture et le yiddish. 

Entre les années 1940-1950 les purges soviétiques vont bon train et une féroce répression s’abat  sur les intellectuels et les locuteurs du yiddish. En 1948 toutes les écoles juives sont fermées y compris les orphelinats, jardins d’enfants et classes juives de Lituanie, Biélorussie et d’Ukraine.  Toutes les collections de folklore, de dialectologie des institutions académiques juives de Minsk et de Kiev sont détruites. Les auteurs yiddish interdits, y compris au Birobidjan. 

Mais depuis quelques années, le yiddish semble renaître de ses cendres. La Maison de la Culture Yiddish – Bibliothèque Medem à Paris participe à la mémoire juive et dispense divers cours : de langue, de littérature, et t organise différents ateliers : théâtre, concerts,  chants, rencontres avec des écrivains et des traducteurs, etc…pour adultes et enfants.  Le musée d’Art du Judaïsme à Paris, organise des concerts de violons à prix très réduits par rapport à l’Opéra, voire même certains sont gratuits (réservations à faire très à l’avance).

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29 novembre 2017

Après-midi tranquille avec Roudoudou

Comme habituellement le dimanche, j'ai fermé le  magasin vers 13h30 et  j'ai retrouvé mon S... qui m'attendait patiemment à la maison, mais avec le ventre dans les talons (un évènement). J'avais décidé, une fois n'est pas coutûme, que nous déjeunerions chez nous, Babouchka m'aura tout à elle demain. Aussi, c'est avec un plaisir non dissimulé que je remontais quatre à quatre à l'appartement. Lorsque je suis arrivé, la table était dressée, le repas mijotait et ma vodka était servie. Roudoudou ? parfait dans son rôle d'homme au foyer (hum, je me moque là, mais si, voyons, mais si !).

P1050857Nous avons pris notre temps, ce temps si précieux et après qui nous  courrons tous les jours de la semaine. Il aurait été dommage d'engloutir ce fabuleux repas au lieu de le savourer, après tout le mal que mon compagnon s'était donné pour le faire. En remerciement et comme chaque dimanche, depuis que nous vivons ensemble, je lui ai offert ses fleurs préférées en faisant bien attention à ce qu'elles ne finissent pas dans le ventre de son petit monstre à quatre pattes. Mais aucun inquiétude en vue, Mle dormait à mon arrivée et certainement le ventre plein.

Vu le temps, je n'étais guère enclin à sortir, idem S... aussi, dans l'après-midi m'attaquais-je à des traductions (hum oui, on ne devient pas riche en étant libraire et puis, il n'y a pas de raison que ce soit mon amour qui assume la plupart des charges de notre foyer) tandis que roudoudou faisait une petite sieste, puis s'attachait à écrire et à trier des photos, sur son ordinateur (apparemment celui je lui ai offert lui plait beaucoup bien qu'à mon avis, il soit un peu petit mais, bon c'est lui qui s'en sert et s'il n'y trouve rien à redire).

17 h l'heure du thé, que nous avons pris en compagnie de ma voisine de palier, une charmante vieille dame dont les enfants jouent les courants d'air, et qui a bien accepté l'arrivée de mon compagnon dans l'immeuble. Elle s'enquiert régulièrement de sa santé, Il est important de dire que lorsqu'il a été souffrant en 2008, elle lui faisait de la soupe et lui confectionnait des gâteaux (qu'il ne mangeait pas n'aimant pas le sucre, mais qui faisait mon bonheur, oui j'avoue, je suis un gourmand impénitent). De plus, c'est une véritable encyclopédie vivante en ce qui concerne Paris, ville où elle a toujours vécu et qu'elle connait comme sa poche y compris les lieux mal famés nous a-t-elle dit en confidence...

En fait une après-midi calme, comme nous les aimons. Ce soir nous recevons Maud et Chloé pour mettre au point les préparatifs de notre voyage en Inde, Elles ne pourront rester que 15 jours avec nous en cause le patron de Chloé qui ne peut se passer de secrétaire, quant à Maud, il lui est délicat de rester sans sa compagne...

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21 novembre 2017

S....

Lorsque je suis rentré hier soir, il ne semblait pas très décidé à sortir. Il trainaît dans l'appartement au point que j'ai fini par lui demander ce qu'il en était. Et effectivement, il préférait rester chez nous, que nous nous fassions une soirée rien que tous les deux. Il faudra que je lui apprenne à dire carrément les choses...

Dans le fond ça tombait bien. Je suis saoul, non de vodka, mais de cette foultitude qu'il y a dans les rues, les magasins. De ce battage médiatique  - de Noêl en un premier temps, puis du Nouvel an qui suivra - dont on nous rabat les oreilles et éblouit les yeux à coup de décorations clinquantes et de publicités commerciales criardes qui n'ont rien à voir avec ce qui était à l'origine une fête sainte et ce, même si financièrement je profite de cette manne. Cette joie factice me rend triste et accroît mon empathie pour le sentiment de solitude que peut ressentir mon amour qui n'a plus de famille.

Un seul remède pour contrer cette mélancolie : Nous occuper de nous, de lui. Vivre le moment et l'instant présent. Et ce qu'il voulait c'était une soirée à deux. Un gentil diner assorti d'une conversation à bâtons rompus suivis, et j'en ai eu la confirmation plus tard, d'un gros calin.

J'ai donc commandé un repas pour deux chez "Pouchkine" auquel nous avons fait honneur, puis nous nous sommes installés dans le salon pour siroter, moi ma vodka au poivre, lui son café aux épices. L'avantage tout de même de ces fêtes, c'est qu'il sorte de superbes livres d'art qu'on ne trouve qu'à cette période de l'année et certains à édition limitée. J'en ai profité pour tâter le terrain, mine de rien, savoir ce qui l'intéresserait ...

026_009Nous avons partagé la baignoire, les sels de bain et la mousse. Pour finir par nous retrouver enlacés comme deux lianes sur notre lit qui contient avec peine la profondeur de notre amour. Ce qu'il m'a fait avec une telle intensité que je n'ai pu m'empêcher d'en ressentir une angoisse, comme s'il s'agissait pour lui de me démontrer quelque chose. A l'aube, il m'a à nouveau sollicité mais inversement. D'après son attitude, j'ai compris ce qu'il attendait de moi... Nous nous sommes rendormis dans les bras l'un de l'autre, mon chéri collé de face contre mon dos, comme un coquillage sur son rocher.

Maintenant, il est huit heures et je ne suis pas chaud de le réveiller avant de descendre travailler, mais si je ne le fais pas, ça le contrarie et quand il est contrarié, oulah ! ça se voit. Il n'aime pas se réveiller dans un appartement vide quand nous avons passé la soirée et la nuit ensemble. Donc, je fais ce qu'il me demande, ça nous permet de prendre notre café ensemble et nous mets de bonne humeur pour la journée.

   

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15 novembre 2017

L'Duvid Mizmor - Shulem Lemmer

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11 novembre 2017

Abi Gezunt

Abi Gezunt - Yochi Briskman Klezmer Band ft. Shulem Lemmer אבי געזונט - שלום למר עם יוחי בריסקמן

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