zdraztvitié

20 juillet 2018

Les communautés juives d'Asie Centrale

 

Juif de Boukhara

Pour ceux qui ne le savent pas, l’Asie Centrale située stratégiquement entre la Russie au Nord et à l’Ouest, la Chine à l’Est, et l’Afganistan et l’Iran au Sud a été envahie, conquise, ravagée et occupée par les armées de ses voisins. Originaire de Russie et de plus d’un Oblast, je me suis intéressé à ses cousins éloignés. 

On pense que des juifs se sont peut être installés en Asie Centrale dès le 4ème-5ème siècle avant J.-C alors qu’une grande partie de la région était sous domination Perse, puisque les juifs pouvaient circuler librement dans l’Empire Achéménide.

La route de la soie fut ensuite une autre voie de leur pénétration en Asie Centrale. Dans les siècles qui suivirent , des juifs émigrés, exilés ou fuyant les persécutions - d’Espagne, de Perse, du Moyen-Orient, du Maroc et de Russie - trouvèrent refuge en Asie Centrale. La plupart s’installèrent dans les villes de Boukhara, Samarkand, Tachkent et de kokand. Ils furent vie connus sous le nom de « Juifs de Boukhara ». 

Au début du 15ème siècle, les tribus ouzbeks prirent le contrôle d’une grande partie de l’Asie Centrale et promulgurent des lois qui eurent des effets à long terme sur la population juive. Les juifs étaient soumis à de lourds impôts qui leur interdisaient pratiquement de posséder des terres. 

Beaucoup devinrent marchands, changeurs et prêteurs sur gage, ou encore ouvriers spécialisés dans la teinture à l’indigo. Certains prospérèrent et finirent par contrôler des caravanes qui assuraient les écanges avec la Russie. En 1833, ladite Russie accorda aux juifs de Boukhara le droit de commercer aux foires importantes de Niji, Novgorod et d’Orenbourg, ce qui augmenta leur influence dans leEmirat. Les exportations portaient surtout sur le coton brut, les importations sur les tissus manufacturés en Russie.

Comme dans de nombreux pays du monde, les juifs sous la domination des Khans Ouzbeks musulmans furent exposés à des discriminations :

. Leurs robes devaient être de couleur unie et ils ne pouvaient les fers qu’avec une cordelettre nouée à la tailleans. Ils devaient porter des calottes noires bordés d’un mince liseré de fourrure. Il leur était interdit d’aller à cheval ou à dos d’âne dans le périmètre de la ville, et ils devaient résider dans un mahalla (quartier de la ville qui leur était réservé).

Dans l’intimité de leur demeure, les juifs s’abillaient comme les musulmans. Leurs femmes n’étaient pas confinés dans des appartements séparés, elles n’étaient pas voilées et se mêlaient librement aux hommes de la maisonnée. Pour sortir, en revanche, elles n’étaient pas voilées et se mêlaient livrement aux hommes de la maisonnée. Pour sortir, en revanche , le port du parandja (lourd manteau enveloppant) était obligatoire, afin de ne pas attirer l’attention.

Le plus souvent les communautés juives purent se maintenir et garder leurs synagogues, mais il y eut périodiquement des vagues d’antisémitisme, de pogroms et de conversions forcées, en particulier au 18ème et 19ème siècle.

D’une certaine façon, la domination russe améliora la vie des juifs de Boukhara et beaucoup d’entre-eux prospérèrent. Les tzars avaient plus d’intérêt à maintenir et renforcer des partenaires commerciaux en Asie Centrale (dont beaucoup étaient juifs) qu’à contrôler la vie individuelle de chacun. Une fois le traité de Boukhara signé en 1873, entre le Khan et les Russes, les juifs eurent un libre droit de propriété et davantage de liberté pour s’installer. 

La situation changea à l’arrivée des communistes soviétiques. On promulga des lois défavorables aux religions. Des synagogues et des mosquées furent détruites ou transformées en entrepôts et en bâtiments administratifs. Rabbins et mollahs furent persécutés. Les entreprises privées furent nationalisées et les artisans contraints d’intégrer des coopératives ou d’aller en usine. Sous Staline, l’antisémitisme repartit de plus belle et nombre de professionnels juifs d’Asie Centrale tombèrent victimes de sa paranoïa.

Au cours du 20ème siècle la populations juive d’Asie Centrale connut des vicissitudes dramatiques. Dans les années 1920-1930 des milliers de juifs partirent pour la Palestine. Mais, à partir de 1940-1942 plus de 152 000 évacués, réfugiés, et déportés arrivèrent à Tachkent, venus des régions ouest de l’URSS et fuyant les troupes allemandes. Leurs fiches d’enregistrement existent encore aux Archives Centrales de l’Etat d’Ouzbékistan à Tachkent. De nombreux juifs gagnèrent aussi d’autres régions d’Asie Centrale. Beaucoup sont repartis après la guerre, mais un nombre conséquent a aussi choisi de rester.

Une autre exode commença au début des années 1970 : On estime que depuis ce temps, la population totale des juifs d’Asie Centrale est tombée de 35 000 à environ 10 000. La plupart des migrants sont partis en Israël ou pour les Etats Unis.

Mes sources : Trésor de la Route de la Soie de Susan Meller.

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12 juillet 2018

Les insupportables litanies et fantasmes de Didier Lestrade

Ce n’est que sur le tard, le très tard que j’ai pris conscience de la réelle personnalité de Didier Lestrade. Bien que ne lui ayant jamais parlé physiquement, j’ai toujours eu une certaine sympathie envers lui, quid pour son combat contre la maladie et l’obscurantisme et l’omerta des médias et du gouvernement lors de son émergence. Sa propension à dire des vérités qui appuie là où ça fait mal, à se dresser contre les injustices de toutes sortes qui étouffent la minorité lgbt (plus gays en fait que lgbt), sa détermination à faire passer des messages en force s’il le faut et ce jusqu’au boutisme. 

Ce qui bien évidemment m’a conduit à lire beaucoup, peut-être trop, ses écrits, ses livres et à regarder les émissions tv dans lesquelles il apparaissait. Non comme une « groupie » mais parce qu’il me semblait intéressant d’écouter les avis et recommandations d’un homme d’expériences reconnu et d’une certaine importance dans le milieu lgbt. 

Au même titre, je me suis  intéressé à son total opposé : Erik Rémès auquel  il voue une animosité féroce. Et bien que je ne sois pas du tout en osmose avec les idées prônées par ledit Erik Rémès, et le mauvais procès d’intention que lui fait Didier Lestrade, j’ai également eu envie de lire ses livres et de voir les émissions tv incluant ce dernier. Celles-ci m’ont laissé « dubitatif » Erik Rémès ne voulant absolument pas débattre sur ses idées avec Didier Lestrade estimant que celui-ci était un facho. Je dois avouer avoir eu un peu honte de l’attitude de Monsieur Remès, qui s’est comporté comme un gamin, avec cet argument digne d’une cour d’école. De fait, il s’est retrouvé « hué » par tous les invités refusant de s’expliquer plus avant. J’ai eu l’impression d’une meute se ruant sur une proie, Lestrade en étant "le Chef" !

Ceci dit, pour avoir lu quelques uns de ses livres et eu divers contacts écrits avec Erik Rémès, il en ressort que celui-ci  est loin de l’image sulfureuse qu’on lui prête et/ou qu’il aime se donner. C’est une personne aimable, bien élevée et discrète, ses idées, même si elles ne sont pas les miennes, loin s'en faut, méritent qu’on y réfléchisse et qu’on les regarde autrement que comme des provocations, celles-ci étant sa marque de fabrique, il semble qu’elles lui aient attiré nombre de lecteurs et qu’il en joue jusqu’à plus soif. Ceci dit, à l’inverse de Didier Lestrade, qui vieillit mal dans le sens où il est seul, amer, pétrit de certitudes et refusant de se remettre en cause, Erik Rémès est à son contraire, aimé de retour et marié à son compagnon. Il continue d’écrire des livres trash avec toujours un certain degré d’implication personnelle, et est de plus, un artiste peintre de talent qui n’a pas besoin de médire sur ses semblables ou sur tel ou tel mouvement ou société pour exister. 

Mon problème avec Lestrade, c’est cette déception profonde envers un homme que je croyais à tort ou à raison humaniste, loin des contingences matérielles et faisant fi des contraintes intellectuelles de la Société dans laquelle nous vivons. Or, j’ai découvert au fil de ses livres un homme aigri, raciste, pétrit de son importance et bouffi d’une pseudo supériorité intellectuelle, persuadé d’avoir toujours raison et ce pour avoir traîné ses guêtres dans les endroits les plus interlopes de la capitale dans des années ou l’homosexualité explosait par son exubérance, et son impudeur souvent obscène. 

Arrivé au crépuscule de sa vie, il radote, ressasse de vieilles rancoeurs, devient ennuyeux. Tous ces livres finissant pas se ressembler dans leur conspuation à tout va de la société, de l’Etat, de la nouvelle génération homosexuelle et de ses désirs (qui bien évidemment diffère de ceux des années 80 eu égard aux avancées de leurs droits – en grande partie, grâce à des années de militantisme je le reconnais bien volontiers). Idem envers ceux qui ne sont pas de son avis, et à qui il voue une haine tenace telle  Fourest, Macé-Caron ? Car il faut bien le reconnaître ces personnes sont talentueuses, que ce soit en qualité d’éditorialiste et/ou d’écrivain. Y aurait-il une jalousie intellectuelle masquée par une extraordinaire mauvaise foi ? Cela ne m’étonnerait guère ! 

Quant au racisme de Lestrade envers la communauté juive, il est tellement primaire qu’il n’y a pas grand-chose à en dire… Toutefois, je m’interroge, serait-il dû au fait des ambitions de Didier Lestrade, et à son fantasme de finir sa vie avec un jeune compagnon magrhébin ou noir, les seuls sans doute, qui voudraient éventuellement de lui, après qu’il se soit frotté à toutes les véroles et, pour qui il ferait figure de mentor ? Ou bien serait-ce des relents de colonisation, une nostalgie de descendants de pied-noir, qui dans son esprit imagine que l’on peut encore utiliser « les fellah » comme bon lui semble ? A mon sens, il risque de grandes déceptions. Car si un jeune européen ne veut pas de lui, pourquoi un magrhébin ou un noir le voudrait-il ? Arrivé à cet âge et dans cet « état », si tu veux un jeune de moins de 30 ans soumis à tes fantasmes  il te faudra être généreux. Les hommes sérieux étant déjà en couple ou mariés. Pour les autres, ils sont comme toi, il recherche un jeune de moins de 30 ans avec peut-être quelques dizaines d’années de moins que toi, et mieux « conservé » ! 

Didier Lestrade est lourd de contradictions. Il dit tout et son contraire ! Il sacralise l’Islam, mais ne s’émeut guère des pendaisons pour homosexualité, dans les pays fondamentalistes. De même, il ne s’inquiète pas de ce qui se passe dans les banlieues ou des musulmans intégristes imposent des tenues vestimentaires aux femmes et maltraitent les jeunes gens jugés efféminés ou insuffisamment virils. Bref, les propos de Lestrade sont insupportables lorsqu’il écrit, ces lignes dégoulinantes d’un exotisme postcolonial, je cite : « … tomber amoureux d’un homme vraiment différent, qui pourrait m’apprendre des choses qu’un homme blanc ne pourrait m’apprendre ». 

D'admiration de l'homme, j'en suis arrivé à saturation, à un profond dégoût de son être et de sa personne !

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11 juillet 2018

Notre mariage 24 avril 2010

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Les deux jours d'avant notre mariage, mon chéri à dormi chez lui et fait la fête avec ses copains. J'ai fais de même avec les miens, non que cela m'emballais plus que ça mais, c'est parait-il la coutûme donc... J'étais dans un état de surexitation tel que le vendredi je n'ai pu dormir. Le moment ou j'en aurais eu envie, ce n'était justement plus le moment puisque mon chéri arrivait en voiture avec Sathyia pour me chercher avec baboucka. Il était déjà vêtu de son costume traditionnel qui consistait en une chemise blanche, un dhoti, des sandales, une sorte de turban et ses plus beaux bijoux. Sathiya était vêtu de même sans le turban.

P1040906Pour ma part, mon chéri avait demandé à Sathiya de m'acheter une veste longue (en-dessous du genou) de couleur comme je voulais. J'ai pris grenat Subra aimant le rouge ( couleur du bonheur, du succès et de la réussite) c'était parfait, boutonné tout du long, un pantalon blanc resséré à partir du genou jusqu'aux chevilles, des sandales dont le bout étaient recourbées et entièrement brodés (hum on aurait dit un prince des milles et une nuit, si si puisque je vous le dis).

c'est dans cet équipage que nous nous sommes rendus à la salle du 15ème arrondissement que Subra avait loué pour l'occasion. Nous étions attendus par nos amis les plus intimes et les autres qui le sont moins. Sivarajini, l'épouse de Sathyia avait fait des miracles. Toute la salle était fleurie que ce soit avec des fleurs naturelles ou artificielles (toutes les femmes présentes étaient en saris et parées de leur dot. De quoi faire la fortune de cambrioleurs s'ils s'en étaient trouvés). Chloé et Maud, tout sourire,  ne voulant pas paraître "déguisées" avaient mis sobrement un salwar que Subra leur avait fait porter. Les messieurs indiens étaient vêtus à la mode indienne, selon leur région d'origine, et les européens selon leur goût et ma foi, ils avaient tous fait un effort. Sur un des côté de la salle trônait les buffets indien et slave, de l'autre les boissons. Les musiciens étaient regroupés sur un troisième côté et nos invités se tassaient sur le dernier, n'osant pas encore occuper le centre de la salle.

P1040909A notre entrée, tout le monde s'est retourné et nous avons été accompagnés par nos intimes, dans la petite pièce du fond, noyée par la fumée d'encens, le parfun des fleurs exotiques et les offrandes de nourriture aux Dieux. Le brahmane nous attendait vêtu d'un dhoti blanc, un chignon à l'arrière du crâne, le torse nu ceint du cordon significatif de sa caste. On nous fit asseoir par terre sur des coussins et la cérémonie commença. Inutile de dire que je n'ai rien compris à ce qui se disait, les prières étaient dites en sanskrit m'a dit mon amour. Au bout d'un moment assez long je dois l'avouer, on nous fit lever. Subra prit un pan de mon vêtement qu'il accrocha au sien et je fis derrière lui 7 fois le tour du feu sacré . Ensuite, ce fût à son tour de me suivre dans notre ronde sans fin. Il m'expliqua que cela signifiait que je mettrais mes pas dans les siens comme il mettrait les siens dans les miens tout au long de notre vie. Nous nous rassîmes et, je pus enfin le contempler en regardant la flaque d'huile qui se trouvait devant moi dans un grand bol. D'autres prières suivirent (et je passe un peu,). Vint le moment ou après les bénédictions d'usage, le brahmane a tendu un des talis colliers de mariage  (à l'intérieur duquel était en plus de la chaine, passé le cordon jaune signifiant que j'étais marié) à Subra qui me l'a passé au cou. Ensuite, il m'a tendu un autre collier que Sathyia m'a aidé à passer au cou de Subra. Nous avons reçu les voeux de tous nos amis présent à cette cérémonie et pour changer babouchka s'est mise à pleurer. Je vous rassure c'était de joie.

P1040907Nous sommes ressortis de la salle après 2 h environ de cérémonie, nos talis bien en évidence. Puis, nos amis nous ont tendu les colliers de fleurs artificielles que nous nous sommes passés mutuellement autour du cou, signifiant je te prends pour compagnon. En Inde il semblerait que ne figure pas l'épisode échange d'alliances ??? Ne voulant pas être en reste, j'avais acheté deux alliances que Davidek a apporté sur un coussin et j'en ai passé une au doigt de mon amour. Surpris, mais content, il a fait de même avec moi. Nous avons eu droit à des mazel tov de Davidek, lechaïm par baboucka, des félicitations de tous nos amis intimes ou non. Ensuite, place à la fête... Mon amour s'était éloigné un peu pour disons "retirer une poussière qu'il avait dans l'oeil". Il était triste de n'avoir aucune famille pour ses noces et je ne savais que faire. Jusqu'à ce que Sathyia qui s'en étaient aperçus ainsi qu'Oleg l'entrainent danser.

Dans la soirée, ou plutôt la nuit, Davidek, Oleg, Sathyia sont venus nous chercher pour nous accompagner à la voiture qui devait nous emmener chez lui ou notre chambre avait été préparée....apothéose finale !

Le lendemain 25 avril 2010, nous sommes allés présenter nos voeux et nos offrandes au Temple et aux Dieux aux fins qu'ils protègent notre union et comme dit mon amour : "nous comblent de bienfaits".

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06 mai 2018

The Sherlock Holmes Museum

a221b Baker Street Mp, dp, NW1 6XE

Ce musée est ouvert tous les jours de 9h30 à 18h pour un prix d'entrée de 15 livres (soit environ 17euros, hum sauf erreur).

Pour l'histoire :

La maison a été immatriculée comme meublé entre 1860 et 1934. Donc son authenticité  est assurée. Elle fût construite en 1815 et elle est classée en catégorie 2 pour son intérêt spécial à l'égard de l'architecture et de l'histoire, d'après le Gouvernement de sa Majesté.

L'ouverture du Musée Sherlock Holmes le 27 mars 1990 fut un évènement qui aurait dû se produire il y a plusieurs dizaines d'années.  221 Baker Street est après tout l'adresse la plus connue dans le monde entier à cause de sa longue association avec le grand détective.

Des milliers de personnes partout dans le monde écrivent à Sherlock Holmes. Ils constituent des sociétés et des associations à son honneur et ils fêtent ses anniversaires. Maintenant il est possible de voir où et comment le grand détective vivait à l'Epoque Victorienne. Le célèbre bureau partagé par Holmes et Watson pendant presque 25 ans, se trouve au premier étage avec vue sur Backer Street. Mais avant de pénétrer dans la maison, posez-vous la question suivante : Dans quelle catégorie de visiteurs dois-je me placer ?

.a) Vous avez entendu parler de Sherlock Holmes et avez vu un ou deux de ses films - Probablement le Chien des Baskerville, mais vous ne savez pas grand chose sur le grand détective lui-même.  Vous visitez certainement par curiosité.

b) Vous connaissez bien Sherlock Holmes ! Vous avez lui la plupart des livres et avez vu tous ses films à la télévision. Vous êtes un admirateur du célèbre détective. Vous avez envie de visiter sa maison pour voir si elle est comme vous l'aviez imaginée.

c) Vous êtes un expert Holmesien. Un grand spécialiste de la Sherlockiania. Vous pouvez discuter et tenir des débats avec les meilleurs d'entre-eux, ayant lu et relu toutes les soixante aventures originales écrites par Sir Arthur Conan Doyle et celles écrites par d'autres. Vous en avez peut être écrit une vous aussi !

Quelle que soit la catégorie de visiteurs à laquelle vous appartenez, vous êtes sûr  de trouver dans la visite de ce musée, une expérience inoubliable. Vous pouvez prendre des photos où vous voulez (la bonne se fera un plaisir de vous aider) et, lorsque vous serez prêt à partir, vous vous surprendrez peut être à vouloir héler un cab anglais tiré par un cheval pour rentrer chez vous ou à l'hôtel.

La visite :

Sherlock Holmes et le doceur Watson ont habité au 221 Baker Street de 1881 à 1904 environ. L'appartement n° 221 bis se trouvait au premier étage et la propriétaire se nommait Mrs Hudson. On compte 17 marches depuis le couloir du rez-de-chaussée jusqu'au bureau du 1er étage occupé par Holmes et Watson.

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La chambre de Holmes était à l'arrière de la maison, contigüe au bureau.

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Nous savons d'après les descriptions du Dr Watson que le salon ayant vu sur Baker Street était "illuminé par deux grandes baies" et qu'il était plutôt petit. Une fois Holmes sortit de sa chambre et traversa d'un seul bon la pièce pour fermer les rideaux et une autre fois, un homme entra dans le bureau et il était d'une telle corpulence qu'il remplit presque toute "la petite pièce".

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La chambre du Dr Watson se trouvait au 2ème étage près de celle de Mrs Hudson et elle donnait sur une cour arrière derrière la maison.

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Ces pièces sont aujourd'hui utilisées comme salles d'expositions où trône un magnifique buste de Sherlock Holmes attire les regards. Les visiteurs peuvent feuilleter des revues et des journaux, retarder des peintures et des photographies de l'époque. Il y a une collection de Sherlockiana et quelques lettres écrites par Holmes ainsi que celles qu'il a reçues.

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Le rez-de-chaussé, était constituée d'une grande boutique accueillante où l'on trouve une collection unique d'objets à offrir et à s'offrir : chapeaux, céramiques, objets d'art, t-shirts, ainsi que toutes sortes de nouveautés en vente exclusive au musée.

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04 mars 2018

Peintures des Lointains

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Cette exposition se tient actuellement et jusqu'au 06/01/2019 au musée du Quai Branly  Jacques Chirac .

Entre onirisme et naturalisme, fantasme et documentaire, romantisme et propagande coloniale, un miroir de l'histoir artistique et politique.

Pour cette première exposition consacrée à sa collection de peintures, le musée du quai Branly - Jacques Chirac présente près de deux cents oeuvres inédites qui révèlent l'évolution du regard porté en Occident sur les peuples, sociétés et territoires lointains, de la fin du XVIIIème siècle jusqu'au milieu du XXème siècle.

A travers cette collection, c'est aussi l'histoire d'une rencontre avec l'Autre et l'Ailleurs qui est abordés, l'évolution du regard artistique face à l'inconnu qui est questionnée. Dans une Europe en pleine expansion coloniale, face au choc d'un monde qui lui ouvre ses portes, l'art occidental emprunte différentes voies. Cédant d'abord à la tentation de l'exotisme - où l'exaltation de la couleur et de la lumière sert les rêves d'un Orient de luxe et de volupté - il figurera par la suite un regard plus réaliste, ethnographique, attentif à l'autre.

Mon avis : Volodia

Magnifique exposition au travers de laquelle nous découvrons le pasé colonial et toutes les personnalités "embarquées" dans les bagages des explorateurs : Conquérants, ethnographes, médecins, dessinateurs, etc...! les toiles présentées sont superbes quoi que certaines sont un peu condescendantes eu égard aux attitudes des forces coloniales représentées et des populations occupées !

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Le regard méprisant de l'européen qui n'est pas là pour comprendre, un pays,  un peuple et  sa culture ;  mais pour lui imposer la sienne, celle de la civilisation moderne, son devoir étant, d'éduquer, d'évangéliser parfois, sortir les peuples des pays conquis, de la crasse ignorance dans laquelle ils sont plongés. En échange, il est "juste" que l'on s'approprie leurs richesses, sans  parler de territoires et d'hommes. 

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Cependant au travers de ces toiles, nous faisons connaissance avec la réalité telle quelle se présentait à l'époque et non à un fantasme d'orientalisme de peintres romantiques. Les toiles présentées sont sublimes montrant des scènes de la vie courante ou bien des caractéristiques physiques des différents peuples vivant dans ces colonies françaises.

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13 février 2018

Le Birobidjan

 

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Le Birobidjan :

Est un Oblast, c'est-à-dire une région autonome à l’intérieur d’un pays en attendant la création d’une nouvelle république rattachée à l’URSS.

Histoire :

Le Birobidjan a été créé par Staline en 1928, terre promise de l’histoire donnée aux juifs 2 000 ans après la bible et 20 ans avant la création de l’Etat d’Israël.

Après la Révolution d’Octobre en 1917, les juifs sont reconnus comme une nationalité au sein de l’URSS. Mais alors que les nationalités soviétiques ont normalement un territoire, les juifs n’en ont pas. En 1928, Staline décide donc de créer un foyer de peuplement juif au Birobidjan afin de faire une sorte d’Etat Juif avec le Yiddish comme langue officielle, langue vernaculaire par excellence, au détriment de l’Hébreu à connotation religieuse et sioniste (qu’en fait peu de personnes parlaient hormis les lettrés).

Cette province à la frontière de la Mandchourie, lovée dans les méandres du fleuve Amour, inhospitalière et glaciale, les températures pouvant descendre jusqu’à  moins 50 degrés est l’une des plus démunie et lointaine d’asie. Elle est censée répondre aux revendication de la communauté juive qui subit alors persécutions et pogroms. Déclaré « Unité Autonome Juive » en 1931, le Birobidjan est promu (Région Autonome Juive » trois ans plus tard soit en 1934.

En 1928, malgré de nombreux points faibles, cette République Autonome Juive a bénéficié d’un vaste mouvement de propagande vantant auprès des juifs cette nouvelle terre promise où toutes leurs aspiration pourront s’épanouir, ceux-ci ont du reste fortement été encouragés à s’y installer à grand renfort de primes.

En effet, le Comité Central exécutif de la République de Biélorussie considère comme une nécessité d’accorder une attention toute particulière à la terrible situation des masses ouvrières juives dont l’accès à plusieurs branches du travail productif avait été fermé par des restrictions et des persécutions depuis des siècles.

- Les juifs étaient parqués dans les provinces de « la zone de résidence » mais même dans ces provinces, il n’avaient pas le droit de résider hors des villes, des bourgades et n’avaient pas été admis dans la fonction publique, dans le travail des chemins de fer et l’industrie lourde. De plus, ils n’avaient pas le droit d’acquérir de terres, ni de vivre dans des villages (hormis les villages juifs : schtlet). Ils ne pouvaient que s’adonner aux commerces et à l’artisanat.

Les combats révolutionnaires juifs, ont suscité les persécutions acharnées du Gouvernement Tzariste. Sans droit libre de circulation, sans cesse en quête d’un morceau de pain, la populations juive s’agglutinait de plus en plus dans les villes et les bourgades et, sombrait toujours plus dans une terrible détresse.

La guerre civile, l’exil et l’errance, et enfin les pogroms aboutirent à l’appauvrissement de la masse juive jusqu’à l’extrême limite de la misère. A cela s’ajoute chaque année, aux milliers de victimes de guerre, d’autres victimes des pogroms et de la Contre Révolution. Sans moyen d’existence, obligés de s’offrir à la spéculation, la contrebande et/ou la mendicité -

Le développement de l’industrie est encore lent. C’est le travail agricole qui revêt une importance particulière. Parmi les masses juives ouvrières on remarque un attrait toujours plus grand pour l’agriculture.

Un plan prévisionnel ouvrant l’année 1927 à 1936 prévoyait l’insertion dans l’agriculture de 100 000 familles juives soit un demi-million d’individus.

En offrant ainsi une terre au peuple juif, on ne pouvait accuser le régime soviétique d’antisémitisme. De plus, contestée par la Chine voisine, il était nécessaire de peupler et de développer cette région où tout était à faire. Enfin, les nombreux intellectuels juifs ainsi éloignés de 7000 km de Moscou devenaient moins dangereux et consacreraient à en point douter leur nouvelle existence au travail agricole. C’était du moins ce que pensait Staline.

Bien qu’implantée loin de tous les lieux liturgiques de la communauté juive de Russie, des milliers de personnes décident cependant de partir s’y installer. Très vite les premiers immigrants sont rejoints par de nombreux autres, venus de France, des Etats Unis ou encore d’Amérique du Sud (juifs pour une partie et non juif pour une encore plus grande partie). Le premier « Etat Juif » sort de terre, des maisons se construisent par centaines, des routes sont tracées. Durant les premières années, la différence culturelle est encouragée : la vie artistique y est féconde, les écoles juives se multiplient, un théâtre juif est créé, une synagogue y es érigée, et on publie même un journal en yiddish, « l’Etoile du Birobidjan ». Un journal de deux pages certes, mais un journal quand même qui paraît régulièrement. Le kolkhoze Waldheim devient l’un des plus exemplaires de l’Union Soviétique. Mais même si la population juive frôle dans sa meilleur période environ 30 000 âmes, on restait très loin du demi-million qu’espérait Staline.

 

Le Déclin :

En 1930 les purges Staliniennes déciment les personnalités les plus motivées du Birobidjan et fait sombrer la jeune région dans le délabrement. En 1939, seul 25 % des juifs de la République Autonome habitaient à la campagne, car un grand nombre de sols s’étaient révélés marécageux et/ou impropre à la culture. Les colons issus pour la plus grande majorité des villes rechignaient en outre à apprendre un nouveau métier dans un environnement hostile, préférant se concentrer dans la capitale. Par ailleurs la mystique du retour des juifs à la terre, perdit de son  importance quand les plans quinquennaux tournèrent vers l’industrialisation de l’URSS. La population juive tomba à 18 000 des 109 000 habitants de la région.

Pendant la seconde guerre mondiale, des réfugiés juifs s’y installent fuyant le front de l’Ouest. De 1946 à 1948 grâce à une vague de propagande lancée par le Comité Antifasciste, quelques milliers de juifs s’y laissent attirer. De 1948 à 1949 et bien que la  population juive atteigne 30 000 personnes, et suite à la terrible vague d’antisémitisme de la fin du régime stalinien (1947-1953). les écoles et le théâtre sont fermés. Quelques années plus tard la synagogue est brûlée. Toute revendication identitaire ou religieuse passe pour une entreprise contre-révolutionnaire. En 1948, la création de l’Etat d’Israêl mettra un terme définitif à cette République Autonome Juive.

Malgré des tentatives d’aides financières sous Gorbatchev la majorité des juifs qui restaient dans l’oblast émigra après la chute de l’URSS en 1991. Les traces du judaïsme qui restaient encore étaient très minces. En 2002 il ne restait que 2 327 juifs sur une population de 190 915 habitants, une synagogue et un journal écrit en yiddish : « l’Etoile du Birobidjan ». En 1991, l’oblast est passé de la juridiction du Kraï de Khabarovsk à la juridiction de la Fédération.

 

De nos jours :

Le Birobidjan comme le phénix semble renaître de ses cendres. Depuis 2004 on constate plus d’arrivées que de départs. Les écoles ont réouvert, une école du dimanche été créée, ainsi qu’une université nationale juive. Des clubs de jeunes et du troisième âge ont vu le jour ainsi qu’une troupe de danse et de théâtre, une chorale et un festival de la culture juive. Le journal : l’Etoile du Birobidjan » existe toujours même s’il est publié en Russe et n’offre plus que 4 pages en yiddish. L’apprentissage du Yiddish se multiplie dans la région, même pour les enfants qui ne sont pas de confession juive. Cependant, l’enseignement supérieur est dispensé en Russe et la maîtrise de cette langue exigée eu égard aux différents emplois. Un nouveau rebbe est arrivé d’Israël avec sa famille et a entrepris de faire connaitre leurs racines aux quelques juifs survivants.

 

Sources : Histoire juive de la Révolution à l’Etat d’Israël (René Neher-Bernheim)

                    Akadem

                    Gen Ami

                    

 

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18 janvier 2018

Communauté LGBT ? Illusion et affabulation !

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Cela fait maintenant quelques années que l’on me parle  ou que j’entends  parler de : " communauté gay ", lobby gay, solidarité gay, ou au choix pour  employer les termes usités LGBT). Que nous devrions en toute logique voter à gauche (ah bon !), être subversifs aimer les paillettes et les strass, la drague, mater les magazines de culs et les films porno (de mecs évidement)  et nous shooter au poppers  (mais bien sûr !). Etre militant ou, au pire, soutenir sans faillir et avec un parfait aveuglement  tout ce que les têtes pensantes (journaux, magazines LGBT, vieux beaux des années 80, et rescapés de toutes les véroles, Trans hystériques et cas sociaux), nous demandent non seulement d’ingurgiter mais d’avaliser, parce que eux, savent. Nous, ne sommes bons qu’à acquiescer, les suivre sans coup férir, étant incapables de discerner ce qui est bon ou mauvais pour nous, pour la « cause », et blabla bla et ragnagna ! 

Hum, et bien moi, j’en ai assez de cette fiction, de cette illusion de pseudo communauté ou toutes les grandes gueules s’érigent en chefaillons menant leurs troupes tambour battant ! Ou tous les LGBT (ou presque)  seraient, au contraire des méchants hétéros, compréhensifs, disponibles pour tout et tous, solidaires, non racistes et tolérants ! Bref,  une communauté de mondes enchantés ! 

Loin de moi de vouloir imiter un célèbre écrivain, mais j’accuse de népotisme toutes ces figures  représentatives de la  pseudo communauté LGBT. La seule chose qui nous unit c’est notre sexualité, notre amour charnel pour nos semblables, les plus semblables possibles point final ! Les luttes communes ? Mises à part celles concernant la liberté d’expression et la lutte contre l’homophobie,  les autres revendications telles : le mariage pour tous (même si certains en ont profité), la GPA, la PMA, n’intéressent qu’une partie des LGBT, certains s’en moquent royalement arrivant à vivre ou ayant organisé leur vie sans, et n’en voyant pas l’utilité ou bien, ne voulant pas copier leur couple sur les stéréotypes d’un couple hétéros.

Ce que je pointe du doigt, c’est cette hypocrisie qui nous fait dire ou écrire « qu’entre-nous », il y a plus de tolérance, de compréhension alors que nous affichons tout le contraire sur nos magazines,  les sites de rencontres, voire la vie de tous les jours.  Il suffit d’ouvrir un de ces magazines,  de lire ou de participer  à des forums de discussion pour être édifiés. Aucun avis contraire ou un peu discordant  n’est accepté, aucun débat n’est possible, s’il n’est pas conforme à la ligne éditoriale qui selon les forums prônent soient en faveur des gays, des lesbiennes et/ ou des Trans. Le moindre commentaire, la moindre critique, et vous vous faites honnir, voire carrément insultés par une bande de harpies. A croire qu’elles  n’ont rien d’autre à faire que de guetter le malheureux péquin qui aurait eu l’audace d’émettre son opinion, le faisant passer pour un débile profond, de toute la grandeur intellectuelle dont ils/elles  se croit (ent) investit !

Quelle gageure que de nous faire croire à la « solidarité »  qui nous unirait alors qu’on sait pertinemment que tous ceux qui ne rentrent pas dans certains critères de beauté, de positions sociales, sont jaugés avec suspicion, et je ne parle pas de ceux atteints d’une maladie  invalidante quelle qu’elle soit, d’un handicap, ou malgré certaines professions de foi, lesdites personnes sont  laissées à leur solitude pour ne pas dire abandon. 

Ce culte de la beauté, de la jeunesse, du muscle, du sexe et du sperme virent au ridicule pour les homosexuels. Celui de la féminité ou de la masculinité à outrance pour les transsexuelles (ls) font, qu’ils/elles deviennent des caricatures de ce qu’ils/elles croient être eux-mêmes (elles-mêmes). Nous ne sommes pas tous des gravures de mode, des mannequins. Nous sommes ceux que nous croisons tous les jours, avec nos imperfections physiques, nos insuffisances intellectuelles, notre couleur de peau et notre façon de vivre ! Nous qui nous plaignons du regard qu’on les hétéros sur nous, qu’avons-nous de mieux ou de meilleur  à offrir ?   Nous sommes souvent  intolérants, intransigeants, persuadés d’avoir raison sur tous et pour tout, de notre supériorité. Bref des cons imbus de nous-mêmes ! 

Etant gay, je parle pour ma paroisse. Quel reflet renvoyons-nous, sur les autres gays, ayant un physique dont on ne dit rien parce que somme toute banal ? Aux  gays de couleur ? A ceux qui pour diverses raisons ont une situation financière difficile ? Aux gays très extravertis ? Au travestis, etc… Que pensent-ils en voyant écrit et/ou en recevant en pleine figure : mal foutus s’abstenir, pas de « folle »,  de black,  d’asiatique,  de vieux,  de binoclard,  de gros, etc…la liste est longue ! Quelle humiliation, quelle honte d’être ce, ou de ceux dont les autres ne veulent surtout pas… ! Rejetés sans avoir la possibilité de se faire connaître, sans autre forme de procès ! Rejetés pour quelque chose qu’on ne peut maîtriser, par subjectivité !

Alors bien sûr, il y a des exceptions. Les noirs et les arabes s’ils sont bien montés et uniquement dans notre lit (pour certains), mais pas question de s’en faire des amis. Les asiatiques uniquement s’ils sont dociles et savent s’effacer… Je trouve cela triste ! Triste de ramener l’autre à une marchandise, à un morceau de viande que l’on choisirait à l’étal d’une boucherie ! 

Après je peux comprendre que tous les goûts soient dans la nature, que nous ayons tous nos propres critères de sélection, mais la manière de le faire comprendre, de le dire c’est cela que je remets en cause. Rien ne nous oblige à manquer de tact, de savoir vivre et de gentillesse.  On peut très bien devenir copain et/ou ami, avec une personne sans que cela finisse obligatoirement dans notre lit. Nos semblables ne sont pas des objets de consommation… Ils ont comme nous des attentes, des émotions, des sentiments. Beaucoup se plaignent de solitude, mais sont-ils attentifs à l’autre ? Les écoutent-ils ? Dans les bars, les boîtes de nuit  certains ne prennent même plus la peine de se présenter, de converser avant de se mettre la main au cul et/ou de se sauter dessus.  D’autres sont tellement seuls  que lorsqu’ils ont un auditoire, ils parlent, parlent et parlent encore, au point de noyer leur interlocuteur sous un flot ininterrompu de paroles, sans remarquer que celui-ci  ne peut en placer une. .. 

Sauf erreur, dans le milieu hétéro, je n’ai jamais remarqué d’hommes et/ou de femmes se montrant aussi mal élevés (ées). Le « râteau » est toujours enveloppé d’une excuse acceptable, que l’on y croit ou pas. Les mises en forme semblent respectées... 

Un  « auteur » célèbre parmi les LGBT et  dont je ne citerais pas le nom, regrette de n’avoir jamais eu « d’aventure » avec un noir ou un maghrébin, et l’âge venu, après s’être frotté à toutes les saloperies  microbiennes, se verrait bien avec un compagnon noir, pour combler sa solitude (ben voyons) !  De plus, il s’étonne qu’un jeune de 20-25 ans se fasse « payer » pour une partie de jambes en l’air, avec un homme d’un certain âge (ou plutôt d’un âge certain), alors que lui-même avoue dans un de ces livres n’aimer que les hommes de moins de 30 ans. Hum, allons, allons,  un peu de lucidité que diantre. Il ne faut  déjà pas  être dégoûté  par un mec qui se transporte tous les gènes,  même soignés,  des back room de Paris et de Navarre, et être réaliste : la jeunesse est attirée par la jeunesse et  c’est normal, celle-ci ainsi que la  « fraicheur » dure peu dans notre milieu ! 

Pour ma part, je suis de ceux dont on ne dit rien, j’ai un physique commun, un compagnon asiatique (Asie Méridionale),  tout mignon tout beau ne rentrant pas dans les critères de beauté homo puisque petit, menu et danseur de surcroît. Mon compagnon depuis 10 ans dont 8 de vie commune et avec qui je vis une très belle histoire.. .Aussi ais-je beaucoup de difficultés  à accepter cette surévaluation, cette surenchère de la beauté physique  somme toute subjective, qui gangrène et perdure dans le milieu gay et cause des dégâts parmi certains/certaines qui  se cherchent, qui n'ont aucune expérience, et qui finissent par être coincés de chez coincés, bourrés de complexes,  n'arrivant pas à s'identifier à des top modèles ! Ceci étant dit, c’est  tout pour mon coup de grisou du jour. 

 

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05 janvier 2018

Le Pérou avant les Incas (du 14/11/2017 au 01/042018)

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Cette exposition se tient au Musée du Quai Branly Jacques Chirac à Paris. Pour les titulaires de la carte du musée possibilité de visiter à partir de 9h30 tranquillement (idéal pour les photos). Pour les autres ouvertures au public à 11h le matin. Photos autorisées sans flash.

Cupisnique, Mochica, Chimù, Lambayeque...Ces cultures anciennes du Pérou semblent aujourd'hui oubliées. Pourtant ce sont elles qui ont mis en place les bases de ce qui allait devenir l'un des plus grands empires  préhispaniques : l'Empire Inca.

Cette exposition s'appuie sur les récentes découvertes archéologiques des premières cités andines de la côte nord du Pérou. Les tombes royales, les temples et les palais (qui remontent à l'an 300 de notre ère) ont livré de précieuses informations sur l'origine et l'organisation du pouvoir dans ces cités.

Les Chefs, prêtres, ou guerriers y avaient la capacité de gouverner, de dicter les normes, de réaliser de grands travaux, d'organiser et de contrôler la force de travail d'importantes communautés. Ce sont  précisément les manifestation de ce pouvoir que cette exposition se propose de nous faire découvrir, à travers une sélection de près de 300 pièces exceptionnelles.

L'Espace géographique :

La contribution la plus importante des sociétés cupinisque, Mohica, Lambeyque et Chimù est la mise en place du système d'irrigation. Ce système a transformé les valées pour leur donner leur forme actuelle. L'eau faisait partie des rites et croyances, en tant que source de fertilité pour la terre. La faune marine constituait la base de l'alimentation.

Le pouvoir et l'architecture :

L'une des manifestations matérielles du pouvoir, en l'absence de l'écriture est l'architecture des monuments, qu'il s'agisse de lieux de cérémonie ou d'habitat. Ils sont reconnaissables à leur taille, leurs finitions et à la répartition d'espaces spécialisés.

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Le pouvoir céleste :

Se manifeste par des espaces tels que les temples, où se matérialisait la présence des dieux.

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Le pouvoir terrestre :

S'organise autour d'individus qui contrôlent les armées, l'Etat et l'administration, et dont le pouvoir émane des dieux, puisqu'ils sont considérés comme leurs enfants. Initialement, le pouvoir terrestre est donc associé aux dieux, aux cérémonies religieuses, c'est la période des Etats théocratiques. Par la suite, apparaît la figure du roi comme gouverneur.

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Mille ans de pouvoir féminin :

Les récentes recherches démontrent  que, dans le passé précolombien, certaines femmes jouissaient d'un grand pouvoir, politique ou religieux. Dans leurs mobiliers funéraires ont été découverts des emblèmes attestant de leurs rôles et de leurs fonctions, et des représentations iconographiques qui ont permis de les identifier.

 

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Mon avis : Volodia

Superbe exposition, très riche tant au niveau des objets présentés que des explication fournies et toujours magnifiquement mise en scène comme du reste toutes celles organisées par le Musée du Quai Branly. 

A voir absolument ! 

Le Pérou avant les Incas - Musée du Quai Branly Jacques Chirac

   

07 décembre 2017

Le Yiddish

 

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Est une langue parlée par les juifs askhenazes,  c’est-à-dire par les juifs d’Europe du Nord puis, essentiellement ceux que l’on appelait les juifs de l’Est (Allemagne,  Europe Centrale et Orientale).  Langue errante et vernaculaire par excellence,  le yiddish a émergé au moyen âge aux alentours du 13ème siècle. Elle s’apparente à de multiples dialectes germaniques venus se greffer sur des bases d’hébreu, d’araméen et d’ancien français. La première inscription en yiddish date de 1242 et provient d’un fragment de prière qui se trouve actuellement à la bibliothèque d’Israël. Le premier texte littéraire en yiddish est le manuscrit de Cambridge en 1382. Le yiddish peut s’écrire de deux façons. Pour les puristes, on utilisera des caractères hébraïques, pour les plus « modernes » des caractères latins.

Au 14ème siècle, suite aux nombreuses persécutions dont ils font l’objet en Europe Occidentale, les juifs remontent massivement en Europe Centrale (Bohême, Pologne, Lituanie, Hongrie, etc…). Le yiddish  se transforme en profondeur au contact de ces cultures et s’enrichit alors  de locutions en langues slaves : Tchèque, Ukrainienne, Biélorusse, Polonaise et Russe. Parallèlement, au développement de l’imprimerie, de nombreux textes en yiddish sont édités, le plus souvent des bibles et des ouvrages religieux.  Il faut préciser que les femmes n’avaient pas accès aux études religieuses, réservées aux hommes, et que pour elles, seuls les livres de prières écrits en yiddish leur étaient accessibles. 

Au 18ème siècle,  les populations juives d’Allemagne et  d’Autriche abandonnent le yiddish pour la langue allemande en accord  avec la Haskala (mouvement  de pensée juif, influencé par le mouvement des lumières) d’où le mépris qui s’ensuivit pour ce « jargon » des ghettos, stigmates d’un passé détesté et emblème d’une culture rejetée en bloc comme irrémédiablement obscurantiste.  Néanmoins et malgré la naissance du Hassidisme qui argumente sur la sacralité de la langue hébraïque, donnant le départ d’une littérature d’ambition et de fiction, les intellectuels juifs continuèrent à écrire en yiddish, langue parlée par les couches populaires de la société, afin de continuer à diffuser leurs idées au plus grand nombre, ce qui ne les empêche pas de s’en prendre au Hassidisme perçu comme un frein à la modernisation sociale.  

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Au 19ème siècle L’industrialisation et l’urbanisation des populations font du yiddish la langue du prolétariat juif et favorisent  la sécularisation de la culture traditionnelle.  La presse écrite et le livre, diffusés en masse à des prix abordables deviennent accessibles à l’ensemble de la communauté. Les troupes de théâtre se multiplient.  A la fin du 19ème siècle, la lutte pour le développement du yiddish est entreprise avec ferveur par le BUND (mouvement ouvrier juif). Cette langue parlée par les communautés juives d’Europe Centrale et Orientale se répandra dans le monde, principalement  en Amérique du Nord avec les vagues d’immigration de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle (dues principalement aux pogroms incessants dans toutes ces régions). 

Le 19ème siècle voit naître également une langue : la Klal  shprakh, avec une grammaire normalisée et un enseignement universitaire. Elle est fondée sur le yiddish lituanien. Cette langue a pour objectif de «lisser » les différences entre les dialectes et donne au yiddish  une plus grande uniformité et respectabilité.  A cette époque le yiddish intègre dans son vocabulaire de nombreux mots issus du grec ou du latin, dans le lexical politique, technologique ou scientifique.  Samuel Joseph Finn (1820-1890 avec d’autres auteurs lituaniens ont créé les fondations de l’historiographie de la littérature juive en yiddish. 

Le yiddish grâce à une langue stabilisée dans sa forme, devient un outil de création littéraire intimement lié à la tradition religieuse. Mendele Moîcher Sforim, Sholem Aleykhem, Isaac Leib Peretz donne à la littérature yiddish ses lettres de noblesse. Le yiddish est revalorisé, sa littérature s’ouvre sur le monde et suit le 20ème siècle. 

Le yiddish a toujours eu son importance pour les juifs de l’est. Obligés de résider dans des endroits spécifiques décidés par le tzar et/ou le gouvernement en place, ces zones appelées  shetelt  (bourgade juive) dans les campagnes et  zone de résidence en ville, n’étaient pas clos de mur, mais regroupaient les populations juives d’une région. Bien souvent  ces populations écartées des non juifs (goys) vivaient en marge et ne parlaient pas la langue du pays dans lequel ils résidaient. Le yiddish était la seule langue qu’ils connaissaient et qui leur permettaient de se faire comprendre des autres juifs vivant ailleurs, dans d’autres régions ou pays. 

En 1934 Staline crée  Le Birobidjan une région autonome juive  situé à l’extrémité orientale de la Russie, à  la frontière Russo-Chinoise. Les juifs sont vivement encouragés à s’y installer. Au début, la région autonome accueille des milliers de personnes, qui devaient y organiser une certaine vie nationale juive. L'oblast a une langue officielle : le yiddish, l’hébreu étant considéré alors comme une langue liturgique donc contraire à l’idéologie soviétique, et de ce fait, la vie culturelle en yiddish se développe progressivement : un théâtre juif est créé en 1934, et un journal en yiddish, « L'étoile du Birobidjan » parait régulièrement. Des écoles en yiddish se développent pour faire face à l'afflux de nombreux migrants avec enfants.

Parallèlement, aux Etats-Unis, la littérature yiddish commence à se développer après la 1er guerre mondiale, et ce, toujours en raison des pogroms, des changements de frontières : régions anciennement polonaises devenant  hongroises, russes et/ou allemandes, etc… ce qui engendra de grands déplacements de populations. Isaac Bashevis Singer  Qui émigra aux Etats-Unis en 1935 et obtint le Prix Nobel de littérature en 1978 en est le plus illustre représentant. 

Le yiddish étant proche de l’allemand, il est tout naturel  qu’un Allemand et un Juif de l’Est se comprennent mutuellement même si certains mots d’origines slave ou hébraïque nécessitaient au juif de trouver d’autres mots pour se faire comprendre, car même si les concordances du yiddish avec l’allemand sont  nombreuses, les différences sont importantes.  Dans tous les cas, une personne parlant  allemand  pouvait aisément circuler  dans certaines parties de l’Europe de l’Est. 

 

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A la fin des années 1930,  environ 11 millions de personnes parlaient le yiddish et principalement en Europe (Russie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Hongrie).  Dès 1940 de nombreuses collections ancienne juives au caractère précieux, des documents d’une valeur inestimable, des incunables,  des camions entiers de livres religions ont été détruits. La Shoa de la seconde guerre mondiale, a pratiquement anéanti le monde juif, sa culture et le yiddish. 

Entre les années 1940-1950 les purges soviétiques vont bon train et une féroce répression s’abat  sur les intellectuels et les locuteurs du yiddish. En 1948 toutes les écoles juives sont fermées y compris les orphelinats, jardins d’enfants et classes juives de Lituanie, Biélorussie et d’Ukraine.  Toutes les collections de folklore, de dialectologie des institutions académiques juives de Minsk et de Kiev sont détruites. Les auteurs yiddish interdits, y compris au Birobidjan. 

Mais depuis quelques années, le yiddish semble renaître de ses cendres. La Maison de la Culture Yiddish – Bibliothèque Medem à Paris participe à la mémoire juive et dispense divers cours : de langue, de littérature, et t organise différents ateliers : théâtre, concerts,  chants, rencontres avec des écrivains et des traducteurs, etc…pour adultes et enfants.  Le musée d’Art du Judaïsme à Paris, organise des concerts de violons à prix très réduits par rapport à l’Opéra, voire même certains sont gratuits (réservations à faire très à l’avance).

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