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16 août 2016

Communauté LGBT ? Illusion et affabulation !

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Cela fait maintenant quelques années que l’on me parle  ou que j’entends  parler de : " communauté gay ", lobby gay, solidarité gay, ou au choix pour  employer les termes usités LGBT). Que nous devrions en toute logique voter à gauche (ah bon !), être subversifs aimer les paillettes et les strass, la drague, mater les magazines de culs et les films porno (de mecs évidement)  et nous shooter au poppers  (mais bien sûr !). Etre militant ou, au pire, soutenir sans faillir et avec un parfait aveuglement  tout ce que les têtes pensantes (journaux, magazines LGBT, vieux beaux des années 80, et rescapés de toutes les véroles, Trans hystériques et cas sociaux), nous demandent non seulement d’ingurgiter mais d’avaliser, parce que eux, savent. Nous, ne sommes bons qu’à acquiescer, les suivre sans coup férir, étant incapables de discerner ce qui est bon ou mauvais pour nous, pour la « cause », et blabla bla et ragnagna ! 

Hum, et bien moi, j’en ai assez de cette fiction, de cette illusion de pseudo communauté ou toutes les grandes gueules s’érigent en chefaillons menant leurs troupes tambour battant ! Ou tous les LGBT (ou presque)  seraient, au contraire des méchants hétéros, compréhensifs, disponibles pour tout et tous, solidaires, non racistes et tolérants ! Bref,  une communauté de mondes enchantés ! 

Loin de moi de vouloir imiter un célèbre écrivain, mais j’accuse de népotisme toutes ces figures  représentatives de la  pseudo communauté LGBT. La seule chose qui nous unit c’est notre sexualité, notre amour charnel pour nos semblables, les plus semblables possibles point final ! Les luttes communes ? Mises à part celles concernant la liberté d’expression et la lutte contre l’homophobie,  les autres revendications telles : le mariage pour tous (même si certains en ont profité), la GPA, la PMA, n’intéressent qu’une partie des LGBT, certains s’en moquent royalement arrivant à vivre ou ayant organisé leur vie sans, et n’en voyant pas l’utilité ou bien, ne voulant pas copier leur couple sur les stéréotypes d’un couple hétéros.

Ce que je pointe du doigt, c’est cette hypocrisie qui nous fait dire ou écrire « qu’entre-nous », il y a plus de tolérance, de compréhension alors que nous affichons tout le contraire sur nos magazines,  les sites de rencontres, voire la vie de tous les jours.  Il suffit d’ouvrir un de ces magazines,  de lire ou de participer  à des forums de discussion pour être édifiés. Aucun avis contraire ou un peu discordant  n’est accepté, aucun débat n’est possible, s’il n’est pas conforme à la ligne éditoriale qui selon les forums prônent soient en faveur des gays, des lesbiennes et/ ou des Trans. Le moindre commentaire, la moindre critique, et vous vous faites honnir, voire carrément insultés par une bande de harpies. A croire qu’elles  n’ont rien d’autre à faire que de guetter le malheureux péquin qui aurait eu l’audace d’émettre son opinion, le faisant passer pour un débile profond, de toute la grandeur intellectuelle dont ils/elles  se croit (ent) investit !

Quelle gageure que de nous faire croire à la « solidarité »  qui nous unirait alors qu’on sait pertinemment que tous ceux qui ne rentrent pas dans certains critères de beauté, de positions sociales, sont jaugés avec suspicion, et je ne parle pas de ceux atteints d’une maladie  handicapante quelle qu’elle soit, d’un handicap, ou malgré certaines professions de foi, lesdites personnes sont  laissées à leur solitude pour ne pas dire abandon. 

Ce culte de la beauté, de la jeunesse, du muscle, du sexe et du sperme virent au ridicule pour les homosexuels. Celui de la féminité ou de la masculinité à outrance pour les transsexuelles (ls) font, qu’ils/elles deviennent des caricatures de ce qu’ils/elles croient être eux-mêmes (elles-mêmes). Nous ne sommes pas tous des gravures de mode, des mannequins. Nous sommes ceux que nous croisons tous les jours, avec nos imperfections physiques, nos insuffisances intellectuelles, notre couleur de peau et notre façon de vivre ! Nous qui nous plaignons du regard qu’on les hétéros sur nous, qu’avons-nous de mieux ou de meilleur  à offrir ?   Nous sommes souvent  intolérants, intransigeants, persuadés d’avoir raison sur tous et pour tout, de notre supériorité. Bref des cons imbus de nous-mêmes ! 

Etant gay, je parle pour ma paroisse. Quel reflet renvoyons-nous, sur les autres gays, ayant un physique dont on ne dit rien parce que somme toute banal ? Aux  gays de couleur ? A ceux qui pour diverses raisons ont une situation financière difficile ? Aux gays très extravertis ? Au travestis, etc… Que pensent-ils en voyant écrit et/ou en recevant en pleine figure : mal foutus s’abstenir, pas de « folle »,  de black,  d’asiatique,  de vieux,  de binoclard,  de gros, etc…la liste est longue ! Quelle humiliation, quelle honte d’être ce, ou de ceux dont les autres ne veulent surtout pas… ! Rejetés sans avoir la possibilité de se faire connaître, sans autre forme de procès ! Rejetés pour quelque chose qu’on ne peut maîtriser, par subjectivité !

Alors bien sûr, il y a des exceptions. Les noirs et les arabes s’ils sont bien montés et uniquement dans notre lit (pour certains), mais pas question de s’en faire des amis. Les asiatiques uniquement s’ils sont dociles et savent s’effacer… Je trouve cela triste ! Triste de ramener l’autre à une marchandise, à un morceau de viande que l’on choisirait à l’étal d’une boucherie ! 

Après je peux comprendre que tous les goûts soient dans la nature, que nous ayons tous nos propres critères de sélection, mais la manière de le faire comprendre, de le dire c’est cela que je remets en cause. Rien ne nous oblige à manquer de tact, de savoir vivre et de gentillesse.  On peut très bien devenir copain et/ou ami, avec une personne sans que cela finisse obligatoirement dans notre lit. Nos semblables ne sont pas des objets de consommation… Ils ont comme nous des attentes, des émotions, des sentiments. Beaucoup se plaignent de solitude, mais sont-ils attentifs à l’autre ? Les écoutent-ils ? Dans les bars, les boîtes de nuit  certains ne prennent même plus la peine de se présenter, de converser avant de se mettre la main au cul et/ou de se sauter dessus.  D’autres sont tellement seuls  que lorsqu’ils ont un auditoire, ils parlent, parlent et parlent encore, au point de noyer leur interlocuteur sous un flot ininterrompu de paroles, sans remarquer que celui-ci  ne peut en placer une. .. 

Sauf erreur, dans le milieu hétéro, je n’ai jamais remarqué d’hommes et/ou de femmes se montrant aussi mal élevés (ées). Le « râteau » est toujours enveloppé d’une excuse acceptable, que l’on y croit ou pas. Les mises en forme semblent respectées... 

Un  « auteur » célèbre parmi les LGBT et  dont je ne citerais pas le nom, regrette de n’avoir jamais eu « d’aventure » avec un noir ou un maghrébin, et l’âge venu, après s’être frotté à toutes les saloperies  microbiennes, se verrait bien avec un compagnon noir, pour combler sa solitude (ben voyons) !  De plus, il s’étonne qu’un jeune de 20-25 ans se fasse « payer » pour une partie de jambes en l’air, avec un homme d’un certain âge (ou plutôt d’un âge certain), alors que lui-même avoue dans un de ces livres n’aimer que les hommes de moins de 30 ans. Hum, allons, allons,  un peu de lucidité que diantre. Il ne faut  déjà pas  être dégoûté  par un mec qui se transporte tous les gènes,  même soignés,  des back room de Paris et de Navarre, et être réaliste : la jeunesse est attirée par la jeunesse et  c’est normal, celle-ci ainsi que la  « fraicheur » dure peu dans notre milieu ! 

Pour ma part, je suis de ceux dont on ne dit rien, j’ai un physique commun, un compagnon asiatique (Asie Méridionale),  tout mignon tout beau ne rentrant pas dans les critères de beauté homo puisque petit, menu et danseur de surcroît. Mon compagnon depuis 10 ans dont 8 de vie commune et avec qui je vis une très belle histoire.. .Aussi ais-je beaucoup de difficultés  à accepter cette surévaluation, cette surenchère de la beauté physique  somme toute subjective, qui gangrène et perdure dans le milieu gay et cause des dégâts parmi certains/certaines qui  se cherchent, qui n'ont aucune expérience, et qui finissent par être coincés de chez coincés, bourrés de complexes,  n'arrivant pas à s'identifier à des top modèles ! Ceci étant dit, c’est  tout pour mon coup de grisou du jour. 

 

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16 juillet 2016

Musée Zadkine - Paris

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Ossip Zadkine est né en 189 à Vitebsk, en Russie. Son père Ephime est un lettré qui eseigne le grec et le latin au séminaire de cette ville. Juif, il s'était convertit à la religion orthodoxe en épousant Sophie Lester descendante d'une famille écossaire émigrée en Russie à la fin du 17ème siècle.

Le musée Zadkine a été créé par la Ville de Paris en 1982, conformément à la volonté et grâce aux legs de son épouse. Lieu de mémoire et de charme, le musée est installé dans les ateliers et la maison où Zadkine vécut et travailla pendant près de 40 ans. Rénové en 2012, au plus près  de l'esprit d'atelier, la présentation de ses collections a été repensée autour de la question de la matière pour faire dialoguer, sous la lumière des verrières, plâtres, terres, bois et pierres.

Nous avons eu beaucoup de plaisir à découvrir ce musée, nichée en plein coeur du 6ème arrondissement au fond d'une cour de la rue d'Assas près du jardin du Luxembourg. Dans le jardin minuscule, cachées pour certaines par de la végétation, s'offrent à la vue des visiteurs de superbes sculptures en bronze, aux traits marqués et à la forte personnalité.

Dans l'atelier au fond de ce petit jardin, on peut admirer quelques scuptures architecturales et des médaillons sculptés en albatre représentant des natures morts magnifiques.

La maison quant à elle, se présente sur deux niveaux ,dont un interdit au public, et concentre sur son rez-de- chaussée, formé de quatre petites pièces, des sculptures en bois de cormié, et autres essences d'arbres, de blocs de pierre laissés bruts pour les unes, polis pour les autres, en marbres, en pierre granulée. Certaines en pied, d'autres en portraits composées en courbes et en contrecourbes, en construction en plans à angle droit telle la tête aux yeux de plomb, la maternité, léda,etc...

Musée Zadkine

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24 juin 2016

Le Musée Cognacq-Jay (3)

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Après avoir évoqué le Marais Juif, puis le Marais Gay. Il est temps pour moi de parler du Marais des musées, pour la plupart sis dans d'anciens hôtels particuliers et pour certains méconnus du grand public. Mon objectif est de vous les dévoiler au gré de ce blog. 

Le Marais est un endroit passionnant à plus d'un titre, hormis les raisons évoquées ci-dessus, des nombreuses boutiques à l'avant-garde de la mode, de ses prix prohibilitifs et ce quelque soit le produit convoité, le Marais concentre  de multiples centres d'intérêts que je me fais un plaisir de découvrir ou de redécouvrir, avec parfois plusieurs années d'intervalles. 

Parmi les musées les plus connues du Marais, figurent en bonne place, le Musée Carnavalet, celui de la Chasse et de la Nature, la Maison de Victor Hugo, le Musée d'Art du Judaïsme, le Musée Picasso, mais encore le Musée Cognacq-Jay, dont j'avais entendu parler mais que je n'avais jamais visité. C'est à présent chose faite.

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Cet adorable musée est niché rue Elzévir dans un ancien hôtel particulier, comme il se doit, On y accède par une porte qui sans la pancarte située sur son fronton, ne laisserait rien deviner des trésors qu'il recèle.

En effet, ce musée présente des collections d'art réunies par Ernest Cognacq-Jay, fondateur des magasins de la Samaritaine, et de son épouse Marie-Louise Jay léguées à la Ville de Paris en 1928. 

Pour les personnes qui n'ont pas acquis la carte Paris Musée (40 € par an) vous devrez verser un droit d'entrée de 6 € sauf erreur. A l'exception notable d'un tableau de jeunesse de Rembrandt, l'essentiel des oeuvres présentées date du XVIIIème siècle. 

Votre voyage commencera au rez-de chaussée par des boiseries peintes d'angelots joufflus et espiègles, d'eaux-fortes, de peintures de Canaletto, Tiepolo, Greuze, Reynolds, et Perronneau, représentant des paysages bucoliques et de chasse, d'hommes romantiques et de femmes mutines peintes par Boucher, Fragonard,et Fantin La Tour.

Au premier étage, il est important de noter également un salle dédiée à l'enfant, à sa place dans la société et le pseudo amour maternel de cette époque.

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Des portraits d'hommes et de femmes, intéressants à mon sens, car il sont le témoignage de la condition sociale et de la mode. Du mobilier, dont un sompteux et imposant lit à baldaquin dont moi qui ne suis pas spécialement grand j'aurais eu du mal à allonger mes jambes.

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Au seconde étage, de ravissants biscuits et porcelaines de Saxe, d'orfèvrerie, de meubles estampillés, et d'objets de curiosités orientales et chinoises pour la plupart. De superbes bustes sculptées par Houdon, Lemoyne, Claudion, et des tapis faisant certainement partis de commandes spéciales au vu des motifs tissés.

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Au troisième et dernier étage on peut admirer un merveilleux enchevêtrement de poutres composant la toiture. chaque fenêtre donne vue sur une cour d'apparat pavée, le musée étant organisé en arc de cercle. Le musée n'est pas grand, mais contient une collection magnifique d'objets qui nous donne une idée du raffinement dans lequel vivait les personnes de qualité de cette époque. A noter également que ce musée organise des expositions temporaires d'où l'intérêt d'y venir et d'y revenir. Les photos prises lors de visite de ce musée se trouve dans la colonne photos du blog.

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23 juin 2016

Les travailleuses du sexe - pour faire simple : les "putes"

Suivant l'évolution de notre Société et donc celui des métiers, ces dames sont maintenant appelées ainsi, de la même façon qu'on ne dit plus une femme ou un homme de ménage mais un technicien de surface. Non plus un caissière, mais une hôtesse de caisse. Idem pour les Secrétaires qui sont devenues Assistantes etc...Ca fait mieux, sur la feuille de paie, mais niveau salaire bernique. Ces dames disais-je ne sont plus des putains, des putes, des tapins, des pouffiasses, mais des travailleuses du sexe, renommées ainsi par pur hypocrisie de la Société plutôt que par pudibonderie. J'aimerais bien savoir d'ailleurs ce qu'elles en pensent ?

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J'ai envie de parler d'elles, non pour les blâmer ou les encenser mais parce que je "navigue" dans des quartiers où il y en a de plus en plus et, pour essayer d'imaginer ce qu'elles peuvent penser en voyant défiler jours, après jours, mois après, mois et pour certaines années après années, moults frustrés, coincés, tarés, obsédés et êtres rejetés de la société pour diverses infirmités, dont le pénis lui est en parfait état de marche et dont l'inactivité, parfois forcée, l'incite à grimper au plus haut du calbute.

Il m'arrive pour diverses raisons d'avoir à passer dans certains quartiers dit réservés, non pour consommer, quoi que ? mais non, j'ai déjà dit que je n'aimais pas les femmes. Tout simplement parce que dans ces quartiers, je parle des beaux, comme la Madeleine. Mon fournisseur de livres anciens se trouve dans le Fbg Saint Honoré, et que faisant parfois un détour je me retrouve rue Godot de Mauroy. Alors là, ces dames ont de la classe. L'hiver elles portent chaussures, gants et sac à main assortis. Elles font leur métier en appartement et arpentent en vison. Leur clientèle n'est pas les employés de bureau ou petits cadres moyens, comme il fut un temps aux Champs Elysées, mais des cadres supérieurs, des hommes d'affaires, clients étrangers, habitués divers et variés mais avec toujours de quoi rémunérer largement les prestations. Certains prennent d'ailleurs rendez vous par internet. Ah internet que ne ferais-t-on sans ? Tarifs convenus à l'avance et versés discrètement. Comment le je sais ? si je vous dis tout que me restera-t-il ?

Catégorie inférieure, les Champs Elysées, la clientèle est plus cosmopolyte, orientale, les occasionnelles attendent dans les cafés discrètement, les pros. sont dans les bars de la rue de Ponthieu (avant on appelait ça des claques mais bon, tout évolue). Encore en-dessous, la rue Frochot dans le 9ème et ses alentours (frontière entre le 18è et le 9è). Là, ces dames sont dans des bars, les cabarets sont réservés pour échauffer ces messieurs, mais pas question pour les danseuses de faire des extras, sont pas là pour ça. En cas d'urgence, les bars sont ouverts dès 17h et toute la nuit et présentent nombre de variétés éthniques et morphologiques. Tarifs dans ces bars ? selon les pigeons qui acceptent de se faire plumer.

En-dessous, les grands boulevards, notamment Sépastopol ou beaucoup de ces dames sont issues de l'immigration, actuellement les Chinoises auraient tendances à remplacer les anciennes. Il est vrai que les Chinois font depuis quelques années une grande percée dans le monde des grossistes. Rue Saint Denis, des Françaises et quelques Africaines parfaitement francophones, pas toujours toutes jeunes, par toujours très belles, mais avec certainement une grande expérience, des tenues affriolantes et des modifications esthétiques, conséquentes et impressionnantes. Pas d'interpellation du client. En cause les nouvelles lois. Ces dames sont toutes ou presque dans la rue, devant et dans les halls des immeubles coincés entre les magasins des grossistes. Ce n'est qu'un ballet de Pakistanais, d'Indiens indifférents et blasés entre les portants préoccupés seulement de ce qu'ils vont pouvoir manger et surtout par le moyen de rester dans ce pays qui ne les a pas encore expulsés, de clients sur les trottoirs opposés qui salivent, hésitent, suputtent sur les tarifs des prestations qui seraient demandés.

Les boulevards extérieurs, les chantiers, les bois sont ce qu'on pourraient appeler des "maisons d'abattage" ou les tarifs défient toute concurrence, idem la sécurité. On y trouve des"filles" de l'Est, des pays d'Afrique en guerre, des Trans Brésiliennes, d'Amérique Latine et autres, la plupart sans papier, devant ramener une somme déterminée. Quelque soit le client pas question de le refuser, avec en prime les "contraintes policières".

Ma famille est originaire d'un port de la Mer Noir ou les filles à matelots comme elles étaient appelées se batttaient âprement  à coup de chaines de vélo pour leur bout de quai, contre les nouvelles venues et pour quoi ? des boites de conserves, des clopes, pouvoir dormir au chaud. 

Tout ceci pour dire que ces femmes je les aime. Je les aime pour leur abnégation à faire un métier dont la Société n'est même pas consciente de l'utilité et encore moins reconnaissante. Pour leur humour et leur gentillesse, leur façon de parler de leur situation avec dérision mais avec une grande lucidité, pour toutes les saloperies qu'elles risques d'attraper, malgré le mépris et les mauvais traitements dont elles sont les victimes. Ces dames n'existeraient pas, où iraient  les religieux, les jeunes gens voulant faire leur première expérience, les obsédés pour qui bander est devenu plus qu'une nécessité, avec des phantasmes tous moins inavouables les uns que les autres et dont ils n'osent parler à bobone ou, ceux dont la sexualité débordante incite leur épouse à leur dire "ouh j'ai mal à la tête, va voir ailleurs", les timides, les frustrés qui se prennent des râteaux à chaque fois qu'ils abordent une fille,  les infirmes en tout genre, je vous le demande à vous et à toutes ces âmes qui se prévalent d'avoir une bonne conscience ainsi qu'une bonne moralité ?...

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Mesdames, même si je ne suis pas consommateur, sachez que vous avez en moi un fidèle défenseur et que j'aurai toujours plaisir à converser avec vous.

 

 

Les hammams et saunas

Ces lieux mythiques objets de tous les phantasmes occidentaux, viviers permanents de beautés féminines pour les hétéros du 19ème siècle et de sexe facile pour les gays des années 1980. Il faut noter tout de même une sensible différence entre les toiles des orientalistes, les hammams traditionnels que fréquentent les peuples dits orientaux tels les juifs, les musulmans, les indiens et ceux qui se sont ouverts pour ainsi dire à tous vents et réservés à une clientèle avide d'exhibitionnisme, de plaisirs voire de perversions en tout genre.

si j'en parle, c'est que moi aussi, comme beaucoup j'ai voulu tester ces "fameux" hammams, savoir ce qui s'y passait et je dois avouer que j'en ai gardé un souvenir mémorable, non dans le sens "fan" mais plutôt dans le sens je longe les murs tout en prenant garde à ne pas les toucher non qu'ils soient malpropres, mais plutôt hum, mouvants...

20080904hammamrosiersinsideDans le hammam juif on vient avant tout pour se purifier avant le shabbat (ne pas confondre avec le bain rituel), chacun apportant, par habitude, les petites affaires nécessaires à de telles ablutions. Il comporte plusieurs pièces comme il se doit. Dans la première, on se décrasse énergiquement comme si on ne s'était pas lavé depuis plusieurs jours qui en réalité ne remonte au pire qu'au vendredi dernier. Ce qui m'a frappé (au figuré cela va s'en dire), c'est de voir tous les types de visages et pour certains, les coiffures (coupe de cheveux) ou kippa (car ne doit-on pas rester couvert devant Dieu) selon les pays dont ils sont originaires. J'ai une péférence pour les hassids (je suis sûr que vous vous en doutiez, non ?) la tête presque rasé et de longues païs (mèches de cheveux) descendant pour certain jusqu'aux épaules surtout les jeunes garçons (euh, attention je ne suis pas pédophile, je parle de cheveux simplement). Les ainés leur enseignant la façon la plus pure de paraître devant "Dieu". Ensuite on accède à une pièce plus chaude la chaleur, la plus forte venant du plus haut des gradins (attention aux fragiles du coeur). Troisième pièce, piscine d'eau froide, idéale pour un arrêt cardiaque après l'étouffante chaleur, et pour terminer on se fait fouetter énergiquement, si si, avec des branchages pour faire circuler le sang, par un vieux garçon de bain ou une vielle femme. On en ressort rouge, ne supportant qu'avec peine le frottement des vêtements sur la peau, mais avec une sensation de propreté inégalée.

Je ne parlerai pas des hammams tenus par des musulmans car je ne connais pas, c'est mon chéri qui sait. Non non non, il n'est pas de cette religion mais fréquente régulièrement le hammam de la mosquée de Paris ou celui de stalingrad. 

3598556711_a44b10986dMoi, je vais me perdre dans les méandres des hammams et saunas gays que j'ai hum, fréquentés. (avant de faire connaissance avec mon compagnon évidemment). Tout d'abord, dans ceux que je connais. Déjà l'enseigne est tout un programme à elle toute seule. Nom accrocheur en lettres lumineuses, couleurs tapageuses et en dégradées sur la façade, les tarifs varient selon les services proposés. Il n'est pas utile de venir avec son panier d'oranges (ceux qui fréquentent ces lieux comprendront pourquoi) et serviettes de bain. On vous fourni l'indispensable et même le superflu... Vous vous présentez à l'accueil comme il se doit et là, pas de jours spécifiques, puisqu'espace réservé à nous seuls, les hommes. Vous êtes accueillis par un jeune homme ou un homme (de préférence pas plus de 25-30ans) en tee shirt  laissant voir une musculature impressionnante, Des fesses rebondies et moulées, ainsi que ce qui va avec, dans un short dont la taille a été calculée au plus juste. Font peut être des économies ? à moins qu'il ne s'agisse de faire saliver devant les "gourmandises" s'y pavanant ?

Une fois énoncé les règles des lieux, on vous donne (euh non, prête un drap de bain) et vous voilà en route pour l'exploration de ce havre annonciateur de plaisirs et de délices sensuels. Un conseil pensez à apporter des tongs, hum oui,  ça n'est pas garantie anti-micoses.  Dans certains hammams vous pouvez garder votre serviette autour de la taille ou si vous êtes très timide votre slip de bain, de préférence celui qui couvre à peine ce que vous avez à y mettre. Après c'est selon la politique du lieu.

m_157Soit vous vous retrouvez dans un sauna type soft, cool, détente et flirt le tout fait avec discrétion, sans insistance et sans démonstration publique de vos goûts et/ou préférences sexuels à l'un comme à l'autre. Soit vous tombez comme ça m'est arrivé dans un énorme "baisodrome" ou vous êtes, frôlés, palpés par des mains invisibles au fur et à mesure que vous passez dans les couloirs, quand elles ne s'imposent pas en dessous de votre drap de bain qui parait tout à coup aussi petit qu'une serviette tellement les convives paraissent affamés de sexe et de sperme.

Vous essayez de vous dire que vous vous êtes trompés, que vous vous faites des idées, que votre imagination s'est enflammée en raison de la chaleur. Et non, tout est vrai. Le sexe dressé (on se demande comment d'ailleurs) du vieux beau contre vos fesses, le regard édulcoré du blond platine adossé au mur attendant le client ? celui aguicheur du mocheton de service (mais n'est-on pas toujours le mocheton de quelqu'un ?). Le gros barraqué qui fait jouer ses muscles et marche comme s'il était monté sur ressorts. Bref, une floppé de types variés de provenances diverses plus ou moins intéressants (je parle physiquement, car comment s'en rendre compte de lur intellect dans de telles conditions. La plupart d'entre-nous nous sommes là pour se rendre compte, et chercher  le partenaire idéal, parfait, beau, pour quelques heures ? une nuit ? pour la vie ? certainement pas.

3598569915_26d2850425Et puis d'abord je suce pas quand je connais pas, et surtout quand j'aime pas. Et puis, je préfère choisir qu'être choisi surtout quand il n'y a pas réprocité. Et puis j'aime qu'on me présente les gens et les "choses" j'ai horreur que l'on me les imposent. Et puis il y avait quand même, même s'il y a une sélection à l'entrée, beaucoup de "vieux".  Et puis j'aime pas être considéré comme un morceau de viande à l'étalage faisant parfois l'envie de quelques chiens en rut. Et puis je me suis senti souillé tant par les regards que par les frôlements et pour certains les gestes appuyés. Au point que ma curiosité mal placée, je le reconnais maintenant, a viré au cauchemard et que je n'ai eu qu'une envie au bout d'une ou deux heures (hum oui en plus j'avais retiré ma montre) de filer désolé mais y a pas d'autres mots "la queue entre les jambes".

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18 juin 2016

Shivanna et moi

003C'est tout un poême et plus qu'une histoire d'amour. On ne peut parler de l'un ou de l'une sans le (la) dissocier de l'autre. Au début de notre relation, j'ignorais qu'en prenant Subramaniam, je devrais "obligatoirement" accepter son chat ou plutôt sa minette, puisqu'il s'agit d'une adorable femelle, têtue, cabocharde et n'ayant pas, mais alors pas du tout envie de partager l'amour que lui porte son petit maître adoré.

J'en parle et en parlerai souvent, car elle est devenue en quelques mois le pilier central de notre attention et qu'elle le sait. Elle joue de charme et de coquetterie avec lui comme le ferait une amante. Si je ne suis toujours pas accepté, par elle, comme membre à part entière de leur vie, je suis toutefois toléré comme main nourricière et  compagnie lorsque son maître part en tournée. Bah oui, elle n'aime pas la solitude, contrairement à ce que l'on dit des chats, et je dois avouer qu'à mon insu, je m'y suis attaché. Elle a su se faire apprécier, aimer, et même se rendre indispensable lors de mes moments de solitude. Seulement attention, la frontière est encore loin entre les "ronrons" spontanés qu'elle dispense à son maître pour tout et rien à la fois et l'acceptation de mes caresses seulement prodiguées à des moments ou je sens qu'elles seront les bienvenues.

La première fois que je suis allé chez Subramaniam elle a grogné, si si, comme un chien et est partie se cacher. Les fois suivantes, elle est restée à l'endroit ou elle s'était posée (préférence, le lit de mon chéri) mais dès qu'elle m'a vu approcher, elle a ouvert la gueule pour feuler, m'intimant une certaine prudence dans mes gestes et attitude au point que j'ai préféré garder ma main prête à la caresser près de moi et m'éclipser dans une autre pièce pour la laisser reposer en paix. Quant à notre première nuit chez lui, Mle s'était réfugiée sur un meuble légèrement plus haut que le lit prête à me sauter dessus toutes griffes dehors. Mouais, extrémement jalouse et pas partageuse pour un sou, pourtant ce n'est pas une siamoise (parait que c'est une de leur particularité), mais une chatte dite Européenne, histoire de donner un titre de noblesse à un vulgaire greffier.

Toutefois, malgré ses démonstrations sinon d'agressivité, de non acceptation, je décidais de montrer à ce petit monstre à quatre pattes qu'il n'était pas question pour moi de renoncer à Subramanim.et peu à peu nous avons appris à nous supporter comme un mal dont on sait qu'il ne pourra que s'estomper et non disparaitre. Depuis, nous cohabitons l'un et l'autre en bonne intelligence, moi avec affection (j'aime sa force de caractère), elle avec résignation, tout ça pour l'amour de Subra.

001Lorsque mon chéri part en tournée, il me confie sa minette qui comble en bonne partie ma solitude et auquelle je prodigue soins et affection au même titre que je le ferais à son maître. Elle me remercie en m'accompagnant au magasin et en se couchant dans le fauteuil que j'avais destiné à Subra, attirant bien involontairement la clientèle qu'il lui arrive de remercier  d'un coup de patte bien asséné lorsqu'un indélicat personnage fait mine de vouloir s'y assoir (toujours un peu sauvage). Elle se couche parfois sur une marche en plein milieu de l'escalier intérieur menant de mon appartement à la boutique et combien de fois il m'est arrivé de trébucher par peur de lui marcher dessus (je suis sûr qu'elle n'a jamais pris autant de coups de pieds au cul qu'avec moi). Pour elle, je m'absente 1 h environ,  3 fois par semaine le matin pour faire mon marché (euh, qui se tient juste devant mon magasin) pour lui acheter un petit poisson frais et le reste de la semaine la toute belle se régale de steack haché. Mon chéri n'aime pas lui donner des boites ou des croquettes pour animaux, parait que ce ne sont que des rognures à l'intérieur. Donc pas question, nous n'en mangerions pas alors pourquoi elle ?

Nos nuits sans notre amour commun sont tranquilles, calmes  ? c'est selon les voisins... Nous nous partageons mon lit. Moi dans les draps mais toujours du côté qui m'est tacitement dévolu (côté porte) et la minette au pied du lit sur lequel j'étends la robe de chambre de mon chéri ou un vieux tricot portant son odeur, ce qui l'incite à rester là ou elle s'est posée. Le matin, elle attend pour se manifester que le réveil sonne et alors là, Elle ne fait ni une ni deux, Elle me met ses moustaches et son museau humide sous le nez. tout en ronronnant bruyamment. Accepte mes caresses tout en me guidant  vers la cuisine (on ne sait jamais, dès fois que je me perdrais en route) avec un regard impérieux allant vers son assiette. Et oui, l'appel et le remplissage du ventre demande qu'on fasse quelques sacrifices et amabilités.

Inutile de préciser que lorsque notre amour commun revient, je n'existe plus. Elle concentre toute son attention et son amour à son petit maître adoré, lui faisant mille grâces, le suivant partout et dans tous ses mouvements, en oubliant allègrement (mais ça je suis mauvaise langue, car ce n'est pas tout à fait exact) tous les soins que je lui ai prodigués. 

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14 juin 2016

GO WEST - Pet Shop Boys

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מקהלת שירה מבצעת את השיר החדש ׳אם השם לא יבנה בית

 

 

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Shulem Lemmer with Shira choir singing Hamavdil

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״יוֹסֵף״ - מקהלת שירה, מונה, למר,

ילד הפלא ופריילך  

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