zdraztvitié

05 février 2019

Fendre l'air - Art du Bambou au Japon

6

Cette magnifique exposition se tient au Musée du Quai Branly Jacques Chirac à Paris du 27/11/2018 au 07/04/2019.

L'art du panier japonais raconté à travers 200 oeuvres anciennes et contemporaines. Il s'agit d'une première exposition d'envergure en Europe dédiée aux paniers de bambou japonais. On y découvre ces corbeilles, signées par les artisans-artistes qui accueillent les arrangement floraux, ou ikebana, destinés à la cérémonie du thé. Des objets tressés d'hier et d'aujourd'hui, d'une beauté subtile.

Histoire du panier de bambou japonais :

Le thé arrive de Chine dans l'archipel nippon aux environs des VIII et IXème siècle, apporté par les missionnaires bouddhistes. Il est utilisé dans les monastères pour ses vertus médicinales avant d'être introduit à la cour. Autour de l'empereur et chez les seigneurs, ou shoguns, s'organisent des cérémonies autour de la vénérable boisson. 

31

Des paniers de bambou contenant les arrangements floraux, ou ikebana, contribuent à l'harmonie du moment. Les Japonais étant influencés par l'Empire du Milieu, les corbeilles copient d'abord les formes chinoises. Les vanniers chargés de les tresser sont de simples artisans dont le nom n'est pas conservé.

1868 : l'Empereur Meiji prend le pouvoir, mettant fin à plus de deux siècles de régime féodal et d'isolement. Autour de lkui se forme une classe d'aristocrates lettrés, élite sophistiquée versée dans les cérémonies du thé. Elle prise le rituel sencha au cours duquel des feuilles de thé sont lentement, très lentement infusées (à distinguer de la pratique du chanoyâ, où le thé vert est utilisé en poudre). Pour ces réunions, les hôtes s'entourent d'objets raffinés qu'ils sont fiers de montrer à leurs invités. 

23

Entre collectionneurs, on compare, on commente. C'est à qui dévoilera les ustensiles les plus élaborés, les plus coûteux. Le comble du chic ? Posséder un panier ayant appartenu à un maître de thé historique. Pour satisfaire cette clientèle d'esthètes, les artisans se surpassent. Les vanniers japonais vont se libérer du modèle chinois et inventer leurs propres formes. Ils cherchent à s'affranchir de la condition subalterne d'artisan pour accéder au statut d'artiste et imposer leur identité. Hayakawa Shôkosai est le premier à signer ses création vers 1880. 

20

Des lignées de maîtres-vanniers se mettent en place à l'instar des potiers ou armuriers. Pour protéger les paniers à Ikebana, on fabrique de délicates boîtes qui, elle aussi, portent la signature de leur auteur.

Parallèlement, le gouvernement Meiji assure la promotion de ses artisans en organisant des expositions au sein de l'Empire mais aussi en participant à des manifestions internationales. Cet âge prendre fin brutalement avec la défaite du Japon lors de la Seconde Guerre Mondiale.

La création contemporaine :

Sept artistes sont réunis dans cette exposition pour illustrer la création contemporaine. La plupart des vanniers mis à l'honneur coimposent encore des vases décoratifs pour l'arrangement floral. Ils y sont obligés pour gagner leur vie.  

27

Or, parallèlement  à ces réalisations "alimentaires", ces artistes travaillent à une oeuvre personnelle. Et, sitôt qu'ils expriment leur vision esthétique et poétique, leurs paniers cessent d'être des contenants. Les voilà sculptures. D'artisan, le vannier se fait plasticien.

9

Le bambou est un média. Les compositions se révèlent subtilement abstraites, une simple tige devient graphisme. On admirera la maîtrise de l'espace. Il y a une légèreté.

12

D'autres  constructions arborent des formes organiques, ici, on devine l'eau qui coule d'une rivière, là des silhouettes féminines. Ces artistes se sont formés aux techniques traditionnelles de tissage dans des ateliers familiaux ou des écoles professionnelles. Tous ont appris pendant au moins cinq ans  à bien préparer le bambou avant de le tresser : extraire l'huile que contient l'arbre vert, ébrancher les tiges, fendre le tube pour le découper en lanières, tailler des brins....Certains maîtres abandonnes ces tâches fastidieuses à leurs disciples ; quelques uns s'y attellent en personne, trouvant des ces préparation manuelles un état propice à la méditation.

Les créateurs  contemporains prennent des libertés avec la tradition. Audacieux, ils font intervenir dans leurs oeuvres des matériaux étrangers au bambou. L'un y associe du métal, de la laque, voire du plastique. L'autre sollicite la collaboration d'un céramiste. Il est même un artiste qui a recours à l'ordinateur pour concevoir ses pièces.

32

Pour voir d'autres photos de cette exposition aller dans la rubrique album du blog.

Désolé si certaines oeuvres sont mal photographiées, mais notre appareil est très ordinaire et beaucoup d'objets sont sous vitrines avec malheureusement des reflets de lumière spots ou vitraux du musée en plus du reflet du verre de ladite vitrine.

Posté par chezVolodia à 20:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


03 janvier 2019

Le musée de Montmartre

P1090451

Monmartre connaît à la fin du XIXème siècle  une transformation décisive.  L'installation des cafés, bals et cabarets artistiques  ainsi que la venue d'artistes métamorphoses  l'apparence de ce village tranquille.

Les ateliers et les cités d'artistes se démultiplient  et accueillent des peintres venus d'horizon divers. Montmartre devient le centre  de l'avant-garde artistique où peintres, poètes et musiciens côtoient chansonniers, clowns et danseurs, où la culture populaire fusionne avec celle des intellectuels, et où les frontières entre les arts s'estompent. Naît alors l'esprit bohème qui fera la légende et l'identité de Montmartre.

Cela fait quelques années que nous n'étions pas revenus dans ce charmant musée nichée dans une rue calme de la butte, et avons été agréablement surpris des modifications et amégement qui y ont été fait. Composée d'une maison donnant sur ladite rue, l'intérieur est composé de deux ailes : une comprenant une salle d'exposition ou était accroché des dessins de la guerre 14-18, prolongée par un salon de thé, le tout donnant sur un des jardins d'où l'on peut apercevoir l'église du Sacré-Coeur :

IMG_20180929_121150

Dans la seconde aile, nous avons pu visiter l'appartement des peintres Utrillo et Suzanne Valadon, leur salon, la chambre d'Utrillo et l'atelier de Suzanne Valadon :

IMG_20180929_115105

IMG_20180929_115210

IMG_20180929_115514

Dans le second jardin, un autre bâtiment est visible dans lequel figure des vues, des peintures de montmartre, des cabarets, des bals, est également reconstitué un bar, et des peintures accrochée au mur représentent les principales figures de Montrmartre : Aristide Briant pour le Lapin Agile, la Goulue pour le Moulin Rouge, le moulin de la Galette, etc....

P1090415

IMG_20180929_121913

 

 Au fond du jardin qui descend en espaliers, se trouve les vignes de montmartre.

P1090445

P1090444

Les photos de ce ravissant musée sont dans la colonne album photos du blog

 

 

12 novembre 2018

Kol Aviv

Posté par chezVolodia à 19:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

01 octobre 2018

Dire Gelt

Dire Gelt - דירע געלט (Traditional yiddish song)

Posté par chezVolodia à 20:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 septembre 2018

Simhat torah

Posté par chezVolodia à 09:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


15 août 2018

Musée Yves Saint Laurent - Paris

 

P1080994019

En 1962, Yves Saint Laurent (1936-2008) ouvre, avec Pierre Bergé (1930-2017), sa propre maison de couture au 30 bis sur Spontini, dans le 16ème arrdt.

Forte de son succès florissant, la maison de couture s'installe, le 14 juillet 1974, dans cet hôtel particulier du 05 avenue Marceau, de style Napoléon III.

 

yves-saint-laurent-museum-paris-all-year

 

P108097501

4

La maison, qui ferme ses portes en octobre 2002, se transforme en Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, reconnue d'utilisé publique cette même année. Elle a pour principales missions d'assurer la conservation et le rayonnement de l'oeuvre d'Yves Saint Laurent.

Cette conscience patrimoniale est née dès 1964, lorsque Yves Saint Laurent décide au lendemain des défilés de haute couture de faire un choix de modèles destinés à être conservés. En 1982, la mention "Musée" apparaît sur les fiches d'atelier de ces pièces, retirées du circuit commercial, et conservées dans des réserves muséales aménagées à partir de 1997. Ce patrimoine, constitué de milliers de modèles, mais également de toute la documentation relative à leur création, est sans équivalent dans le milieu de la mode.

P1080984028

P1090022h

 

P1080985027

De 2004 à 2016, la Fondation organise des expositons d'art, reflétant les goûts éclectiques du couple Bergé-Saint Laurent. Aujourd'hui, leur maison de couture devient musée, qui a reçu l'appellation Musée de France, célèbrant le génie de celui qui demeure l'un des plus grands couturiers du XXème siècle.

Mon avis : Volodia

Enfin, nous avons pu accéder à cet antre sacré et tant convoité qu'est ce musée. En effet, depuis l'ouverture de ce musée, nous n'avions pu le visiter en raison de la foultitude qu'y s'y presse. 

Nous étions de fervents visiteurs et admirateurs de la Fondation, qui organisait de sublimes expositions temportaires que ce soit sur la mode : vêtements confectionnés avec des fibres végétales, telles : les robes sculpture de Nourredine Amir, ou d'autres comme : les tapis et bijoux traditionnels du Maroc, ou d'autres encore comme :  Nureev, Jacques-Emile Blanche. Toutes ces expositions étaient très bien mises en scène avec les plus beaux objets dont certains provenaient de collections personnelles prêtées pour l'occasion.

Seul petit bémol, il était interdit de photographier, même sans flash, et je dois avouer que nous étions un peu frustrés car les salons d'expositions, rien qu'eux méritaient largement quelques photos. Pour les oeuvres exposées, il était toujours possible de se rabattre sur la librairie de la Fondation, quoi que certaines n'étaient pas en vente...

De même que pour visiter l'atelier d'Yves Saint Laurent, nous étions obligés de prendre rendez-vous en espérant que le nombre de visiteurs ne soient pas trop nombreux. A présent, les photos (sans flash sont autorisées), l'atelier visitable sans rendez-vous

 

P1090005

 

et nous avons le droit également de tomber bées d'amiration devant les tenues crées par ce couturier.

 

P1080992021

 

En prime, une petite vidéo posthume de Pierre Bergé, avec sa voix ainsi que celle de Yves St Laurent nous expliquant leur manière de fonctionner : l'un créant, l'autre mettant en scène et dirigeant la maison.

D'autres photos de ce musée figurent dans les albums de ce blog

«Семейные радости»

Еврейская сюита «Семейные радости». ГААНТ имени Игоря Моисеева.

Posté par chezVolodia à 09:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

11 août 2018

Tatouages de prisonniers de droit commun Russes Homosexuels

869b380f99e5988a7adf828d58a343b8

090914a888c31ce99989d9aece3551f7--russian-criminal-tattoo

fd505c03ea56b19e5b88c223ca6188dd

tatouage-prisonnier-yeux-copie

 

Les tatouages ont toujours été interdits dans les prisons Russes. Autrefois, signe de rebellion, les prisonniers n'hésitent plus à montrer leurs tatouages qui est un livre ouvert sur leur vie et leur passé criminel. Ce qui est intéressant c'est que les Droits Communs, affichent leur homosexualité sans complexe : 

. Les yeux placés au-dessus de la clavicule s'ignifie : je t'ai  à l'oeil

. Certains sont tatoués directement sur les tétons pour former l'oeil,

Mais, les yeux placés directement sur l'abdomen sont signe d'homosexualité, le pénis préfigurant le nez.

Pour ceux qui s'imaginent qu'homosexuel veut dire efféminé, propre sur soi, et autres caricatures,  C'est une fable, parmi eux se trouvent autant de voyoux infréquentables que parmi les hétérosexuels. Ces individus se montrent souvent brutaux vis à vis des autres prisonniers, surtout les nouveaux, en leur cassant les dents de devant en vue de fellations forcées.

Posté par chezVolodia à 12:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

20 juillet 2018

Les communautés juives d'Asie Centrale

 

Juif de Boukhara

Pour ceux qui ne le savent pas, l’Asie Centrale située stratégiquement entre la Russie au Nord et à l’Ouest, la Chine à l’Est, et l’Afganistan et l’Iran au Sud a été envahie, conquise, ravagée et occupée par les armées de ses voisins. Originaire de Russie et de plus d’un Oblast, je me suis intéressé à ses cousins éloignés. 

On pense que des juifs se sont peut être installés en Asie Centrale dès le 4ème-5ème siècle avant J.-C alors qu’une grande partie de la région était sous domination Perse, puisque les juifs pouvaient circuler librement dans l’Empire Achéménide.

La route de la soie fut ensuite une autre voie de leur pénétration en Asie Centrale. Dans les siècles qui suivirent , des juifs émigrés, exilés ou fuyant les persécutions - d’Espagne, de Perse, du Moyen-Orient, du Maroc et de Russie - trouvèrent refuge en Asie Centrale. La plupart s’installèrent dans les villes de Boukhara, Samarkand, Tachkent et de kokand. Ils furent vie connus sous le nom de « Juifs de Boukhara ». 

Au début du 15ème siècle, les tribus ouzbeks prirent le contrôle d’une grande partie de l’Asie Centrale et promulgurent des lois qui eurent des effets à long terme sur la population juive. Les juifs étaient soumis à de lourds impôts qui leur interdisaient pratiquement de posséder des terres. 

Beaucoup devinrent marchands, changeurs et prêteurs sur gage, ou encore ouvriers spécialisés dans la teinture à l’indigo. Certains prospérèrent et finirent par contrôler des caravanes qui assuraient les écanges avec la Russie. En 1833, ladite Russie accorda aux juifs de Boukhara le droit de commercer aux foires importantes de Niji, Novgorod et d’Orenbourg, ce qui augmenta leur influence dans leEmirat. Les exportations portaient surtout sur le coton brut, les importations sur les tissus manufacturés en Russie.

Comme dans de nombreux pays du monde, les juifs sous la domination des Khans Ouzbeks musulmans furent exposés à des discriminations :

. Leurs robes devaient être de couleur unie et ils ne pouvaient les fers qu’avec une cordelettre nouée à la tailleans. Ils devaient porter des calottes noires bordés d’un mince liseré de fourrure. Il leur était interdit d’aller à cheval ou à dos d’âne dans le périmètre de la ville, et ils devaient résider dans un mahalla (quartier de la ville qui leur était réservé).

Dans l’intimité de leur demeure, les juifs s’abillaient comme les musulmans. Leurs femmes n’étaient pas confinés dans des appartements séparés, elles n’étaient pas voilées et se mêlaient librement aux hommes de la maisonnée. Pour sortir, en revanche, elles n’étaient pas voilées et se mêlaient livrement aux hommes de la maisonnée. Pour sortir, en revanche , le port du parandja (lourd manteau enveloppant) était obligatoire, afin de ne pas attirer l’attention.

Le plus souvent les communautés juives purent se maintenir et garder leurs synagogues, mais il y eut périodiquement des vagues d’antisémitisme, de pogroms et de conversions forcées, en particulier au 18ème et 19ème siècle.

D’une certaine façon, la domination russe améliora la vie des juifs de Boukhara et beaucoup d’entre-eux prospérèrent. Les tzars avaient plus d’intérêt à maintenir et renforcer des partenaires commerciaux en Asie Centrale (dont beaucoup étaient juifs) qu’à contrôler la vie individuelle de chacun. Une fois le traité de Boukhara signé en 1873, entre le Khan et les Russes, les juifs eurent un libre droit de propriété et davantage de liberté pour s’installer. 

La situation changea à l’arrivée des communistes soviétiques. On promulga des lois défavorables aux religions. Des synagogues et des mosquées furent détruites ou transformées en entrepôts et en bâtiments administratifs. Rabbins et mollahs furent persécutés. Les entreprises privées furent nationalisées et les artisans contraints d’intégrer des coopératives ou d’aller en usine. Sous Staline, l’antisémitisme repartit de plus belle et nombre de professionnels juifs d’Asie Centrale tombèrent victimes de sa paranoïa.

Au cours du 20ème siècle la populations juive d’Asie Centrale connut des vicissitudes dramatiques. Dans les années 1920-1930 des milliers de juifs partirent pour la Palestine. Mais, à partir de 1940-1942 plus de 152 000 évacués, réfugiés, et déportés arrivèrent à Tachkent, venus des régions ouest de l’URSS et fuyant les troupes allemandes. Leurs fiches d’enregistrement existent encore aux Archives Centrales de l’Etat d’Ouzbékistan à Tachkent. De nombreux juifs gagnèrent aussi d’autres régions d’Asie Centrale. Beaucoup sont repartis après la guerre, mais un nombre conséquent a aussi choisi de rester.

Une autre exode commença au début des années 1970 : On estime que depuis ce temps, la population totale des juifs d’Asie Centrale est tombée de 35 000 à environ 10 000. La plupart des migrants sont partis en Israël ou pour les Etats Unis.

Mes sources : Trésor de la Route de la Soie de Susan Meller.

Posté par chezVolodia à 11:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

12 juillet 2018

Les insupportables litanies et fantasmes de Didier Lestrade

Ce n’est que sur le tard, le très tard que j’ai pris conscience de la réelle personnalité de Didier Lestrade. Bien que ne lui ayant jamais parlé physiquement, j’ai toujours eu une certaine sympathie envers lui, quid pour son combat contre la maladie et l’obscurantisme et l’omerta des médias et du gouvernement lors de son émergence. Sa propension à dire des vérités qui appuie là où ça fait mal, à se dresser contre les injustices de toutes sortes qui étouffent la minorité lgbt (plus gays en fait que lgbt), sa détermination à faire passer des messages en force s’il le faut et ce jusqu’au boutisme. 

Ce qui bien évidemment m’a conduit à lire beaucoup, peut-être trop, ses écrits, ses livres et à regarder les émissions tv dans lesquelles il apparaissait. Non comme une « groupie » mais parce qu’il me semblait intéressant d’écouter les avis et recommandations d’un homme d’expériences reconnu et d’une certaine importance dans le milieu lgbt. 

Au même titre, je me suis  intéressé à son total opposé : Erik Rémès auquel  il voue une animosité féroce. Et bien que je ne sois pas du tout en osmose avec les idées prônées par ledit Erik Rémès, et le mauvais procès d’intention que lui fait Didier Lestrade, j’ai également eu envie de lire ses livres et de voir les émissions tv incluant ce dernier. Celles-ci m’ont laissé « dubitatif » Erik Rémès ne voulant absolument pas débattre sur ses idées avec Didier Lestrade estimant que celui-ci était un facho. Je dois avouer avoir eu un peu honte de l’attitude de Monsieur Remès, qui s’est comporté comme un gamin, avec cet argument digne d’une cour d’école. De fait, il s’est retrouvé « hué » par tous les invités refusant de s’expliquer plus avant. J’ai eu l’impression d’une meute se ruant sur une proie, Lestrade en étant "le Chef" !

Ceci dit, pour avoir lu quelques uns de ses livres et eu divers contacts écrits avec Erik Rémès, il en ressort que celui-ci  est loin de l’image sulfureuse qu’on lui prête et/ou qu’il aime se donner. C’est une personne aimable, bien élevée et discrète, ses idées, même si elles ne sont pas les miennes, loin s'en faut, méritent qu’on y réfléchisse et qu’on les regarde autrement que comme des provocations, celles-ci étant sa marque de fabrique, il semble qu’elles lui aient attiré nombre de lecteurs et qu’il en joue jusqu’à plus soif. Ceci dit, à l’inverse de Didier Lestrade, qui vieillit mal dans le sens où il est seul, amer, pétrit de certitudes et refusant de se remettre en cause, Erik Rémès est à son contraire, aimé de retour et marié à son compagnon. Il continue d’écrire des livres trash avec toujours un certain degré d’implication personnelle, et est de plus, un artiste peintre de talent qui n’a pas besoin de médire sur ses semblables ou sur tel ou tel mouvement ou société pour exister. 

Mon problème avec Lestrade, c’est cette déception profonde envers un homme que je croyais à tort ou à raison humaniste, loin des contingences matérielles et faisant fi des contraintes intellectuelles de la Société dans laquelle nous vivons. Or, j’ai découvert au fil de ses livres un homme aigri, raciste, pétrit de son importance et bouffi d’une pseudo supériorité intellectuelle, persuadé d’avoir toujours raison et ce pour avoir traîné ses guêtres dans les endroits les plus interlopes de la capitale dans des années ou l’homosexualité explosait par son exubérance, et son impudeur souvent obscène. 

Arrivé au crépuscule de sa vie, il radote, ressasse de vieilles rancoeurs, devient ennuyeux. Tous ces livres finissant pas se ressembler dans leur conspuation à tout va de la société, de l’Etat, de la nouvelle génération homosexuelle et de ses désirs (qui bien évidemment diffère de ceux des années 80 eu égard aux avancées de leurs droits – en grande partie, grâce à des années de militantisme je le reconnais bien volontiers). Idem envers ceux qui ne sont pas de son avis, et à qui il voue une haine tenace telle  Fourest, Macé-Caron ? Car il faut bien le reconnaître ces personnes sont talentueuses, que ce soit en qualité d’éditorialiste et/ou d’écrivain. Y aurait-il une jalousie intellectuelle masquée par une extraordinaire mauvaise foi ? Cela ne m’étonnerait guère ! 

Quant au racisme de Lestrade envers la communauté juive, il est tellement primaire qu’il n’y a pas grand-chose à en dire… Toutefois, je m’interroge, serait-il dû au fait des ambitions de Didier Lestrade, et à son fantasme de finir sa vie avec un jeune compagnon magrhébin ou noir, les seuls sans doute, qui voudraient éventuellement de lui, après qu’il se soit frotté à toutes les véroles et, pour qui il ferait figure de mentor ? Ou bien serait-ce des relents de colonisation, une nostalgie de descendants de pied-noir, qui dans son esprit imagine que l’on peut encore utiliser « les fellah » comme bon lui semble ? A mon sens, il risque de grandes déceptions. Car si un jeune européen ne veut pas de lui, pourquoi un magrhébin ou un noir le voudrait-il ? Arrivé à cet âge et dans cet « état », si tu veux un jeune de moins de 30 ans soumis à tes fantasmes  il te faudra être généreux. Les hommes sérieux étant déjà en couple ou mariés. Pour les autres, ils sont comme toi, il recherche un jeune de moins de 30 ans avec peut-être quelques dizaines d’années de moins que toi, et mieux « conservé » ! 

Didier Lestrade est lourd de contradictions. Il dit tout et son contraire ! Il sacralise l’Islam, mais ne s’émeut guère des pendaisons pour homosexualité, dans les pays fondamentalistes. De même, il ne s’inquiète pas de ce qui se passe dans les banlieues ou des musulmans intégristes imposent des tenues vestimentaires aux femmes et maltraitent les jeunes gens jugés efféminés ou insuffisamment virils. Bref, les propos de Lestrade sont insupportables lorsqu’il écrit, ces lignes dégoulinantes d’un exotisme postcolonial, je cite : « … tomber amoureux d’un homme vraiment différent, qui pourrait m’apprendre des choses qu’un homme blanc ne pourrait m’apprendre ». 

D'admiration de l'homme, j'en suis arrivé à saturation, à un profond dégoût de son être et de sa personne !

Posté par chezVolodia à 19:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,