zdraztvitié


07 décembre 2017

Le Yiddish

 

MZP

Est une langue parlée par les juifs askhenazes,  c’est-à-dire par les juifs d’Europe du Nord puis, essentiellement ceux que l’on appelait les juifs de l’Est (Allemagne,  Europe Centrale et Orientale).  Langue errante et vernaculaire par excellence,  le yiddish a émergé au moyen âge aux alentours du 13ème siècle. Elle s’apparente à de multiples dialectes germaniques venus se greffer sur des bases d’hébreu, d’araméen et d’ancien français. La première inscription en yiddish date de 1242 et provient d’un fragment de prière qui se trouve actuellement à la bibliothèque d’Israël. Le premier texte littéraire en yiddish est le manuscrit de Cambridge en 1382. Le yiddish peut s’écrire de deux façons. Pour les puristes, on utilisera des caractères hébraïques, pour les plus « modernes » des caractères latins.

Au 14ème siècle, suite aux nombreuses persécutions dont ils font l’objet en Europe Occidentale, les juifs remontent massivement en Europe Centrale (Bohême, Pologne, Lituanie, Hongrie, etc…). Le yiddish  se transforme en profondeur au contact de ces cultures et s’enrichit alors  de locutions en langues slaves : Tchèque, Ukrainienne, Biélorusse, Polonaise et Russe. Parallèlement, au développement de l’imprimerie, de nombreux textes en yiddish sont édités, le plus souvent des bibles et des ouvrages religieux.  Il faut préciser que les femmes n’avaient pas accès aux études religieuses, réservées aux hommes, et que pour elles, seuls les livres de prières écrits en yiddish leur étaient accessibles. 

Au 18ème siècle,  les populations juives d’Allemagne et  d’Autriche abandonnent le yiddish pour la langue allemande en accord  avec la Haskala (mouvement  de pensée juif, influencé par le mouvement des lumières) d’où le mépris qui s’ensuivit pour ce « jargon » des ghettos, stigmates d’un passé détesté et emblème d’une culture rejetée en bloc comme irrémédiablement obscurantiste.  Néanmoins et malgré la naissance du Hassidisme qui argumente sur la sacralité de la langue hébraïque, donnant le départ d’une littérature d’ambition et de fiction, les intellectuels juifs continuèrent à écrire en yiddish, langue parlée par les couches populaires de la société, afin de continuer à diffuser leurs idées au plus grand nombre, ce qui ne les empêche pas de s’en prendre au Hassidisme perçu comme un frein à la modernisation sociale.  

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Au 19ème siècle L’industrialisation et l’urbanisation des populations font du yiddish la langue du prolétariat juif et favorisent  la sécularisation de la culture traditionnelle.  La presse écrite et le livre, diffusés en masse à des prix abordables deviennent accessibles à l’ensemble de la communauté. Les troupes de théâtre se multiplient.  A la fin du 19ème siècle, la lutte pour le développement du yiddish est entreprise avec ferveur par le BUND (mouvement ouvrier juif). Cette langue parlée par les communautés juives d’Europe Centrale et Orientale se répandra dans le monde, principalement  en Amérique du Nord avec les vagues d’immigration de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle (dues principalement aux pogroms incessants dans toutes ces régions). 

Le 19ème siècle voit naître également une langue : la Klal  shprakh, avec une grammaire normalisée et un enseignement universitaire. Elle est fondée sur le yiddish lituanien. Cette langue a pour objectif de «lisser » les différences entre les dialectes et donne au yiddish  une plus grande uniformité et respectabilité.  A cette époque le yiddish intègre dans son vocabulaire de nombreux mots issus du grec ou du latin, dans le lexical politique, technologique ou scientifique.  Samuel Joseph Finn (1820-1890 avec d’autres auteurs lituaniens ont créé les fondations de l’historiographie de la littérature juive en yiddish. 

Le yiddish grâce à une langue stabilisée dans sa forme, devient un outil de création littéraire intimement lié à la tradition religieuse. Mendele Moîcher Sforim, Sholem Aleykhem, Isaac Leib Peretz donne à la littérature yiddish ses lettres de noblesse. Le yiddish est revalorisé, sa littérature s’ouvre sur le monde et suit le 20ème siècle. 

Le yiddish a toujours eu son importance pour les juifs de l’est. Obligés de résider dans des endroits spécifiques décidés par le tzar et/ou le gouvernement en place, ces zones appelées  shetelt  (bourgade juive) dans les campagnes et  zone de résidence en ville, n’étaient pas clos de mur, mais regroupaient les populations juives d’une région. Bien souvent  ces populations écartées des non juifs (goys) vivaient en marge et ne parlaient pas la langue du pays dans lequel ils résidaient. Le yiddish était la seule langue qu’ils connaissaient et qui leur permettaient de se faire comprendre des autres juifs vivant ailleurs, dans d’autres régions ou pays. 

En 1934 Staline crée  Le Birobidjan une région autonome juive  situé à l’extrémité orientale de la Russie, à  la frontière Russo-Chinoise. Les juifs sont vivement encouragés à s’y installer. Au début, la région autonome accueille des milliers de personnes, qui devaient y organiser une certaine vie nationale juive. L'oblast a une langue officielle : le yiddish, l’hébreu étant considéré alors comme une langue liturgique donc contraire à l’idéologie soviétique, et de ce fait, la vie culturelle en yiddish se développe progressivement : un théâtre juif est créé en 1934, et un journal en yiddish, « L'étoile du Birobidjan » parait régulièrement. Des écoles en yiddish se développent pour faire face à l'afflux de nombreux migrants avec enfants.

Parallèlement, aux Etats-Unis, la littérature yiddish commence à se développer après la 1er guerre mondiale, et ce, toujours en raison des pogroms, des changements de frontières : régions anciennement polonaises devenant  hongroises, russes et/ou allemandes, etc… ce qui engendra de grands déplacements de populations. Isaac Bashevis Singer  Qui émigra aux Etats-Unis en 1935 et obtint le Prix Nobel de littérature en 1978 en est le plus illustre représentant. 

Le yiddish étant proche de l’allemand, il est tout naturel  qu’un Allemand et un Juif de l’Est se comprennent mutuellement même si certains mots d’origines slave ou hébraïque nécessitaient au juif de trouver d’autres mots pour se faire comprendre, car même si les concordances du yiddish avec l’allemand sont  nombreuses, les différences sont importantes.  Dans tous les cas, une personne parlant  allemand  pouvait aisément circuler  dans certaines parties de l’Europe de l’Est. 

 

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A la fin des années 1930,  environ 11 millions de personnes parlaient le yiddish et principalement en Europe (Russie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Hongrie).  Dès 1940 de nombreuses collections ancienne juives au caractère précieux, des documents d’une valeur inestimable, des incunables,  des camions entiers de livres religions ont été détruits. La Shoa de la seconde guerre mondiale, a pratiquement anéanti le monde juif, sa culture et le yiddish. 

Entre les années 1940-1950 les purges soviétiques vont bon train et une féroce répression s’abat  sur les intellectuels et les locuteurs du yiddish. En 1948 toutes les écoles juives sont fermées y compris les orphelinats, jardins d’enfants et classes juives de Lituanie, Biélorussie et d’Ukraine.  Toutes les collections de folklore, de dialectologie des institutions académiques juives de Minsk et de Kiev sont détruites. Les auteurs yiddish interdits, y compris au Birobidjan. 

Mais depuis quelques années, le yiddish semble renaître de ses cendres. La Maison de la Culture Yiddish – Bibliothèque Medem à Paris participe à la mémoire juive et dispense divers cours : de langue, de littérature, et t organise différents ateliers : théâtre, concerts,  chants, rencontres avec des écrivains et des traducteurs, etc…pour adultes et enfants.  Le musée d’Art du Judaïsme à Paris, organise des concerts de violons à prix très réduits par rapport à l’Opéra, voire même certains sont gratuits (réservations à faire très à l’avance).

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29 novembre 2017

Après-midi tranquille avec Roudoudou

Comme habituellement le dimanche, j'ai fermé le  magasin vers 13h30 et  j'ai retrouvé mon S... qui m'attendait patiemment à la maison, mais avec le ventre dans les talons (un évènement). J'avais décidé, une fois n'est pas coutûme, que nous déjeunerions chez nous, Babouchka m'aura tout à elle demain. Aussi, c'est avec un plaisir non dissimulé que je remontais quatre à quatre à l'appartement. Lorsque je suis arrivé, la table était dressée, le repas mijotait et ma vodka était servie. Roudoudou ? parfait dans son rôle d'homme au foyer (hum, je me moque là, mais si, voyons, mais si !).

P1050857Nous avons pris notre temps, ce temps si précieux et après qui nous  courrons tous les jours de la semaine. Il aurait été dommage d'engloutir ce fabuleux repas au lieu de le savourer, après tout le mal que mon compagnon s'était donné pour le faire. En remerciement et comme chaque dimanche, depuis que nous vivons ensemble, je lui ai offert ses fleurs préférées en faisant bien attention à ce qu'elles ne finissent pas dans le ventre de son petit monstre à quatre pattes. Mais aucun inquiétude en vue, Mle dormait à mon arrivée et certainement le ventre plein.

Vu le temps, je n'étais guère enclin à sortir, idem S... aussi, dans l'après-midi m'attaquais-je à des traductions (hum oui, on ne devient pas riche en étant libraire et puis, il n'y a pas de raison que ce soit mon amour qui assume la plupart des charges de notre foyer) tandis que roudoudou faisait une petite sieste, puis s'attachait à écrire et à trier des photos, sur son ordinateur (apparemment celui je lui ai offert lui plait beaucoup bien qu'à mon avis, il soit un peu petit mais, bon c'est lui qui s'en sert et s'il n'y trouve rien à redire).

17 h l'heure du thé, que nous avons pris en compagnie de ma voisine de palier, une charmante vieille dame dont les enfants jouent les courants d'air, et qui a bien accepté l'arrivée de mon compagnon dans l'immeuble. Elle s'enquiert régulièrement de sa santé, Il est important de dire que lorsqu'il a été souffrant en 2008, elle lui faisait de la soupe et lui confectionnait des gâteaux (qu'il ne mangeait pas n'aimant pas le sucre, mais qui faisait mon bonheur, oui j'avoue, je suis un gourmand impénitent). De plus, c'est une véritable encyclopédie vivante en ce qui concerne Paris, ville où elle a toujours vécu et qu'elle connait comme sa poche y compris les lieux mal famés nous a-t-elle dit en confidence...

En fait une après-midi calme, comme nous les aimons. Ce soir nous recevons Maud et Chloé pour mettre au point les préparatifs de notre voyage en Inde, Elles ne pourront rester que 15 jours avec nous en cause le patron de Chloé qui ne peut se passer de secrétaire, quant à Maud, il lui est délicat de rester sans sa compagne...

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21 novembre 2017

S....

Lorsque je suis rentré hier soir, il ne semblait pas très décidé à sortir. Il trainaît dans l'appartement au point que j'ai fini par lui demander ce qu'il en était. Et effectivement, il préférait rester chez nous, que nous nous fassions une soirée rien que tous les deux. Il faudra que je lui apprenne à dire carrément les choses...

Dans le fond ça tombait bien. Je suis saoul, non de vodka, mais de cette foultitude qu'il y a dans les rues, les magasins. De ce battage médiatique  - de Noêl en un premier temps, puis du Nouvel an qui suivra - dont on nous rabat les oreilles et éblouit les yeux à coup de décorations clinquantes et de publicités commerciales criardes qui n'ont rien à voir avec ce qui était à l'origine une fête sainte et ce, même si financièrement je profite de cette manne. Cette joie factice me rend triste et accroît mon empathie pour le sentiment de solitude que peut ressentir mon amour qui n'a plus de famille.

Un seul remède pour contrer cette mélancolie : Nous occuper de nous, de lui. Vivre le moment et l'instant présent. Et ce qu'il voulait c'était une soirée à deux. Un gentil diner assorti d'une conversation à bâtons rompus suivis, et j'en ai eu la confirmation plus tard, d'un gros calin.

J'ai donc commandé un repas pour deux chez "Pouchkine" auquel nous avons fait honneur, puis nous nous sommes installés dans le salon pour siroter, moi ma vodka au poivre, lui son café aux épices. L'avantage tout de même de ces fêtes, c'est qu'il sorte de superbes livres d'art qu'on ne trouve qu'à cette période de l'année et certains à édition limitée. J'en ai profité pour tâter le terrain, mine de rien, savoir ce qui l'intéresserait ...

026_009Nous avons partagé la baignoire, les sels de bain et la mousse. Pour finir par nous retrouver enlacés comme deux lianes sur notre lit qui contient avec peine la profondeur de notre amour. Ce qu'il m'a fait avec une telle intensité que je n'ai pu m'empêcher d'en ressentir une angoisse, comme s'il s'agissait pour lui de me démontrer quelque chose. A l'aube, il m'a à nouveau sollicité mais inversement. D'après son attitude, j'ai compris ce qu'il attendait de moi... Nous nous sommes rendormis dans les bras l'un de l'autre, mon chéri collé de face contre mon dos, comme un coquillage sur son rocher.

Maintenant, il est huit heures et je ne suis pas chaud de le réveiller avant de descendre travailler, mais si je ne le fais pas, ça le contrarie et quand il est contrarié, oulah ! ça se voit. Il n'aime pas se réveiller dans un appartement vide quand nous avons passé la soirée et la nuit ensemble. Donc, je fais ce qu'il me demande, ça nous permet de prendre notre café ensemble et nous mets de bonne humeur pour la journée.

   

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15 novembre 2017

L'Duvid Mizmor - Shulem Lemmer

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11 novembre 2017

Abi Gezunt

Abi Gezunt - Yochi Briskman Klezmer Band ft. Shulem Lemmer אבי געזונט - שלום למר עם יוחי בריסקמן

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07 novembre 2017

Solitude

Dès la fermeture de mon magasin, elle s'accroche à moi comme la pauvreté sur le monde. Je traîne mon mal être dans les quartiers cosmopolytes et interlopes de Paris. De la place Blanche au Marais, en passant par la rue Frochot, la rue Saint-Denis, les Tuileries, la rue de Verneuil , l'Ile St Louis et, le Marais ou j'échoue lamentablement et inexorablement sur le comptoir d'un bar gay. Pour y tromper mon ennui et ma peur du vide, j'écluse une vodka pure et bien tassée avant de sortir draguer, en espérant ne trouver personne. Draguer tout en ne draguant pas, tout en draguant quand même.

Le Marais, lui toujours et encore, dont je croyais m'être éloigné définitivement après à ma rupture avec le hassidisme et qui me revient comme un boomerang en pleine figure. D'un côté le quartier juif, empreint de mélancolie, de souvenirs plus mauvais que bons,qui déverse sur les trottoirs ses magasins "Cacher", ses librairies et galeries d'art religieux, ses femmes en perruques accompagnées d'enfants portant païs et tsitsillot, hommes en caftan les jours de shabbat ou de fêtes religieuses comme en ce moment Roch Hachana. De l'autre, le quartier gay, avec ses magasins pas toujours de bon aloi, de sexe, de fringues, de librairies. Ses bars, ses restaurants drainant une clientèle homosexuelle en majorité masculine ; quoique les filles commencent à prendre timidement, mais fermement, possession des lieux surtout dans la rue du Roi de Sicile et bien plus loin dans la rue Saint Martin avec l'Unity Bar.

Sans vouloir offenser la mémoire de mes ancètres, je pourrai dire, qu'il y a un grand ghetto qui est le Marais, avec différentes enclaves : Gays, lesbiennes, et un endroit pour les Transsexuels (filles et garçons confondus) dans un bar  "Les Souffleurs". Bizarrement, nous (mon chéri et moi) qui avions horreur de nous afficher et lui plus encore que moi, sommes à l'aise dans ce quartier que nous fréquentons assidûment. J'y trouve des produits alimentaires et des restaurants slaves que nous affectionnons ainsi que des boutiques gays ou nous prenons la tendance du moment. Car bien évidemment et pour faire enrager les "bien-pensants", "nous" sommes souvent en avance sur la mode. Car il existe une mode gay, un art gay, une littérature gay, une actualité gay, voire une dépravation gay...

Mon amour étant parti en tournée à Berlin, je me retrouve seul à rôder dans les endroits que nous aimons et ou nous nous retrouvons régulièrement, à marcher dans nos souvenirs comme s'ils pouvaient disparaitre un jour. A travers ces errances, j'ai l'impression de me rapprocher de lui, de le frôler par la pensée.  Tout ça pour finir par rentrer, retrouver, sa minette qui m'attends impatiemment car elle aussi a besoin de compagnie et surtout de son maître. Moi, je ne suis que toléré en tant que main nourricière. Bon, voilà que je me montre odieux envers un innocent petit animal qui ne sait comment nous prouver son attachement, car ne vient-elle pas en l'absence du chéri squatter mon lit ? et oui !  

 

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24 octobre 2017

« Les forêts natales » arts d’Afrique équatoriale atlantique

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Cette exposition se tient actuellement au Musée du Quai Branly jusqu’au 21/01/2018. 

et nous invite à un parcours au cœur de l’immense forêt équatoriale, une forêt chaude et humide, traversée de fleuves qui forment un environnement unique. Elle est un foyer de création qui s’exprime principalement à travers deux types d’objets : 

. des statues reliées au culte des ancêtres (une pratique partagée par des  populations différentes telles que les Fang ou les    Kota. 

. des masques liés au entités spirituelles qui contribuent au bon fonctionnement de ces sociétés. 

Il s’agit du plus grand ensemble de productions artistiques d’afrique équatoriale atlantique du 17ème au début du 20ème siècle jamais exposé.

Au fil du parcours, nous allons comprendre ce qui caractérise un style et comme les échanges entre les différents peuples de cette région ont défini une diversité de styles reconnaissables. 

Les groupes culturels représentés peuplent une vaste zone correspondant aujourd’hui à la République de Guinée Equatoriale, au sud de la République du Cameroun, à la République Gabonaise et à l’ouest de la République du Congo. Ils résultent de migrations ou de déplacements de populations intervenus depuis le 14ème siècle. 

Tout en s’appuyant sur les traditions orales et les expériences de terrain, l’exposition présente différentes séries stylistiques en comparant les formes, les patines, les décors et les matières de nombreuses œuvres, constituant ainsi une véritable histoire de l’art africain. 

Le nord de l’Afrique équatoriale atlantique :

Le culte des ancêtres est au cœur de la vie spirituelle des Fang, qu’il s’agisse de la chance, de la fécondité des femmes, du succès à la chasse ou encore de la richesse. Les précieuses reliques familiales sont conservées dans des boîtes d’écorces cousues. Elles sont protégées par des gardiens de reliquaire statuettes qui matérialisent l’ancêtre.

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l'Est de l’Afrique équatoriale atlantique :

Le culte des ancêtres des Kota rappelle celui des peuples Fang. Cependant la représentation de ces figures d’ancêtre, les gardiens de reliquaire, est tout à fait différente et se caractérise par l’utilisation de lamelles et de plaques de fer,  de cuivre et de laiton.

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 Apparenté aux Kota, les Mbede pratiquent également le culte des ancêtres. Ils sculptent des figures qui sont, elles-mêmes, des boites-reliquaires, ou qui abritent une cavité dorsale dans laquelle sont conservés des ossements ainsi que des ingrédients magiques. 

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Le Centre de l’Afrique équatoriale atlantique :

Les grands masques ovales et colorés des Galwa sont couverts de fibres végétales. Ils apparaissent lors de l’okukwe, une danse en l’honneur de l’esprit d’un ancêtre vénéré, protecteur du village. Ils se caractérisent par un jeu d’aplats de couleurs ocre, blanc et noir opposés, ce qui est aussi le cas chez les Aduma.

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Le Sud de l’Afrique équatoriale atlantique :

Les Punu sculptent des masques qui évoquent la 1ère femme : La Mukaukila. Ils sont souvent couverts de kaolin, une terre blanche, couleur de la mort, de la même manière que les masque tsogho-vuvi

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Mon avis : Volodia 

J’ai visité cette exposition en continuité avec celle de l’Afrique des Routes, qui m’inspirait plus par les interconnections qu’elle avait avec d’autres  pays (Afrique du Nord, Orient, Asie, Europe), d’autres peuples, d’autres cultures. 

En principe, je n’apprécie pas l’art africain, que je trouve, lourd, grossier dans son exécution et sa représentation. Mais ne m’y intéressant pas, je ne le comprends certainement pas et vice versa. Toutefois, malgré mes a priori, et si certains « gardiens des reliquaires » m’ont paru dénué d’intérêt, tant il y en avait d’alignés avec tous la même forme. D’autres par contre m’ont fortement étonnés, voire impressionnés par leur beauté, leur pureté, et/ou encore par la grâce qui s’en dégageait.  Alors bien sûr,  je suis bien incapable de parler d’une culture que je ne connais pas, je ne peux que vous faire partager mon ressenti devant tant de beauté que je n’imaginais pas trouver dans cet art, dont bien souvent on ne nous montre que la même facette !

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02 septembre 2017

Celle qu'on appelle la fille à "pd"

Et oui, messieurs, que deviendrions-nous sans elle ?.

Ce cache tapettes, qui nous est dévouée aux points d'oublier sa vie pour se consacrer à la nôtre voire, la vivre par procuration. On peut l'appeler à toute heure du jour ou de la nuit pour lui confier nos malheurs et pleurer sur son épaule, sans crainte d'être jugé, certain d'avoir une oreille attentive et emphatique.

Cet oiseau pas si rare que ça, se fera un plaisir de nous accompagner dans nos réunions de famille ou de travail, enfin partout ou nous aurons besoin d'une "couverture". Nous pourrons par ailleurs, converser aimablement avec elle de chiffons, maquillage pour ceux que ça intéressent en étant sûr que son avis sera sincère et que les conseils prodigués seront désintéressés.

Et puis, ingrats comme nous le sommes, dès que nous ou nos amours iront mieux, que nous aurons mieux à faire, nous la relèguerons aux oubliettes et la pauvre se demandera comment il se fait qu'elle ne fasse plus partie de nos priorités, de nos rencarts. Ce qui ne l'empêchera pas de venir ventre à terre au prochain appel de notre part et de continuer une relation qui s'avoisinerait à ce que j'apparenterais, moi, au sado-maso.

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23 août 2017

Les asphodèles - Marie-Paule Belle

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