21 décembre 2016

Il a osé !

soph_0602200341_gayJ'avais il y a un certain temps déjà offert un short en cuir noir à roudoudou, mais il n'avait pas eu l'air d'apprécier ce présent et donc ne l'avait jamais porté. Il faut dire, que ce n'est pas une tenue facile à gérer dans les endroits ou nous nous rendons... Toujours est-il que je n'y avais plus fait allusion voyant son peu de succès.

Mais oh surprise, vendredi alors que nous nous apprétions à partir, je l'ai vu sortir de notre chambre, vêtu d'un polo blanc, du fameux short, les pieds revêtus de chaussettes blanches retombant sur des rangers noir. Oups, qu'est-ce qu'il me faisait là ! j'étais sidéré. Lui qui avait regardé ce vêtement avec suspicion le portait à présent avec une élégance équivoque et semblait en éprouver un certain plaisir. Pour le coup, c'est moi qui n'étais plus dans le ton avec mon jean, ma chemise à manches longues et mes mocassins. Bon ! retour case vestiaire ou j'ai troqué le tout de façon à être en harmonie avec lui. Ce qui voulait dire jean de cuir noir, chaussures montantes même couleur et toujours chemise blanche. En nous regardant dans la glace j'ai trouvé que nous faisions vraiment ce que nous étions, des PDs et qui plus est des PDs cuir. Manquait plus que la casquette et le bandana dépassant de la poche. Mais je ne pouvais rien dire, c'était de ma faute aussi, qu'elle idée m'était passée par la tête de lui offrir un tel vêtement ??? un fantasme inavoué ? Bref, nous sommes partis, devinez où ? dans le Marais bien sûr, lorsque nous sommes arrivés là ou nous devions, j'ai eu peur de rencontrer quelqu'un de la schull, mais non l'office était terminé et toutes ces bonnes âmes devaient diner en paix sans se  douter que A.. l'apikor enfreignait une fois de plus les lois sacrées.

Nous (enfin, j'ai) plus ou moins longé les murs et me suis faufilé plutôt que ne suis entré dans le restaurant. Comme il fallait s'y attendre, les regards ont convergé vers nous mais, nous étions en "pays" de connaissance et nous nous sommes installés à notre table. Du coin de l'oeil je surveillais discrètement roudoudou et qui le regardait avec insistance. Hum oui, je suis un peu méfiant, non de lui mais de ceux qui auraient eu l'envie de l'approcher. Son physique et sa tenue vestimentaire pouvant mettre le feu à n'importe quel pantalon de ce bar. Mais qu'est-ce qui lui a pris ? Pendant tout le repas et une bonne partie de la soirée j'ai cherché à comprendre ce qu'il avait en tête (hum, j'ai eu ma réponse plus tard dans la nuit). Pour une fois, il n'a pas trop chipoté et a dîné à peu près correctement. J'aurais peut être la chance qu'il prenne un peu de poids... Hum oui, on peut rêver !

Après le repas, nous sommes descendus au dancing ou nous avons du nous frayer un chemin jusqu'au bar pour commander un gin fizz pour lui et une vodka pour moi. Ensuite, nous avons fait comme les autres, nous avons essayé de nous déhancher sur une musique syncopée et ce, malgré le peu de place qu'il y avait. Le temps que j'aille chercher nos boissons, un type essayait déjà de le brancher sur je ne sais quoi, pendant qu'un autre le reluquait de façon éhontée. Mon humeur commençait à changer quand il m'a dit, " viens A... allons-nous en !" Décidément  cette soirée était pleine d'imprévues. 

Dans la rue, il m'a demandé ce que j'avais pensé de cette soirée et qu'est-ce que cela me faisait de le voir habillé comme cela. Et de la façon dont il m'a posé la question, j'ai compris, tout c'est éclairé. Je l'avais choqué et humilié en lui offrant une "tenue de pd". et il me l'a fait payer en ce conduisant comme tel. C'est lui évidemment qui avait raison, je n'avais pensé qu'à moi en lui offrant cette tenue, j'avais tout simplement oublié que S... n'est pas européen et que son ressenti en la matière ne pouvait qu'être différent de celui escompté. Et, vlan A... prend ça en pleine figure ! Encore heureux que je ne lui ai pas offert des "chaps...

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20 novembre 2016

Le coming out cette manie !

Coming out

D’où est-elle venue ? Depuis quelques années, elle court, fleurie et s’invite partout : sur les forums, dans les débats, les manifestations sans qu’on ne sache réellement d’où vient cette propension à vouloir dévoiler, voire étaler au vu et au su de tout le monde son moi le plus intime.

En quoi cela concerne-t-il le commun des mortels de savoir envers qui vont nos sentiments amoureux, avec qui nous partageons notre lit ? En quoi cela nous importe-t-il de savoir que tel homme ou telle femme « en est », et de quoi ? Homo, lesbienne ?? Qu’est-ce que cela nous apporte ??? Notre regard sur lui ou elle, sur ses idées, son comportement influencera-t-il notre jugement ? Et si oui, de quel droit nous arrogeons-nous le droit de juger autrui ?

En quoi, une personne médiatisée se devrait-elle de préciser son attirance pour ses semblables, les plus semblables possibles ? Certaines grandes bouches de la cause LGBT et non des moindres justifient le coming out au nom de la vérité, mais de quelle vérité ? A partir de l’instant ou on ne nous/leur demande rien ? ! Il paraîtrait également que cela inciterait de jeunes lgbt à se sentir mieux dans leur peau ? Hum oui, je reste dubitatif ? Mais, pourquoi pas si le coming out est fait par la personne concernée. Mais de quel droit, si l'aveu est forcé, imposé par les circonstances ou dévoilé, dénoncé par d'autres, des personnes mal intentionnées avides de scandales ! Car sous prétexte du bien être des uns, ne risque-t-on pas de mettre mal à l’aise les autres ? Sans oublier une atteinte à leur vie privée et à leur liberté ! Car même si le fait d’être homosexuel (le) ne fait plus partie du classement des maladies mentales, il n’en reste pas moins que pour beaucoup, cela révèle une déviance, perverse ou pas peu importe, cela reste une exception au regard de la norme. Aussi, inutile de vouloir persuader des personnes qui pensent ainsi. Elles ne changeront pas d’avis, c’est du temps perdu et de la fatigue intellectuelle inutile !

Par ailleurs, j’en reviens toujours au même sujet. Nous réclamons à être comme les autres, pas supérieurs, mais égales aux autres. De claironner à tout va et à n’importe qui ce que nous sommes, ne risque-t-il pas au contraire de nous porter préjudice ? Si le fait de se dévoiler rend certaines personnes en phase avec elles-mêmes pourquoi pas, et je reconnais qu’il faut une certaine dose de réflexions/courage pour ainsi se mettre en avant, au risque de briser une carrière, un foyer. Alors que pour la plupart du temps, les gens que nous fréquentons ou avec qui nous avons des relations professionnelles ou autres, y sont indifférents au plus haut point. Le fait de vouloir se démarquer à tous prix, ne révèle-t-il pas au contraire, notre envie d’exister par cette différence voire de choquer ?

Certains (nes) jouent sur ce registre pour, le pensent-ils, avoir accès plus facilement à la notoriété (sous-entendu, beaucoup d’homos dans le spectacle, dans les médias…), parce qu’ils sont convaincus d’un lobby gay : riche et puissant. D’autres, parce qu’ils aspirent être un modèle pour la « pseudo » communauté lgbt, se vouloir être reconnu (e) par elle, en devenir une icône, écoutée, voire respectée. Voir sa parole, son opinion, ses prises de position peser sur la société ? D’autres encore pensent qu’ils se sentiront mieux s’ils le disent, l’annoncent à leur famille et à leurs proches, bref….. Tout un tas de raisons aussi diverses que variées qui ne me satisfont pas réellement.

Je trouve particulièrement mal venu d’exposer et d’étaler sa vie privée en public. Imaginons ce qui se passerait si un hétérosexuel faisait son méa culpa d’aimer le sexe opposé… Ridicule, grotesque ! On se fiche royalement de ce que Mr aime Madame ou inversement donc …. Aucune personne sensée ne se présente, ou au fil de la conversation n’annonce, de but en blanc, je suis hétéro, je suis homo. Cet aveu ne peut à mon sens ce faire qu’à un certain degré d’intimité. Et nos relations avec les personnes que nous côtoyons tous les jours nécessitent–elles ledit aveu ? A moins que nous ayons décidé de les mettre dans notre lit ou qu’une des personnes en question ait des vues sur nous, je n’en vois pas l’utilité ! Nous en sommes arrivés à un tel degré d’impudeur que bientôt nous en arriverons à nous justifier de ce que nous faisons ou pas au lit avec notre ou nos partenaires.

 

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Pour notre part nous n’avons jamais fait de coming out et n’en ressentons pas le besoin, ni l’utilité. Nous sommes avant tout des hommes avec des qualités et des défauts. Nous ne sommes pas selon l'expression consacrée « dans le placard » donc nous n’avons pas à en sortir. Nous sommes mariés. Nous ne nous cachons pas, mais ne parlons pas notre vie privée (et encore moins intime) à tout le monde. Nous savons qui nous sommes, ce que nous sommes et c’est très bien ainsi ! Nos relations professionnelles et amicales se sont doutées que nous étions gays et en ont eu confirmation avec les années, puisque je vis avec mon compagnon et qu’elles ne nous ont jamais vu intime avec des femmes, mais aucune question n’a été posée, aucune remarque déplacée ou pas n’a été formulée. Nous n’en parlons pas, ni les uns, ni les autres, car il n’y a rien à dire ! Nous sommes un couple ordinaire confrontés comme n’importe quel couple a des difficultés, des joies, des peines, des ambitions et avec une vie intime comme tout le monde comme tous les couples.

L’homophobie, à mon sens vient d’une propension que nous avons à l’exhibitionnisme, à vouloir faire reconnaître et accepter par tous et partout ce que nous sommes, ce qui est quasi impossible ! 

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09 novembre 2016

Les pintades et autres greluches du Marais (2)

Lorrain_RouveyrePour un peu que vous y circuliez un soir, voire un samedi après-midi, vous ne pouvez que constater combien elles sont nombreuses à s’y retrouver, caquetant  à qui mieux mieux, s’évertuant à se faire remarquer par des attitudes extravagantes et des voix haut perchées. Regardant mine de rien ce qui se passe alentour, bavassant  sur les uns (es), les autres, énonçant des platitudes et salivant à la vue d’une éventuelle conquête, ne serais-ce que pour un coup d’un soir.

Ces "délicieuses volatiles", installées aux terrasses de l’Open Café entre autres…pour voir et être vues  s’observent, se jaugent, s’évaluent, ont la critique acerbe. Certaines se lancent dans des discussions pseudos intellectuelles, piapiatant sur la mode, la décoration, le cinéma, persuadées de l’intérêt des autres pour leur conversation et d’être à l’apogée d’un mouvement novateur, tout en surveillant du coin de l‘œil l‘effet produit sur ceux et/ou celles passant à portée de voix.

cartoon_funny_picture_of_top_chef_tom_colicchio_recipes_cook_is_tom_colicchio_gayNous aussi, comme tant d’autres pintades,aimons à nous balader dans ce que nous appelons le miroir aux alouettes de la gaypédétude, le Marais ayant remplacé avantageusement à nombre d’égards le Saint Germain des Prés et la rue Saint Anne d’autrefois. Comme nos « copines » et consœurs, nous aimons nous attabler en terrasse et regarder passer la foule, car il y a bien foultitude et ce tous les jours et soirs de la semaine. Comme elles, nous nous amusons à comptabiliser les folles, éparpillées ça et là, l’œil et le pantalon aguicheurs, attentifs à qui les observe et surtout de quel endroit. Certaines plus hardies que les autres se risquent à des sourires complices avec les badauds en terrasse, d’autres plus farouches se contentent de passer fièrement l’air pressé, le regard perdu dans leurs pensées.

Le Marais, lieu mythique ou convergent presque toutes les volailles, greluches et autres tafioles de Paris, et  toutes celles de Navarre, avec dans l’idée, pour certains d’être intégrés dans ce que l’on peut nommer une « communauté », et d’y briser leur solitude avec plus ou moins de bonheur et à plus ou moins long terme. Pour d’autres ce sera tout simplement pour trouver un « plan cul » , un restaurant ou une boite, pas forcément sympathique niveau nourriture ou amabilité, mais labellisé gay. Histoire de faire travailler les copines.

chris_ciccone_caricatureMais s’il est une chose que nous nous avons toutes et tous en commun (mêmes celles et ceux qui se disent hors milieu) et dont nous avons bien conscience, que l’on soit volailles, volatiles et/ou chapons, c‘est d‘être une minorité qui bien que grandissante, aime à se retrouver entre elle (par goût, mesure de sécurité et/ou de protection ?) , et qui pour ce faire investit des quartiers, crée des commerces, des modes. Nous avons des signes, des codes d’identification indéchiffrables pour les non initiés mais parfaitement reconnaissables, et au combien rassurants, pour les membres de « notre communauté » qui peuvent ainsi sans se tromper trouver des affinités et s’y regrouper.

Hum oui, enfin, toute cette prose pour dire que j’aime notre visibilité et vous y compris que vous soyez pintades et/ou greluches car si c‘est par vous que nous avons longtemps été désignées et souvent honnies, c’est en grande partie grâce à vous que notre cause a avancé.

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06 octobre 2016

En son absence...

534943_569432566425230_501209318_nVoilà presque deux mois que mon amour est en tournée à Londres. Il danse à la fois dans un ballet moderne et des danses classiques indiennes : Baratha Natyam et Odissi. La troupe a beaucoup de succès. Elle devait rester 15 jours et pour finir ne revient que fin octobre. Si je suis content pour lui, je suis inquiet. Les entraînements, les répétions font qu'il se donne à plus de 200%. Au fil de ses messages, téléphonés ou sur facebook, je suis plus ou moins mis au courant de ses soucis : ses chevilles et ses pieds le font terriblement souffrir, ça ne m'étonne guère, taper des talons pour marquer les temps avec de gros grelots aux chevilles, pas évident. Pour le ballet il doit faire des bonds et des "porter" qui vu son gabarit se révèlent très fatiguants. Ayant assisté à quelques répétitions, et bien qu'il n'en dise pas le quart, j'imagine très bien ce qu'il se doit de supporter. Mais bon, il est content, le public est très chaleureux. Il est également très fier, car en plus de son fixe, ses vacations ont été augmentées.

Roudoudou a ce côté oriental-asiatique qui fait que les hommes sont élévés pour subvenir aux besoins d'une famille. Bien que nous soyons deux hommes et que je travaille aussi. Il lui semble naturel, compte tenu qu'il a vu son père faire pareille avec sa mère, et que lui-même a fait la même chose avec sa maman, de me remettre chaque mois et à chaque vacation, ses bulletins de paie ainsi que ses salaires. De plus comme je suis commerçant, et que je fais la comptabilité de mon magasin, c'est pour lui un moyen de se décharger de la corvée des comptes.  Il faut voir avec quelle fierté il me remet ou pose sur la table, après chaque tournée ce qu'il a gagné. Je ne me sens pas le coeur de lui dire combien cela me gêne, car je me sens capable de subvenir à nos besoins à tous les deux, même s'il y a des mois ou le salaire que je me verse est inférieur à ce qu'il peut ramener chez nous, heureusement que je fais des traductions, enfin bref....

Malgré mes occupations professionnelles, j'oscille depuis qu'il est parti entre angoisse et déprime, quand ce n'est pas jalousie et oui, j'ai beau me dire qu'il ne m'appartient pas, que c'est un sentiment particulièrement moche. Et bien qu'il ne m'ait jamais donné l'occasion de douter de lui, je ne peux m'empêcher de penser à toutes les occasions qu'il doit avoir, à la concurrence que d'autres danseurs et/ou mécènes et/ou admirateurs peuvent me faire. Et je tourne et retourne de sombres idées toute la journée et surtout le soir, lorsque je me retrouve seul dans notre lit.

Londres, c'est si près et si loin. En raison des impôts qu'ils soient sur le revenu, fonciers, locaux et des nombreuses autres charges que nous avons, je n'ai pu m'y rendre comme je l'aurais voulu. De son côté, étant de représentation quasiment en continu y compris en matinée le dimanche après-midi, nos retrouvailles ont été assez espacées. Lorsque je vais à Londres, il me faut prévoir un petit budjet. Son meilleur ami avec qui il partage sa chambre a gentiment proposé à mon petit S...de la lui laisser en totalité, pouvant dormir chez un copain. Seulement voilà, je me sens mal de "chasser" un autre danseur de la chambre qu'il partage avec roudoudou tout ça pour que nous puissions avoir une partie de jambes en l'air (hum oui, je sais le terme laisse à désirer) toutefois c'est bien de cela qu'il s'agit. Aussi, lorsque je me rends à Londres en plus du train je prends une chambre d'hôtel, ce qui me revient avec les billets de train entre 300 à 400 euros, sans compter ce que je dépense sur place. Ca fait un peu pingre, mais malheureusement, la réalité et en ce moment, c'est hard.

Aussi, ce week end, c'est mon amour qui est venu sur Paris, je suis allé le chercher à 8 h 30 samedi matin, à l'Eurostar. Comme d'habitude il était chargé comme un mulet. Nous nous sommes vus en même temps et au diable la foule, nous nous sommes embrassés, les sacs nous entourant comme pour nous protéger, délimitaient notre espace privé.

Je lui ai proposé de prendre un petit déjeuner à la gare, mais non il voulait tout de suite rentrer chez nous, ce que nous avons fait. A peine arrivés, il a ( nous avons) joué les petits poucets entre l'entrée, le salon, et notre chambre ou il m'a emmené d'autorité. J'en étais bouche bé (hum bien que celle-ci soit occupée) mon amour étant plutôt réservé, même dans l'intimité. Et là ce fût un feu d'artifice renouvelé autant de fois qu'il a été demandeur, entre-coupé de siestes. En fin d'après-midi, j'ai réussi à l'emmener, avec bien du mal, au magasin que j'avais découvert pour lui faire choisir des articles de peinture, des toiles, des cahiers d'esquisse. Cela lui a fait plaisir, mais il n'avait qu'une envie, rentrer ! et quand il veut quelque chose c'est tout de suite immédiatement. Nous sommes donc rentrés chez nous et le restaurant "Chez Pouchkine" est venu nous livrer notre dîner.

Le dimanche matin, sous des trombes d'eau, je suis sorti acheter quelques douceurs à la boulangerie pour notre petit déjeuner. Je suis heureux, il a goûté à presque tout ce que je lui proposais. Il a par contre refusé tout net ma proposition de sortir dans la journée prétextant être fatigué, qu'il repartait ce soir, et qu'il voulait rester avec sa minette et moi. Moi qui croyais bien faire... Mais hum, tant mieux pour nous (sa minette et moi) il s'est montré tellement attentionné et affectueux qu'arrivée l'heure de son départ je me suis mordu les lèvres pour ne pas m'effondrer. Nous avions conclu dès le début de notre relation que je ne l'accompagnerais pas pour ses départs en tournée, c'est trop dur pour lui comme pour moi. Nous n'aimons ni l'un ni l'autre les adieux sur un quai de gare ou un aéroport, nous nous gardons pour nos retrouvailles. Aussi, je lui simplement faire un signe de la fenêtre lorsque son taxi s'est éloigné, gardant en mémoire son visage tourné vers la vitre arrière.

De son passage,  il n'est resté que son pyjama en tas sur notre lit. Son verre à thé à moitié bu, un gâteau grignoté et un peu de linge à laver. Son eau de toilette flottant dans toutes les pièces de l'appartement. Sa minette est restée derrière la porte espérant qu'il allait revenir, puis elle s'est fait une raison et est allée se coucher sur ses vêtements de nuit, qu'il m'est impossible d'attraper pour les laver, Mlle se roule dessus et les têtent espérant y trouver quoi ...?

Va me falloir vivre avec le souvenir de nos ébats toute la semaine, vendredi soir c'est moi qui irais à Londres !

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03 octobre 2016

Exposition Oscar Wilde 28/09/2016 au 15/01/2017

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Cette exposition intulé : "Oscar Wilde l'impertinent absolu" se tient au Musée du Petit Palais à Paris.

Elle retrace la vie d'Oscar Wilde depuis l'enfance, en passant par son apogée, pour finir par sa déchéance et sa mort le 30 novembre 1900 à Paris.

J'ai particulièrement apprécié cette exposition, très riche en documentation, en oeuvres d'art ou pour une fois, du moins en ce qui concerne cet écrivain, l'accent al été mis sur son oeuvre littéraire, ses pièces de théâtre, ses critiques d'art (assez acides) et sa poésie, et non comme souvent, sur son scandaleux procès pour homosexualité. 

Les photos sont interdites sur cette exposition. Ce qui est assez rare au Musée du Petit Palais, mais le conservateur en a décidé ainsi, beaucoup des pièces présentées (manuscrits, tableaux, lettres personnelles) provenant de collections particulières. Reste que  le livre de l'exposition retrace très bien celle-ci, que ce soit en explications et/ou en photos.

 


30 septembre 2016

Réclamation à l’intendance du Centre Georges Pompidou

Par la présente, nous (nos amis (ies) mon compagnon et moi-même), attirons l’attention du responsable du Centre Georges Pompidou à Paris sur un endroit qui se doit d’être discret, voire caché, mais indispensable dans un musée qui se respecte. En un mot : les « commodités ».

chiottesHum oui, quelles soient pour hommes ou pour femmes, les chiottes de votre Centre sont dans un état plus que déplorable et nous nous voyons dans l‘obligation de formuler une réclamation.

Nous (les visiteurs (euses) sommes comme tout un chacun sujet à des débordements de vessie et pour éviter des fuites ou une évacuation inopinée dans nos slips et culottes, il nous est fait obligation de satisfaire, de temps à autre (pas à chaque visite rassurez-vous) à de petits besoins bien naturels. D’autant que votre musée comporte un bar restauration rapide au rez-de-chaussée et un café au 5ème étage et qu’ils nous arrivent de nous y arrêter pour consommer et nous caler l’estomac entre deux expositions. Ceci expliquant cela.

Aussi, notre corps appliquant le principe des vases communicants, nous nous devons, oh bien malgré nous je le concède, d’utiliser les « tasses » et en cas d’urgence éventuellement, les trônes mis à disposition du public.

Et là, c’est une calamité, après avoir repéré l’enseigne lumineuse, nous nous dirigeons à l’odeur. Les lavabos servant aux ablutions, sont d’une saleté repoussante, couverts de coulées de savon (quand il y en a encore dans les distributeurs), l’intérieur du lavabo tapissé de papier au point qu’on se demande s’il n’y a pas eu confusion entre la cuvette des toilettes et le lavabo. Quant au sèche-mains, il serait agréable qu’il fonctionne de temps en temps, quoi que, là également, la propreté reste douteuse et nous hésiterions à y glisser nos mains de peur de ramener des hôtes non désirés.

Une fois passée cette étape on se retrouve soit devant les « tasses » soit devant le chiotte. Et là au risque d’être très désagréable nous nous devons de faire d’autres remarques. L’odeur nous averti de ce que nous a laissé le précédent visiteur. Le PQ. à terre (et chez les dames les protections débordant des poubelles, si si, nos amies nous l’ont dit). Les graffitis sur les murs, les chasses d’eau non tirées alors que « miracle » elles fonctionnent. Quand elles ne sont pas bouchées par des mètres de papier ou des vestiges provenant d’intestins de crapoteux qui ignorent comment tirer une chasse d’eau et l’usage de la balayette (encore faudrait-il qu’il y en ai une…).

imagesCAD0TB27Nous ne voudrions pas jouer les mémères chichis poufs, mais je vous assure qu’il faut une bonne dose de courage et surtout d’urgence pour faire une pause technique dans ces conditions. Et compte tenu du nombre de visiteurs, nous vous suggérons, respectueusement, l’emploi d’une dame et/ou un d’un monsieur pipi ce qui serait un minimum. Nous sommes du reste sûr que leurs salaires seraient rapidement rentabilisés, certains visiteurs dont nous-mêmes n’hésiterions pas à débourser quelques euros pour avoir des toilettes dignes de ce nom. Parfumées, propres, nettoyées (hum oui, il y a malheureusement toujours des personnes indélicates qui laissent des souvenirs dont on pourrait allègrement se passer). Pouvons-caresser l’espoir d’obtenir rapidement satisfaction ?

Il en va de l’image de la France qui se dit propre eu égard à la population de certains pays et de la réputation de votre musée, qui rappelons le est le 2ème monument visité après la tour Eiffel.

                                                                                                ChezVolodia, et ses amis (ies)

 

 

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24 septembre 2016

Domaine de Chantilly

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Le Domaine de Chantilly se compose bien évidemment du château, du parc, des écuries, dans lesquelles sont présentées des spectacles équestres, d'une orangeraie, d'une petite ferme et d'un jardin anglais. Le château détruit à la révolution française à été reconstruit presque à l'identique ce qui explique les différents styles d'architecture. Pour en savoir plus, voir lien ci-dessous :

http://www.domainedechantilly.com/fr/

En raison de notre heure d'arrivée tardive, nous n'avons eu le temps que de visiter le château, et le parc. Comme nous étions en plein mois d'août, il faisait une châleur à fondre sur place, ce qui a quelque peu freiné mon enthousiasme, car passé 18° je souffre terriblement, passant de blanc laiteux à homard bien cuit. Même ma petite caille indienne avait du mal à la supporter. Bref, passé ces considérations bassement matérielles, nous avons été superbement surpris par ce domaine semblant sortir d'un conte de fée.

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On entre dans le domaine par une arcade symbolisant toute la grandeur et la magnificence du lieu. Les écuries son situées à droite en la passant et le château à gauche, semblant flotter sur l'eau. Ensuite, nous devons marcher un moment avant d'accéder à la rampe et aux marches d'accès du château (Le tout en plein solein évidemment).

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Dans la petite cour du château, se trouve sur la gauche une petite chapelle.

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Une fois entré dans le château, différentes salles s'offrent à nos yeux : Salle des batailles, salle des peintures, salon comportant des chinoiseries, salon de musique, etc... le tout assez classique de ce genre de lieu. Mais très agréable à regarder et surtout conservé.

Nous sommes tous deux tombés en admiration pour la bibliothèque du château qui comporte  60 000 livres disséminés ça et là dans les différentes pièces et salon, et 30 000 dans la pièce destinée à cet effet. Des livres rares et précieux courant sur les murs de la pièce dans la galerie la surplombant, protégés par de nombreuses vitrines grillagées et comptoirs vitrés.

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Au fond de la pièce se trouve de curieux fauteuils de lectures à roulettes, munis de reposes livres et de lutrins pour en facilité la lecture au vu de leur poids et de leur apparence volumineuse. Inutile de dire que ça a été notre endroit préféré dans ce château.

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Autre curiosité, une galerie en forme de couloir dont les fenêtres sont constituées de superbes vitraux non coloriés dans les tons gris, marron, beige assez curieux.

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Comme nous commençions à être fatigués, nous avons migré dans le parc, d'un côté les jardins créés par Lenôtre

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de l'autre un petit jardin anglais, avec des tonnelles qui à l'origine devait être couvertes de feuillages ou de roses, mais qui malheureusement aujourd'hui se trouve être vierge de toute végétation. Un passage bordé de fontaines, elles aussi en piteux état, permettent de traverser un plan d'eau boueux, où malgré tout la vie semble existée parmi les nénuphars pourissants des tétards ressemblant à des spermatozoïdes l'ayant colonisé, permet d'accéder à une petite folie propice aux rendez-vous secrets et/ou conversations discrètes.

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Nous sommes partis à la femeture soir 19h, en passant à nouveau près du château afin d'admirer l'orangerais et les fontaines en soubassement, car un château ne serait pas digne de ce nom sans fontaine.

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Les douves du château nous réservaient elles, quelques surprises. D'énormes poissons chats et un énorme rat d'eau se battaient pour des morceaux de pain jetés par les visiteurs et le rat ne semblait pas avoir le dessus. C'est sur ces images que nous avons terminé notre visite.

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Hassidic Kaddish

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14 septembre 2016

Homosexualité en URSS

Voilà que je romps encore mon voeu de ne pas faire de ce blog un blog politique ou de revendications homosexuelles, mais y a des fois ou ça coince au point que j'ai envie de crier.

Pour les communistes, "l'homosexualité est un vice, des élites, résultant de la décomposition morale qu'engendrent inéluctablement le luxe aristocratique et le système capitaliste, oublieux de la sainte nature". Hum...

En tant qu'homophobe suprême, nous nommons Staline. La révolution bolchévique commence cependant par émanciper les homosexuels russes. Leur condition, régie par le Code Criminel de 1832, était vraiment pitoyable et elle ne s'améliora que dans les dernières années de l'ancien régime.

La révolution bolchévique de 1917 (une des nombreuses) abolit le code de 1832*, et les textes par lesquels elle le remplace en 1922 ignorant le crime de sodomie. Cela dit, les bolchéviques ne sont guère "gay friendly". Les grands leaders sont puritains : l'homosexualité n'est plus vouée au châtiment judiciaire, mais elle l'est de plus en plus au discours médical et thérapeutique. Enfin elle pâtit terriblement de son image aristogratique.

Mais c'est le Stalinisme qui impose une ligne homophobe radicale. L'article 121 du Code pénal créé par la Loi de 1934 recriminalise très durement l'homosexualité masculine rendant tout acte homosexuel passible de 3 à 5 ans d'emprisonnement, ce qui entraîne aussitôt de nombreuses arrestations. Pour les Staliniens, l'homosexualité n'est pas seulement un héritage déplorable de l'ancien régime, elle est aussi profondément liée au fascisme. "Extirpez l'homosexualité et le fascisme disparaîtra" déclare Gorki !

Pour Staline, les individus ne sont que des vis et des boulons au service de la Société Socialiste ; la sexualité a pour finalité la reproduction des producteurs ; un plaisir sexuel non orienté vers la reproduction est en déperdition d'énergie que ne saurait autoriser la société socialiste (ça ne vous rappelle rien, pour une fois le soviet suprême est en parfait  osmose avec les églises romaine et orthodoxe).

Nikita Khrouchtchev au pouvoir de 1953 à 1964 est très homophobe lui aussi, associant l'homosexualité et formaliste esthétique, qu'il associe, sans doute en raison de ses origines paysannes , à l'intelligentsia (il traite du reste de "pédales" des peintres dont les oeuvres étaient trop modernes à son goût, lors de la visite d'une exposition en 1962).

La sclérose Brejnévienne fait le reste ; Dans les années 1980, le KGB arrête encore un millier d'homosexuels par an ; les lesbiennes risquent toujours l'internement psychiatrique (les soviétiques ont une prédilection voire un petit faible pour les hopitaux psychiatriques qui ne sait jamais démenti), générateur de séquelles à perpétuité ; et les catégories inférieures de la population concentrationnaire, où l'on trouve des condamnés de toutes origines et pour tous les motifs sont souvent menacés de viol (parfois collectif) et d'asservissement sexuel (c'est pas pour rien qu'on casse les dents de devant des prisonniers...)

La terreur induite par pareil système explique qu'il faille attendre la pérestroïka pour voir apparaître un authentique mouvent gay soviétique. Au jour d'aujourd'hui, la culture russe accuse un retard de plus de 35 ans sur celle de l'Occident.

 

* La loi de 1832 criminalise les actes homosexuels. La condamnation peut aller jusqu'à cinq ans d'Exil : 

 

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16 juillet 2016

Musée Zadkine - Paris

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Ossip Zadkine est né en 189 à Vitebsk, en Russie. Son père Ephime est un lettré qui eseigne le grec et le latin au séminaire de cette ville. Juif, il s'était convertit à la religion orthodoxe en épousant Sophie Lester descendante d'une famille écossaire émigrée en Russie à la fin du 17ème siècle.

Le musée Zadkine a été créé par la Ville de Paris en 1982, conformément à la volonté et grâce aux legs de son épouse. Lieu de mémoire et de charme, le musée est installé dans les ateliers et la maison où Zadkine vécut et travailla pendant près de 40 ans. Rénové en 2012, au plus près  de l'esprit d'atelier, la présentation de ses collections a été repensée autour de la question de la matière pour faire dialoguer, sous la lumière des verrières, plâtres, terres, bois et pierres.

Nous avons eu beaucoup de plaisir à découvrir ce musée, nichée en plein coeur du 6ème arrondissement au fond d'une cour de la rue d'Assas près du jardin du Luxembourg. Dans le jardin minuscule, cachées pour certaines par de la végétation, s'offrent à la vue des visiteurs de superbes sculptures en bronze, aux traits marqués et à la forte personnalité.

Dans l'atelier au fond de ce petit jardin, on peut admirer quelques scuptures architecturales et des médaillons sculptés en albatre représentant des natures morts magnifiques.

La maison quant à elle, se présente sur deux niveaux ,dont un interdit au public, et concentre sur son rez-de- chaussée, formé de quatre petites pièces, des sculptures en bois de cormié, et autres essences d'arbres, de blocs de pierre laissés bruts pour les unes, polis pour les autres, en marbres, en pierre granulée. Certaines en pied, d'autres en portraits composées en courbes et en contrecourbes, en construction en plans à angle droit telle la tête aux yeux de plomb, la maternité, léda,etc...

Musée Zadkine

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