11 août 2018

Tatouages de prisonniers de droit commun Russes Homosexuels

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Les tatouages ont toujours été interdits dans les prisons Russes. Autrefois, signe de rebellion, les prisonniers n'hésitent plus à montrer leurs tatouages qui est un livre ouvert sur leur vie et leur passé criminel. Ce qui est intéressant c'est que les Droits Communs, affichent leur homosexualité sans complexe : 

. Les yeux placés au-dessus de la clavicule s'ignifie : je t'ai  à l'oeil

. Certains sont tatoués directement sur les tétons pour former l'oeil,

Mais, les yeux placés directement sur l'abdomen sont signe d'homosexualité, le pénis préfigurant le nez.

Pour ceux qui s'imaginent qu'homosexuel veut dire efféminé, propre sur soi, et autres caricatures,  C'est une fable, parmi eux se trouvent autant de voyoux infréquentables que parmi les hétérosexuels. Ces individus se montrent souvent brutaux vis à vis des autres prisonniers, surtout les nouveaux, en leur cassant les dents de devant en vue de fellations forcées.

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20 juillet 2018

Les communautés juives d'Asie Centrale

 

Juif de Boukhara

Pour ceux qui ne le savent pas, l’Asie Centrale située stratégiquement entre la Russie au Nord et à l’Ouest, la Chine à l’Est, et l’Afganistan et l’Iran au Sud a été envahie, conquise, ravagée et occupée par les armées de ses voisins. Originaire de Russie et de plus d’un Oblast, je me suis intéressé à ses cousins éloignés. 

On pense que des juifs se sont peut être installés en Asie Centrale dès le 4ème-5ème siècle avant J.-C alors qu’une grande partie de la région était sous domination Perse, puisque les juifs pouvaient circuler librement dans l’Empire Achéménide.

La route de la soie fut ensuite une autre voie de leur pénétration en Asie Centrale. Dans les siècles qui suivirent , des juifs émigrés, exilés ou fuyant les persécutions - d’Espagne, de Perse, du Moyen-Orient, du Maroc et de Russie - trouvèrent refuge en Asie Centrale. La plupart s’installèrent dans les villes de Boukhara, Samarkand, Tachkent et de kokand. Ils furent vie connus sous le nom de « Juifs de Boukhara ». 

Au début du 15ème siècle, les tribus ouzbeks prirent le contrôle d’une grande partie de l’Asie Centrale et promulgurent des lois qui eurent des effets à long terme sur la population juive. Les juifs étaient soumis à de lourds impôts qui leur interdisaient pratiquement de posséder des terres. 

Beaucoup devinrent marchands, changeurs et prêteurs sur gage, ou encore ouvriers spécialisés dans la teinture à l’indigo. Certains prospérèrent et finirent par contrôler des caravanes qui assuraient les écanges avec la Russie. En 1833, ladite Russie accorda aux juifs de Boukhara le droit de commercer aux foires importantes de Niji, Novgorod et d’Orenbourg, ce qui augmenta leur influence dans leEmirat. Les exportations portaient surtout sur le coton brut, les importations sur les tissus manufacturés en Russie.

Comme dans de nombreux pays du monde, les juifs sous la domination des Khans Ouzbeks musulmans furent exposés à des discriminations :

. Leurs robes devaient être de couleur unie et ils ne pouvaient les fers qu’avec une cordelettre nouée à la tailleans. Ils devaient porter des calottes noires bordés d’un mince liseré de fourrure. Il leur était interdit d’aller à cheval ou à dos d’âne dans le périmètre de la ville, et ils devaient résider dans un mahalla (quartier de la ville qui leur était réservé).

Dans l’intimité de leur demeure, les juifs s’abillaient comme les musulmans. Leurs femmes n’étaient pas confinés dans des appartements séparés, elles n’étaient pas voilées et se mêlaient librement aux hommes de la maisonnée. Pour sortir, en revanche, elles n’étaient pas voilées et se mêlaient livrement aux hommes de la maisonnée. Pour sortir, en revanche , le port du parandja (lourd manteau enveloppant) était obligatoire, afin de ne pas attirer l’attention.

Le plus souvent les communautés juives purent se maintenir et garder leurs synagogues, mais il y eut périodiquement des vagues d’antisémitisme, de pogroms et de conversions forcées, en particulier au 18ème et 19ème siècle.

D’une certaine façon, la domination russe améliora la vie des juifs de Boukhara et beaucoup d’entre-eux prospérèrent. Les tzars avaient plus d’intérêt à maintenir et renforcer des partenaires commerciaux en Asie Centrale (dont beaucoup étaient juifs) qu’à contrôler la vie individuelle de chacun. Une fois le traité de Boukhara signé en 1873, entre le Khan et les Russes, les juifs eurent un libre droit de propriété et davantage de liberté pour s’installer. 

La situation changea à l’arrivée des communistes soviétiques. On promulga des lois défavorables aux religions. Des synagogues et des mosquées furent détruites ou transformées en entrepôts et en bâtiments administratifs. Rabbins et mollahs furent persécutés. Les entreprises privées furent nationalisées et les artisans contraints d’intégrer des coopératives ou d’aller en usine. Sous Staline, l’antisémitisme repartit de plus belle et nombre de professionnels juifs d’Asie Centrale tombèrent victimes de sa paranoïa.

Au cours du 20ème siècle la populations juive d’Asie Centrale connut des vicissitudes dramatiques. Dans les années 1920-1930 des milliers de juifs partirent pour la Palestine. Mais, à partir de 1940-1942 plus de 152 000 évacués, réfugiés, et déportés arrivèrent à Tachkent, venus des régions ouest de l’URSS et fuyant les troupes allemandes. Leurs fiches d’enregistrement existent encore aux Archives Centrales de l’Etat d’Ouzbékistan à Tachkent. De nombreux juifs gagnèrent aussi d’autres régions d’Asie Centrale. Beaucoup sont repartis après la guerre, mais un nombre conséquent a aussi choisi de rester.

Une autre exode commença au début des années 1970 : On estime que depuis ce temps, la population totale des juifs d’Asie Centrale est tombée de 35 000 à environ 10 000. La plupart des migrants sont partis en Israël ou pour les Etats Unis.

Mes sources : Trésor de la Route de la Soie de Susan Meller.

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13 février 2018

Le Birobidjan

 

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Le Birobidjan :

Est un Oblast, c'est-à-dire une région autonome à l’intérieur d’un pays en attendant la création d’une nouvelle république rattachée à l’URSS.

Histoire :

Le Birobidjan a été créé par Staline en 1928, terre promise de l’histoire donnée aux juifs 2 000 ans après la bible et 20 ans avant la création de l’Etat d’Israël.

Après la Révolution d’Octobre en 1917, les juifs sont reconnus comme une nationalité au sein de l’URSS. Mais alors que les nationalités soviétiques ont normalement un territoire, les juifs n’en ont pas. En 1928, Staline décide donc de créer un foyer de peuplement juif au Birobidjan afin de faire une sorte d’Etat Juif avec le Yiddish comme langue officielle, langue vernaculaire par excellence, au détriment de l’Hébreu à connotation religieuse et sioniste (qu’en fait peu de personnes parlaient hormis les lettrés).

Cette province à la frontière de la Mandchourie, lovée dans les méandres du fleuve Amour, inhospitalière et glaciale, les températures pouvant descendre jusqu’à  moins 50 degrés est l’une des plus démunie et lointaine d’asie. Elle est censée répondre aux revendication de la communauté juive qui subit alors persécutions et pogroms. Déclaré « Unité Autonome Juive » en 1931, le Birobidjan est promu (Région Autonome Juive » trois ans plus tard soit en 1934.

En 1928, malgré de nombreux points faibles, cette République Autonome Juive a bénéficié d’un vaste mouvement de propagande vantant auprès des juifs cette nouvelle terre promise où toutes leurs aspiration pourront s’épanouir, ceux-ci ont du reste fortement été encouragés à s’y installer à grand renfort de primes.

En effet, le Comité Central exécutif de la République de Biélorussie considère comme une nécessité d’accorder une attention toute particulière à la terrible situation des masses ouvrières juives dont l’accès à plusieurs branches du travail productif avait été fermé par des restrictions et des persécutions depuis des siècles.

- Les juifs étaient parqués dans les provinces de « la zone de résidence » mais même dans ces provinces, il n’avaient pas le droit de résider hors des villes, des bourgades et n’avaient pas été admis dans la fonction publique, dans le travail des chemins de fer et l’industrie lourde. De plus, ils n’avaient pas le droit d’acquérir de terres, ni de vivre dans des villages (hormis les villages juifs : schtlet). Ils ne pouvaient que s’adonner aux commerces et à l’artisanat.

Les combats révolutionnaires juifs, ont suscité les persécutions acharnées du Gouvernement Tzariste. Sans droit libre de circulation, sans cesse en quête d’un morceau de pain, la populations juive s’agglutinait de plus en plus dans les villes et les bourgades et, sombrait toujours plus dans une terrible détresse.

La guerre civile, l’exil et l’errance, et enfin les pogroms aboutirent à l’appauvrissement de la masse juive jusqu’à l’extrême limite de la misère. A cela s’ajoute chaque année, aux milliers de victimes de guerre, d’autres victimes des pogroms et de la Contre Révolution. Sans moyen d’existence, obligés de s’offrir à la spéculation, la contrebande et/ou la mendicité -

Le développement de l’industrie est encore lent. C’est le travail agricole qui revêt une importance particulière. Parmi les masses juives ouvrières on remarque un attrait toujours plus grand pour l’agriculture.

Un plan prévisionnel ouvrant l’année 1927 à 1936 prévoyait l’insertion dans l’agriculture de 100 000 familles juives soit un demi-million d’individus.

En offrant ainsi une terre au peuple juif, on ne pouvait accuser le régime soviétique d’antisémitisme. De plus, contestée par la Chine voisine, il était nécessaire de peupler et de développer cette région où tout était à faire. Enfin, les nombreux intellectuels juifs ainsi éloignés de 7000 km de Moscou devenaient moins dangereux et consacreraient à en point douter leur nouvelle existence au travail agricole. C’était du moins ce que pensait Staline.

Bien qu’implantée loin de tous les lieux liturgiques de la communauté juive de Russie, des milliers de personnes décident cependant de partir s’y installer. Très vite les premiers immigrants sont rejoints par de nombreux autres, venus de France, des Etats Unis ou encore d’Amérique du Sud (juifs pour une partie et non juif pour une encore plus grande partie). Le premier « Etat Juif » sort de terre, des maisons se construisent par centaines, des routes sont tracées. Durant les premières années, la différence culturelle est encouragée : la vie artistique y est féconde, les écoles juives se multiplient, un théâtre juif est créé, une synagogue y es érigée, et on publie même un journal en yiddish, « l’Etoile du Birobidjan ». Un journal de deux pages certes, mais un journal quand même qui paraît régulièrement. Le kolkhoze Waldheim devient l’un des plus exemplaires de l’Union Soviétique. Mais même si la population juive frôle dans sa meilleur période environ 30 000 âmes, on restait très loin du demi-million qu’espérait Staline.

 

Le Déclin :

En 1930 les purges Staliniennes déciment les personnalités les plus motivées du Birobidjan et fait sombrer la jeune région dans le délabrement. En 1939, seul 25 % des juifs de la République Autonome habitaient à la campagne, car un grand nombre de sols s’étaient révélés marécageux et/ou impropre à la culture. Les colons issus pour la plus grande majorité des villes rechignaient en outre à apprendre un nouveau métier dans un environnement hostile, préférant se concentrer dans la capitale. Par ailleurs la mystique du retour des juifs à la terre, perdit de son  importance quand les plans quinquennaux tournèrent vers l’industrialisation de l’URSS. La population juive tomba à 18 000 des 109 000 habitants de la région.

Pendant la seconde guerre mondiale, des réfugiés juifs s’y installent fuyant le front de l’Ouest. De 1946 à 1948 grâce à une vague de propagande lancée par le Comité Antifasciste, quelques milliers de juifs s’y laissent attirer. De 1948 à 1949 et bien que la  population juive atteigne 30 000 personnes, et suite à la terrible vague d’antisémitisme de la fin du régime stalinien (1947-1953). les écoles et le théâtre sont fermés. Quelques années plus tard la synagogue est brûlée. Toute revendication identitaire ou religieuse passe pour une entreprise contre-révolutionnaire. En 1948, la création de l’Etat d’Israêl mettra un terme définitif à cette République Autonome Juive.

Malgré des tentatives d’aides financières sous Gorbatchev la majorité des juifs qui restaient dans l’oblast émigra après la chute de l’URSS en 1991. Les traces du judaïsme qui restaient encore étaient très minces. En 2002 il ne restait que 2 327 juifs sur une population de 190 915 habitants, une synagogue et un journal écrit en yiddish : « l’Etoile du Birobidjan ». En 1991, l’oblast est passé de la juridiction du Kraï de Khabarovsk à la juridiction de la Fédération.

 

De nos jours :

Le Birobidjan comme le phénix semble renaître de ses cendres. Depuis 2004 on constate plus d’arrivées que de départs. Les écoles ont réouvert, une école du dimanche été créée, ainsi qu’une université nationale juive. Des clubs de jeunes et du troisième âge ont vu le jour ainsi qu’une troupe de danse et de théâtre, une chorale et un festival de la culture juive. Le journal : l’Etoile du Birobidjan » existe toujours même s’il est publié en Russe et n’offre plus que 4 pages en yiddish. L’apprentissage du Yiddish se multiplie dans la région, même pour les enfants qui ne sont pas de confession juive. Cependant, l’enseignement supérieur est dispensé en Russe et la maîtrise de cette langue exigée eu égard aux différents emplois. Un nouveau rebbe est arrivé d’Israël avec sa famille et a entrepris de faire connaitre leurs racines aux quelques juifs survivants.

 

Sources : Histoire juive de la Révolution à l’Etat d’Israël (René Neher-Bernheim)

                    Akadem

                    Gen Ami

                    

 

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02 septembre 2017

Celle qu'on appelle la fille à "pd"

Et oui, messieurs, que deviendrions-nous sans elle ?.

Ce cache tapettes, qui nous est dévouée aux points d'oublier sa vie pour se consacrer à la nôtre voire, la vivre par procuration. On peut l'appeler à toute heure du jour ou de la nuit pour lui confier nos malheurs et pleurer sur son épaule, sans crainte d'être jugé, certain d'avoir une oreille attentive et emphatique.

Cet oiseau pas si rare que ça, se fera un plaisir de nous accompagner dans nos réunions de famille ou de travail, enfin partout ou nous aurons besoin d'une "couverture". Nous pourrons par ailleurs, converser aimablement avec elle de chiffons, maquillage pour ceux que ça intéressent en étant sûr que son avis sera sincère et que les conseils prodigués seront désintéressés.

Et puis, ingrats comme nous le sommes, dès que nous ou nos amours iront mieux, que nous aurons mieux à faire, nous la relèguerons aux oubliettes et la pauvre se demandera comment il se fait qu'elle ne fasse plus partie de nos priorités, de nos rencarts. Ce qui ne l'empêchera pas de venir ventre à terre au prochain appel de notre part et de continuer une relation qui s'avoisinerait à ce que j'apparenterais, moi, au sado-maso.

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20 novembre 2016

Le coming out cette manie !

Coming out

D’où est-elle venue ? Depuis quelques années, elle court, fleurie et s’invite partout : sur les forums, dans les débats, les manifestations sans qu’on ne sache réellement d’où vient cette propension à vouloir dévoiler, voire étaler au vu et au su de tout le monde son moi le plus intime.

En quoi cela concerne-t-il le commun des mortels de savoir envers qui vont nos sentiments amoureux, avec qui nous partageons notre lit ? En quoi cela nous importe-t-il de savoir que tel homme ou telle femme « en est », et de quoi ? Homo, lesbienne ?? Qu’est-ce que cela nous apporte ??? Notre regard sur lui ou elle, sur ses idées, son comportement influencera-t-il notre jugement ? Et si oui, de quel droit nous arrogeons-nous le droit de juger autrui ?

En quoi, une personne médiatisée se devrait-elle de préciser son attirance pour ses semblables, les plus semblables possibles ? Certaines grandes bouches de la cause LGBT et non des moindres justifient le coming out au nom de la vérité, mais de quelle vérité ? A partir de l’instant ou on ne nous/leur demande rien ? ! Il paraîtrait également que cela inciterait de jeunes lgbt à se sentir mieux dans leur peau ? Hum oui, je reste dubitatif ? Mais, pourquoi pas si le coming out est fait par la personne concernée. Mais de quel droit, si l'aveu est forcé, imposé par les circonstances ou dévoilé, dénoncé par d'autres, des personnes mal intentionnées avides de scandales ! Car sous prétexte du bien être des uns, ne risque-t-on pas de mettre mal à l’aise les autres ? Sans oublier une atteinte à leur vie privée et à leur liberté ! Car même si le fait d’être homosexuel (le) ne fait plus partie du classement des maladies mentales, il n’en reste pas moins que pour beaucoup, cela révèle une déviance, perverse ou pas peu importe, cela reste une exception au regard de la norme. Aussi, inutile de vouloir persuader des personnes qui pensent ainsi. Elles ne changeront pas d’avis, c’est du temps perdu et de la fatigue intellectuelle inutile !

Par ailleurs, j’en reviens toujours au même sujet. Nous réclamons à être comme les autres, pas supérieurs, mais égales aux autres. De claironner à tout va et à n’importe qui ce que nous sommes, ne risque-t-il pas au contraire de nous porter préjudice ? Si le fait de se dévoiler rend certaines personnes en phase avec elles-mêmes pourquoi pas, et je reconnais qu’il faut une certaine dose de réflexions/courage pour ainsi se mettre en avant, au risque de briser une carrière, un foyer. Alors que pour la plupart du temps, les gens que nous fréquentons ou avec qui nous avons des relations professionnelles ou autres, y sont indifférents au plus haut point. Le fait de vouloir se démarquer à tous prix, ne révèle-t-il pas au contraire, notre envie d’exister par cette différence voire de choquer ?

Certains (nes) jouent sur ce registre pour, le pensent-ils, avoir accès plus facilement à la notoriété (sous-entendu, beaucoup d’homos dans le spectacle, dans les médias…), parce qu’ils sont convaincus d’un lobby gay : riche et puissant. D’autres, parce qu’ils aspirent être un modèle pour la « pseudo » communauté lgbt, se vouloir être reconnu (e) par elle, en devenir une icône, écoutée, voire respectée. Voir sa parole, son opinion, ses prises de position peser sur la société ? D’autres encore pensent qu’ils se sentiront mieux s’ils le disent, l’annoncent à leur famille et à leurs proches, bref….. Tout un tas de raisons aussi diverses que variées qui ne me satisfont pas réellement.

Je trouve particulièrement mal venu d’exposer et d’étaler sa vie privée en public. Imaginons ce qui se passerait si un hétérosexuel faisait son méa culpa d’aimer le sexe opposé… Ridicule, grotesque ! On se fiche royalement de ce que Mr aime Madame ou inversement donc …. Aucune personne sensée ne se présente, ou au fil de la conversation n’annonce, de but en blanc, je suis hétéro, je suis homo. Cet aveu ne peut à mon sens ce faire qu’à un certain degré d’intimité. Et nos relations avec les personnes que nous côtoyons tous les jours nécessitent–elles ledit aveu ? A moins que nous ayons décidé de les mettre dans notre lit ou qu’une des personnes en question ait des vues sur nous, je n’en vois pas l’utilité ! Nous en sommes arrivés à un tel degré d’impudeur que bientôt nous en arriverons à nous justifier de ce que nous faisons ou pas au lit avec notre ou nos partenaires.

 

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Pour notre part nous n’avons jamais fait de coming out et n’en ressentons pas le besoin, ni l’utilité. Nous sommes avant tout des hommes avec des qualités et des défauts. Nous ne sommes pas selon l'expression consacrée « dans le placard » donc nous n’avons pas à en sortir. Nous sommes mariés. Nous ne nous cachons pas, mais ne parlons pas notre vie privée (et encore moins intime) à tout le monde. Nous savons qui nous sommes, ce que nous sommes et c’est très bien ainsi ! Nos relations professionnelles et amicales se sont doutées que nous étions gays et en ont eu confirmation avec les années, puisque je vis avec mon compagnon et qu’elles ne nous ont jamais vu intime avec des femmes, mais aucune question n’a été posée, aucune remarque déplacée ou pas n’a été formulée. Nous n’en parlons pas, ni les uns, ni les autres, car il n’y a rien à dire ! Nous sommes un couple ordinaire confrontés comme n’importe quel couple a des difficultés, des joies, des peines, des ambitions et avec une vie intime comme tout le monde comme tous les couples.

L’homophobie, à mon sens vient d’une propension que nous avons à l’exhibitionnisme, à vouloir faire reconnaître et accepter par tous et partout ce que nous sommes, ce qui est quasi impossible ! 

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09 novembre 2016

Les pintades et autres greluches du Marais (2)

Lorrain_RouveyrePour un peu que vous y circuliez un soir, voire un samedi après-midi, vous ne pouvez que constater combien elles sont nombreuses à s’y retrouver, caquetant  à qui mieux mieux, s’évertuant à se faire remarquer par des attitudes extravagantes et des voix haut perchées. Regardant mine de rien ce qui se passe alentour, bavassant  sur les uns (es), les autres, énonçant des platitudes et salivant à la vue d’une éventuelle conquête, ne serais-ce que pour un coup d’un soir.

Ces "délicieuses volatiles", installées aux terrasses de l’Open Café entre autres…pour voir et être vues  s’observent, se jaugent, s’évaluent, ont la critique acerbe. Certaines se lancent dans des discussions pseudos intellectuelles, piapiatant sur la mode, la décoration, le cinéma, persuadées de l’intérêt des autres pour leur conversation et d’être à l’apogée d’un mouvement novateur, tout en surveillant du coin de l‘œil l‘effet produit sur ceux et/ou celles passant à portée de voix.

cartoon_funny_picture_of_top_chef_tom_colicchio_recipes_cook_is_tom_colicchio_gayNous aussi, comme tant d’autres pintades,aimons à nous balader dans ce que nous appelons le miroir aux alouettes de la gaypédétude, le Marais ayant remplacé avantageusement à nombre d’égards le Saint Germain des Prés et la rue Saint Anne d’autrefois. Comme nos « copines » et consœurs, nous aimons nous attabler en terrasse et regarder passer la foule, car il y a bien foultitude et ce tous les jours et soirs de la semaine. Comme elles, nous nous amusons à comptabiliser les folles, éparpillées ça et là, l’œil et le pantalon aguicheurs, attentifs à qui les observe et surtout de quel endroit. Certaines plus hardies que les autres se risquent à des sourires complices avec les badauds en terrasse, d’autres plus farouches se contentent de passer fièrement l’air pressé, le regard perdu dans leurs pensées.

Le Marais, lieu mythique ou convergent presque toutes les volailles, greluches et autres tafioles de Paris, et  toutes celles de Navarre, avec dans l’idée, pour certains d’être intégrés dans ce que l’on peut nommer une « communauté », et d’y briser leur solitude avec plus ou moins de bonheur et à plus ou moins long terme. Pour d’autres ce sera tout simplement pour trouver un « plan cul » , un restaurant ou une boite, pas forcément sympathique niveau nourriture ou amabilité, mais labellisé gay. Histoire de faire travailler les copines.

chris_ciccone_caricatureMais s’il est une chose que nous nous avons toutes et tous en commun (mêmes celles et ceux qui se disent hors milieu) et dont nous avons bien conscience, que l’on soit volailles, volatiles et/ou chapons, c‘est d‘être une minorité qui bien que grandissante, aime à se retrouver entre elle (par goût, mesure de sécurité et/ou de protection ?) , et qui pour ce faire investit des quartiers, crée des commerces, des modes. Nous avons des signes, des codes d’identification indéchiffrables pour les non initiés mais parfaitement reconnaissables, et au combien rassurants, pour les membres de « notre communauté » qui peuvent ainsi sans se tromper trouver des affinités et s’y regrouper.

Hum oui, enfin, toute cette prose pour dire que j’aime notre visibilité et vous y compris que vous soyez pintades et/ou greluches car si c‘est par vous que nous avons longtemps été désignées et souvent honnies, c’est en grande partie grâce à vous que notre cause a avancé.

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14 septembre 2016

Homosexualité en URSS

Voilà que je romps encore mon voeu de ne pas faire de ce blog un blog politique ou de revendications homosexuelles, mais y a des fois ou ça coince au point que j'ai envie de crier.

Pour les communistes, "l'homosexualité est un vice, des élites, résultant de la décomposition morale qu'engendrent inéluctablement le luxe aristocratique et le système capitaliste, oublieux de la sainte nature". Hum...

En tant qu'homophobe suprême, nous nommons Staline. La révolution bolchévique commence cependant par émanciper les homosexuels russes. Leur condition, régie par le Code Criminel de 1832, était vraiment pitoyable et elle ne s'améliora que dans les dernières années de l'ancien régime.

La révolution bolchévique de 1917 (une des nombreuses) abolit le code de 1832*, et les textes par lesquels elle le remplace en 1922 ignorant le crime de sodomie. Cela dit, les bolchéviques ne sont guère "gay friendly". Les grands leaders sont puritains : l'homosexualité n'est plus vouée au châtiment judiciaire, mais elle l'est de plus en plus au discours médical et thérapeutique. Enfin elle pâtit terriblement de son image aristogratique.

Mais c'est le Stalinisme qui impose une ligne homophobe radicale. L'article 121 du Code pénal créé par la Loi de 1934 recriminalise très durement l'homosexualité masculine rendant tout acte homosexuel passible de 3 à 5 ans d'emprisonnement, ce qui entraîne aussitôt de nombreuses arrestations. Pour les Staliniens, l'homosexualité n'est pas seulement un héritage déplorable de l'ancien régime, elle est aussi profondément liée au fascisme. "Extirpez l'homosexualité et le fascisme disparaîtra" déclare Gorki !

Pour Staline, les individus ne sont que des vis et des boulons au service de la Société Socialiste ; la sexualité a pour finalité la reproduction des producteurs ; un plaisir sexuel non orienté vers la reproduction est en déperdition d'énergie que ne saurait autoriser la société socialiste (ça ne vous rappelle rien, pour une fois le soviet suprême est en parfait  osmose avec les églises romaine et orthodoxe).

Nikita Khrouchtchev au pouvoir de 1953 à 1964 est très homophobe lui aussi, associant l'homosexualité et formaliste esthétique, qu'il associe, sans doute en raison de ses origines paysannes , à l'intelligentsia (il traite du reste de "pédales" des peintres dont les oeuvres étaient trop modernes à son goût, lors de la visite d'une exposition en 1962).

La sclérose Brejnévienne fait le reste ; Dans les années 1980, le KGB arrête encore un millier d'homosexuels par an ; les lesbiennes risquent toujours l'internement psychiatrique (les soviétiques ont une prédilection voire un petit faible pour les hopitaux psychiatriques qui ne sait jamais démenti), générateur de séquelles à perpétuité ; et les catégories inférieures de la population concentrationnaire, où l'on trouve des condamnés de toutes origines et pour tous les motifs sont souvent menacés de viol (parfois collectif) et d'asservissement sexuel (c'est pas pour rien qu'on casse les dents de devant des prisonniers...)

La terreur induite par pareil système explique qu'il faille attendre la pérestroïka pour voir apparaître un authentique mouvent gay soviétique. Au jour d'aujourd'hui, la culture russe accuse un retard de plus de 35 ans sur celle de l'Occident.

 

* La loi de 1832 criminalise les actes homosexuels. La condamnation peut aller jusqu'à cinq ans d'Exil : 

 

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23 juin 2016

Les hammams et saunas

Ces lieux mythiques objets de tous les phantasmes occidentaux, viviers permanents de beautés féminines pour les hétéros du 19ème siècle et de sexe facile pour les gays des années 1980. Il faut noter tout de même une sensible différence entre les toiles des orientalistes, les hammams traditionnels que fréquentent les peuples dits orientaux tels les juifs, les musulmans, les indiens et ceux qui se sont ouverts pour ainsi dire à tous vents et réservés à une clientèle avide d'exhibitionnisme, de plaisirs voire de perversions en tout genre.

si j'en parle, c'est que moi aussi, comme beaucoup j'ai voulu tester ces "fameux" hammams, savoir ce qui s'y passait et je dois avouer que j'en ai gardé un souvenir mémorable, non dans le sens "fan" mais plutôt dans le sens je longe les murs tout en prenant garde à ne pas les toucher non qu'ils soient malpropres, mais plutôt hum, mouvants...

20080904hammamrosiersinsideDans le hammam juif on vient avant tout pour se purifier avant le shabbat (ne pas confondre avec le bain rituel), chacun apportant, par habitude, les petites affaires nécessaires à de telles ablutions. Il comporte plusieurs pièces comme il se doit. Dans la première, on se décrasse énergiquement comme si on ne s'était pas lavé depuis plusieurs jours qui en réalité ne remonte au pire qu'au vendredi dernier. Ce qui m'a frappé (au figuré cela va s'en dire), c'est de voir tous les types de visages et pour certains, les coiffures (coupe de cheveux) ou kippa (car ne doit-on pas rester couvert devant Dieu) selon les pays dont ils sont originaires. J'ai une péférence pour les hassids (je suis sûr que vous vous en doutiez, non ?) la tête presque rasé et de longues païs (mèches de cheveux) descendant pour certain jusqu'aux épaules surtout les jeunes garçons (euh, attention je ne suis pas pédophile, je parle de cheveux simplement). Les ainés leur enseignant la façon la plus pure de paraître devant "Dieu". Ensuite on accède à une pièce plus chaude la chaleur, la plus forte venant du plus haut des gradins (attention aux fragiles du coeur). Troisième pièce, piscine d'eau froide, idéale pour un arrêt cardiaque après l'étouffante chaleur, et pour terminer on se fait fouetter énergiquement, si si, avec des branchages pour faire circuler le sang, par un vieux garçon de bain ou une vielle femme. On en ressort rouge, ne supportant qu'avec peine le frottement des vêtements sur la peau, mais avec une sensation de propreté inégalée.

Je ne parlerai pas des hammams tenus par des musulmans car je ne connais pas, c'est mon chéri qui sait. Non non non, il n'est pas de cette religion mais fréquente régulièrement le hammam de la mosquée de Paris ou celui de stalingrad. 

3598556711_a44b10986dMoi, je vais me perdre dans les méandres des hammams et saunas gays que j'ai hum, fréquentés. (avant de faire connaissance avec mon compagnon évidemment). Tout d'abord, dans ceux que je connais. Déjà l'enseigne est tout un programme à elle toute seule. Nom accrocheur en lettres lumineuses, couleurs tapageuses et en dégradées sur la façade, les tarifs varient selon les services proposés. Il n'est pas utile de venir avec son panier d'oranges (ceux qui fréquentent ces lieux comprendront pourquoi) et serviettes de bain. On vous fourni l'indispensable et même le superflu... Vous vous présentez à l'accueil comme il se doit et là, pas de jour spécifique, puisque espace réservé à nous seuls, les hommes. Vous êtes accueillis par un jeune homme ou un homme (de préférence pas plus de 25-30ans) en tee shirt  laissant voir une musculature impressionnante, Des fesses rebondies et moulées, ainsi que ce qui va avec, dans un short dont la taille a été calculée au plus juste. Font peut être des économies ? à moins qu'il ne s'agisse de faire saliver devant les "gourmandises" s'y pavanant ?

Une fois énoncé les règles des lieux, on vous donne (euh non, prête un drap de bain) et vous voilà en route pour l'exploration de ce havre annonciateur de plaisirs et de délices sensuels. Un conseil pensez à apporter des tongs, hum oui,  ça n'est pas garantie anti-micoses.  Dans certains hammams vous pouvez garder votre serviette autour de la taille ou si vous êtes très timide votre slip de bain, de préférence celui qui couvre à peine ce que vous avez à y mettre. Après c'est selon la politique du lieu.

m_157Soit vous vous retrouvez dans un sauna type soft, cool, détente et flirt le tout fait avec discrétion, sans insistance et sans démonstration publique de vos goûts et/ou préférences sexuels à l'un comme à l'autre. Soit vous tombez comme ça m'est arrivé dans un énorme "baisodrome" ou vous êtes, frôlés, palpés par des mains invisibles au fur et à mesure que vous passez dans les couloirs, quand elles ne s'imposent pas en dessous de votre drap de bain qui parait tout à coup aussi petit qu'une serviette tellement les convives paraissent affamés de sexe et de sperme.

Vous essayez de vous dire que vous vous êtes trompés, que vous vous faites des idées, que votre imagination s'est enflammée en raison de la chaleur. Et non, tout est vrai. Le sexe dressé (on se demande comment d'ailleurs) du vieux beau contre vos fesses, le regard édulcoré du blond platine adossé au mur attendant le client ? celui aguicheur du mocheton de service (mais n'est-on pas toujours le mocheton de quelqu'un ?). Le gros baraqué qui fait jouer ses muscles et marche comme s'il était monté sur ressorts. Bref, une floppée de types variés de provenances diverses plus ou moins intéressants (je parle physiquement, car comment s'en rendre compte de leur intellect dans de telles conditions. La plupart d'entre-nous nous sommes là pour se rendre compte, et chercher  le partenaire idéal, parfait, beau, pour quelques heures ? une nuit ? pour la vie ? certainement pas.

3598569915_26d2850425Et puis d'abord je suce pas quand je connais pas, et surtout quand j'aime pas. Et puis, je préfère choisir qu'être choisi surtout quand il n'y a pas réciprocité. Et puis j'aime qu'on me présente les gens et les "choses" j'ai horreur que l'on me les imposent. Et puis il y avait quand même, même s'il y a une sélection à l'entrée, beaucoup de "vieux".  Et puis j'aime pas être considéré comme un morceau de viande à l'étalage faisant parfois l'envie de quelques chiens en rut. Et puis je me suis senti souillé tant par les regards que par les frôlements et pour certains les gestes appuyés. Au point que ma curiosité mal placée, je le reconnais maintenant, a viré au cauchemard et que je n'ai eu qu'une envie au bout d'une ou deux heures (hum oui en plus j'avais retiré ma montre) de filer désolé mais y a pas d'autres mots "la queue entre les jambes".

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30 mai 2016

Nouvelle cause à défendre pour la communauté LGBT : Les chiottes !!!

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Et oui, depuis quelques années déjà dans le monde, se livre une bataille pour avoir le droit de poser son séant sur le trône des toilettes, des wc, des chi..ttes, des cabinets, oui, ça justement ! Le monde est en train de s’écrouler en raison de guerres, de catastrophes naturelles et/ou nucléaires et nous en sommes à débattre, à manifester, à presque nous entretuer pour savoir qui a le droit d’utiliser telle ou telle toilette. A pleurer ! 

J’avais en son temps écrit divers articles sur ce problème récurrent et expliqué le pourquoi du comment, en France, voir lien : 

http://volodia.canalblog.com/archives/2015/03/22/31756386.html

Et, plusieurs mois plus tard, je me rends compte que cela devient un problème majeur et qu’on en arrive à des situations ubuesques, la Comédia Del Arte des chiottes. Mais bon, la palme du ridicule revient quand même à La Caroline du Nord qui par sa nouvelle loi n’autorise pas les transgenres et/ou transsexuelles (ls) à accéder aux toilettes de leur nouveau genre - à l’appui de cette revendication, manifestations de fanatiques religieux brandissant la bible - et les obligent à utiliser les toilettes correspondantes à leur sexe d’origine (donc genre = sexe et inversement ce qui met à mal la théorie du genre) ! 

Foin que tout cela, l’idéal ne serait-il pas que les enseignes, centres commerciaux, et bureaux administratifs, etc… créés des toilettes unisexes ? car et je le comprends, s’il y a des toilettes spécifiques pour les handicapés en fauteuil roulant, que certains groupes et/ou institutions les mettent à disposition des transgenres, ceux (celles)-ci refusent de les utiliser, prétextant qu’ils/elles ne sont pas handicapés (ées) ce qui est vrai. Alors quelle solution ? Les dames refusent que des transsexuelles (homme vers femme) utilisent leurs toilettes pour les raisons évoquées dans mon article. Certains hommes, comme mon compagnon refusent que les toilettes destinés aux hommes soient accessibles aux transsexuels (femme vers homme), pour des raisons tout aussi justifiées.  Des toilettes unisexes pourraient sembler idéales, à défaut des toilettes pour transgenres, qui à mon sens ne sont qu’un pire aller, car ce serait une forme de ségrégation, de mise à l’écart de toute une catégorie de personnes, en les désignant à la risée et/ou vindicte populaire, alors que la plupart, j'en suis certain, ne souhaite qu’une chose : passer inaperçu.

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Pour ma part, j’estime que c’est un faux problème. Prenons pour exemple les toilettes publiques dans les villes en France, ces toilettes sont conçues aussi bien pour les hommes que pour les femmes ne sachant ce que le futur occupant a à évacuer. Pour ma part je me fiche complètement de qui accède à ces lieux d’aisance, à partir du moment où la personne se montre discrète, respectueuse de l’intimité des autres, et surtout de la propreté des lieux (ce qui pour les hommes cis-genres n’est pas forcément une évidence). Pour roudoudou c’est différent, lui n’accepte pas que ce lieu si spécifique soit accessible aux transgenres, travestis ou transsexuels, estimant que son intimité serait violée, et qu’il ne souhaite pas être ridicule en étant vu devant un urinoir…. Hum ça se défend aussi, d’autant que dans certains endroits, ce lieu est utilisé à d’autres fins (n’est-ce pas messieurs…. !).Voir lien ci-dessous :

http://volodia.canalblog.com/archives/2012/04/24/24090599.html 

Alors après, il peut toujours utiliser une cabine s’il le lieu en comporte, mais bon, c’est tellement personnel et intime que je n’ai pas osé lui suggérer ! 

En Inde, les toilettes pour transgenres existent mais personne ne veut les utiliser afin de ne pas être reconnu, mon compagnon a écrit un article intéressant à ce sujet, voir ci-dessous :

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2011/12/29/23092316.html 

Alors qu’elle solution ? Que faire pour satisfaire tout le monde et qu’enfin dans cet endroit dédié à évacuer le surplus de nos intestins chacun puisse trouver la sérénité nécessaire indispensable à son bien-être ? Question ouverte !!! 

 

Posté par chezVolodia à 13:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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22 mars 2015

Pourquoi des toilettes pour dames et pourquoi des toilettes pour hommes ?

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Cet article est une forme de réponse aux transsexuels (les)  des deux sexes qui vitupèrent depuis un certain temps pour l'obtention de toilettes accessibles aux deux sexes sans distinction et qui sont particulièrement insupportables dans leur revendication en ne pensant qu'à leur propre bien-être personnel, tout en piétinant allègrement celui des autres et là je parle des hommes et des femmes ordinaires. Voici donc ce qu'il en est !

A l'origine il s'agissait de répondre à une demande spécifique de certaines dames qui se plaignaient d'avoir à partager des endroits intimes ou certains hommes se montraient particulièrement grossiers à leur encontre, quolibets, ou pire, exhibaient volontairement devant elles une partie de leur anatomie lorsqu'ils se trouvaient devant les urinoirs.

Par ailleurs, certains messieurs lorsqu'ils utilisaient les cabines, ne faisaient guère attention et éclaboussaient copieusement la lunette lorsqu'ils n'urinaient pas à côté. Si si, messieurs il faut bien le reconnaître, nous nous conduisons souvent comme des cochons.

Pour ou contre les toilettes mixte ?

Pour ma part, je suis contre. Pourquoi ? parce que les toilettes sont de lieux d'aisance sous-entendu qu'elles ne servent pas uniquement de chiottes destinées à recevoir les surplus de nos vessies et de nos intestins. Dans des toilettes qui se respectent, les dames se doivent de trouver des lavabos avec du savon parfumé, des miroirs pour des retouches de maquillage, des distributeurs de tampons ou de serviettes, des petites poubelles destinées ... et surtout celles-ci doivent sentir bon. Aucune femme qui se respecte n'acceptera de se remettre du rouge à lèvres, d'utiliser le distributeur de tampons, rajuster sa tenue, ou tout simplement pleurer ou remonter le moral de sa copine sachant qu'un homme puisse y faire irruption sans crier gare.

Ceci dit avec l'évolution des moeurs et surtout des mentalités, et pour éviter de froisser les uns et les autres. Il serait beaucoup plus commode pour les transgenres qu'ils soient hommes ou femmes d'utiliser des toilettes mixtes. Le souci est qu'aménager des toilettes messieurs, revient moins cher qu'installer des toilettes dames. Pour  les dames il faut au moins 2 cabines dans un lieu public, alors que pour les messieurs 3 urinoirs et 1 cabine suffisent. Idem pour les fournitures, distributeurs, papier, tampons et serviettes, préservatifs. Et je ne parle par des odeurs. Ben oui, messieurs, nous avons une odeur plus forte ce qui est loin d'être agréable pour des nez délicats.

Ceci dit, je vais encore être accusé de ségrégationnisme, mais je serais assez pour des toilettes dames, des toilettes hommes et des toilettes mixtes. Chacun (une) irait ou il se sentirait le plus à l'aise. Hum c'est peut être de l'utopie mais je pense qu'avec le temps on y viendra. A ce propos, mon compagnon m'a dit que ça existait déjà en Inde, dans l'Etat du Tamil Nadu. Le bémol c'est que ce n'est pas dans un souci d'humanité mais parce que les femmes se sentent humiliées de partager des toilettes avec des femmes qui ne le sont pas physiquement. Les hommes eux comme les femmes refusent d'aller dans les toilettes fréquentées pas des transgenres de peur d'attraper le sida.

La thaïlande qui a une minorité transsexuelle très visible a quant à elle résolu le problème, en créant des toilettes pour ces Messieurs/dames.

Posté par chezVolodia à 20:32 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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