09 novembre 2016

Les pintades et autres greluches du Marais (2)

Lorrain_RouveyrePour un peu que vous y circuliez un soir, voire un samedi après-midi, vous ne pouvez que constater combien elles sont nombreuses à s’y retrouver, caquetant  à qui mieux mieux, s’évertuant à se faire remarquer par des attitudes extravagantes et des voix haut perchées. Regardant mine de rien ce qui se passe alentour, bavassant  sur les uns (es), les autres, énonçant des platitudes et salivant à la vue d’une éventuelle conquête, ne serais-ce que pour un coup d’un soir.

Ces "délicieuses volatiles", installées aux terrasses de l’Open Café entre autres…pour voir et être vues  s’observent, se jaugent, s’évaluent, ont la critique acerbe. Certaines se lancent dans des discussions pseudos intellectuelles, piapiatant sur la mode, la décoration, le cinéma, persuadées de l’intérêt des autres pour leur conversation et d’être à l’apogée d’un mouvement novateur, tout en surveillant du coin de l‘œil l‘effet produit sur ceux et/ou celles passant à portée de voix.

cartoon_funny_picture_of_top_chef_tom_colicchio_recipes_cook_is_tom_colicchio_gayNous aussi, comme tant d’autres pintades,aimons à nous balader dans ce que nous appelons le miroir aux alouettes de la gaypédétude, le Marais ayant remplacé avantageusement à nombre d’égards le Saint Germain des Prés et la rue Saint Anne d’autrefois. Comme nos « copines » et consœurs, nous aimons nous attabler en terrasse et regarder passer la foule, car il y a bien foultitude et ce tous les jours et soirs de la semaine. Comme elles, nous nous amusons à comptabiliser les folles, éparpillées ça et là, l’œil et le pantalon aguicheurs, attentifs à qui les observe et surtout de quel endroit. Certaines plus hardies que les autres se risquent à des sourires complices avec les badauds en terrasse, d’autres plus farouches se contentent de passer fièrement l’air pressé, le regard perdu dans leurs pensées.

Le Marais, lieu mythique ou convergent presque toutes les volailles, greluches et autres tafioles de Paris, et  toutes celles de Navarre, avec dans l’idée, pour certains d’être intégrés dans ce que l’on peut nommer une « communauté », et d’y briser leur solitude avec plus ou moins de bonheur et à plus ou moins long terme. Pour d’autres ce sera tout simplement pour trouver un « plan cul » , un restaurant ou une boite, pas forcément sympathique niveau nourriture ou amabilité, mais labellisé gay. Histoire de faire travailler les copines.

chris_ciccone_caricatureMais s’il est une chose que nous nous avons toutes et tous en commun (mêmes celles et ceux qui se disent hors milieu) et dont nous avons bien conscience, que l’on soit volailles, volatiles et/ou chapons, c‘est d‘être une minorité qui bien que grandissante, aime à se retrouver entre elle (par goût, mesure de sécurité et/ou de protection ?) , et qui pour ce faire investit des quartiers, crée des commerces, des modes. Nous avons des signes, des codes d’identification indéchiffrables pour les non initiés mais parfaitement reconnaissables, et au combien rassurants, pour les membres de « notre communauté » qui peuvent ainsi sans se tromper trouver des affinités et s’y regrouper.

Hum oui, enfin, toute cette prose pour dire que j’aime notre visibilité et vous y compris que vous soyez pintades et/ou greluches car si c‘est par vous que nous avons longtemps été désignées et souvent honnies, c’est en grande partie grâce à vous que notre cause a avancé.

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09 mars 2010

La pintade et les chapons, le retour !

42821408_pDans l'après-midi, s'est rappelé à moi le souvenir déplaisant de la pintade et de son chapon, en raison d'un camion Scania qui s'est garé dans ma rue, devant mon magasin. Ben voyons pourquoi pas ? N'oublions pas "Scania la Rolls Royce des camions".  - Faut dire qu'elle avait raison, c'est vrai qu'il était beau ce camion - C'est pas moi qui le dit mais notre pintade favorite de chez Scania en couple avec le chapon-pintade (plus chapon que pintade ou l'inverse ?)

On peut se  le demander à voir sa tête (qui entre-nous ferait avorter une couvée de singes). A elle seule, elle regroupe toute une ménagerie. Imaginez une tête de fille allongée, un peu chevaline en raison d'une dentition qui se découvre largement lorsqu'elle sourit. Des cheveux filasses, peu abondants et couleur queue de vache, coupés court évidemment pour donner l'air plus masculin (désolé ma poule, mais c'est pas tout à fait ça). Portant une chemise à carreaux (la butch en goguette) et pour couronner le  tout une bite en plastique (j'ai horreur de ce mot que je trouve particulièrement obscène mais elles parlent ainsi, donc, je m'adapte !) dans son jean pour se donner l'illusion et faire croire, à qui le veux bien, qu'elle est née avec des attributs masculins naturels.

Hum, d'accord, je ne suis pas tendre avec elles, mais n'ai aucune raison de l'être ayant été assaillis (mon compagnon et moi) de mails d'insultes, orduriers (que du reste, notre avocat nous a dit de garder en cas de procès et qui serviront de preuves). D'appels téléphoniques : 2 sur le fixe de mon ami... et 3 ou 4 sur le portable au point que nous avons été obligés de faire une main courante pour harcèlement et changer nos numéros. Pratique quand ça fait plus de 10 ans qu'on a le même et dans nos métiers. Bref... Tout ça parce que ces donzelles ont pris la mouche de ne pas avoir été invitées à une exposition de peinture que S.. faisait et par notre refus (surtout après des mails d'insultes) de les fréquenter et de les introduire dans notre cercle de relations. Les gens intrusifs et mal embouchés, très peu pour nous.

Vu leur mentalité, que nous ne connaissions pas, et qui s'est dévoilée bien à propos, nous n'avons pu que nous en féliciter. Nous avons eu le tort de faire confiance et de donner nos noms et n° de téléphone à des personnes que nous croyions honorables. Bon maintenant que mon coup de gueule est passé, je m'empresse d'oublier cette pintade et son faux mec et les laisse volontier retourner gratter le tas de fumier dont elles sont issues.

Flash_Info_Preparation_des_volailles_pour_le_traditionnel_concours_des_chapons_de_Bresse_l_OL_revient_avec_un_nul_de_Monaco_largeQuand je pense que cette grogniasse de 46 balais avait l'illusion que je pouvais être amoureux de sa pintade. Non mais, faut pas rêver. Moi qui n'ai jamais aimé les moules, et encore moins leur, odeur, et qui du reste ne m'en suis jamais caché. (une partie de leur agressivité venait peut-être de là, l'autre résultant de diverses frustrations ?) Quant à lui/elle n'a rien de ce qui pourrait m'attirer. J'aime les mecs, les vrais, avec ce qu'il faut dans le pantalon et non des substituts. J'aime sentir la chair fraiche contre moi et non la carne. Paraît que c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe. Possible mais je n'ai pas envie de goûter aux moules, surtout lorsqu'elles affichent un âge avancée. Ce qui a trop servi a le goût rance.

Ce qui nous préservé dans notre vie professionnelle (parce qu'elles étaient du genre gluant) c'est que je n'ai jamais dit la totalité de mon nom de famille qui est composé par les noms de mon père et de ma mère et  que mon magasin a été créé sous un seul nom dont la terminaison a été modifiée, selon la tradition Russe, lors du changement de mes papiers d'identité. Quant à mon ami, il n'a jamais dévoilé le nom de la compagnie où il travaille et il a toujours nié qu'il y ait un site web. Ouf, on l'a échappé belle. Mais ça nous a servi de leçon. Maintenant on fait comme les copains pseudo, et re-pseudo.

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15 août 2009

Les pintades

Elles ont en général  35-45 ans, évoluent dans un milieu social fleurtant avec le cadre moyen, sont médiocres dans beaucoup de domaines mais ont beaucoup de bagou et d'assurance  qui peuvent donner l'illusion qu'elles sont intelligentes, bien élevées et ,cultivées, à condition toutefois de ne pas trop "creuser".  Elles ont bien évidemment toujours raison et se transforment en harpies à la moindre contrariété, surtout lorsqu'on les met en face de leurs incohérences, leur non savoir et leur "milieu  très petit bourgeois".

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La pintade veut s'introduire et être introduite partout. Ce qui lui est relativement facile dans des milieux sociaux ou l'intellect et la culture sont assez bas, et les revenus financiers encore plus, et ou la façade qu'elle s'est construite lui sert de faire valoir. Un milieu égal au sien ne l'intéresse que moyennement dans la mesure ou elle est en concurrence avec d'autres pintades. Ce qu'elle brigue c'est le milieu supérieur au sien qu'il soit professionnel et/ou intellectuel.3162_ACT_HP_1

 

Les pintades qu'elles soient parisiennes ou provinciales ont toutes en commun que lorsqu'elles font quelques courses, elles flambent leur  cartes bleu et./ou leur carte de crédit en vêtements de marques reconnaissables non par leur coupe, mais par le logo affiché sur le produit acheté, persuadées que leur apparence leur ouvrira toute les portes, et que tout un chacun ne pourra manquer de le remarquer. Mais comme dans tout, la pintade parisienne fait toujours moins pintade que celle de province (ben oui question de style et de physique), mais sont toutes aussi ridicules. Les pintades portent la montre Cartier, le tee shirt Chanel (le sac ou le tailleur/costume étant trop onéreux pour elles), on se rabattra éventuellement sur l'imitation ou sur le Vuitton, pour celles qui sont féminines : le petit collier en perles de culture et le carré Hermès ne sont pas mal non plus et donnent une touche  "parvenue" à l'ensemble.

 

poulette4jtLa pintade aime à se faire remarquer, être au centre de l'attention. Elle fait souvent partie d'un groupe de discussion et/ou, d'une associaion quelconque ou elle peut pérorer à loisir devant des greluches et des dindes bées d'admiration qui l'écoute et recueille ses paroles, je n'ose parler de pensées, les yeux mouillés de gratitude persuadées d'avoir cotoyé Dieu le Père. Mais qu'une contrariété se fasse jour, qu'une de ces pauvres choses mettre en doute les vérités assénées et c'est la catastrophe. La pintade déstabilisée se met alors à éructer de rage, à  menacer, harceler, jurer et à 'injurier comme un charretier, n'ayant pas les arguments intellectuels et l'humour suffisants pour remettre en place l'importun. La belle façade construite à la force du poignet s'écroule alors ne laissant à la pauvre pintade que le mépris qu'elle inspire...

Posté par chezVolodia à 08:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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