18 juin 2016

Shivanna et moi

003C'est tout un poème et plus qu'une histoire d'amour. On ne peut parler de l'un ou de l'une sans le (la) dissocier de l'autre. Au début de notre relation, j'ignorais qu'en prenant Subramaniam, je devrais "obligatoirement" accepter son chat ou plutôt sa minette, puisqu'il s'agit d'une adorable femelle, têtue, cabocharde et n'ayant pas, mais alors pas du tout envie de partager l'amour que lui porte son petit maître adoré.

J'en parle et en parlerai souvent, car elle est devenue en quelques mois le pilier central de notre attention et qu'elle le sait. Elle joue de charme et de coquetterie avec lui comme le ferait une amante. Si je ne suis toujours pas accepté, par elle, comme membre à part entière de leur vie, je suis toutefois toléré comme main nourricière et  compagnie lorsque son maître part en tournée. Bah oui, elle n'aime pas la solitude, contrairement à ce que l'on dit des chats, et je dois avouer qu'à mon insu, je m'y suis attaché. Elle a su se faire apprécier, aimer, et même se rendre indispensable lors de mes moments de solitude. Seulement attention, la frontière est encore loin entre les "ronrons" spontanés qu'elle dispense à son maître pour tout et rien à la fois et l'acceptation de mes caresses seulement prodiguées à des moments ou je sens qu'elles seront les bienvenues.

La première fois que je suis allé chez Subramaniam elle a grogné, si si, comme un chien et est partie se cacher. Les fois suivantes, elle est restée à l'endroit ou elle s'était posée (préférence, le lit de mon chéri) mais dès qu'elle m'a vu approcher, elle a ouvert la gueule pour feuler, m'intimant une certaine prudence dans mes gestes et attitude au point que j'ai préféré garder ma main prête à la caresser près de moi et m'éclipser dans une autre pièce pour la laisser reposer en paix. Quant à notre première nuit chez lui, Mle s'était réfugiée sur un meuble légèrement plus haut que le lit prête à me sauter dessus toutes griffes dehors. Mouais, extrémement jalouse et pas partageuse pour un sou, pourtant ce n'est pas une siamoise (parait que c'est une de leur particularité), mais une chatte dite Européenne, histoire de donner un titre de noblesse à un vulgaire greffier.

Toutefois, malgré ses démonstrations sinon d'agressivité, de non acceptation, je décidais de montrer à ce petit monstre à quatre pattes qu'il n'était pas question pour moi de renoncer à Subramaniam.et peu à peu nous avons appris à nous supporter comme un mal dont on sait qu'il ne pourra que s'estomper et non disparaitre. Depuis, nous cohabitons l'un et l'autre en bonne intelligence, moi avec affection (j'aime sa force de caractère), elle avec résignation, tout ça pour l'amour de Subra.

001Lorsque mon chéri part en tournée, il me confie sa minette qui comble en bonne partie ma solitude et à laquelle je prodigue soins et affection au même titre que je le ferais à son maître. Elle me remercie en m'accompagnant au magasin et en se couchant dans le fauteuil que j'avais destiné à Subra, attirant bien involontairement la clientèle qu'il lui arrive de remercier  d'un coup de patte bien asséné lorsqu'un indélicat personnage fait mine de vouloir s'y assoir (toujours un peu sauvage). Elle se couche parfois sur une marche en plein milieu de l'escalier intérieur menant de mon appartement à la boutique et combien de fois il m'est arrivé de trébucher par peur de lui marcher dessus (je suis sûr qu'elle n'a jamais pris autant de coups de pieds au cul qu'avec moi). Pour elle, je m'absente 1 h environ,  3 fois par semaine le matin pour faire mon marché (euh, qui se tient juste devant mon magasin) pour lui acheter un petit poisson frais et le reste de la semaine la toute belle se régale de steack haché. Mon chéri n'aime pas lui donner des boites ou des croquettes pour animaux, parait que ce ne sont que des rognures à l'intérieur. Donc pas question, nous n'en mangerions pas alors pourquoi elle ?

Nos nuits sans notre amour commun sont tranquilles, calmes  ? c'est selon les voisins... Nous nous partageons mon lit. Moi dans les draps mais toujours du côté qui m'est tacitement dévolu (côté porte) et la minette au pied du lit sur lequel j'étends la robe de chambre de mon chéri ou un vieux tricot portant son odeur, ce qui l'incite à rester là ou elle s'est posée. Le matin, elle attend pour se manifester que le réveil sonne et alors là, Elle ne fait ni une ni deux, Elle me met ses moustaches et son museau humide sous le nez. tout en ronronnant bruyamment. Accepte mes caresses tout en me guidant  vers la cuisine (on ne sait jamais, dès fois que je me perdrais en route) avec un regard impérieux allant vers son assiette. Et oui, l'appel et le remplissage du ventre demande qu'on fasse quelques sacrifices et amabilités.

Inutile de préciser que lorsque notre amour commun revient, je n'existe plus. Elle concentre toute son attention et son amour à son petit maître adoré, lui faisant mille grâces, le suivant partout et dans tous ses mouvements, en oubliant allègrement (mais ça je suis mauvaise langue, car ce n'est pas tout à fait exact) tous les soins que je lui ai prodigués. 

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20 février 2011

Tout a une fin !

 Nous sommes rentrés en France, il y a pratiquement une semaine. Nous devions rester cinq semaines en Inde, et finalement ne sommes restés que quatre semaines, pour diverses raisons. Entre autres, mon chéri avait son travail et moi je me devais de reprendre mon magasin babouchka et Davidek ayant été largement sollicités.

Nous avons profité de cette semaine de répit pour reprendre pied dans la vie parisienne, à savoir : visiter les expositions du moment qui nous intéressaient, diner et./ou souper dans nos petits restaurants favoris du Marais et de l’Ile Saint Louis, nous occuper de babouchka et surtout, surtout récupérer la minette de S..

Les retrouvailles ont été mémorables et chargées d’émotion. Babouchka était venue nous attendre à l’aéroport impatiente et inquiète de savoir si notre séjour s’était bien passé . Entre Shivana et mon chéri elles furent plus houleuses. La toute belle ne lui pardonnant pas de l’avoir « abandonné » pour une aussi longue période. Il nous fut, dans l’immédiat, impossible de l’approcher, elle se sauvait, crachait, hum, un véritable petit fauve. Elle a refusé l’assiette de sa nourriture préférée que S… lui offrait pour finir, dans la nuit, par monter sur notre lit mais feulant et montrant les griffes dès que nous essayions de la caresser. Dieu merci, ça s’est arrangé les jours suivants, au point qu’elle en est devenue « collante », nous suivant partout, passant entre nos jambes, sautant sur les meubles pour mieux nous voir, et grimpant sur nos genoux (surtout ceux de son petit maitre adoré) dès que nous faisions mine de nous asseoir.

Nous avons également pris des nouvelles de nos amies rentrées une semaine encore avant nous, et très heureuses de leur voyage. Pour remercier S… de son hospitalité, elles lui ont offert une superbe bicyclette de ville noir. Photo à venir.

Vendredi après-midi nous sommes allés voir l’exposition « Les Amants du Néant » au Musée de l’Erotisme, description de notre visite à suivre. A l'heure ou j'écris ce message, mon petit S... et sa Shivana dorment près de moi, l'une servant de bonnet de nuit à l'autre (je vous laisse deviner laquelle) et, je me demande qui de l'un ou de l'autre ronfle et/ou ronronne le plus fort... Mais ce sont pour moi des bruit rassurants m'indiquant que tout va bien, que tout le monde a retrouvé sa place et que les choses ont repris leur cours normal

P1060236

 

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14 mars 2010

Pauvre Shivanna !

Mon amour a découvert non seulement qu'il pouvait faire des films vidéos avec son appareil photos numérique mais qu'il pouvait aussi les mettre en ligne sur son ordinateur. Il a compris comment faire ses réglages. Hum il était temps, mais ne soyons pas mauvaise langue ce n'était pas évident pour lui et encore moins pour moi qui n'y entend rien. Toujours est-il que lui qui ne se séparait pas de son appareil, le trainant partout ou il allait et tous les jours (même lorsqu'il va travailler),  là c'est de la folie furieuse.

Depuis vendredi, il l'a à la main et bien évidemment son modèle favori, volontaire et désigné d'office, c'est sa minette. Et il n'est pas prêt de la laisser tranquille. Pauvre Shivanna ! Elle qui ne demande qu'à vivre sa petite vie pépère de chat d'appartement, faisant de l'exercice en tournant autour des pieds des meubles, se goinfrant à heures fixes, se lêchant et se pourlèchant pour la toilette pendant des heures, avant de piquer du museau dans le moëlleux de nos oreillers ou dans son panier. Quand S... est là, elle n'a plus un moment de paix. Inconscient, il la poursuit, la traque dans tous les coins et recoins de l'appartement et/ou du magasin, l'appareil en mains. L'obligeant à "jouer" son rôle de chat espiègle en l'asticotant avec sa ceinture de robe de chambre ou un bout de ficelle, ce qui est bien plus drôle sur une vidéo.

Posté par chezVolodia à 20:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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