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24 juin 2012

Toi, l'absent !

53407932_pDepuis ton départ mes nuits elles aussi se ressemblent. Dans la solitude de notre chambre, où je n'entre que pour dormir. Elle m'apparaît comme une goule, m'envahissant peu à peu pour m'engloutir tout entier. Notre lit dont le matelas commençait à se creuser a repris sa forme dure et impersonnelle. Les draps s'ils ont gardé ton odeur restent froids. Seul le silence répond à mes interrogations muettes. Je me couche à ta place, mais j'en suis vite chassé par ton petit monstre à quatre pattes qui me pousse tant et si bien que je finis par regagner la partie qui m'est assignée. J'en suis arrivé à prendre des comprimés pour essayer d'oublier ton absence et me reposer un peu. Mais malgré cela, lorsqu'il m'arrive de m'endormir, je suis réveillé en sursaut dès le petit matin. Le lit vide de ta présence se rappelle aussitôt à moi. Pour apaiser mes angoisses, je n'ai rien trouvé de mieux à faire que prendre un traversin que je serre contre moi, une partie venant entre mes jambes. sa souplesse et sa chaleur me donne l'illusion de ton corps contre le mien. Je m'y cramponne, je m'y frotte, au point qu'il semble doué de vie et les sensations éprouvées si elles sont loin d'être les mêmes qu'avec toi, me procurent un apaisement suffisant me permettant, pour un temps, d'oublier le ridicule et l'obscène de ma situation.

J'avais commencé à compter les semaines qui me séparaient de ton retour, j'en suis maintenant aux jours, tellement mon impatience est grande. En attendant, je me comporte, comme certains pourraient le penser, en pervers. Mes mains courent sur tes vêtements, vagabondent de tiroir en tiroir pour finir par effleurer ton linge, le respirer, le palper à certains endroits dans l'espoir de renouer avec des sensations maintes fois éprouvées mais dont je ne me lasse pas. C'est presque dommage que tu sois si menu, j'aurais eu tant de plaisirs à les revêtir...

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18 juin 2012

Lomir zich iberbeten ! Réconcilions-nous !

Lomir sich iberbetn

 

Lomir zich iberbetn, iberbetn. Shtel dem samovar

Lomir zich ibertetn, zay zhe nisht keyn nar !

Lomir zich iberbetn, ibebetn. Keyf a por marantsn !

Lomir zich iberbetn, Veln mir geyn tanstsn !

Lomir zich iberbetn, iberbetn. Koyf a funt fistashkes

Lomir zich iberbetn, shenk mir dayn faskes !

Lomir zich iberbetn, iberbetn. In hartsn brent a fayer

Lomir zich iberbetn, libe iz dokh tayer !

Lomir zich iberbetn, iberbetn. Vos  shteystu bay der tir ?

Lomir zich iberbetn,  iberbetn. Kumarayn tsu mir

Lomir zich iberbetn, iberbeten. vos shteystu bay dem fentster ?

Lomir zich iberbeth, du bist dikh mayn shenster !

 

 

Réconcilions-nous, réconcilions-nous. Prépare le samovar

Réconcilions-nous, ne fais pas la bête !

Réconcilions-nous, réconcilions-nous. Achète quelques oranges

Réconcilions-nous, allons danser !

Réconcilions-nous, réconcilions-nous. Achète une livre de pistaches

Réconcilions-nous, fais-moi grâce !

Réconcilions-nous, réconcilions-nous. Pourquoi te tiens-tu près de la porte

Réconcilions-nous, viens ici près de moi !

Réconcilions-nous, réconcilions nous, pour moi tu es le plus beau !

11 juin 2012

Rouen

Le 2 juin, nous avons décidé de partir à Rouen. Nous ne connaissions pas cette ville dont on nous avait dit beaucoup de bien, et qui est située à environ 1h 50 de Paris, par TGV, avec un prix de billet plus que raisonnable 22 euros aller-retour pour 1 personne. Donc c'est tout frétillant d'excitation que nous sommes partis en goguette, le nez au vent, l'appareil photo en bandoulière, bermudas et sandales.

P1090748Et effectivement, Rouen est une ville superbe, avec des rues étroites, des maisons à colombages, des magasins et grandes surfaces (Printemps, Galeries, Fnac, entre autres) aussi bien achalandés qu'à Paris et des monuments et musées qui valent le détour. On dit Rouen la ville aux cents clochers et sa réputation n'est pas usurpée.

Une chose pourtant que nous avions sous évaluée : la chaleur. Hum oui on dit également Rouen, pot de chambre de la France tellement il pleut, bah là, j'ai sué comme ce n'est pas permis. Je ne supporte pas la chaleur et j'ai cru que mon corps allait exploser malgré nos haltes répétées dans les brasseries, et les stands de glace. Roudoudou ne savait comment me raffraichir, j'étais rouge pivoine, et il alternait les mouchoirs trempés sur mon visage et mon cou. Pour lui, même s'il faisait chaud, il supporte bien et commençait à prendre une jolie teinte cuivrée. De quoi en baver de jalousie.

Toujours est-il que cela ne nous a pas empêché de visiter : le musée de la faïence, sublime,72 le musée des arts décoratifs comportant nombre de tableaux toutes écoles confondues, des sculptures de facture classique mais également d'avant garde. Le salon de thé est de toute beauté, sis à l'intérieur du musée dans une cour intérieure baignée de lumière, les tables sont entourées de statutes, de verdure et d'agréables peintures invitant à la rêverie. Il va s'en dire que nous y avons fait une halte (nos pieds dont les doigts ressemblaient à de petits boudins criaient grâce). Nous en avons profité pour inaugurer si ce n'était déjà fait les "commodités" il était temps, auquel cas, nous aurions laissé un souvenir de notre passage sous la table.

25Nous avons également visité sur la place du vieux marché, le musée de cire de Jeanne d'Arc, hum oui, c'était "une obligation" venir à Rouen et oublier Jeanne d'Arc, impossible. De même, la cathédrale qui est en réfection mais tout de même visitable et dont l'intérieur est de toute beauté. Elle a conservé de nombreux vitraux tous plus beaux les uns que les autres. Nous pouvons également y voir des gisants, des statues de pierre représentants des saints et des prophètes ainsi qu'une cripte qui au moment ou nous sommes passés était fermée.

Devant la cathédrale, une troupe de théatre donnait un spectacle, mais nous n'avons pratiquement rien entendu, car les cloches se sont mises à sonner et pour couronner le tout quelques gouttes sont tombées. Faisant face à la cathédrale, la maison du tourisme toute en dentelle de pierre.

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Nous avons également sillonné le centre ville pour admirer les ruelles des antiquaires, nous sommes passés sous une grande horloge avec un cadran des deux côtés du passage, et

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26dont le plafond arborent des sculptures, un pasteur ? avec des brebis. Nous avons déjeuné dans un sympathique restaurant et je dois dire que nous n'avions que l'embarras du choix, que ce soit en cuisine traditionnelle française ou étrangère.

Le temps est passé à une vitesse telle que c'est au pas de charge que nous avons rejoint la gare pour reprendre notre train du soir. Mais nous retournerons à Rouen bientôt. Roudoudou a été emballé par cette ville et envisage de vendre son appartement du Tréport pour réinvestir à Rouen où il faut bien l'avouer, les boutiques, l'ambiance, la vie sociale sont plus attrayantes, la crise économique se faisant moins présente ou moins visible.

Nos photos sur sur ce blog dans la rubrique photos.

 

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