Palais Garnier - Opéra de Paris
Il y a quelques mois, nous avons visités l'Opéra Garnier. Il y a quelques années, existait le musée de l'Opéra, dont l'entrée se trouvait sur un des côtés du monument. On y accédait par une montée assez pentue. Les efforts fournis étaient récompensés par la vue de différents instruments de musique anciens, de dessins, photos et gravures des danseurs étoiles ayant fréquenté ce lieux (tels Balanchine, Serge Lifar, Rudolf Nureev), quelques costumes étaient présentés égalements etc... A ce jour, ce musée ne semble plus exister. Mais l'Opéra lui est devenu visitable ce qui n'était pas le cas, quelques années en arrière.
L'entrée y est fixée à 14 euros. Visite déconseillée aux personnes ayant la phobie du tourisme de masse. Après une queue assez conséquente, nous nous sommes retrouvés noyés dans une foule assez compacte d'étrangers parlant fort, brandissant des appareils photos, dont certains avec perche risquant à chaque mouvement ou recul intempestif de leurs propriétaires de nous retrouver éborgnés. Difficile dans ces conditions d'admirer tranquillement et avec respect ce superbe monument.
Après avoir essayé de prendre en photo quelques statues illuminées par des lumières tamisées et clinquantes tout à la fois, bleu et rouge, nous nous sommes retrouvés devant le majestueux escalier permettant d'accéder aux loges. Et là, mon sang n'a fait qu'un tour à la vue des deux énormes pneus de poids lourds peint en doré (bah oui hein, quand même...) encadrant ce majestueux escalier manquait plus que des lumières clignotantes (dont les appareils photos des touristes japonais faisaient office) pour ressembler à une attraction de fête foraine. Plus bling bling tu meurs.
A l'étage, nous avons pu admirer dans les couloirs peu éclairés, sans doutes pour les mettres en valeur, de magnifiques costumes de scène portés par de célèbres danseurs dans leurs plus grands ballets. nous promener dans une galerie regroupant diverses objets, photos, portraits de musiciens, danseurs, peinture du plafond oiginal avant qu'il ne soit repeint par Chagall que j'aime bien dans d'autres oeuvres, mais là, les pneus et ce plafond... quel carnage. Jamais nous n'aurions cru qu'un tel outrage fût possible.
La galerie se termine par la bibliothèque de l'Opéra, composée d'étagères grillagées remplies de livres anciens (musiques et autres ?) en prenant un autre couloir, nous sommes arrivés dans une immense galerie, restée Dieu merci à l'originale et encore une autre ouvrant sur les portes des loges, permettant d'avoir une vue d'ensemble de la scène, que j'ai trouvé très petite, sans doute en raison du rideau baissé.
Reste que malgré le rouge, l'or et le velours des sièges, le tout est particulièrement vétustes et a un réel besoin d'une réfection. Roudoudou étant danseur professionnel, il nous est arrivé fréquemment d'assister à des spectacles de danses, et avec les lumières nous n'avions jamais remarqué ce délabrement. Mais il semble que le directeur de cet établissement en ait pris conscience car des endroits sont inaccessibles en raison de travaux.
Il y a beaucoup de choses à voir malgré tout, mais notre plaisir a été gaché par toute cette foule bruyante, qui sans égard pour ce beau bâtiment se mettait en scène pour réaliser un nombre incalculables de selfies dans des poses improbables, et dans des endroits méritant plus de respect et de considération.
Pour finir, nous avons baguenaudé à la librairie du musée, qui parmi les horreurs habituelles recence de beaux livres sur la danse, les opéras, les danseurs, les méthodes d'enseignements. On peut y trouver également des CD et DVd sur les ballets, bref pas mal du tout. Nous avons fait emplettes de CD et DVD, un livre sur Chaliapine pour moi et un autre sur Serge Lifar pour Roudoudou.
Les photos prises lors de notre visite sont dans la rubrique album du blog.







