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1 juin 2013

Placid & Muzo encore un peu de sexe !

P1010422

Pour adultes avertis uniquement

 

Exposition à voir au musée de l'Erotisme à Paris du 23 mai 2013 au 10 octobre 2013.

 

... Un regard intéressant sur les rapports entre les hommes et les femmes, entre caricatures de sexisme ordinaire, psychoses et relations conflictuelles parfois violentes entre les femmes et les hommes...

 


  

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30 mai 2013

On prend les mêmes et on recommence

Ses tournées si elles ne se ressemblent guère s'enchainent inexorablement, nous éloignant l'un de l'autre pour des semaines, ne nous laissant pour seule consolation qu'une odeur éphémère flottant dans l'appartement, un pyjama retiré à la hâte et des vêtements amassés en tas qu'on a fini par renoncer à emporter.

Je n'arrive toujours pas à m'y habituer. Nos draps sont restés sur notre lit comme témoins de nos ébats passés et leur odeur me rappelle sa présence. j'aurais du les changer dès son départ, maintenant c'est trop tard, ça attendra la fin de la semaine. Sa minette comme moi même sommes esclaves de tout ce qui peut nous rappeler sa présence. Je n'ai même pas réussi à laver ses vêtements de nuit, Shivanna ayant fait son "nid" dessus. Elle les tête, se roule et se trémousse dessus comme une chatte en chaleur, avançant la patte dès que je fais mine de lui retirer.

P1040980Nous partageons donc notre lit à deux au lieu de trois ! Mlle occupant et gardant jalousement la place de son maître. Elle l'a cherché comme à chaque fois pendant 2 jours. A présent, elle semble apaisée et me tient compagnie au magasin pendant la journée, occupant fièrement le fauteuil que j'avais mis à la disposition de mon amour. Et malheur au pauvre inconscient qui ferait mine de s'y assoir. Un coup de patte bien asséné remettrait bien vite le téméraire dans le droit chemin.

Ce soir, comme du reste tous ceux de la semaine, je vais me faire une soirée télé. Hum oui, je ne me sens pas d'humeur agréable pour être en compagnie. Mes amis (ies) et connaissances n'ont pas à faire les frais de mon désespoir !

22 avril 2013

Vous dites ? Egerie des catholiques intégristes !

J'ai toujours pensé que les intégristes catholiques comme l'extrême droite savaient choisir les personnes en qui ils mettaient leur confiance, cette vidéo prouve que je ne m'étais guère trompé, entre leurs curetons pédophiles et cette pouf qui n'a même pas le talent de chanter juste.

Merci madame, cela prouve votre haute moralité et l'intégrité de l'éducation que vous pouvez donner à la jeunesse.

22 avril 2013

Anniversaire

fete_26_ansEt oui, dimanche c'était l'anniversaire de Roudoudou. J'avais prévu beaucoup de choses, entre-autres,faire une apparition en couple à la manifestation "mariage pour tous", puis en soirée prendre un verre avec nos amis, avant d'aller dîner dans un cabaret spectacles ou j'avais réservé avec gâteau d'anniversaire à minuit.

Mais,car il y a un mais, c'est toujours lorsque tout est planifié, que rien ne se passe comme prévu. Roudoudou était de représentation en matinée(14 h-17 h 30) ce qui veut dire que nous avons zappé la manifestation, enchaînant directement le pot avec nos amis qui nous attendait depuis plus d'une heure Chez Pitzmann se demandant ou nous étions passés et s'ils ne s'étaient pas trompés de jour et d'heure. C'est un soupir de soulagement qui nous a accueilli lors de notre arrivée et mon amour c'est retrouvé noyé sous les voeux, les baisers et les cadeaux. L'émotion ayant submergé roudoudou c'est les yeux plein de larmes qu'il nous a remercié et que la fête a pu réellement commencer.

Le temps de rentrer chez nous pour nous faire "beaux" et il était l'heure d'aller dîner. "On" nous attendait avec une bouteille de champagne et c'est à notre table placée au centre de la salle mais près de la scène que nous avons pu déguster notre repas, profiter du spectacle et savourer notre intimité. Le gâteau d'anniversaire que j'avais commandé, nous a été apporté à minuit pile par la troupe des comédiens accompagnée d'une annonce, de la musique et des flonflons à l'honneur dans ce genre d'endroit. Et c'est reparti, roudoudou ému avait de nouveaux les larmes aux yeux. Je l'ai menacé d'appeler les pompiers pour pomper l'inondation qui menaçait, ce qui l'a fait rire. Nous sommes rentrés à 4 h du matin ou nous avons terminé la nuit comme il en avait envie, mais chut privé...

26 ans, déjà, je n'ai pas vu les années passées même si certains changements sont intervenus (en mieux je le précise). Lorsque j'ai rencontré mon amour, il avait 19 ans presque 20 et était complètement introverti, et coincé de chez coincé, son récent deuil et sa timidité naturelle l'empêchaient de s'ouvrir à autre chose que sa douleur. Qui aurait cru que 6 ans plus tard nous serions mariés, non pas mariés voulant dire pacsés, mais mariés officiellement et religieusement selon sa religion. Un juif russo-hongrois et un indien hindou, quel mélange, la diversité de nos cultures a suscité une curiosité qui au lieu de nous éloigner nous a rapprochée  a ouvert nos esprits l'un à l'autre. Nos physiques aussi différents que faire ce peut se sont complétés, quant à notre amitié -  sa transformation en amour ne m'a guère surpris au contraire de S... qui a eu du mal à comprendre ce qui lui arrivait - mais qui au fil du temps ne cesse de se renforcer.

Comme tous les couples, nous avons des hauts et des bas, des incompréhensions de l'un ou l'autre à gérer, mais jusqu'ici nous avons toujours réussi à nous expliquer, à faire face. La différence d'âge qui au départ semblait conséquente (7 ans et demi) s'est résorbée tout naturellement. S... jeune homme timide au possible est devenu un homme épanoui, bien dans sa peau et dans sa vie. Il parle un peu plus, bien que ce ne soit pas sa qualité principale, il rit, recommence à chanter (hum, oui enfin à fredonner). Il sait ce qu'il aime et ce qu'il n'aime pas et ose à présent le  faire comprendre. Il a trouvé son style et maintient tant sa morale que sa ligne de conduite. Ce qui accroit son charme. Que ceux qui pensent que les gays sont versatiles, extravagants, inconséquentsdragueurs, baiseurs invétérés et à tout va, rengainent leurs arguments. S... est un jeune homme (non un homme maintenant) bien, dont je suis fier d'avoir l'amour et d'être amoureux.

J'ai aimé ce qu'il a été, j'aime ce qu'il est et j'aimerai ce qu'il deviendra avec les années.

17 avril 2013

Manifestation contre l'homophobie du 10/04/2013

kAyant été invités à participer à ladite manifestation, et celle-ci entrant tout à fait dans le champs de nos valeurs, nous nous y sommes rendus. Toutefois, il était indiqué "dans le Marais" sans autre précision. Aussi, sommes-nous allés «"ans le Marais", plus ou moins le nez au vent.

Après avoir cherché un peu partout sauf au bon endroit, et sous la pluie, nous avons aperçu des voitures de police autour du Centre Pompidou côté Marais, donc ça aurait dû être par là. Et non, après avoir refait une fois le tour, nous avons enfin remarqué, collé sur des réverbères, que le rassemblement de la manifestation était place de l’Hôtel de Ville à 20 h. Comme il était déjà 20 h 15, c’est ventre-à-terre que nous avons rejoint le lieu du rassemblement.

e

Il faisait presque nuit, et la seule note de gaité était les parapluies arc-en-ciel que nous apercevions ça et là, comme des touches de couleur posées sur la masse brune des participants. Bien évidemment, vu l’heure à laquelle nous sommes arrivés, nous n’avons pu approcher des intervenants qui parlaient au micro, et Roudoudou en raison de sa petite taille ne voyait pas grand-chose. Aussi, pensant améliorer sa visibilité, il s’est mis dans l’idée de grimper sur  les rebords des fontaines de la place. Manque de chance, ceux-ci étaient glissants et une bousculade imprévisible fait qu’il a raté son coup et s’est retrouvé à moitié par terre, sa jambe heurtant violemment la margelle. Je n’ai pas eu le temps de le retenir et c’est un couple derrière nous qui l’a aidé à se relever.

hTout ça pour dire, qu’il y avait du monde à l’appel contre l’homophobie. Nous étions tous  plus que remontés contre les propos malsains, diffamatoires, nauséabonds et haineux proférés à notre encontre et que nous entendons et  lisons depuis plusieurs jours dans la presse, les médias. J‘en suis encore à me demander comment en sommes-nous arrivés là ? Comment le fait qu’une minorité qui veut une égalité de droits déchaine autant de passions ? Comment une harpie à la vie de patachon notoire, a-t-elle pu devenir le porte parole voire l’égérie de culs bénis, des divers mouvements homophobes et réseaux d’extrême droite qui alimentent toutes les exactions commises au nom de la liberté d‘expression.et de supposées valeurs qu’auparavant elle s’empressait de transgresser. Qu’on ne me dise pas qu’elle n’a pas et n’est toujours pas instrumentalisée. Et comment peut on rester indifférent (voire approuver) à l’image de ce couple agressé au seul motif qu’il soit gays (d’accord et ils le reconnaissent volontiers, ils parlaient un peu fort, mais il y en a d’autres, tout le monde à le droit de vivre).

Bien que non militants, tous ces faits font qu’ils nous étaient impossible de rester impassibles devant tant d’injustice et de haine gratuites.

P1010259Certains manifestants s’étaient surpassés niveau pancartes, certaines étaient revendicatrices, comme celles de Aide et de Act Up, d’autres mettaient au pilori Frigide Barjot (aussi vilaine de visage, que de cœur et d’âme) ainsi que de son acolyte la tafiole décolorée fausse blonde, qui dans sa grande intelligence compare le gouvernement à des collabos (encore un  qui n’a aucune idée de l’indécence de ses propos et à qui les parents n’ont pas appris la mesure et la portée de sa connerie). D'autre encore étaient satyriques. Bref, il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir et nos pancartes étaient parfaitement explicites.

Toujours est-il qu’à 21 heures le cortège ne s’était pas encore mis en marche, nous étions trempés et  roudoudou traînant la patte me suivait dans mes déambulations hasardeuses, passant d’un groupe à l’autre, à la recherche d’informations utiles. Quand enfin la foule s’ébranla, c’est clopin clopant (pour roudoudou) que nous suivîmes le cortège jusqu’à ce que je dis-je stop, c‘est assez. Il souffrait beaucoup, et le lendemain nous travaillions l’un et l’autre. Nous sommes donc rentrés épuisés. J’étais impatient de voir l’état de la jambe de roudoudou.  Le principal ayant été que nous ayons fait acte de présence.

 Nos photos sont dans l’album du même nom.

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16 avril 2013

Homosexualité et chantage

Si la vie des homosexuels s'est grandement améliorée eu égard aux siècles précédents, il reste un point noir que seul, je pense, la légalisation du mariage gays peut faire disparaître. Le chantage dont certains d'entre-nous font l'objet.

En effet, la vie des homosexuels s’est longtemps déroulée sous la menace et dans la crainte du chantage. Parmi les cas les plus célèbres ont peut mentionner celui d’Oscar Wilde qui en fut victime de la part de jeunes prostitués qui avaient mis la main sur ses lettres à Alfred Douglas. On trouve dans la littérature de très nombreuses évocations de cette ombre planant sur les vies gays.

Dans les pays où les relations sexuelles entre personnes du même sexe (principalement entre hommes étaient réprimées par la loi, le fait d’être dénoncé, par un voisin ou par un partenaire d’occasion, pouvait conduire en prison. Mais même dans les pays où l’on n’encourait pas de condamnation judiciaire, la perte de la respectabilité sociale (surtout pour des hommes ou des femmes qui étaient souvent mariés) avait fréquemment des conséquences dramatiques  carrière brisée, exil, suicide.

Dès le milieu du XIXème siècle, les rapports de police et les traités de médecine légale comme celui d’Ambroise Tardieu (les Attentats aux mœurs, 1857), soulignent cette omniprésence du chantage dans la vie des homosexuels, liée à la constitution d’un type particulier de délinquance : la possibilité de gagner facilement de l’argent en faisant chanter des hommes aisés favorise l’apparition de toute une population de jeunes gens, prostitués ou truqueurs, qui se spécialisent dans cette activité. D’autres, bien sûr, se contentent de saisir une occasion sans avoir rien prémédité.

C’est la raison pour laquelle les premiers avocats de la cause gays invoquent les ravages provoqués par ce fléau comme l’un des principaux arguments de leur lutte en faveur de la décriminalisation des relations entre personnes du même sexe.  Ainsi Karl Henrich Ulrichs, à la fin du XIXème siècle ou Magnus Hirschfeld, au début du XXème sicèle qui en fait le thème du film Anders als die Andern (différent des autres) écrit par lui et réalisé par Richard Oswald en 1919.

si cette criminalité est moins forte et moins présente aujourd’hui, en tout cas dans les pays occidentaux, et si les conséquences en sont moins terribles, il est pourtant probable que cette menace n’ait pas totalement disparue et père encore sur nombre de gays et lesbiennes dans les petites villes et villages

2 avril 2013

Histoire d'un mot

Il est difficile de savoir quand le mot "gay" a commencé à être employé aux Etats-Unis avec une connotation homosexuelle. Mais, dans les années 1930, il semble que cet usage soit bien établi. Selon l’historien américain George Chauncey, il s’agit au départ, d’un terme codé. Les gays l’utilisent pour faire savoir aux autres gays, qu’ils le sont eux-mêmes sans rien révêler de leur identité à ceux qui ne sont pas dans le secret. Mais, ajoute Chauncey, il ne signifie pas simplement "homosexuel". L’expression "la vie gay" se réfère également à l’exubérance et au non-conformisme dans les vêtements et dans la parole, affichés par les "folles" et les "tantes". En effet, ce sont les fairies (les hommes gays particulièrement efféminés et flamboyants) qui utilisent le plus fréquemment le mot gay dans les années 1920 et 1930.

Venu de l’ancien français "gai" et qualifiant simplement, à l’origine, des choses agréables, "gay" commence à désigner en anglais, au XVIIème siècle, d’une manière plus spécifique, la dissipation et les plaisirs ammoraux ‘et au XIXème siècle, la prostitution, lorsqu’il est appliqué aux femmes), un sens que les "tantes" se sont peut être approprié, parodiquement, pour évoquer la vie homosexuelle. Mais insiste Chauncey, le terme "gay" désigne aussi une chose de couleur vive ou une personne habillée de mot manière ostentatoire.

L’utilisation du mot "gay" par les "folles flamboyantes ou les tantes", personnages les plus visibles de la société homosexuelle, aboutit peu à peu à son adoption, comme un mot codé, et qui, néanmoins, se pensent comme homosexuels. Dans la mesure ou l’usage du mot dans les milieux gays lui a donné des connotations homosexuelles inconnues de ceux qui ne fréquentent pas le monde gay, les homosexuels plus discrets peuvent l’utiliser pour se reconnaitre secrètement entre eux dans un environnement hétérosexuel. La mention d’un "bar gay", avec l’intonation appropriée, sert à avertir l’auditeur familier de la culture homosexuelle.

Alors que dans les années 1920 et 1930, les gays eux-mêmes emploient plutôt le mot « gay » à propos des bars qu’à propos de personnes, la fin des années 1930 et surtout la période de la seconde guerre mondiale marquent un tournant dans l’usage du mot et dans la culture gay.

 Avant la guerre, nombre de gays se contentent de se définir entre eux comme "queer"(anormaux, bizarres, pédés). Puisqu’ils se considèrent comme différents de ceux qu’ils appellent habituellement les "normaux", et bien que ce soit le terme également le plus souvent utilisé par la culture homophobe pour les désigner de manière péjorative. Le mot "gay" commence à s’imposer dans les années 1930, et sa prédominance se consolide pendant la guerre. A la fin des années 1940, les jeunes gays reprennent leurs ainés qui utilisent encore le mot "queer" qu’ils considèrent désormais comme avilissant. En se désignant comme gay, une nouvelle génération veut affirmer son droit à se nommer elle-meme, revendiquer son statut masculin et rejeter les styles "efféminés" de la génération précédente. Pour les plus jeune, conclut Chauncey, il est alors facile d’oublier que "gay" a sont origine dans les plaisanteries camp de ces "tantes" qu’ils entendent précisément rejeter. Une fois le mot largement répandu dans le monde gay, il est diffusé à l’extérieur par des auteurs qui se font une spécialité de familiariser leurs lecteurs avec le New York interlope.

Si le mot gay s’est largement imposé au cours de ces dernières années à l’échelle internationale pour remplacer "homosexuel" jugé trop médical. S’il a d’abord désigné dans les pays ango-saxons, à la fois les hommes et les femmes (on disait aussi bien "gay men que gay woman" il ne désigne plus aujourd’hui et le plus souvent que les hommes. Les lesbiennes, en effet, on fait valoir que lorsque l’on disait "les gays", il ne s’agissait, la plupart du temps, que des hommes et que leur présence était donc occultée ou négligée ou bien que désigner d’un même mot les hommes et les femmes revenait à ne pas prendre en considération la spécificité des modes de vie lesbiens, les cultures qui leur sont propres, etc… C’est pourquoi le mot "lesbien" est systématiquement ajouté, aujourd’hui à toutes les dénominations.

 

18 mars 2013

Un artiste voyageur en Micronésie - l'univers flottant de Paul Jacoulet

P1010142Cette exposition se tient depuis le 26 février et jusqu'au 19 mai 2013 inclus au Musée du Quai Branly à Paris.

(photos autorisées sans flash)

Il est né français, mais il a vécu toute son existence au Japon. Nourri par l'influence des grands maîtres de l'estampe, mais aussi par ses séjours dans les îles de Micronésie, en Chine et en Corée, cet artise va s'immerger dans le royaume de l'ukiyo-e, c'est-à-dire des images du monde flottant .

Le musée du Quai Branly rend hommage à l'oeuvre et au parcours de ce créateur d'exception.

Petite biographie pour savoir de qui on parle :

Paul Jacoulet, est fils d'universitaire nommé en poste au Japon. Avec sa mère, à l'âge de 3 ans, il y rejoint son père. Enfant à la santé délicate, il bénéficie d'une éducation à domicile délivrée par des précepteurs dès l'âge de 5 ans. Il apprend le japonais, l'anglais, le dessin et la musique. Cette formation lui permet de s'inscrire, fait rarissime pour l'époque, dans une école japonaise.

P1010179Excepté un bref séjour en France avec son père en 1907, il ne quittera plus jamais l'Asie. Son attrait pour la culture nippone l'incite à suivre de cours de calligraphie et de dessin. Il s'initie également à la danse, au récit chanté puis à la peinture classique japonaise auprès de deux maitres : Teruka Ikeda (1886-1921) et son épouse Shöen (1888 - 1917).

A la mort de son père, et suite au retour de sa mère en France suite à ce décès, Paul Jacoulet se retrouve seul. Aussi, décide-t-il de mener une vie d'artiste. Il assiste à des spectacles de nô (drames lyriques) et de bunraku (héâtre de marionettes), fréquente des acteurs de kabuki (théâtre traditionnel japonais centré sur le jeu et le maquillage très élaboré des acteurs).

 

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En 1928, il fait la connaissance d'un adolescent qui lui offre l'abri de son parapluie lorsqu'une pluie tropicale s'abat sur Tokyo. Le jeune homme âgé de 14 ans est le fils d'un ancien marin de la flotte française nommé Pierre Nedelec. Celui-ci a épousé une jeune femme de l'Ile de Chuuk et il l'invite à venir séjourner "dans les mers du sud". Aussi en 1929 embarque-t-il sur un navire de la compagnie NYK fondée en 1885 qui dessert les principaux ports de la Micronésie. La première destination de Paul Jacoulet sera les îles de Chuuk (qui veut dire montagne) un chapelet de terres entourées d'un récif corallien formant un lagon.  Pierre Nedelec commerçant et homme d'affaires prospère le reçoit sur l'île d'Uman.  Pierre Jacoulet fut certainement séduit par cet environnement exotique, car durant 3 ans soit jusqu'en 1932, il effectua plusieurs séjours en Micronésie.

P1010141Les dessins et aquarelles qu'il réalise lors de ces périodes sont des portraits de femmes, de ses amis, d'indigènes, femmes, enfants ou hommes qu'il représente dans des décors naturels. En 1933, il fonde un à Tokyo un institut de gravure auquel il donne son nom. Respectant la tradition de l'ukiyo-e, il s'entoure de maîtres graveurs et d'imprimeurs indispensables maillons de l'élaboration de ses oeuvres.

Ce qui va caractériser son travail, c'est avant tout le souci d'utiliser les matériaux les plus nobles et le splus sophistiqués. Pigments naturesl, poudres de végétaux, mica, nacre sont savamment mêlés, permettant d'obtenir, selon qu'il en est besoins des effets de couleurs rares et intenses.  Très exigent, Paul Jacoulet emploie un papier de qualité d'une grande résistance et capable de supporter les nombreux passages des bois gravés (chacun étant réservé à une couleur déterminée).

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Si Paul Jacoulet s'inspire de l'ukiyo-e  qui signifie en japonais "image du monde flottant" , s'attache à créer un style très personnel. Ainsi, outre le recours à des couleurs pures et intenses, il se singularise par un dessin très appuyé - plusieurs épaisseurs de crayon venant marquer les contours ds visages et des corps.

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Paul Jacoulet est décédé en 1960 d'une maladie qu'il avait toujours refusé de voir et de faire soigner : le diabète.

 

Mon avis : Volodia

Paul-Jacoulet-Le-NautilusComme toutes les expositions réalisées par le Musée du Quai Branly celle-ci est particulèrement bien mise en scène. Le choix abondant des oeuvres, a du être particulièrement difficile. Pour ma part, je n'avais pas fait plus que ça attention au publicité entourant ladite exposition, mais c'était sans compter roudoudou qui lui, l'avait repérée et je ne sais pourquoi, piaffait d'impatience (en principe il n'est fébrile que lorsqu'il rentre dans une librairie ou qu'il est malade).

Toujours est-il que je ne regrette absolument pas, cette exposition est magnifique, le travail de l'artiste original, les personnages représentés sont certainement très représentatifs des habitants de ces îles de Micronésie.  Ces oeuvres sont belles, colorées, raffinées dans les costumes que portent les personnages. Dans un espace discrètement en retrait dans la galerie, masqué à la vue des plus jeunes,  figurent des oeuvres dites sensuelles, en réalité des oeuvres de femmes nues offrant "intimité" à la vue (et peut être aux fantasmes) des admirateurs. Pour ma part, j'ai trouvé que nous étions loin de l'érotisme et très mais alors très loin de la pornographie. Mais hum, bon respectons une certaine innocence de la jeunesse bien qu'à mon sens elle n'ait plus grand chose, sinon rien à apprendre.

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Au fur et à mesure que nous parcourions l'exposition, je me suis demandé si Paul Jacoulet avait comme le dit pudiquement S... "...la même sensibilité que nous..." certaines de ses oeuvres me paraissait équivoques dans la pose, les attitudes des hommes représentés. (Hum bon, me voilà comme ses vieilles tapettes qui voient des invertis partout). Mais il est vrai qu'en tant qu'occidental ma vision est très certainement perturbée par une méconnaissance de l'Asie. Toutefois, en regardant mon compagnon à la dérobée, je me l'imaginais très bien affectant ces poses et ce bien qu'il ne soit pas efféminé. Comme quoi tout est trompeur.

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S... était enchanté de ce qu'il voyait, il babillait comme jamais je ne l'ai entendu (il est plutôt du genre silencieux, gardant ses émotions pour lui-même). Pour lui tout n'était que ravissement et c'est avec "avidité" qu'il dévorait des yeux chaque dessin. Pour finir, il m'a dit aimer ce style de peinture. D'ici qu'il s'y essaye il n'y a pas des kilomètres. Il en est encore à chercher sa voie.

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Comme il regardait le catalogue de l'exposition avec envie et qu'il était bien fait, je le lui ai offert. Celui-ci regroupe les dessins et aquarelles de l'exposition mais également d'autres oeuvres toutes aussi intéressantes, de personnages japonais, indigènes, coréens, européen, ainsi que les tatouages typiques de ces régions.   

10 mars 2013

Félix ZIEM - J'ai rêvé le beau -

ACette exposition est présentée au Musée du Petit Palais à Paris du 14/02 au 04/08/2013

(photos sont autorisées sans flash).

 

« Beau ciel, lagunes polies et silencieuses où j'ai rêvé le beau » Ziem, Journal, 18 novembre 1879

Peintre de l’Orient des mille et une nuits, Félix Ziem (1821-1911) fut un artiste nomade, inclassable et excentrique…

Ce grand voyageur, ami des peintres de Barbizon, admirateur du Lorrain et de Turner, occupe une place originale dans l’art du XIXe siècle. Ziem a su séduire une large clientèle qui aimait rêver de Venise ou de Constantinople devant ses toiles. Il débute sa longue carrière dans l’ombre de Delacroix et l’achève sur la butte Montmartre près de l’atelier du jeune Picasso

La biographie de ce peintre a été magistralement reconstituée par : l'Association Zien voir lien ci-dessous si vous souhaitez en savoir plus sur ce peintre hors du commun et infatigable voyageur :

http://www.association-ziem.org/fr/

Pour vous donner envie d'aller voir cette magnifique exposition, nous avons (Roudoudou et moi)réalisé une petite vidéo avec quelques unes des oeuvres qui nous ont le plus marquées, par leur sujet, la douceur des couleurs.

 

 

28 décembre 2012

Exposition Yue Minjun - L'ombre du fou rire

1Présentée à la Fondation Cartier du 14 novembre 2012 au 17 mars 2013.

L'exposition présente un choix d'oeuvres réalisées au début des années 1990. Ces toiles parmi les premières de Minjun sont très importantes tant elles témoignent d'une recherche et d'une définition progressive de son style. La représentation est encore réaliste et les physionomies des visages très diversifiées. Il choisit ses amis pour sujets. Mais peu à peu, de nombreux éléments stylistiques propres à son travail, prennent place dans ses toiles : le portrait, la répétition, l'absurdité des situations ou encore la représentation d'éléments réels, comme certains monuments historiques.

Peu à peu, les différentes physionomies s'effacent et tous les visages commencent à ressembler à celui de l'artiste qui se met en scène dans des situations extraordinaires, improbables, ou très poétiques. Parfois, le visage se déploie en gros plan, la bouche grande ouverte sur l'ensemble de la toile. Ces oeuvres laisse le spectateur face à la capacité de variation infinie de l'artiste et rappellent aussi une tradition surréaliste où certaines toiles avaient pour intention de rendre visibles les mondes du rêve, de l'imaginaire et de la pensée.

Yue Minjun compare l'élaboration de ces toiles immenses qui semblent raconter une histoire à certaines scènes de dessins animés : l'expression du visage change peu, alors même que les situations dans lesquelles il se met en scène sont toutes marquées par la stylisation des formes, l'absurdité ou la cocasserie. Pourtant l'artiste ne donne aucune indication quant à l'histoire de ses tableaux.

 imagesCATYBBEKA propos de l'auteur :

Né en 1962 à Daquing, dans la province du Hei Long Jiang en Chine, Yue Minjun peint d'abord en amateur, avant de partir étudier l'art en 1985 à l'école normale de la province du Hebei.

C'est dans la communauté d'artiste du village du Yuanmingyan, près de Pékin, au début des années 1990 qu'il commence à définir son style et trouve le sujet qui deviendra ominiprésent dans ses toiles : le rire.

Au même moment se développe le "réalisme cynique", un courant artistique qui se caractérise par un désenchantement face aux mutations socio-politiques de la Chine et dont Yue Minjun a souvent été considéré comme l'un des principaux  représentants.

Après une participation remarquée à la 48ème biennale de Venise en 1999, Yue Minjun acquiert une renommée internationale et ses oeuvres entrent dans de nombreux musées et collections du monde entier. Aujourd'hui, il poursuit son activité dans son studio près de Pékin et est considéré comme  l'un des artistes les plus influents de sa génération.

 

Mon avis : Volodia

Tout d'abord, nous ne connaissions pas la Fondation Cartier ni l'endroit où elle se trouvait. Il s'avère qu'on nous indique de descendre à Montparnasse, alors qu'elle se situe plus près du métro Raspail soit deux stations de métro plus haut. Et bien évidemment, nous avions pris l'avenue Raspail dans le mauvais sens (c'est de ma faute je sais que les premiers n° démarrent à la Seine donc le 261 se trouvent en haut et non en bas), bref ...

4

La Fondation Cartier est un grand bâtiment tout en verre, entouré d'un jardinet  ou trône malicieusement  3 salons en pierre ? composée de deux, trois spacieux fauteuils de style, peint en orange (très sympathique).

3

A la caisse comme à l'intérieur, nous sommes prévenus, les appareils photos, les portables sont interdits. Seules prises autorisées : la photo de l'exposition située sur le boulevard et celles du jardin (en trichant un peu on arrive péniblement à prendre à partir du jardin, quelques toiles, ce que nous avons fait sans vergogne).

2

L'exposition proprement dite est géniale, nous étions sous le charme et c'est pour notre part, un visage affichant un sourire communicatif,  certainement niais, mais béat d'admiration que nous avons offert aux autres visiteurs, toutefois, je me dois de m'interroger sur le travail de l'artiste, à savoir va-t-il rester original ou va-t-il être reproduit à la chaine comme tout ce qui nous vient de Chine ?

Ma réflexion provient d'un magasin situé rue de la Verrerie dans le 4ème arrdt de Paris, qui affiche des toiles de cet artiste mais reproduit en je ne sais combien d'exemplaires à moins que ce ne soit déjà des copies ??? Le galériste français dont j'avais fait la connaissance il y a environ deux ans lors d'une exposition de ces toiles à la foire de Paris, m'avait dit alors, qu'il avait vécu deux ans en Chine et qu'il était le seul sur Paris à vendre ce genre de peinture. Il exposait des toiles faites à la demande et/ou à la chaine en Chine ? (j'avais déjà remarqué que certaines des toiles en vente étaient en plusieurs exemplaires, seules les couleurs changeaient). 

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