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22 septembre 2012

SATURNO BUTTO - FIN DU MONDE - Exposition temporaire

21Le musée de l’Erotisme à Paris, nous propose une lecture de cet univers chaotique dans lequel pénètre nos contradictions dans la lutte avec le corps et la sexualité confusément.

Le travail de Saturno est caractérisé par une interprétation personnelle formelle de l’art sacré Européen et par une technique impeccable qui rappelle les grands maîtres de la peinture classique. Rituels figurés, tableaux vivants, retables néo-gothiques sont des créations magistrales avec lesquelles l’artiste explore les mystères fascinants d’une «religion sombre» : la sensualité innée du corps et de sa profonde spiritualité.

En perpétuel conflit entre érotisme et douleur, extase et transgression, les précieuses peintures sur bois de Butto examinent la vision intransigeante et contradictoire de l’iconographie religieuse occidentale vis-à-vis du corps, d’un côté exposé comme objet de culte, de l’autre nié dans sa nature de pure beauté érotique. Le résultat est une tension fascinante qui exalte avant tout la figure humaine, qui dans son travail est toujours au centre de la scène.

A propos de l'auteur :

Saturno Butto né en 1957 à Portogruao, vit et travaille à Bibione. En 1971, il s’inscrit à l’Ecole d’Art de Venise et plus tard, à l’Académie des Beaux Arts, avec en 1980, spécialisation en peinture. 1993 est l’année de ses premières expositions et aussi l’année de publication de sa première monographie, intitulée «Portraits de Saturne 1989-1992».

Depuis, il y a eu de nombreuses expositions personnelles en Italie et aux Etats Unis (New York - Los Angeles), Depuis il y a eu deux nouvelles monographies «Works 1993-1999» et le récent «Martyrologium» (2007). 

 

Notre avis : ChezVolodia & Indiangay

Cette exposition bien que magnifique et très bien mise en scène par le Musée était assez dérangeante pour ne pas dire angoissante au vu des oeuvres présentées, accentuée par une musique que Dante au fur et à mesure de sa descente aux Enfers ne devrait pas renier

Mais bon, nous ne regrettons pas d'être venus, d'autant que ce genre d'exposition est assez rare en France.

 

Les photos sont visualisables dans l'album photos du blog

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15 septembre 2012

Vous avez dit Klezmer ?

imagesCA0MN4XMLa musique klezmer est celle que les baladins juifs ashkénazes colportaient de fête en fête, de shtetl en ghetto, dans toute l’Europe Centrale et Orientale depuis le Moyen Age jusqu’à l’aube du XXème siècle. Elle s’inspire aussi bien de chants profanes et de danses populaires que de la liturgie juive et des nigunim, ces mélodies simples et sans paroles par lesquelles les hassidim tentaient d’approcher Dieux dans une sorte d’extase communautaire.

Depuis le 16ème siècle, des paroles ont été ajoutées au répertoire klezmer instrumental, grâce au «badkhn» maître de cérémonie lors des mariages, puis au théâtre yiddish.

Le répertoire klezmer et yiddish invite le public à la danse et permet aux musiciens d’exprimer toutes les émotions humaines de la joie au désespoir, de la piété à la révolte et du recueillement à l’ivresse, sans oublier l’humour juif et l’amour. Par contre, il n’existe pas de répertoire klezmer traditionnel spécifique aux funérailles.

La musique klezmer interprétée par ces musiciens juifs itinérants est par essence, et souvent, une musique de fête, de rencontres et de contrastes. Ils diffusaient leur musique et les récits de leurs voyages à chacune de leurs étapes. Souvent amenés à quitter leur Shtetl (villages d’Europe Centrale peuplés essentiellement par les juifs, car dans bon nombre de pays, ces derniers n’avaient pas le droit de résider dans le grandes villes, ni d’exercer certaines professions dites «nobles» ou posséder de la terre), et à jouer lors de mariages et fêtes juives . L‘arrivée des klezmorim étaient très appréciés des villageois, non seulement pour la musique, la fête et la joie qu’ils apportaient, mais aussi pour le recueil d’informations venues d’ailleurs. Vivier de la culture yiddish, ces villages et/ou bourgades juives ont constitué le berceau de la musique klezmer.

Au contact (réciproque) de musiciens slaves, tsiganes, grecs, turcs (ottoman) et bien plus tard du jazz, le klezmer a acquis une une diversité et une sonorité caractéristique instantanément reconnue. Cette vitalité réside dans le simple fait qu’elle a su sauvegarder son essence toute en s’enrichissant des cultures environnantes.

Dès la fin du XIXème siècles et le début du XXème siècle, un certain nombre de klezmorim réussissent à fuir les pogroms, la montée du fascisme hitlérien, ainsi que le régime stalinien en prenant la route vers l’ouest. Une grande partie de ces musiciens traverse l’Atlantique pour s’installer en Amérique. Seule une infime partie survivra au choc de la seconde guerre mondiale en restant sur le vieux continent.

Dans la culture yiddish, la musique klezmer est très proche du langage parlé. Son expression instrumentale se doit d’être flexible, instinctif et proche de la voix humaine. Le terme klezmer provient des mots hébreux : kley (véhicule-instrument) et zemer (chant-mélodie)

 

A zikh derman zikh

In mayn kinderyorn

Punkt vi a Kholem

Zet dos mir oys

Vi zet oys dos shtibele

Vos ikh hob farflantzl ?

Oy, oy, oy Belz mayn shtetele Belz

Mayn heymele, dort vikh hob

Mayn Kingershe yorn farbrakht

Belz mayn shtetele Belz

Mayn heymele, dor vu ikh hob

Mayne Kingershe yorn farbrakht

Oy, yedn Shabes fleg ikh loyfn

Mit ale yinglekh glaykh

Zitsn unter di grinike beymelekh

Vaefn shteyndelekh in taykh

Oy oy oy Belz mayn shtetele Belz

Mayn heymele dort vu ikh hob

Mayn Kingersheim yorn farbrkht

Dos shtibl is alt

Farvaksn mit groz

Der daskh tsefalt

Di fenster on gloz

Der ganik iz krum tseboygn di vent

Ikh volt dos shoyn mer garnit derkent

30 août 2012

Toutankhamon son tombeau et ses trésors

 1

Exposition se tenant à Paris Porte de Versailles jusqu'au 01/09/2012

Nous nous y sommes rendus hier et heureusement que nous avions des billets coupe-file car celle-ci était longue de plusieurs mètres ce qui signifiait au minimun 1 h d'attente. En effet, les billets sont valables pour le jour et l'horaire demandés à l'achat,  et ne sont ni repris ni échangés, les entrées se font par intervalle de 30 mn, ex : 15h 15 h 30, 16 h, 16h 30. Prévoyant, nous avions pris des entrées pour 16 h. Prix : attention sur internet 18,90 euros alors que directement aux caisses 15,90 euros audiophone compris. Compter sur 90 mn de visite minimum. Photos autorisée sans flash.

L'exposition est bien amenée dans un premier temps par des cartes, des affiches, représentant les berges du Nil et décrivant la faune, la flore, l'expédition howard Carter. Le tout exposé dans une première grande salle, avec l'arbre généalogique de la dynastie, des reproductions de la statue de Toutankhamon en pied et de la Pierre de Rosette. 

 P1100701

Toutes les 12 minutes environ, un groupe accède à d'autres salles, en tout 3 où il nous est passé de petits films retraçant la vie à cette époque, l'aventure de l'expédition ayant effectuée les fouilles et la découverte du tombeau encore inviolé et de ses trésors. Alors là petit bémol, pas question de s'attarder, on nous presse de salle en salle afin que les autres groupes puissent y accéder (elles sont petites, seuls 2 petits bancs pour s'asseoir alors que nous sommes environ 30 personnes) et pour faire bonne mesure, les salles sont éteintes après chaque passage de groupe. Dommage parce que les explications sont particulièrement intéressantes, de même la reconstitution de ce qui a été trouvé pêle-mêle dans le tombeau.

 P1100716

Enfin, nous accédons à une grande salle, contenant les "chapelles" qui habritaient la momie du pharaon, ainsi qu'à ses trésors proprement dit : sarcophages, mobiliers, statues, déités, objet usuels, bijoux, chars et armes de guerre.

Et là, bien que nous ayons été prévenus que tout ce que nous voyons n'était que des reproductions, nous avons été éblouis par la magnificence des pièces présentées, par leur finesse, leur délicatesse, leur variété. C'était tout simplement sublime.

Il y a quelques années une exposition, mais cette fois avec les pièces originales, avait été présentée au Grand Palais, et je n'avais pu m'y rendre. Cette exposition nous a permis de voir et d'apprécier à sa juste valeur cet art si raffiné, si élégant. Car sur des photos, Il est difficile de se rendre compte des dimensions conséquentes de ses oeuvres.

Quelques unes de nos photos dans la partie album du blog.

 P1100762

 

23 août 2012

Dieppe (2)

P1100565Ayant récupéré ma petite caille indienne, et celui-ci ayant dormi tout son soul soit 2 jours entiers y compris la nuit; Il était frais et dispos pour une nouvelle virée à Dieppe, ville que nous avions visité il y a quelque temps, un peu rapidement et de façon sélective.

Nous avons découvert (il serait temps au bout de cinq ans) qu’un autocar part régulièrement du Tréport pour se rendre à Dieppe à une heure de route. Le parcours est très agréable, nous passons par de petites villes balnéaires non desservies par des gares et portant des noms évoquant l’époque glorieuse des "bains de mer"  telles : Menilval, Criel sur plage où les villas n‘ont rien à envier à celles de la côte d‘azur, moins de tape à l‘œil, mais des valeurs sures. Ces maisons, pour certaines véritables propriétés, dévalent en pente douce avec au loin la mer en perspective.

P1100569L'arrivée à Dieppe, gare routière, il suffit de longer les quais pour accéder au port de pêche, puis de plaisance et enfin le cœur de la ville touristique et commerçante, le tout surplombé par un superbe château renfermant des trésors, en particulier divers objets en ivoire sculptés, à la main bien évidemment, par les marins, les forçats, au cours de leurs pérégrinations en mer.

Les maisons sont hautes et les rues pour la plupart étroite, quelques ravissantes boutiques d’intérieur. Les rénovations vont bon train, mais sont en charge des copropriétaires à faire impérativement dans le style et avec les matériaux d‘origine, je vous laisse imaginer le prix. Ce que nous avons remarqué c'est que les Dieppois sont extrémement reconnaissants aux Canadiens de les avoir libéré du joug allemand. Un manifique jardin commémoratif a été installé au pied du château et le drapeau canadien flotte au côté du drapeau Dieppois sur tous les monuments de la ville. Nous avons trouvé que c'était un très un bel hommage qui leur était fait.

P1100583La plage contrairement au Tréport est immense mais comme elle, couverte de cailloux. La promenade le long de la plage est bordée de camions-boutiques vendant de quoi se sustenter (S.. c’est découvert une passion pour les glaces) et s’amuser. Une fête foraine leur fait d’ailleurs face et concurrence. Nous avons également remarqué quelques hommes (oui enfin pas beaucoup mais tout de même) ayant certainement une sensibilité identique à la nôtre et je ne sais pourquoi cela nous a fait du bien, nous nous sommes sentis moins isolés dans une ville ou comme au Tréport et à Mers-les-Bains, c’est plutôt morne plaine… contrairement à Paris.

La population locale est la même qu’au Tréport, c’est-à-dire populaire, avec son franc parler et un accent à couper au couteau. Quant aux habitants occasionnels (je veux parler des résidences secondaires) et des touristes ils semblent un peu plus aisés que ceux du Tréport mais tout juste. C’est aussi un avantage, car beau, moche, riche ou pauvre cette région fait que tout le monde peut se promener et profiter des plages sans complexe et à moindre frais sans que se fasse un clivage social trop important. 

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Au moment ou nous y étions, nous avons voir en pleine rue et en parfait état de marche une exposition de voitures anciennes. Quelle classe !

Bref, après avoir profité du marché qui est plus babioles, prêt à porter bon marché, qu’alimentaires mais dure toute la journée du samedi, nos pas nous ont mené chez Casa Blue ou nous avons fait quelques emplettes pour améliorer notre confort en bord de mer et c’est chargés, les pieds en compote, le dos brûlé par le soleil que nous sommes rentrés par le car de 16h30, avec juste le temps de poser nos achats avant d‘aller faire trempette dans l‘eau jusqu‘à ce que le soleil se couche.

Roudoudou étant fatigué, nous avons diné sur notre balcon que j’ai eu enfin le courage (et le beau-temps) de repeindre pendant qu’il reposait du sommeil du juste, quant à notre nuit ..

4 août 2012

Peindre la photographie - Gerhard Richter

GERHARD RICHTER

Exposition se tenant au Musée d'Art Moderne du Centre Pompidou du 06 juin au 26 septembre 2012.

Ce peintre est né à Dresde en 1932 et formé en Allemagne de l'Est s'enfuit en 1961 avec sa femme Marianne Eufinger à Düsseldorf, en République fédérale. Il s'inscrit à l'Ecole des beaux-arts où il rencontre Sigmar Pokke, Blinky Palermo et Konrad Lued avec lesquels il fonde le groupe du réalisme capitaliste. Ils se définissent commes des "artistes pop allemands" Richter apparaît sur la scène européenne au début des années 1960 avec des oeuvres inspirées directement de photographies qu'il appelle les "photos peintures".

Ses tableaux, peints à partir de ses propres photographies ou d'images choisies dans la presse, sont empreints d'une stricte neutralité expressive. La fidélité aux images reproduites est le résultat d'un procédé classique de duplicada après un quadrillage des phyotos, l'image est agrandie grâce à un épiscope puis recopiée sur le support choisi. L'effet final de flou est quant à lui obtenu en frottant la peinture encore humide avec une brosse. 

Mon avis : Volodia

J'ai toujours énormément de mal avec "ce qui est allemand" en raison sans doute de leur passé et de ce que nos familles en ont souffert. C'est donc avec circonspection et une certaine envie d'être désagréable dans ma vision des oeuvres de cet artiste que j'ai entrepris ma visite. Et je dois dire que mes critiques me sont restées dans la gorge. Tout est beau !

Les premières toiles mises en valeur à l'entrée de l'exposition sont des oeuvres peintes en réminiscences de son passé (famille nationale socialiste, jeunesse hitlérienne, oncle peint d'après une photographie de lui en uniforme d'officier nazi, tante exécutée  dans le cadre du programme d'eugénisme hitlérien). L'atmosphère sombre de ses premiers portraits est directement lié à l'expérience traumatisante de la guerre (notamment les toiles représentant les incursions d'avions de chasse lâchant des bombes et celle de la ville de Dresde en ruine).

 

P1100343

Avec d'autres toiles, il évoque également le romantisme par ces peintures représentant des paysages de montagnes, de nuages et de marines puis, dans les années 1960 son langage pictural évolue vers l'abstraction. Il évacue toute figuration, tout  geste, tout message.

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 Certaines de ces toiles malgré leur beauté m'ont laissé un sentiment de malaise, notamment celles de la série 18 octobre 1977, à travers la représentation de la mort représentant dans la prison de Stammheim des leaders du groupe révolutionnaire Baader-Meinhoff.

P1100370

 Mais je pense que la vidéo faite avec quelques unes de mes photos vous en diront beaucoup plus, car chacun  d'entre-nous a sa propre émotions et restent sensibles à certaines oeuvres que d'autres trouveront moins évocatrices.  

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30 juillet 2012

En solitaire

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Petit week end au Tréport vendredi, samedi et dimanche dernier. Mouais, Pour me changer les idées et éviter de ruminer me voilà parti au bord de la mer. Roudoudou m’ayant souvent dit que son appartement était «le nôtre», je m’y suis rendu avec l’espoir qu’il ferait beau et que je pourrai ainsi repeindre son balcon ; ce que je n’avais pu faire l’état dernier en raison du mauvais temps.

Ah bah non, ce ne sera pas encore pour cette fois. Le temps a été maussade, et toujours des averses, assez violentes tout de même, et ce dès que j’avais le pinceau en main, dimanche en ayant été le summum.

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Par ailleurs, à un moment ou j’allais sortir sur le balcon, j’ai entendu un bruit suspect suivi d’une odeur pestilentielle. Me demandant ce qui s’était passé (Une mouette aurait-elle pris le balcon pour une piste d’atterrissage ?). Je suis sorti voir. Ah la la, tu parles d’un cadeau, la vilaine s’était oubliée en vol et vu le cadeau laissé, elle avait bien mangé. Résultat : deuxième lavage, à grande eau chaude javellisée et brossage énergique pour effacer les traces de son incontinence.. Une fois terminée, re-ondée, ce qui a finit par anéantir le peu de courage qui me restait.

 

2 (1)

 

 

Toujours est-il qu’entre deux averses, je me suis baladé sur le port, désespérément seul, en prenant garde à ne pas me prendre les pieds, dans les filets et les cordages, (hum c'est ma spécialité) ou j’ai pris quelques photos

 

 

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Je me suis offert une promenade en bateau d’une demi-heure, je connais le trajet par cœur, mais bon ça occupe et me permets de réfléchir en regardant les falaises. Pour changer, je me suis mis à l’avant du bateau ou à chaque « plongée » en avant de la proue, je me suis récolté un maximum d’embruns et un mal de mer carabiné qui a fini par se faire oublier lorsque je me suis réinstallé, bien à l’abri, à l’intérieur.

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Petit tour également sur les falaises, montée en funiculaire, et descente à pieds avec vue au fur et à mesure de la descente, sur les côtes de Mers-les-Bains, le Tréport, les ports de pêche et de plaisance ainsi que des toits puis des maisons de la ville. J’en ai profité pour aller regarder de plus près la maison occupée par un couple de gays et qui en fait est une maison proposant des chambres d’hôtes pour les couples (sympa). J’aurais bien aimé voir ses habitants, mais il faut croire que ce n’était toujours pas mon jour, voilà deux ans que nous (Roudoudou et moi) avons repéré cette petite maison très fleurie (qui affiche les goûts de ses propriétaires, avec des badges : « I‘m Gay«) mais rien à faire, nous n’arrivons toujours pas à les voir..(hum oui, simple curiosité de gays pour d’autres gays qui osent s’afficher dans une petite ville de province pas spécialement à la mode).

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En ce moment, sur la rade du Tréport sont dressées de petites boutiques en bois, comme on en voit au moment des fêtes de noël dans les grandes villes, proposant des spécialités antillaises : punch, accras, boudins créoles, crabes farcis, etc… servies par des hommes et femmes antillais en chapeau de paille pour les messieurs, chemisier en broderie anglaises et robes madras pour les dames. Incongrues pour cette petite plage de Seine- Maritimes.

 A partir de 20 h 30, un orchestre, nous a régalé d’une musique rythmée, jusqu’à près de 1 h du matin. Hum oui, faut bien occuper les vacanciers et attirer les touristes, la ville je l’ai déjà dit n’est pas à la mode, le temps est «mou» et plus il y a de visiteurs plus les sous rentrent dans les caisses des commerçant et de la ville.

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Toutefois, ce séjour n’a fait que se rappeler à moi le souvenir de roudoudou. Car c’est lui qui m’a fait découvrir cette ville, et j’étais dans son appartement, bien qu’il ait tout fait pour que je m’y sente chez moi également. Quant aux activités énumérées ci-dessus, c’est avec lui que je les fais habituellement. Bref, je n’ai pu m’empêcher de penser à lui.

5 juillet 2012

Gay Pride 2012 - 3- A Paris le 30/06/2012

 

En attendant le compte rendu de l'ambiance et de mes impressions.

5 juillet 2012

Gay Pride 2012 à Paris le 30 juin

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24 juin 2012

Toi, l'absent !

53407932_pDepuis ton départ mes nuits elles aussi se ressemblent. Dans la solitude de notre chambre, où je n'entre que pour dormir. Elle m'apparaît comme une goule, m'envahissant peu à peu pour m'engloutir tout entier. Notre lit dont le matelas commençait à se creuser a repris sa forme dure et impersonnelle. Les draps s'ils ont gardé ton odeur restent froids. Seul le silence répond à mes interrogations muettes. Je me couche à ta place, mais j'en suis vite chassé par ton petit monstre à quatre pattes qui me pousse tant et si bien que je finis par regagner la partie qui m'est assignée. J'en suis arrivé à prendre des comprimés pour essayer d'oublier ton absence et me reposer un peu. Mais malgré cela, lorsqu'il m'arrive de m'endormir, je suis réveillé en sursaut dès le petit matin. Le lit vide de ta présence se rappelle aussitôt à moi. Pour apaiser mes angoisses, je n'ai rien trouvé de mieux à faire que prendre un traversin que je serre contre moi, une partie venant entre mes jambes. sa souplesse et sa chaleur me donne l'illusion de ton corps contre le mien. Je m'y cramponne, je m'y frotte, au point qu'il semble doué de vie et les sensations éprouvées si elles sont loin d'être les mêmes qu'avec toi, me procurent un apaisement suffisant me permettant, pour un temps, d'oublier le ridicule et l'obscène de ma situation.

J'avais commencé à compter les semaines qui me séparaient de ton retour, j'en suis maintenant aux jours, tellement mon impatience est grande. En attendant, je me comporte, comme certains pourraient le penser, en pervers. Mes mains courent sur tes vêtements, vagabondent de tiroir en tiroir pour finir par effleurer ton linge, le respirer, le palper à certains endroits dans l'espoir de renouer avec des sensations maintes fois éprouvées mais dont je ne me lasse pas. C'est presque dommage que tu sois si menu, j'aurais eu tant de plaisirs à les revêtir...

18 juin 2012

Lomir zich iberbeten ! Réconcilions-nous !

Lomir sich iberbetn

 

Lomir zich iberbetn, iberbetn. Shtel dem samovar

Lomir zich ibertetn, zay zhe nisht keyn nar !

Lomir zich iberbetn, ibebetn. Keyf a por marantsn !

Lomir zich iberbetn, Veln mir geyn tanstsn !

Lomir zich iberbetn, iberbetn. Koyf a funt fistashkes

Lomir zich iberbetn, shenk mir dayn faskes !

Lomir zich iberbetn, iberbetn. In hartsn brent a fayer

Lomir zich iberbetn, libe iz dokh tayer !

Lomir zich iberbetn, iberbetn. Vos  shteystu bay der tir ?

Lomir zich iberbetn,  iberbetn. Kumarayn tsu mir

Lomir zich iberbetn, iberbeten. vos shteystu bay dem fentster ?

Lomir zich iberbeth, du bist dikh mayn shenster !

 

 

Réconcilions-nous, réconcilions-nous. Prépare le samovar

Réconcilions-nous, ne fais pas la bête !

Réconcilions-nous, réconcilions-nous. Achète quelques oranges

Réconcilions-nous, allons danser !

Réconcilions-nous, réconcilions-nous. Achète une livre de pistaches

Réconcilions-nous, fais-moi grâce !

Réconcilions-nous, réconcilions-nous. Pourquoi te tiens-tu près de la porte

Réconcilions-nous, viens ici près de moi !

Réconcilions-nous, réconcilions nous, pour moi tu es le plus beau !

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