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31 décembre 2011

Meilleurs voeux 2012

 

ChezVolodia vous présente ses voeux pour l'année 2012

 

anim_adige_dancer

et  vous souhaite tout le bonheur possible

 

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15 décembre 2011

Lyon

P1080678Hier je me suis rendu à Lyon pour un rendez-vous professionnel, un confrère avait piqué ma curiosité en acquérant quelques livres anciens suite d'une succession qu'il désirait me montrer et si j'étais intéressé par certains, il était prêt à me céder quelques livres. Ayant conclu l'affaire à nos deux avantages, il m'est resté du temps de libre pour visiter Lyon.

Je comprends l'enthousiasme de roudoudou pour cette ville. Il aime les villes possédant un fleuve et je dois dire que là, il est gâté. Lyon étant traversé par le Rhône et la Saône ne peut que l'enchanter. Cette ville a une majesté et un charme certain. Avec sa place Bellecour (j'ai appris que c'était la plus grande d'Europe, car non traversée de voitures), les Traboules et ses petits restaurants où l'on peut déguster des spécialités du coin. Hum, en fait, je n'aime pas trop leur nourriture, exception faite peut être du saucisson chaud en brioche pour le reste : tête de veau, andouillette, quenelle de brochets, etc... je laisse allégrement ma part à ceux qui veulent.

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Donc, après le déjeuner (d'affaires) avec mon confrère, j'ai flané, le nez au vent, au hasard des ruelles et des venelles, découvrant dans les passages des maisons un magasin de costumes du moyen âge, une boutique de "guignol", la sympathique patisserie dont S... a fait mention dans son blog que je me suis fait un devoir de visiter et où j'ai fait emplette de quelques friandises pour nos amies, notre nièce et sa maman (les mignonnes sont délicieusement gourmandes). Sur un des quais, je ne me rapelle plus son nom, j'ai découvert des boites de nuit (hum oui, non non non c'était pas fait exprès).

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Je suis revenu sur la gare Lyon Perrache à pied en traversant un pont qui à cause du vent remuait au fur et à mesure des rafales, je n'ose penser que ce soit mon poids qui le faisait bouger. Ce que je regrette c'est d'avoir raté les illuminations qui ont eu lieu du 08 au 10 décembre 2011 sauf erreur. J'y aurais emmené mon amour et il en aurait été ravi.

P1080684Pour rattraper la place Bellecour où j'ai fait quelques photos de la grande roue qui se trouvait là. Malgré les gouttes de pluies, le soleil luisait un peu et la couleur des maisons et le ciel nuageux donnaient aux choses une luminosité intéressante les faisant ressembler à des peintures anciennes. 

Je suis rentré vers 20h chez nous où m'attendait mon petit S... Il avait préparé notre dîner et nous nous mîmes à table sans attendre pour nous retrouver ensuite devant une vodka et un café à passer une soirée tranquille à parler de nos activités respectives et des fêtes à venir, ce que nous comptions faire pour ma famille, nos amis et relations. Une soirée comme nous aimerions en avoir plus souvent et que nous savons savourer puisque assez rares.    

10 décembre 2011

Pour une une vie de couple harmonieuse

imagesCADUK36VAprès mûre réflexion et quelques mois de fréquentation, Vous décidez de vivre ensemble.. Hum oui, vous en avez assez du un coup chez toi, un coup chez moi, de trimballer votre baise en ville d'un appartement à un autre et des réveils ou vous vous demandez chez qui vous êtes ne trouvant pas vos objets habituels à leur place.

Aussi, permettez que je vous livre quelques idées pour vous organiser une vie de couple harmonieuse. C'est à dire sans cris, pleurs et grincement de dents, et oui les mecs aussi font tout ça....croyez en mon expérience !

Donc, ça y est, vous n'en pouvez plus d'amour l'un pour l'autre et décidez de faciliter la communication et votre vie intime en vous installant l'un avec l'autre.  Parfait, toutefois, il vous faudra définir avec votre compagnon (et sur la pointe des pieds selon son caractère) si vous souhaitez être un couple libre ou fidèle, et si vous choisissez la deuxième option pas question d'y déroger, auquel cas, vous risquez de vous retrouver avec votre valise sur le palier.

Vous travaillez tous les deux et devez faire face à des obligations professionnelles. Cependant pas question pour vous de vivre dans un gourbi donc, il vous faut envisager certaines règles dont : l'entretien de votre nid d'amour.

L'idéal c'est que chacun fasse en fonction de ses aptitudes en faisant attention à ne pas laisser tout le travail reposer sur l'autre ou bien d'être rappelé à l'ordre parce que c'est la pagaille,que l'un et l'autre ne retrouvez rien et qu'une couche de poussière de 2 cm a élu domicile en permanence sur vos meubles et les ravissants bibelots que vous avez accumulé dans votre  nid douillet.

Un_million_de_roses_rouges__Yasen_Zgurovski__2008__Dessin_digitalVotre roudoudou est fâché avec la salle de bains. Il l'a transforme en piscine à chacune de ses ablutions. Vous avez  bien essayé quelques remarques du genre "... mais tu as mis de l'eau partout ..."  sans grand effet.  Aussi, je vous conseille de prendre le balai éponge après chacun de ses passages. Ce qui devrait être pour lui un déclencheur (c'est ce qui s'est passé pour le mien et à présent, il éponge le sol après chaque barbotage dans la pataugeoire). 

Les lessives, quoi de plus simple que de faire tourner une machine ? A bah non, encore faut-il savoir que certaines couleurs dégorgent et que la laine feutre et retrécie. Si vous en avez assez de retrouver vos pulls préférés transformés en barboteuses, vos chemises blanches et sous-vêtements décorés de traînées dégoulinantes rose et/ou mauve, un conseil faites vous-même ! le mien (de chéri) oublie toujours une "pièce" qui fait que ça "tourne pas rond".

Par contre, votre amour peut être doué pour l'aspirateur, les poussières, la cuisine et les vitres, non ? Le mien oui ! Ouf. Il a juste fallu lui préciser qu'il était plus facile de soulever les chaises et pousser certains meubles plutôt que de faire tourner l'aspirateur autour. Les poussières, bien lui expliquer ce qui est fragile de ce qui ne l'est pas. Quant à la cuisine, s'il a tendance à faire comme au restaurant c'est à dire tout sortir, tout salir pour ensuite tout ranger, prenez votre mal en patience en vous disant que c'est pour vous qu'il fait tout cela et que vous allez vous régaler de ses petits plats. Pour les vitres pas de transition possible, si comme moi, vous avez le vertige rien qu'en montant sur une chaise, c'est lui qui fait ! J'allais oublier : le repassage, hum c'est pas brillant pour moi et encore moins pour lui, nous sommes tous les deux les rois des faux plis. Faut faire avec !

Le budget, souvent objet de dissension dans les couples : L'idéal c'est que chacun participe aux frais du foyer selon ses possibilités sans que cela soit au détriment de l'un ou de l'autre. Rien de plus sordide que les couples qui se disputent pour des histoires d'argent et se reprochent l'un, l'autre, de dépenser trop.  Pour éviter cela, nous avons une boîte dans l'entrée de notre appartement que j'alimente (hum oui c'est moi qui gère, roudoudou en a décidé ainsi) régulièrement avec quelques billets et chacun y puise selon ses besoins sans avoir de compte à rendre à l'autre.

Les goûts : Cela peut paraître anodin, mais il me paraît important d'avoir sinon des passions, des intérêts communs, littérature, musiques, sorties, ceci afin de pouvoir passer des soirées agréables et intéressantes. hum oui, quoi de plus pénible que de se "farcir un match de foot" ou "une pièce de théâtre" lorsqu'on aime pas. Au début d'une relation on fait l'effort de s'y intéresser mais après quelques années....

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Au lit : Dans les premiers temps, pas besoin d'idées, surtout celles des autres, on a tellement à découvrir. Reste que quelques années plus tard, voire pour certains quelques mois... Pour éviter que le désir ne s'émousse, pas de laisser aller. Ecouter son partenaire, le regarder non comme un pot au feu mais comme quelqu'un qui peut être flatté, courtisé et séduit par un tiers. Et si le désir se fait moins présent avec le temps, compenser la ferveur par la tendresse et s'il le faut, si cela peut le rassurer, faire semblant de temps à autre.

Le respect : Très important, pensez à frapper aux portes lorsque vous vous apprêtez à entrer dans la salle de bains et dans la chambre. Hum oui, c'est pas parce que vous êtes un couple que votre chéri aura envie de se montrer dans une situation qu'il trouve humiliante pour lui.  Le mien a horreur de faire sa toilette devant témoin. Idem lorsqu'il change de linge. Alors je respecte sa pudeur, comme il respecte la mienne. Par ailleurs, ménagez-vous pour l'un et l'autre un endroit ou vous pourrez ranger les documents et divers objets personnels que vous n'avez pas envie de partager avec votre moitié. Partant du principe que celle-ci est bien élevée, pleine de tact, elle fera preuve de discrétion en allant pas y fourrer son joli nez. 

  

9 décembre 2011

Danser sa vie - Musée Pompidou

Du 23 novembre 2011 au 02 Avril 2012 - à Paris.

P1080607Roudoudou et moi sommes allés voir cette exposition qui nous a passionné tous les deux.

Il s'agit d'une rétrospective de la danse de 1900 à nos jours. Cette exposition explore le dialogue, parfois fusionnel, de la danse moderne et contemporaire avec les arts visuels.

Le parcours est conçu selon trois axes thématiques traversant le siècle :

. Celui de la subjectivité qui s'exprime dans l'oeuvre,

. Celui d'une histoire de l'abstraction du corps, de son élémentarisation à sa mécanisation,

. Celui de la performance, née avec les avant-gardes dada qui s'est définie avec la danse au point de se confondre avec elle à partir des années 1960.

Il va s'en dire que roudoudou était aux anges, d'autant que toutes les formes de danse y sont représentées. Sur écran géant, nous avons pu admirer et apprécier à sa juste valeur, le ballet : l'après-midi d'un faune avec Nijinski ainsi que sourire gentiment des ballets pseudos grec d'Isadora Duncan, pionnière en la matière. Nous extasier sur la beauté de Joséphine Baker et saluer son courage et son audace pour l'époque en tant que femme de couleur dansant demi-nue et, d'autres plus moderne qui nous ont fait réfléchir sur l'évolution de la danse. Des peintures figuratives représentant diverses sortes de danses se laissaient contempler, commenter voire, admirer pour certaines.

Le lien a été fait avec la période sombre de l'histoire, avec des photos représentant la valorisation du corps humains par le sport et les premiers camps de naturistes en allemagne avant et pendant la période nazie.

Pendant la visite mon chéri s'est montré disert, agrémentant ses propos par des attitudes, une gestuelle sans affectation, pour m'expliquer la complexité du travail et la difficulté d'effectuer certaines positions de danse. Il babillait s'arrêtant parfois pour me montrer le mouvement du danseur en évolution et/ou en plein essort, le tout simplement, en professionnel. Ce qui ne manqua pas d'attirer l'attention sur nous de  quelques visiteurs. Mais tout à son sujet, roudoudou ne remarquait rien (à fond dans son truc le chéri).

A la fin de ses petites exhibitions, quelques personnes sont venues à lui pour le féliciter et ont demandé la permission de le prendre en photo. Il est devenu "rouge" de confusion (pauv'chéri), ne s'y attendant guère vu qu'il ne s'adressait qu'à moi. Un homme d'un certain âge a également profité de l'occasion pour lui glisser quelques mots en plus de sa carte (ben voyons) histoire de faire connaissance (manque de chance pour lui, je veillais au grain).

Nous sommes restés facilement près de 2 h le temps pour nous de ne rien laisser passer, de bien tout regarder, pendant qu'il n'y avait pas encore foule, ce qui nous a permis de faire quelques photos avec la permission du musée bien évidemment :

28 novembre 2011

Edvard Munch - L'Oeil Moderne

Du 21 septembre 2011 au 09 janvier 2012 au Centre Pompidou à Paris.

Le_peintre_Edvard_MunchEdvard munch est né en 1863 et est décédé en 1944. Il est généralement considéré comme un artiste du 19ème siècle plutôt que du 20ème. Sa peinture à tendance symboliste ou pré expressionniste trouve naturellement sa place aux côtés de Gauguin et Van Gogh. S'il a commencé à peindre en 1880, il a réalisé la majeure partie de ses oeuvres après 1900.

Une idée reçue en fait un artiste solitaire, tourmenté, uniquement préoccupé par son univers intérieur. Pourtant dans les premières décennies du 20ème siècle, Much voyage beaucoup, va au cinéma écoute la radio, lit la presse internationale, est abonné à de nombreux magazines illustrés. Il entretien un dialogue permanent avec les formes de représentations les plus contemporaines comme le renouveau de la scène théâtrale, la photographie et le film. Il a conscience que ces nouveaux médias proposent des formes de narration ou de représentation inédites et s'essaie lui-même à la photographie et au cinéma.

L'exposition propose une nouvelle approche de l'oeuvre de l'artiste norvégien. A travers douze sections thématiques présentant un ensemble de 140 peintures, photographies, gravures, dessins et sculpture, oeuvres pour une grande part inédites en France. L'exposition invite à une réflexion sur la fulgurante modernité de Munch.

Il est souvent précisé que l'oeuvre de Munch est marquée par une rupture au début du 20ème siècle. Celle-ci intervient soit en 1902, au moment d'une violente dispute amoureuse au cours de laquelle un coup de feu endommage une phalange de la main gauce du peintre, soit après un séjour en clinique en 1908-1909, où il est soigné pour des troubles nerveux. Le Much du 20ème siècle n'est pas un peintre radicalement nouveau par rapport à celui du 19ème. Il reprend certains de ses thèmes de prédilection, des modes de composition qu'il a déjà employés, transpose certains motifs de ses oeuvres dans de nouveaux décors. Cependant la perspective de ses tableaux se creuse, le contour des formes se dilue, les effets dynamiques se multiplient, la couleur s'intensifie.

Dans cette expositiion, l'évolution de l'oeuvre de Munch est moins envisagée en termes de nouveauté que d'intensité. Ce n'est donc pas une rétrospective au sens classique et chronologique, mais une exposition à thèmes et à thèsesqui s'emploie a explorer les différents aspects de la modernité d Munch.

L'exposition montre aussi comment l'artiste a entretenu un dialogue permanent avec les formes de représentation les plus modernes. Il était parfaitement conscient du fait que le cinéma, l'industrie de la carte postale, ou la presse illustrée, alors en plein essor, introduisaient de nouvelles formes de mise en récit.

Edward Munch

 
 Mon avis : Volodia

Bien que cette exposition soit très bien orchestrée et retransmette fidèlement les étapes de la vie de l'artiste et les évènements qui ont motivé ses oeuvres, j'en ai été déçu, espérant voir sans doute quelques tableaux plus célèbres qui m'aurait conforté dans le sentiment éprouvé pour cet artiste suite à mon engouement pour une des ses oeuvres maitresses "le cri".

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13 novembre 2011

Des doigts en or !

Nous avons passé une agréable après-midi avec Maud et Chloé que nous avions invité à collationner avec nous. Ce qui a permis à Roudoudou de leur offrir les toiles qu'il avait peint pour elles en remerciement de leur gentillesse et de leur aide alors qu'il était souffrant, il y a deux ans.

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Elles en ont été très touchées, d'autant qu'elles aiment ce que fait Roudoudou et qu'elles ne s'y attendaient pas.

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 C'est la première fois, qu'il peint des femmes et sa vision de la gente féminine est tout à fait à l'opposée de nos deux amies. Il semble qu'il aime les femmes très féminines, ceci en raison de leurs attitudes et des tenues. La couleur semble également jouer un rôle important dans ce type de sujet contrairement aux toiles qu'il a peint précédemment et dont les sujets étaient masculins. On retrouve les contours finement marqués et les coups de pinceaux appliqués par touches et les dégradés de couleur.

Contrairement à ses précédentes toiles, celles-ci, ne reflètent pas la tristesse ou la mélancolie, mais plutôt des moments d'intimité entre femmes. Il est vrai qu'il était en bonne forme physique et psychiquement lorsqu'il les a exécuté.

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Il m'arrive, avec son accord bien entendu, de mettre quelques unes de ses oeuvres sur les murs du magasin et j'ai souvent de bon retour. Aussi, lorsqu'on me propose de lui faire faire une exposition je ne dis jamais non au contraire, je le pousse à se faire connaître non pour qu'il soit reconnu en tant qu'artiste peintre, mais pour lui faire prendre de l'assurance. Qu'il se sente apprécié et qu'il rompe définitivement avec cette timidité maladive qui lui bouffe la vie.

5 novembre 2011

Promiscuité des transports en commun

Affluence_dans_le_m_troVendredi soir, nous rentrions par le métro et bien évidemment vu l'heure à laquelle nous le prenions, il était bondé. Aussi nous sommes-nous retrouvés debout agrippés à la barre centrale, coincés entre un couple (mais non voyons, hétéro) et un homme d'une cinquantaine d'années bien sonnées.

Au bout d'un moment, notre attention fut attirée par le manège du couple. Je ne sais qui de l'homme ou de la femme était le plus exubérant ? le type était pratiquement affalé sur sa greluche, celle-ci gloussant et poussant des cris d'orfraie chaque fois que son mec lui roulait une pelle. C'en était particulièrement gênant pour nous (tous les péquins qui pouvaient admirer et entendre le bruit de ventouses que faisaient les lèvres en se décollant) , mais que nenni pas pour eux qui au fur et à mesure que les stations passaient se faisaient de plus en plus bruyants.

Aux fins d'échapper à ce dégoulinant étalage d'intimité, nous (S... et moi) nous mîmes à regarder autour de nous, selon nos possibilités visuels. Le type à côté de S..., oui, c'est cela, le type à la cinquantaine bien tassée, ne quittait pas le couple des yeux et de temps à autre se caressait le devant du pantalon, les yeux exorbités, la bouche entrouverte, salivant et s'essuyant les lèvres d'un revers de main. Détournant à nouveau le regard, vers le couple, ce que nous (S.. avait vu aussi) nous fit frémir. Si son mec ne voyait rien tout occupé à la mignoter, elle au contraire se rendait parfaitement compte de l'embarras qu'elle provoquait et s'en amusait. Elle avait parfaitement remarqué le pauvre type en rut et s'en amusait. Et nous, nous étions entre-les deux, jouant les arbitres. Tu pelotes ta femelle, elle glousse et le pauvre péquin à moitié débile (après un regard plus attentif, j'en ai eu confirmation) n'en peut plus de désir et se mord la paume des mains frénétiquementt s'imaginant à la place de ton mec. Quelle galère cette scène !

Dans l'espoir d'y échapper, nous nous sommes absorbés dans l'étude du trajet, comptant les stations. Roudoudou était aussi mal à l'aise qu'il est possible de l'être, moi, bien que n'étant pas prude, je trouvais le temps particulièrement long, et le crétin cinquantenaire était au comble de l'excitation. La forme que prenait son pantalon était monstrueuse, et il se mordait de plus en plus frénétiquement l'intérieur des mains en bavant et poussant de petits gémissements. Quant à la pouf son mec n'allait plus avoir d'autre choix que de lui sauter dessus tellement il était vautré sur elle.

Comme, nous nous étions bien rapprochés, nous sommes descendus 2 stations avant la nôtre préférant marcher que d'avoir à supporter pareils tordus. D'autant que je sais que S... a une peur bleue des handicapés mentaux et celui-là, même si ce n'était pas sa faute était particulièrement excité et monstrueux dans son désir.

Je ne peux m'empêcher de conseiller aux uns comme aux autres d'avoir un minimum de tenue dans un lieu public, ne sachant jamais qui se trouve à côté de vous. En gros, vous les mecs si ce qui se trouve dans votre pantalon vous titille, que vous n'êtes pas capable d'y faire abstraction et si vos pétasses sont des hystériques, allez dans un hôtel de passe, c'est fait pour ça, sinon réservez vos ébats dans l'intimité de votre domicile. Tout le monde n'est pas apte à recevoir ce déballage en pleine figure ! Un peu de tenue et de pudeur que diable !

31 octobre 2011

Hum oui, Tonton ronchon

imagesCAFBBE40Nous avons beau travailler comme des forçats, nous arrivons tout juste à boucler notre budget. Cette année les augmentations d'impôts locaux et fonciers nous ont "ratissé". Sur deux ans nous avons du régler presque 1000 euros en plus. S... a pour sa part et pour ses deux appartements du régler 430 euros supplémentaires quant à moi, pour la boutique et l'appartement  j'ai du faire face au reste. Ok si je paie des impôts c'est que je le peux, mais il ne faut pas exagérer. Roudoudou enchaîne les tournées pour que nous ne manquions de rien, quant à moi en plus du magasin j'effectue presque en continue des traductions pour assumer mes charges. Résultat, c'est encore et toujours Roudoudou qui au regard de son salaire et de ses charges est le plus pénalisé. Grrr.

Enfin, comme dirait S...  c'est la vie comme ça. Il faut reconnaître que grâce à lui, j'effectue chaque mois de conséquentes économies. Avant de le connaître, je ne faisais jamais les courses, me faisant livrer par le petit épicier du coin lorsque j'étais à la maison. Mais je déjeunais et dînais souvent dehors. Je prenais une entreprise pour nettoyer mes vitres (celles du magasin et de l'appartement). J'avais une femme de ménage à temps plein, etc... Roudoudou fait les vitres (hum oui, j'ai le vertige rien qu'en montant sur une chaise), et nous faisons ensemble les courses dans un supermarché, où les produits courants sont aussi bien qu'à l'épicerie et en 3 fois moins cher. Il faut juste avoir la patience de chercher dans les rayons, transporter et décharger le tout de la voiture à l'appartement. Mais bon, on ne va pas chipoter hein ! La femme de ménage va chez S...  2 fois par semaine et vient 3 fois chez nous avec en plus le magasin. Mais ça lui convient, puisque employée par nous toute la semaine avec ses week end libres. Quant aux frais de sorties ou de vêtements c'était une horreur. S... m'a fait connaître des magasins et des entreprises indiennes et Tamouls où nous trouvons tout ce dont nous avons besoin et/ou qui nous est nécessaire. Quant aux sorties, depuis mon mariage avec roudoudou elles se sont restreintes. S... est plutôt casanier. Il préfére visiter des expositions, et sortir en amoureux de façon imprévue. Comme il rentre claqué après ses représentations, les sorties sont moins fréquentes mais de qualité, je dois bien le reconnaître. Petit bémol pour ce qui est des chaussures  ou là il nous est impossible de faire des économies. S.... travaillant avec ses jambes et ses pieds et moi piétinant toute la journée.

Enfin bref, avec tout cela, je ne suis pas sûr que nous puissions partir en Inde cette année et ce, malgré le fait que nous n'aurions que le voyage à payer, les frais sur place étant dérisoire. Mais quelle déception ce serait pour S... Non,c'est impossible.  On m'a proposé de "donner" mon avis sur quelques livres. Mouais, bon, mais après tout, ce que je fais par plaisir sur notre blog littéraire je peux le faire pour un éditeur en étant payé de surcroît. Reste qu'il me faudra prendre encore un peu plus sur mes nuits pour arriver à lire et à écrire. Par ailleurs, ce que l'on fait par plaisir devient vite une corvée si on s'y sent obligé...

 

19 octobre 2011

Son absence

Depuis le départ de mon compagnon et mon retour de l'aéroport, je traîne mon ennui et ma solitude, de quartier en quartier et de bar gay en bar gay. J'ai beau me raisonner, je n'arrive pas à m'y habituer. Je déprime à chacun de ses départs et ce, quelque soit la durée de son absence. Nous en avons parlé et avons décidé d'un commun accord que nous n'avions pas le choix et que malgré tout nous serions un couple fidèle. Ce qui jusqu'à présent ne nous a posé aucun problème. Bien que j'ai une totale confiance en lui, je ne peux m'empêcher de penser aux "occasions" qu'il doit avoir et je me demande souvent comment il réussi à en faire abstractions. Si je lui apporte vraiment tout ce dont il a besoin et/ou qu'il ce qu'il pourrait désirer...

De mon côté, presque inconsciemment et en raison certainement de mon passé, je renoue avec les lieux de rencontres, les bars, bien que je sache fort bien que je ne "consommerai" pas, fidèle à ma ligne de conduite et par peur de me récupérer toutes les véroles qui courent et caracolent dans ce genre d'endroits, et dont on ne se débarrasse qu'à grand peine (quand on y arrive).

Mes pérégrinations m'ont permis de revoir des copains, quelques amis que j'avais égoïstement laissé tomber, tout à mon bonheur d'avoir trouvé l'homme de ma vie. Nous nous sommes rendus compte que nous n'avions plus grand chose en commun. Nous avons les uns et les autres vieillis. Certains sont encore à la recherche d'un compagnon idéal, d'autres ne pensent qu'à s'amuser persuadés que les années n'ont pas laissé d'empreintes et ne comprennent pas les couples mariés et de plus fidèles. Je cite : "... vous vous embourgeoisez et singez le mode de vie des hétéros..." Si si, c'est ce que pense certaines de nos relations. Mouais, possible, mais cela me convient. J'ai envie à presque 32 ans de me poser. La fête ça ne dure qu'un temps, je me suis lassé et j'aspire à la tranquillité. Alors oui, je suis devenu ce que l'on appelle, avec une moue de mépris, casanier. Avec son petit confort, son petit copain, son job et ses activités "pépères". Mais non, mais non, on ne baise pas que le week end loin s'en faut. Simplement nous avons trouvé notre équilibre eu égard à nos vies trépidentes et compte tenu de nos obligations professionnelles.

Ce qui n'empêche qu'à la vue de la photo de mon roudoudou, Daniel, Mikhaïl, Georges et quelques autres en sont restés bouche-bée de surprise et d'admiration peut être ? Hum oui. Il est jeune, oui, il est typé, oui il est menu et oui, il est tout beau, tout mignon. Et oui c'est mon petit gars à moi, et non je ne partage pas !

13 octobre 2011

Les bordels masculins

P1050250Durant toute l'antiquité, les bordels d'hommes ont existé, aussi nous intéresserons-nous plus particulièrement  ceux du 19ème et du 20ème siècle. Ils ont fonctionné jusqu'en 1946 date de fermeture officielle de tous les bordels Loi de Marthe Richard.

Sous Louis-Philippe, au temps du Second Empire, il y avait de nombreuses maisons et hôtels garnis pour homosexuels. Le gérant devait fournir aux clients des "jésus" qu'il trouvait à la Galerie d'Orléans, au Palais Royal, au Jardin des Tuileries (déjà).

A la fin du 19ème siècle, il existait aussi de nombreux établissements de bains à Paris où les services particuliers pouvaient être monnayés.

Les gitons et les filles faisaient leur métier dans des camps très distincts. Plus tard, ces maisons tenaient à disposition en permanence deux ou trois gitons sur place dans l'établissement ou sinon, ils se trouvaient prêts à répondre au premier appel. Certains sont efféminées, ont les désigne par "tante", "tapette", ceux qui raccolent dehors sont appelés "persilleuses". Mais pour la police ce sont des pédérastes, des infâmes, des honteux.

Les bordels d'hommes avaient souvent une entrée séparée de celui des femmes. La forme du heurtoir en était spécifique : Un pénis ou un homme aux testicules hypertrophiées.

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En 1917 Albert le Cuziat ouvre le plus célèbre bordel exclusivement réservé aux hommes "hôtel Marigny" dans le 8ème arrdt. Le Cuziat était l'ancien valet de chambre du Prince Radziwill et de la Comtesse Grefuhle. Pour cet établissement ainsi que celui de la rue Godot de Mauroy (Les Bains de Cuziat), Marcel Proust participa à l'investissement initial. Il ne se vantera jamais de ces placements et les attribua au Baron de Charlus commanditaire du bordel de Jupien. Une partie du mobilier de ses parents sera installé rue de l'Arcade. C'était une maison de plaisir célèbre pour la très grande liberté des échanges masculins qui s'y déroulaient. Pour la petite histoire : Proust contemplait par un trou aménagé dans le mur de la chambe voisine, les ébats des autres hommes dont la fameuse scène de la flagellation donnée à un riche industriel par un garçon rétribué pour infliger les coups de fouets.

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En 1918, après dénonciation, la police intervint dans l'hôtel pour mettre fin aux beuveries avec les mineurs et, à la vente d'alcool en dehors des horaires légaux. Hum, Marcel Proust était un habitué de ces soirées. L'hôtel fut mis sous surveillance et reçut l'ordre de ne plus recevoir de militaire (péché mignon entre autres de l'écrivain).

 Si de nos jours les bordels n'existent plus officiellement en tant que tels, la libération des moeurs fait, qu'il existe de nombreux lieux de drague ou à mots couverts de rencontres ou exercent les nouveaux jésus et persilleuses du 20 et 21ème siècle. Pour n'en citer que quelques uns qui ont eu leurs moments de gloire dans les années 1980, citons "La Mendigotte" qui était sise Quai de la Mégisserie dans le 4ème arrdt de Paris. Toutes les "boîtes" de nuit et bars de la rue St Anne, qui pour ceux qui ne le savaient pas avaient pour principal bailleur de fonds Roger Peyrefitte.

Tous ces lieux furent fermés pour avoir accueilli des mineurs avec une certaine complaisance, pour consommation de drogue, voire trafic et/ou tout simplement par manque de clients, le sida étant passé par là et ayant fait de conséquents ravages dans le milieu homosexuel.

Autres lieux de drague de ces années là : la rue de Rennes, notamment devant le Drugstore Publicis qui a vu son trottoir arpenté par des jeunes gens, à peine majeurs (je ne veux pas jouer les langues de putes en disant que certains étaient encore mineurs), drogués jusqu'à la moëlle, défendant leur espace vital à coups d'invectives et de poings s'il le falllait. La rue Germain Pilon dans le 18ème arrdt de Paris était connue pour ses hommes travestis. Le boulevard de Clichy, de la place Blanche à Pigalle, pour ses gitons et/jésus habillés en hommes mais fardés comme des poules, spécialistes des hommes vieillissants.

 Toujours en vogue à ce jour : le jardin des Tuileries (Galerie et Esplanade du jeu de paume) les pissotières en bas de cette fameuse galerie ont été retirées depuis plusieurs années. Les jardins du Trocadéro, les bois de Boulogne (vers la porte Dauphine) et Vincennes (vers le château) possédant des bosquets accueillants, sans compter les hammams et saunas pour une consommation immédiate sans avoir à payer la chambre.

P1050216Pour les moins raffinés ou ceux ayant des goûts particuliers (anciennement nommés "les renifleurs"), ll y a les urinoirs des gares ceux-ci ayant avantageusement remplacé les pissotières et les tasses (vespasiennes) des siècles derniers. Ceux des nouvelles boites gays (nouveau mot à la mode pour nous désigner) créées dans le Marais, qui en plus d'un sous-sol spécifique sont souvent agrémentées de sling, de cabines de "baise" et autres choses non négligeables, de préservatifs, de lubrifiant et de gel de toutes sortes, ainsi que d'autres accessoires indispensables à tout ébat avec des inconnus de rencontre. Le tout mis gracieusement à disposition des clients par des gérants soucieux de notre santé et surtout de celles des autres. Hum oui, on va pas commencer à se refiler toutes les saloperies qui trainent, le commerce en souffrirait !

 Pour ceux que cet article ont intéressé, une partie de mes sources a été :

. Le musée de l'érotisme à Paris.

. Les deux prostitutions (la prostitution antiphysique) (François Carlier). 

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