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10 avril 2011

Une cour royale en Inde au XVIIIIème et XIXème siècle - Musée Guimet

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Du 06 avril au 11 juillet 2011 - Musée Guimet à Paris Prix entrée : 7,50 euros tarif normal. Si vous voulez en profiter pour visiter le musée qui est spécialisisé dans la présentation des arts asiatiques pensez à prendre un billet couplé. Les expositions permanentes du musées sont gratuites.

Première grande rétrospective internationale consacrée à la culture cosmopolite de la cour royale de Lucknow qui trouva son épanouissement aux 18ème et 19ème siècles, cette exposition est l’occasion unique d’admirer près de 200 œuvres provenant des plus prestigieuses institutions muséales du monde entier : peintures à l’huile de tradition européenne, aquarelles et gravures, miniatures et peintures de cour indiennes, textiles et parures, objets d’art décoratif, pièces d’orfèvrerie, verrerie et bijoux, autant d’objets qui traduisent l’art raffiné et éclectique de cette cité.

Lucknow fut la véritable capitale culturelle de l’Inde du nord, éclipsant même Delhi un temps, du milieu du 18ème siècle jusqu’à l’établissement définitif du pouvoir britannique en 1858. Artistes, poètes et courtisans affluèrent à Lucknow. De nombreux européens, artistes, voyageurs et représentants des pouvoirs politiques se retrouvèrent dans la cité, séduits par sa beauté et son opulence ainsi que par la réputation de générosité des nawabs, maîtres de Lucknow.

L’exposition met en lumière ce dynamisme des échanges avec l’Europe, la rencontre des goûts, le style de vie hybride qu’y menaient les résidents tout en replaçant ces échanges dans le cadre plus large de l’histoire coloniale du pays.

 Il est défendu de prendre des photos de l'exposition temporaire dont celles mises en ligne pour présentation de celle-ci ont été prises sur le net. Mais vous ne repartirez pas sans un souvenir, car la bibliothèque du musée vend de superbes catalogues répertoriant tous les objets présentés à l'exposition.

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Par contre les photographies sont autorisées pour les expositions permanentes du musée.

Mon avis : Volodia

Superbe exposition, très originale et surtout très riche tant par la qualité des objets présentés que par leur préciosité.  Cette exposition est mise en scène au sous sol du musée Guimet, dans des salles à la luminosité diffuse, au désign épuré, avec justes quelques supports peint en bleu vif pour faire ressortir et mettre en valeurs les pièces présentées. Ambiance feutrée ou l'on n'ose parler qu'à voix basse, de peur de déranger.

On y voit des peintures en pied des derniers nawabs régnants, des plans des palais, des camps de chasse, de miniatures poétiques, des objets rares à cette époque en europe mais courant dans ce pays tels : des pieds de pipes à eau, des crachoirs, des pics d'éléphants, des boites à bétel, etc... le tout en émail délicatement décoré d'or, de pierres précieuses, de fleurs ce qui donne au moindre objet un aspect un peu féminin, voire un peu efféminé lorsqu'il s'agit d'objets typiquement masculin.

Les pièces sont nombreuses et vont des tableaux, aux objets divers, en passant par les armes, les turbans et les costumes. C'est un plaisir des yeux que de voir un tel raffinement dans une époque ou les princes qu'ils soient musulmans ou hindous passaient leur temps à guerroyers ou à la chasse.

A visiter absolument ! N'ayant pu prendre des photos de l'exposition, nous nous sommes rattrapés à l'intérieur du musée même... Nos photos sont là : https://picasaweb.google.com/Wolitzcek/20110407001#

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4 avril 2011

Roudoudou, le retour !

Mon compagnon rentre de son stage de danse à Londres cet après-midi. Il était temps, sa minette et moi nous morfondions en son absence, Mle me suivant dans chacun de mes mouvements, se glissant dans mon dos lorsque je suis installé, dans mon fauteuil, à ma table de travail. Sursautant et dressant l'oreille à la moindre sonnerie de téléphone ou de la porte du magasin ou encore de l'appartement. Nous nous sentions esseulés et je me distrais comme je peux en bêtifiant sur un forum de discussions, quant à elle, sa distraction favorite reste manger et dormir sur mes genoux. Je passe mon temps à lui remplir sa gamelle, je m'en suis rendu compte en trouvant que les heures des repas s'étaient curieusement rapprochées

Je vais le chercher à la descente de l'Eurostar. Puis, nous rentrerons directement chez nous. Je suis impatient qu'il me raconte par le menu comment son stage s'est déroulé. Il sera flappi sans aucun doute, mais il prendra bien le temps de collationner avant de se reposer. Je suis si heureux. Ce soir, notre lit me paraitra moins froid !

Malgré le beau temps, je n'ai guère eu le courage de sortir le week end dernier, ainsi du reste, que toute la semaine passée. En excuse : le temps que me prend mon magasin, mais en réalité ma baisse de moral, comme à chaque fois qu'il s'éloigne de moi. J'ai refusé les invitations de certains copains qui pour me changer les idées me proposaient d'aller en boîte, cela était au-dessus de mes forces. Je ne me sentais pas d'humeur de supporter toute une soirée, la faune côtoyée inévitablement dans ce genre d'endroits. Danser avec mon compagnon me convient, mais avec un mec inconnu aussi gentil soit-il ne me dis rien, surtout s'il a des vues sur moi. 

Hum, ce n'est pas tout ,mais il est temps que je me prépare. Si je ne veux pas que mon compagnon s'arrache la joue en m'embrassant, s'agirait de me raser convenablement parce que là, ça laisse à désirer. Je vais étrenner mon nouveau costume, sa réaction m'en dira plus que celle de n'importe quel péquin ! A la pensée de le retrouver, mon esprit s'enflamme, et mon corps se souvient des plaisirs éprouvés, mes lèvres s'humidifient à l'idée des baisers que nous échangeront et qui nous émoustillerons l'un et l'autre faisant paraître long le temps avant de s'y adonner avec voluptée dans l'intimité de notre chambre. Bon j'arrête là, auquel cas, je serais obligé de me "changer".

 

25 mars 2011

L'Orient des Femmes vu par Christian Lacroix

P1060684Cette exposition se tient au Musée du Quai Branly à Paris - du 08/02 au 15/05/2011 (prix : 8,50 euros mais qui donne droit également à la visite du musée, le musée seul est gratuit).

Jusqu'au XVIIIème siècle, rares sont les voyageurs qui osent s'aventurer au-delà des rives européennes de la Méditerranée.

Aux XIXème sicèle, l'avènement du chemin de fer et des bateaux à vapeur leur ouvre toutes grandes les portes de l'Orient. Nombreux sont les écrivaine et artistes qui entreprennent des périples dans cet espace levantin, de l'Egypte ottomane en passant par la Palestine et la Syrie. Dans les villes, les femmes voilées, mystérieuses et innaccessibles, échappent à  leur vision curieuse et font naïtre chez eux bien des fantasmes;

Pour beaucoup, ce voyage en Orient s'apparente à une retour aux sources. Ils l'observent au filtre de l'Antiquité et de la Bible.

Les belles paysannes qu'ils croisent portant la jarre d'eau sur leur tête, ressemblent aux Cariatides de l'Acropole. Ils sont sensibles à la beauté des Bédouines, vêtues d'une tunique bleue aux manches s'évasant comme des grands calices de fleurs, semblant tout droit sorties  d'une mosaîque byzantine. Quant aux femmes aperçues aux fontaines à Nazareth ou à Bethléem, elles sont les mêmes qu'au temps de Jacob.

P1060698Ces femmes "mythiques" dont parlent les voyageurs sont celle-là mêmes dont les robes sont ici présentées. Des robes chrgées de signes multiples, des "robes écrites" qui racontent un art de vivre, une manière d'être.

Ces costumes traditionnels de paysannes et de Bédouines nous vienne du désert du Sinaï, de Jordanie, de Palestine et de Syrie, pays constituant le fameux "Croisant fertile" qui jusqu'en 1920, ne connaissaient aucune frontière.

Chaque région a élaboré un costume qui possède ses caractéristiques propres. Dans les villages, des générations de femmes ont brodé, avec passion, dextérité et surtout beaucoup de patience les robes, les voiles, les coiffes, les coussins, les étuis à fards et autres objets qui composent leur trousseau.

Nos photos sont là : https://photos.google.com/album/AF1QipNYWw5F6TckXtRYqO1pugkeQyCPmzGPVRBQ2tN2

20 février 2011

Les Amants du Néant - Artiste : Jean-Marc LAROCHE

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Comme je le disais précédemment, nous sommes allés vendredi après-midi visiter l'exposition les Amants du Néant, au Musée de l'Erotisme à Paris (à toutes fins utiles l'entrée 9 euros vous donne droit au 5 étages du musée, vous pouvez prendre des photos et si en plus vous prenez vos billets sur internet vous ne paierez que 7 euros).

Jean-Marc Laroche nous présente des oeuvres d'une grande qualité, d'une originalité sans faille, bien mises en valeur et avec une assez bonne mise en scène. Nous y trouvons des sculptures en bronze appelées : écorchées mécaniques représentant des têtes humaines d'hommes et de femmes, nudités dont une partie du crâne, du cou, du ventre là où les organes principaux se laissent voir sont remplacés par des rouages, des écrous, des vis symbolisant la réflexion sur le temps qui passe ?

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Nous y voyons également de grands squelettes de résine, enlacés dans des positions amoureuses, affichant des mimiques  expressives pour ne pas dire lascives, des lithographies de crânes que nous supposons féminin et masculin unis dans un dernier baiser, des squelettes assis, tenant dans leur main un sablier (toujours une suggestion au temps qui passe ?). Dans une des vitrines, de petits squelettes en bronze mimant les positions du Kamasutra, entourant une femme phallique, au mur et dans une vitrine figurent des lithographies de couteaux aiguisés dont le manche préfigure la mort.

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Aucune sculptures ou squelettes exposés dans cette exposition n'est morbide, ne fait peur, n'est triste, sauf peut être un peu d'angoisse en regardant les lithographies représentant des lames (couteaux) car là, on ne peut qu'imaginer la violence qui en découle. Autrement, tout est beau. Petit bémol, certains tableaux sont mis sur les murs en arrière des squelettes imposants, comme il se doit, de ce fait, il est parfois difficile de détailler ces lithographies et de prendre des photos car la lumière se reflète dans les encadrements vitrés, idem pour les statues qui sont sous vitrines et dans lesquelles se reflètent  les lithographies.

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Hum bon, ce n'est pas non plus le principal, celui-ci étant de dire que nous avons beaucoup apprécié cette exposition et que le travail de cet artiste est superbe. Pour ceux que ça intéresse, j'ai trouvé le lien de son site internet :

http://www.jmlaroche.com/ ou vous pourrez consulter sa biographie, et le prix de certaines oeuvres à vendre au cas ou...

Quant à nous, nos photographies personnelles de l'exposition sont là : thtps://picasaweb.google.com/Wolitzcek/LesAmantsDuNeant#

Au 4ème étage du Musée sont exposés les Contes de la Fève et du Gland de Nicole Claveloux. Contes de Perrault, Fables de La Fontaine et autres, revisitées d'une manière disons plus adulte et surtout plus érotique (voire pornographique). Je signale cette exposition car les dessins sont particulièrement détaillés, soignés, explicites et les couleurs sont douces au regard. Bien que je ne sois pas amateur (et mon roudoudou encore moins) de ce genre de dessins il faut reconnaitre qu'ils sont beaux. Avant que S... ne comprenne (bien que le titre de l'exposition et l'endroit ou elle avait lieu étaient pour le moins moi éloquents) et file ventre à terre, j'ai pu prendre quelques photos (les moins choquantes). Elles sont là : https://picasaweb.google.com/Wolitzcek/LesContesDeLaFeveEtDuGland#

 

 

 

20 février 2011

Tout a une fin !

 Nous sommes rentrés en France, il y a pratiquement une semaine. Nous devions rester cinq semaines en Inde, et finalement ne sommes restés que quatre semaines, pour diverses raisons. Entre autres, mon chéri avait son travail et moi je me devais de reprendre mon magasin babouchka et Davidek ayant été largement sollicités.

Nous avons profité de cette semaine de répit pour reprendre pied dans la vie parisienne, à savoir : visiter les expositions du moment qui nous intéressaient, diner et./ou souper dans nos petits restaurants favoris du Marais et de l’Ile Saint Louis, nous occuper de babouchka et surtout, surtout récupérer la minette de S..

Les retrouvailles ont été mémorables et chargées d’émotion. Babouchka était venue nous attendre à l’aéroport impatiente et inquiète de savoir si notre séjour s’était bien passé . Entre Shivana et mon chéri elles furent plus houleuses. La toute belle ne lui pardonnant pas de l’avoir « abandonné » pour une aussi longue période. Il nous fut, dans l’immédiat, impossible de l’approcher, elle se sauvait, crachait, hum, un véritable petit fauve. Elle a refusé l’assiette de sa nourriture préférée que S… lui offrait pour finir, dans la nuit, par monter sur notre lit mais feulant et montrant les griffes dès que nous essayions de la caresser. Dieu merci, ça s’est arrangé les jours suivants, au point qu’elle en est devenue « collante », nous suivant partout, passant entre nos jambes, sautant sur les meubles pour mieux nous voir, et grimpant sur nos genoux (surtout ceux de son petit maitre adoré) dès que nous faisions mine de nous asseoir.

Nous avons également pris des nouvelles de nos amies rentrées une semaine encore avant nous, et très heureuses de leur voyage. Pour remercier S… de son hospitalité, elles lui ont offert une superbe bicyclette de ville noir. Photo à venir.

Vendredi après-midi nous sommes allés voir l’exposition « Les Amants du Néant » au Musée de l’Erotisme, description de notre visite à suivre. A l'heure ou j'écris ce message, mon petit S... et sa Shivana dorment près de moi, l'une servant de bonnet de nuit à l'autre (je vous laisse deviner laquelle) et, je me demande qui de l'un ou de l'autre ronfle et/ou ronronne le plus fort... Mais ce sont pour moi des bruit rassurants m'indiquant que tout va bien, que tout le monde a retrouvé sa place et que les choses ont repris leur cours normal

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28 janvier 2011

Le langota ou slip indien

En Inde, si les femmes ne montrent jamais leurs sous-vêtements, les hommes, eux, ne semblent avoir aucune gêne à étaler les leurs et à se montrer les fesses bien prises (ainsi que le reste) dans cette bande de tissu aux couleurs souvent très vives.

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Elle se compose d’un triangle se prolongeant d’une longue bande de tissu. Leur dextérité pour ajuster ce vêtement sur leurs parties intimes sans jamais être impudique est quelque chose qui me fascine encore. Au point que j’ai demandé à mon compagnon qui porte ce sous vêtement, sous son dothi pour aller faire ses ablutions à la rivière, de m’expliquer comme la chose se met

Comme il n’était évidemment pas question que roudoudou accepte de se faire photographier pendant « l’opération » Les photos de la mise en place que j’ai trouvé sur un site indien sont dans l’album photos du blog intitulé Langota.

Le matin, la plupart des hommes se baignent avec celui de la veille. Puis, il enroulent la pièce de coton qui leur a servi de serviette autour de leur poitrine en la tenant entre leurs lèvres. Ils enlèvent alors le langota mouillé, s’emparent du sec, plient la longue bande à bonne mesure et la coincent dans leur bouche, passent le reste entre les jambes et le triangle s’ajuste sur les fesses. Ils croisent alors les cordons de l’extrémité du triangle sur le bas du ventre, et lâchent la serviette qui leur servait de paravent. Le reste de la longue bande (qui était coincée dans la bouche) est passée entre les jambes, s’accroche derrière, et le reste des cordons maintient le tout. C’est formidablement sexy.

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 Il est à noter que les hommes du commun en ont deux, pas un de plus. Lorsque l’un des deux est usé, quelques roupies suffisent pour en acquérir un autre. Ce vêtement, toujours en coton, est idéal pour le climat. Aucun élastique qui pourrait gêner ou échauffer et s’adapte parfaite aux mouvements du corps. Le langota sèche en quelques minutes et n’a nullement besoin d’être repassé. 

 

 

26 janvier 2011

Deshnoke - Le Temple des Rats

Cela fait quelques jours que je n'ai pas écrit sur ce blog et pour cause, nous avons été passablement occupés par nos visites d'Udaipur et Jaipur où se tenait également le festival du livre, celles faites aux amis de S... et nos pérégrinations alentours.

Nous avons notamment et comme prévu visité le Temple des Rats, situé au Rajasthan à 30 km environ de Bikaner. Seigneur, mon amour nous avait prévenu de l'insolite de ce lieu, mais la découverte en a été quelque chose de particulièrement éprouvant. Au premier abord rien à redire, c'est un très joli temple comme on en voit partout en Inde. Il est entouré d'un mur d'enceinte peint en rouge, dont l'entrée est percée par un encadrement de porte tout en marbre magnifiquement travaillé (on dirait de la dentelle). On entre à l'intérieur des murs par une porte dont les battants sont en argent massif.

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Oh, comme dans tous les temples hindou, il convient d'enlever ses chaussures et selon qui est le prêtre gardien du temple, vous pouvez êtes invités, d'un ton péremptoire, à retirer également vos chaussettes et là, l'angoisse commence. En effet, le temple grouille de rats, pas des gros rats comme on voit en ville en Europe ou dans les égouts, mais leur nombre et l'odeur qui règne dans le temple (et ce malgré la serpillière passée régulièrement par les dévôts) suffit à vous faire prendre conscience (au cas ou vous l'auriez perdu) des risques que vous prenez à vous balader les doigts de pieds en éventail.

Ceci dit, ces charmantes petites bêtes sont tout à fait inoffensives et se font un malin plaisir à déambuler partout ou elles peuvent s'aggriper : le sol, les murs, et poussent parfois la témérité jusqu'à s'agiter jusque sur vos pieds bien propres que vous aurez pris soin de dénuder, en poussant des couinements de contentement. Aussi est-il particulièrement recommandé de bien regarder où vos les posez vos pieds, ceci afin d'éviter de leur écraser la queue, car toutes inoffensives qu'elles sont, je ne suis pas sûr qu'elles apprécieraient un tel manque de savoir vivre. N'oubliez pas que dans ce temple les rats sont ici chez eux, et que c'est vous qui êtes tolérés.

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Je n'ai pu m'empêcher d'avoir un sursaut d'effroi. Chloé contre toute attente a fait preuve de curiosité. Pour Maud s'en était trop,  Mon chéri, quant à lui est resté fidèle à lui-même, imperturbable (il y était déjà venu enfant avec ses parents). Une fois l'entrée passée, se trouve, au milieu de la cour, un chemin encadré de barrières en fer forgé qui délimite le passage menant droit à l'autel où trône la déesse (ne rien toucher, les rats aiment s'agglutiner sur la rembarde, une petit pincement pour ne pas parler de morsure est si vite arrivée). A droite se trouve une partie de la cour avec des robinets pour les ablutions (se mouiller les mains pour se les passer sur les cheveux (explication de roudoudou : c'est un geste saint indiquant qu'on accepte la bénédiction de la déesse. On avale une petite ou si l'on est courageux plusieurs gorgées d'eau). Ainsi que les panières, et les plateaux remplis de grains et de lait pour les rats. A gauche se trouve une galerie qui court tout le long du bâtiment et où sont installés les musiciens qui chantent pour les rats hum, oui.

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L'autel où est installée la déesse et où les fidèles prient se situe dans une toute petite pièces au milieu du temple. Et là en plus de la déité, se trouve un grand plateau de grains où viennent se régaler les rats après s'être baladés sur les fidèles assis en prières et/ou en méditation. Il est absolument interdit de photographier la divinité de près sauf accord express du prêtre gardien du temple (ce que mon chéri a obtenu, parce qu'il est indien ?).

Je dois avouer que c'est bien parce que mon compagnon tenait à ce pélerinage (pour porter chance à notre couple, qu'il a dit) plus qu'à notre curiosité que nous nous y sommes présentés, mais bon je peux comprendre que pour lui se soit important mais que pour nous occidentaux avec nos manies de l'hygiène et de tout désacraliser....

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Nous sommes ressortis (Chloé, Maud et moi-même) dignement, mais assez rapidement quand même. S... nous a demandé si ça nous avait plu (hum.... ) et si ça n'avait pas été trop pénible pour nous (Re-hum....) Ceci étant dit, ça reste à voir !

Les photos du Temple sont dans l'album photos du blog de mon mari.

 

15 janvier 2011

Ranakpur

Ranakpur - le 16/01/2011 - 1h du matin

Nous sommes restés à Delhi une journée le temps de faire une rapide visite pour nos amies, puis nous avons pris un avion pour Jaipur la ville rose toujours aussi enchanteresse où nous sommes restés 2 jours, Nous avons repris l'avion, en principe 2 h de vol en réalité 3h 30 à 4 h de vol (ne pas oublier qu'en Inde le temps ne compte pas...) pour nous rendre à Udaipur la blanche ville romanesque, avec sur le lac Pichola la palais d'été du Maharana transformé en hôtel et son jardin sur l'eau.

Petite anecdocte. La plupart des voyageurs sur l'avion Jaipur-Udaipur ont voyagé debout (il parait que sur les vols intérieurs indien c'est très fréquent) en 2009 c'était déjà ainsi. nos amies étaient effarées. Heureusement, nous étions assis, roudoudou ayant bien fait les choses. C'est seulement maintenant que je réalise le travail que ça a du être pour lui de préparer ce voyage avec nos étapes, les transports et l'héberghement pour 4 personnes...

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Nous sommes allés visiter Ranakpur, le temple Jain en pierre et marbre tout sculpté de divinités. Les desservants et les fidèles portent des masques de tissus pour éviter d'avaler un insecte, car dans la religion Jaïn toute vie est sacrée. Ce temple est comme je l'ai dit tout sculpté, à l'extérieur comme à l'intérieur. Beaucoup de coupoles, de cours intérieurs avec de petits autels indépendants.

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A noter également la différence de castes encore très marquée en Inde. Nous avions besoin d'aller aux toilettes (bah oui, ça nous arrive aussi même si c'est pas le moment). Nous avons trouvé cet endroit à l'extérieur du temple. Payant pour les touristes, gratuit pour les indiens mais là n'est pas le problème. Le problème vient que ceux qui les nettoyent sont des intouchables de la plus basse sous-caste des intouchables. Imaginer que ces personnes ne font et ne feront que ça toute leur vie et que cette tâche qui leur est dévolue est considérée comme normale et naturelle et perdure depuis des millénaires et continuera à perdurer pour eux, leurs enfants et leurs petits enfants est intolérable. Ne pas avoir l'espoir d'un changement de vie à de quoi désespérer même le plus optimiste.

 

 

 

 

 

 

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15 janvier 2011

Notre voyage et arrivée à Delhi

Ranakpur le 16/01/2011 - 1h du matin

Enfin, nous sommes partis. Comme convenu, nous nous étions donnés rendez-vous 2 h avant l'embarquement à l'aéroport de Roissy et il nous semblait pourtant être très en avance sur l'heure fixée. Hé non, c'était compter sans la détermination des filles qui chaudement vêtues et entourées de bagages, nous attendaient de pieds fermes devant le comptoir d'Air India.

L'avion ayant du retard ce qui, selon les dires de roudoudou, est habituel pour cette compagnie, les guichets de la douane et d'embarquement étaient clos, Déception. Toutefois, celle-ci fût de courte durée car au bout d'une heure d'attente environ, nous avons pu procéder à l'enregistrement de nos bagages et mon chéri de demander gentiment mais fermement à l'hôtesse 4 places dans une des rangées lattérales. Hum oui, mon chéri en habitué des transports aériens longs courriers tient absolument à s'asseoir côté allée car cela lui permet d'allonger les jambes lorsque les hôtesses ont fini de servir, et ainsi d'éviter les crampes). Les filles ont donc été installées devant nous : Maud près de l'allée, Chloé près du hublot. Mon roudoudou derrière Maud et moi derrière Chloé. Chloé et moi étions ravis, car lorsque nous ne survolons pas les nuages, nous adorons voir les villages et villes des pays traversés lorsque nous sommes prêts d'atterrir.

A noter : Je n'ai pu qu'admirer le sens d'organisation et la facilité qu'a mon roudoudou de se déplacer et de régler tous les détails (y compris les imprévus) de notre voyage. En fait, comme je m'y attendais, nous avons été entièrement pris en charge par mon chéri. Il a transporté les paquets que nous étions d'un point à un autre tout en veillant à ce qu'ils ne leur arrivent rien et soient confortablement installés à la place qui leur était assignée.

Nous avons eu toutefois un peu de mal à trouver deux casiers vides pour mettre nos manteaux et nos bagages à main qui n'étaient pourtant guère imposants. Les hôtesses et les stewards ont beau faire "les gendarmes" au sol, pour que les passagers mettent leurs paquets volumineux en soute, rien à faire. Les compatriotes de mon chéri sont très indisciplinés et s'arrangent toujours pour monter à bord avec ce qu'ils ont envie, d'où un manque réccurent de casiers. Mais pas question de garder nos manteaux sur nous ou sur nos genoux pendant les 17h de vol.

Après beaucoup de stress nous avons pu poser nos fesses sur les sièges un peu défoncés de notre avion et savourer le fabuleux bonbon et le jus d'orange offerts par l'hôtesse ( hum oui, pour le confort rien à voir avec Emirates Air Lines). Au moment du décollage, roudoudou nous a fait passer des boules quies pour éviter que nous ayons mal aux oreilles (hé oui, il pense à tout).

Après le diner, nous nous sommes préparés pour la nuit et, tous les indiens qui étaient à bord, mon chéri ne faisant pas exception à la règle, se sont relayés pour aller faire un brin de toilette et se brosser les dents. Ils ont également presque tous, mon roudoudou compris, enfilé des petites pantoufles d'avion ou se sont mis en chaussettes pour éviter d'avoir les pieds enflés. Pour moi qui lors de notre précédent voyage avait déja assisté à la scène ce ne fut pas une nouveauté, mais les filles en sont restées bouche bée. Mon chéri se mettait à l'aise et pour faire bonne mesure, il  a étendu sur lui un de ses grands châles indiens en nous souhaitant bonne nuit.

Au matin, nous nous sommes aperçus qu'il avait du simplement somnoler. Ses yeux étaient rouge le faisant ressembler à un lapin albinos. Chloé et Maud s'étaient reposées tant bien que mal. Quant à moi, j'ai un peu honte de le dire, mais le cul dans l'eau je dormirais. Heureusement nous sommes arrivés dans la  nuit.

Nous sommes descendus à l'hôtel Siddarth à Delhi, que nous connaissions pour y avoir déjà séjourné en 2009. Roudoudou s'est chargé de la paperasse. C'est pas pour dire, mais c'est super agréable d'avoir quelqu'un du pays pour se faire comprendre et nous faciliter toutes les démarches administratives. Les chambres étaient confortables, Les filles étaient logées sur un autre étage mais bon. Elles étaient satisfaites de leur chambre dans laquelle les attendait un panier de fruit offert par la direction (non non non, c'est pas S... qui a demandé, c'est la particularité de cet hôtel d'offrir ce petit présent à chaque arrivée de clients, nous aussi y avons eu droit).

 

4 janvier 2011

Sur le départ !

Nous ne tenons plus en place les uns et les autres, les unes (Maud et Chloé) parce que c'est leur premier voyage en Inde et en plus, elles le font avec S... qui, il faut le reconnaitre, est un merveilleux guide couleur local. Moi parce que je suis en vacances avec mon roudoudou, et que je suis heureux de repartir pour un pays fascinant où les habitants sont d'une grande gentillesse. Mon amour, parce qu'il est profondément indien, qu'il va revoir son pays, la maison de son enfance avec tous les souvenirs que cela comporte et sa nourrice auquel il est particulièrement attaché.

Nous partons en fin de semaine après le Noêl Orthodoxe que nous allons fêter avec Babouchka. Elle se charge du magasin avec mon remplaçant, et de Shivana notre minette. S... a donné aux filles une liste de courses indispensables à faire et ces dames font les magasins après leur travail. Et Dieu sait si mon chéri n'est pas avare de (bons) conseils. Elles ont un visa pour la durée de leur séjour, soit : 3 semaines, moi j'ai eu droit à 3 mois d'office car c'est mon deuxième voyage, quant à roudoudou il a visa permanent compte tenu de son métier.

J'ai sorti mes affreuses valises bleu canard à poignées jaune et roudoudou les siennes qui sont roses fuschia  - sans commentaires, elles sont horribles ! - mais au combien pratique quand on débarque à Delhi ou à Chennai, qu'il y a je ne sais combien de tapis roulants et qu'on ne sait pas sur lequel vont être déchargés nos bagages et si, pour couronner le tout, toutes les valises sont noir, bleu marine ou vert foncé, c'est le souk assuré.

Je n'arrête pas de regarder (et je ne suis pas le seul) nos billets d'avion (hum oui, dès fois qu'ils s'envoleraient sans nous), parait que les filles font pareil (c'est Maud qui a mouchardé à roudoudou, qui me la répété). Nous allons atterrir à Delhi, puis prendre un vol pour Jaipur ou nous resterons 2 jours le temps de visiter pour les filles, et revisiter pour nous, puis nous passerons 4 jours  à Udaipur ville que S... adore, (hum moi aussi) et où il a des amis. Nous en profiterons pour visiter le Fort d'Amber, Ranakpur et Deshnok pour faire un pélerinage au Temple des Rats. C'est important pour S... Il parait que les jeunes mariés y vont pour que leur mariage soit heureux. Comme nous nous sommes mariés cette année... D'après ce que m'en a dit roudoudou, je ne suis pas sûr de pouvoir y mettre le quart d'un doigt de pied (car non seulement, il faut retirer les chaussures comme dans tous les temples hindou du reste, mais également les chaussettes) et je n'ai pas d'affection particulière pour les rats (toutefois ne voulant pas faire de peine à roudoudou...). Je n'ose imaginer la réaction des filles...

Important, ne pas oublier de prendre de l'immodium en grande quantité, la "tourista" merci j'ai déjà donné, et franchement, les cacas nature entre deux dunes de sable c'est pas top, niveau confort et discrétion, d'autant que nous ne serons pas seul. La nivaquine, c'est pour moi et les filles. Roudoudou étant né dans un pays endémique pas de nivaquine pour lui (Si, si, c'est le médecin qui l'a dit). Pyjamas et pantoufles chaudes  et c'est bon, (hum, oui je me rappelle que les nuits sont glaciales et pour un peu que nous soyons logés dans un ancien palais avec mobilier en marbre, on se pèle). Oh très important, roudoudou emporte son netbook et son appareil photo Il ne se déplace pas sans et je dois avouer que ce serait dommage car il se débrouille bien. Les filles emportent également un appareil photo qui tire les photos tout de suite, pour donner aux habitants. Roudoudou nous a dit que ça créait une relation de confiance et qu'en plus c'était le passeport pour être invités à des mariages, aux baptêmes et aux fêtes pour célébrer les premières règles d'une jeune fille. Ce que mon amour dit on fait, car c'est lui qui sait ! Nous nous contenterons, nous (les filles et moi) de jouer les paquets animés qui se laissent vivre et transporter d'un bout à l'autre du pays.

Si nous avons le temps, nous irons visiter Mumbay (anciennement Bombay), via les Grottes d'Eléphanta puis, nous reviendrons sur le Sud, dans l'Etat du Tamil Nadu ou nous finirons notre séjour chez mon amour, avec éventuellement une incursion au Kérala, si nous ne sommes pas trop fatigués.

 

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