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18 juin 2016

Shivanna et moi

003C'est tout un poème et plus qu'une histoire d'amour. On ne peut parler de l'un ou de l'une sans le (la) dissocier de l'autre. Au début de notre relation, j'ignorais qu'en prenant Subramaniam, je devrais "obligatoirement" accepter son chat ou plutôt sa minette, puisqu'il s'agit d'une adorable femelle, têtue, cabocharde et n'ayant pas, mais alors pas du tout envie de partager l'amour que lui porte son petit maître adoré.

J'en parle et en parlerai souvent, car elle est devenue en quelques mois le pilier central de notre attention et qu'elle le sait. Elle joue de charme et de coquetterie avec lui comme le ferait une amante. Si je ne suis toujours pas accepté, par elle, comme membre à part entière de leur vie, je suis toutefois toléré comme main nourricière et  compagnie lorsque son maître part en tournée. Bah oui, elle n'aime pas la solitude, contrairement à ce que l'on dit des chats, et je dois avouer qu'à mon insu, je m'y suis attaché. Elle a su se faire apprécier, aimer, et même se rendre indispensable lors de mes moments de solitude. Seulement attention, la frontière est encore loin entre les "ronrons" spontanés qu'elle dispense à son maître pour tout et rien à la fois et l'acceptation de mes caresses seulement prodiguées à des moments ou je sens qu'elles seront les bienvenues.

La première fois que je suis allé chez Subramaniam elle a grogné, si si, comme un chien et est partie se cacher. Les fois suivantes, elle est restée à l'endroit ou elle s'était posée (préférence, le lit de mon chéri) mais dès qu'elle m'a vu approcher, elle a ouvert la gueule pour feuler, m'intimant une certaine prudence dans mes gestes et attitude au point que j'ai préféré garder ma main prête à la caresser près de moi et m'éclipser dans une autre pièce pour la laisser reposer en paix. Quant à notre première nuit chez lui, Mle s'était réfugiée sur un meuble légèrement plus haut que le lit prête à me sauter dessus toutes griffes dehors. Mouais, extrémement jalouse et pas partageuse pour un sou, pourtant ce n'est pas une siamoise (parait que c'est une de leur particularité), mais une chatte dite Européenne, histoire de donner un titre de noblesse à un vulgaire greffier.

Toutefois, malgré ses démonstrations sinon d'agressivité, de non acceptation, je décidais de montrer à ce petit monstre à quatre pattes qu'il n'était pas question pour moi de renoncer à Subramaniam.et peu à peu nous avons appris à nous supporter comme un mal dont on sait qu'il ne pourra que s'estomper et non disparaitre. Depuis, nous cohabitons l'un et l'autre en bonne intelligence, moi avec affection (j'aime sa force de caractère), elle avec résignation, tout ça pour l'amour de Subra.

001Lorsque mon chéri part en tournée, il me confie sa minette qui comble en bonne partie ma solitude et à laquelle je prodigue soins et affection au même titre que je le ferais à son maître. Elle me remercie en m'accompagnant au magasin et en se couchant dans le fauteuil que j'avais destiné à Subra, attirant bien involontairement la clientèle qu'il lui arrive de remercier  d'un coup de patte bien asséné lorsqu'un indélicat personnage fait mine de vouloir s'y assoir (toujours un peu sauvage). Elle se couche parfois sur une marche en plein milieu de l'escalier intérieur menant de mon appartement à la boutique et combien de fois il m'est arrivé de trébucher par peur de lui marcher dessus (je suis sûr qu'elle n'a jamais pris autant de coups de pieds au cul qu'avec moi). Pour elle, je m'absente 1 h environ,  3 fois par semaine le matin pour faire mon marché (euh, qui se tient juste devant mon magasin) pour lui acheter un petit poisson frais et le reste de la semaine la toute belle se régale de steack haché. Mon chéri n'aime pas lui donner des boites ou des croquettes pour animaux, parait que ce ne sont que des rognures à l'intérieur. Donc pas question, nous n'en mangerions pas alors pourquoi elle ?

Nos nuits sans notre amour commun sont tranquilles, calmes  ? c'est selon les voisins... Nous nous partageons mon lit. Moi dans les draps mais toujours du côté qui m'est tacitement dévolu (côté porte) et la minette au pied du lit sur lequel j'étends la robe de chambre de mon chéri ou un vieux tricot portant son odeur, ce qui l'incite à rester là ou elle s'est posée. Le matin, elle attend pour se manifester que le réveil sonne et alors là, Elle ne fait ni une ni deux, Elle me met ses moustaches et son museau humide sous le nez. tout en ronronnant bruyamment. Accepte mes caresses tout en me guidant  vers la cuisine (on ne sait jamais, dès fois que je me perdrais en route) avec un regard impérieux allant vers son assiette. Et oui, l'appel et le remplissage du ventre demande qu'on fasse quelques sacrifices et amabilités.

Inutile de préciser que lorsque notre amour commun revient, je n'existe plus. Elle concentre toute son attention et son amour à son petit maître adoré, lui faisant mille grâces, le suivant partout et dans tous ses mouvements, en oubliant allègrement (mais ça je suis mauvaise langue, car ce n'est pas tout à fait exact) tous les soins que je lui ai prodigués. 

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5 avril 2016

Danser sur pointes, réservé aux femmes ? non !

les ballets du trockaderoEn Europe occidentale, le travail sur pointes est une technique de la danse classique et est en principe réservé aux femmes. L'artiste se positionne sur la pointe des chaussons dont l'extrémité a été aplatie et rendue rigide par une coque. L'artiste se tient en appui, la cambrure de son pied sur la tranche de la partie rigide du chausson et le maintien dans cette position. Elle donne l'impression de porter le poids de son corp sur la pointe du pied, alors qu'elle est en appui sur la cambrure de son pied.

De plus, se tenir sur la pointe des pieds recquière une particularité morphologique du pîed et du bassin que les hommes ne possèdent pas, oui enfin en principe. Sauf exception qui confirme la règle :

.Les Ballets Trockadero de Monte Carlo

Cette compagnie de ballet créée a New York en 1974 par un groupe de danseurs classiques américains désireux de présenter le répertoire académique au second degré de manière ludique et humoristique.

La compagnie est composée unique d'hommes qui interprètent tous les grands rôles féminins du ballet romantique. Pastichant les grands solos des Plisetskaya, Pavlona, Margot Fonteyn ou Alicia Alonso. Les danseurs incarnent les divas du chausson dans : La mort du cygne, Giselle, Casse-Noisette, le pas de deux de Don Quichotte ou celui de la Belle au Bois Dormant.

Ces danseurs allient une connaissance et une technique de la danse irréprochables à un humour irrésistible, démontrant que des hommes peuvent aussi danser sur pointes.

 http://www.dailymotion.com/video/xf9hns_les-ballets-trockadero-de-monte-car_creation

http://www.dailymotion.com/video/x92ka2_un-si-bel-oiseau_creation

Ailleurs dans le Caucase, les hommes aussi dansent sur pointes, qu'ils soient adygés, circassiens, géorgiens. Les bottes sont en cuir souples dont l'extrémité est renforcée en partie.

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22 mars 2016

Za vashe zdorovie - Lechaïm - Git Pourim

The Hasidic Bestjewishvideos.com Purim Dance

8 décembre 2015

Git Hannukah

20 novembre 2015

Esprit mal tourné ??? Pensez-vous !

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Je ne puis résister à l'envie de conter ce qui nous est arrivé ce soir. Comme beaucoup de mercredi, nous sommes allés au BHV le nouveau magasin qui vend des articles pour animaux domestiques, en l'occurrence, chiens, chats, oiseaux et qui est situé derrière le BHV classique.

Mon chéri voulait acheter un griffoir, ainsi qu'un sac de voyage et/ou une boite d'avion à roulettes, car lorsque nous partons en week end se pose le transport de sa minette. qui n'est pas légère et comme tous les chats, Mlle n'aime pas voyager.

Voyant notre intérêt pour les objets convoités, un vendeur s'approche en nous demandant : "je peux vous aider" ? et mon chéri d'expliquer : "oui j'ai une chatte et comme elle est craintive, bla, bla, bla..." Regard en coin et sourire aux lèvres du vendeur, qui lui demande : comment est-elle ? et mon amour de répondre imperturbable : "c'est une grosse chatte qui pèse au moins, bla, bla bla..." J'essayais ainsi que le vendeur de rester sérieux, mais je n'ai pu me retenir de rire. Le vendeur voyant ça en a fait autant et mon chéri s'est vexé, n'ayant pas compris ce qui provoquait notre hilarité.

Voyant la tournure que prenait les évênements, mon amour... voulant ressortir sans rien acheter tellement il était contrarié, parce qu'il croyait qu'on se moquait de lui. Moi ne pouvant lui expliquer dans le magasin de quoi il retournait. Le vendeur ayant compris qu'il était étranger et que les belles subtilités de notre langage lui étaient inconnues,  a détourné son attention sur un griffoir, superbe du reste, en corde qui se fixe au mur et duquel pendouille une souris qu'elle pourra s'amuser à bousculer. Ouf, on a frôlé la catastrophe !

Au sortir du magasin je lui ai expliqué ce qui nous avait mis en joie, ce qui l'a un peu rasséréné. Pauv'chéri ! mais bon, il est toujours un peu vexé... Ah oui, mon amour n'a qu'un défaut, mais un gros, il est susceptible. 

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10 septembre 2014

L'absence de l'être aimé se fait sentir

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27 août 2013

Une étrange secte : Les Skoptzy

SkoptsySi j'en parle c'est que cette secte qui a pris naissance en Russie et en Europe Centrale au XIIIIème siècle, est peu connue, et à l'exemple des bogomiles de Bulgarie, se castrent au nom de Jésus.

L'histoire :

Le fondateur de la secte : André Ivanov est un paysan qui recrute 13 disciples et les castre lui-même. A ses yeux, le lavement des pieds de Jésus n'a comme signification que son émasculation. D'ailleurs, Jésus  lui-même aurait châtré ses apôtres.

Cependant, le véritable animateur de ce mouvement est Kondrati Selivanov. Prenant lui aussi ses références dans la bible. Il prêche que la vie est un mal incurable et qu'il faut en détruire la source. Appuyant ses sermons sur les textes évoqués par les chrétiens primitifs, les skoptzy considèrent l'acte de chair comme le plus abominables des pêchés, la "clé de l'abîme".

La mutilation sexuelle devient ainsi l'article fondamentale de leur foi. Dieu m'a envoyé sur Terre Selivanov, réincarnation de la divinité, que pour soumettre les hommmes à la castration. Les skoptzy pensent que le temps du bonheur universel, c'est-à-dire le règne des châtrés, s'ouvrira lorsque leur nombre atteindra 144 000, suivant les prédictions de l'Apocalypse de Saint-Jean. Alors, le "Sauveur" reviendra occuper le trône de toutes les Russies et ouvrira le Jugement dernier en opérant la castration. En effet, on peut lire au chapitre XIV, verset 4 et 5 : "les cent quarante quatre mille qui ont été rachetés de la Terre, ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes car ils sont vierges. Ils ont été rachetés d'entre les hommes comme des prémices pour Dieu et pour l'Agneau".

C'est une époque où le mysticisme travaille l'âme russe., et en  quelques temps, ces disciples se comptent par dizaine de milliers. Ils se recrutent dans toutes les classes de la société et montrent une effrayante ardeur prosélytiste. Même le palais impérial de Michaïloff est le siège de mutilations caractéristiques effectuées sur des femmes de la plus haute noblesse : excision des petites lèvres ou du clitoris et amputation d'un ou des deux seins. Ils engagent des néophytes dans leur secte par l'argent, par la ruse et même par la force, mais aussi par conviction.

Par la suite, on apprendra que les propres neveux du gouverneur de Saint Pétersbourg, des magistrats, des directeurs de la banque d'Etat font partie de la secte. Selivanov réunit tant d'adeptes en un temps record que le tzar s'en émeut et se prépare à réprimer ces hérétiques. Instruit des poursuites préparées contre lui, Selivanov entre dans la clandestinité. Le pouvoir de séduction des skoptzy est tel que lorsque son principal disciple Yvanovichi est arrêté et bousculé dans la forteresse de Tiga, il réussi le tour de force de châtrer plusieurs de ses codétenus ainsi que deux de ses gardiens. Transféré dans le fort de Disnansindis, il obtient le même succès dans sa propagande. Le gouvernement fût dans l'obligation de prendre des mesures extrêmes.

Quand Selinov est arrêté à son tour et envoyé en Sibérie, il se déclare non seulement le fils de Dieu, mais également Tzar sous le nom de Pierre III Feodorovich, né en Hollande par l'opération du Saint Esprit de l'Impératrice Elisabeth Petrovna, vierge immaculée. Cette "divine mère" n'est en réalité qu'une bourgeoise de la ville  de Lebedjan se faisant passer pour la femme du Tzar Paul.

A première vue, on pourrait croire qu'une déclaration aussi insolite émanant de la paille des cachots va demeurer sans résonance.  Elle est reprise par tous les sectateurs et Paul III, en 1802, devenu tzar ordonne que lui soit conduit ce curieux prétendant au trône. Selivanov convaincu de mensonce est enfermé dans un asile d'aliénés, puis soudain  remis en liberté. Il s'établit dans un palais de Saint Pétersbourg, ce qui va accréditer la légende selon laquelle il est effectivement ce qu'il prétend être.

Cet épisode donne une couleur politique de la secte. En 1806, le nouveau tzar Alexandre 1er promulgue un ukase contre les skopotzy "ennemis des lois divines et humaines, destructeurs de toute morale et ennemis du genre humain".

Une nouvelle fois, la secte replonge dans la clandestinité, mais reste puissante En 1832, Selivanov meurt en captivité et la secte est tellement persécutée que de nombreux skopotzy émigrent, particulièrement en Roumanie. Ils y constituent d'importantes colonies. Notamment à Jassy, à Galatz et à Bucarest où la secte va répandre l'argent avec tant de munificence que la justice roumaine elle-même ne sais y résister.

Les skoptzy continuent leur prosélytisme. En 1865, il existe 1 609 fidèles skoptzy des deux sexes à Bucarest. En 1871, ils sont 8 375, ce qui montre un accroissement spectaculaire. Généralement, elle offre comme prime de conversion six chevaux et deux voitures. Ceci explique pourquoi encore avant la première guerre mondiale, tous les cochers de fiacres roumains  sont des eunuques skoptzy.

Jusqu'à la seconde guerre mondiale, tout porte à croire que les skoptzy poursuivent leurs étranges pratiques. On prétend aujourd'hui encore, traqués comme il se doit, ils n'ont pas désarmé et que certains d'entre eux ont réussi à subsister, tant en Russie qu'en Roumanie ; que d'autres, au cours de nouvelles et mystérieuses émigrations, entendent bien reconstituer leur société.

 

 Sources :

. Martin Monestier - collection Documents - Editions Cherche Midi .

Anatole Leroy-Beaulieu, l'empire des Tsars (Eng. transport., 1896), vol.. iii.;

30 septembre 2012

Londres

Roudoudou ayant un concours de danse à Londres le 26 de ce mois, j’ai enfreint les règles du Yom Akkipourim pour l’accompagner afin de le soutenir moralement.

Nous voilà donc parti le 26 par le premier métro 5h30 (car bien évidemment pas un taxi en vu et à la borne mon appel restait sans écho) gare du Nord pour prendre l’Eurostar de 7h13, ce qui nous faisait arriver à 8h30 (heure locale) à King Cross Gare de St Pancras. De peur de ne pas me réveiller, j’ai passé notre dernière nuit sur Paris à compter les heures, quant à S… il ne s’est pas couché étant de représentation la veille et étant rentré chez nous au petit matin.

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Nous sommes arrivés, comme prévu, 1h à l’avance au départ du train pour les formalités d’enregistrement et de douane et c’est avec un soupir d’aise que nous nous sommes affalés dans nos sièges pour nous remettre de nos émotions et avaler un petit déjeuner. Roudoudou littéralement épuisé a fini par s’endormir à peine le train mis en route, quant à moi j’ai somnolé jusqu’à notre arrivée. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris l’Eurostar, il est un peu plus vétuste qu’auparavant, un peu plus sale aussi mais toujours aussi cher, bien que nous ayons pris des billets suffisamment à l’avance pour bénéficier d’un tarif préférentiel (88 euros aller-retour pour une personne en 2èmeclasse).P1000249

Découverte de la nouvelle gare d’arrivée que je ne connaissais pas, auparavant nous arrivions à la gare de Waterloo. King Kross St Pancras gare internationale mérite bien son nom. Tout a été fait pour le confort du voyageur, magasins, restaurants-bars-cafés à profusion. Le tout bénéficiant d’un éclairage très lumineux. Prix très attractifs, bureau de change et employés affables. Bref, ce qui nous convient parfaitement. Le bâtiment extérieur en lui-même vaut le détour. Son architecture en briques rouge, ses tourelles, ses encorbellements lui donne, il n’y a pas à dire un certain cachet.

Ce n’était pas tout ça, mais nous avions encore faim (surtout moi) et nous avons repris un breek fast dans un pub avec œufs au bacon, saucisse, pancake, black thé et black café (nous n’aimons pas le lait) et jus de fruit. Hum, oui non seulement je voyage le jour de Kippour mais en plus je mange du porc, je me conduis décidemment comme un véritable apikor.

P1000376Ensuite, nous nous sommes dirigés vers le quartier des théâtres (derrière Charing Cross) ou devait se dérouler le concours. Un petit groupe de danseurs étaient déjà là à s’échauffer et le gros de la troupe est arrivé plus tard soit une trentaine de personnes. Roudoudou était parfaitement calme et concentré à son habitude quant à moi j’étais un peu effaré et inquiet. Ca nous a pris toute la matinée. Pour finir mon petit S… a été classé 4ème et bien qu’il ne se faisait pas trop d’illusions, j’ai bien vu qu’il était déçu. Mais en ballet classique européen et à mon humble avis, ce n’était déjà pas si mal.. Bref, je lui ai proposé pour lui faire oublier un peu sa déception de passer le reste de la journée à nous promener et à faire du shopping ce qu’il a accepté, je crois pour me faire plaisir.

Sur les conseils de mon chéri, nous avions acquis avant de partir un billet de transport valable toute la journée sur les bus et les métro et je n’ai pu que m’en féliciter. Londres étant très étendu on peut y marcher des heures et des kilomètres avant d’atteindre le point ou l’on veut se rendre. Aussi ce ne fût pas du luxe.

Nous nous sommes rendus à Euston, chez des connaissances de S… , déposer ses sacs puis, direction Picadilly via Tottenham Court.

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Nous avons continué en empruntant le très élégant quartier de Saint James pour arriver à l’Abbaye de Westminster que nous nous sommes faits un devoir de visiter sublime avec ses gisants.

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Nous nous sommes ensuite dirigés vers le Parlement, Big Ben, puis nous avons passé la Tamise pour regarder de plus près la grande roue, hum oui, bof,. Nous avons remarqué les bateaux proposant des circuits sur le fleuve, mais il pleuvait et c’était beaucoup moins attrayant . Nous ne connaissions pas l’aquarium mais bon, nous avons visité celui du Trocadéro à Paris donc…P1000304

De là nous avons repris le métro pour nous rendre à la Tour de Londres, monument favori de roudoudou, qu’il visite et revisite à chaque venue

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puis, nous avons flâné sur les docklands, qui la dernière fois que j’étais venu (oui je sais ça remonte à loin) étaient en rénovation. Quartier de bureau, avec en plein milieu un immense bassin ou flottent des voiliers et autres bateaux, très curieux et très sympa.

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Londres étant une immense cantine on peut se restaurer partout à toute heure du jour et/ou de la nuit, à moindre frais, en dégustant une cuisine internationale de qualité. Le fish and chips étant le plat traditionnel des Londoniens, le plus couru et celui qu’on se doit de connaître impérativement. Marcher, ça creuse et c’est de bon appétit que nous avons fait un sort au fish and chips.

Nous nous sommes rendus ensuite, par le métro à Whitechapel, histoire de voir le quartier ou a sévi Jacques l’Eventreur, c’est vrai que c’est assez sordide puis l’heure tournant, nous avons pris un taxi pour nous amener chez Harrods. Et là, mon roudoudou a retrouvé le sourire. Nous nagions dans le luxe, les effluves parfumées. Nos pas nous ont mené au «département des thés et cafés» ou

P1000345nous avons acheté du thé et du café aux épices. Au département sucrerie, nous n’avons pu résister à l’envie de découvrir les assortiments de confitures et marmelades au champagne, à l’armagnac, au sherry, au whisky (on, enfin je vous dirais si c’est bon roudoudou n’aimant pas le sucre).

Les pâtisseries en tout genre valaient également le détour, très colorées et, dégoulinantes de crème. Il va s’en dire que nous avons pris le thé c’était l’heure et pas question de laisser passer l’occasion de nous installer au salon de thé de chez Harrods, les scones, les muffins, les pâtisseries fondaient en bouche, se disputant le moelleux et l’onctuosité, bref entre les petits plats de roudoudou et les extras mon tour de taille s‘arrondit dangereusement. Si je ne me surveille pas, à moi les poignées d‘amour. Hum oui, j’ai le bec salé et sucré alors que roudoudou l’a seulement salé.

Notre estomac satisfait, nous en avons profité pour visiter les expositions mises en avant par ce magasin. Sublimes. Au dernier étage des artistes d’art moderne exposait leurs œuvres. Le Qatar quant à lui faisait connaître l’art islamique à travers des soieries, des livres de miniatures enluminées et divers objets. Rien à voir avec ce que l’on voit à droite et à gauche, on sent que c’est du beau, du lourd, du fastueux, du recherché et surtout destinés à une clientèle privilégiée (dommage les photos ne sont pas autorisées).

Nous adorons ce magasin, le personnel y est discret, élégant, affable, onctueux, on regarde librement, mais un regard suffit pour indiquer que l’on a besoin des services du vendeur et/ou de la vendeuse qui se fait un plaisir d‘arriver tout sourire. La classe quoi, c’est-ce qui manque en France, même dans des magasins réputés élégants.

P1000365Re-métro pour nous retrouver à Leicester square, quartier des cinéma, puis le quartier Chinois, très odorant… et pas très net, se situant en face de Charing Cross avenue, quartier des libraires ou je n’ai pu m’empêcher de rentrer dans certains magasins. Mon magasin de clopes préféré a disparu. J’explique c’est là que je trouvais mes cigarettes russes. Interdites en France sombre question de taxes, mais en vente dans les Emirats, à l’aéroport de Chypre et jusqu’à présent à Londres.

Nous sommes arrivés à Saint Pancras de justesse, le soir, après nous être perdus un nombre incalculable de fois, dans le métro, dans la rue ou des Indiens et des Pakistanais bienveillants nous ont remis sur le droit chemin.

J’ai trouvé les britanniques beaucoup plus aimables qu’il y a quelques années, et surtout très tolérants. Nous avons croisé un nombre conséquent de femmes Indiennes;, Pakistanaises et, Arabes en burka, d’autres complètement voilées et personne ne se retournait ou semblait trouver

P1000342cela bizarre. En France ça ne passerait pas et je le comprends, car bien que tolérant et essayant d‘être compréhensif pour toutes les cultures, ça me rend mal à l’aise toutes ces femmes ressemblant à des corbeaux.

Les britanniques ne semblent pas faire de racisme. Les indiens sont très bien perçus. Contrairement à bien des années précédentes ou ils étaient cantonnés dans des tâches ingrates et inférieures (balayeurs dans les gares, les hôtels, ouvriers de nettoyage, etc…) A présent, beaucoup sont employés dans des bureaux de change, sont gérants de supérettes, travaillent dans la City et c’est tant mieux.

Par contre, il existe des clivages sociaux très forts. quand tu es pauvre, ou de classe sociale inférieure, tu le restes contrairement à la France ou il y a une possibilité d‘évolution. Mais

P1000378dans l’ensemble j’ai trouvé les Anglais bien plus accueillants qu’auparavant, peut être ont-ils pris, maintenant, l’habitude de voir des touristes Français ? Nous y retournerons certainement fin novembre ou nous aurons plus de temps personnel pour nous.

Retour à Paris par le train de 7h13 heure locale avec arrivée gare du Nord 21h20 heure locale (1h de décalage horaire). Arrivés chez nous 22 h 30, complètement flapis, les pieds en compote et fleurant bon, avec une seule envie un bain relaxant à deux avant de nous mettre dans les toiles fraiches avec la minette bien entendu. La mignonne a été adorable, pas de cadeau, pas de bêtises, elle nous attendait derrière la porte son assiette vide ayant été léchée et pourléchée. Une telle patience méritait récompense.

23 août 2012

Dieppe (2)

P1100565Ayant récupéré ma petite caille indienne, et celui-ci ayant dormi tout son soul soit 2 jours entiers y compris la nuit; Il était frais et dispos pour une nouvelle virée à Dieppe, ville que nous avions visité il y a quelque temps, un peu rapidement et de façon sélective.

Nous avons découvert (il serait temps au bout de cinq ans) qu’un autocar part régulièrement du Tréport pour se rendre à Dieppe à une heure de route. Le parcours est très agréable, nous passons par de petites villes balnéaires non desservies par des gares et portant des noms évoquant l’époque glorieuse des "bains de mer"  telles : Menilval, Criel sur plage où les villas n‘ont rien à envier à celles de la côte d‘azur, moins de tape à l‘œil, mais des valeurs sures. Ces maisons, pour certaines véritables propriétés, dévalent en pente douce avec au loin la mer en perspective.

P1100569L'arrivée à Dieppe, gare routière, il suffit de longer les quais pour accéder au port de pêche, puis de plaisance et enfin le cœur de la ville touristique et commerçante, le tout surplombé par un superbe château renfermant des trésors, en particulier divers objets en ivoire sculptés, à la main bien évidemment, par les marins, les forçats, au cours de leurs pérégrinations en mer.

Les maisons sont hautes et les rues pour la plupart étroite, quelques ravissantes boutiques d’intérieur. Les rénovations vont bon train, mais sont en charge des copropriétaires à faire impérativement dans le style et avec les matériaux d‘origine, je vous laisse imaginer le prix. Ce que nous avons remarqué c'est que les Dieppois sont extrémement reconnaissants aux Canadiens de les avoir libéré du joug allemand. Un manifique jardin commémoratif a été installé au pied du château et le drapeau canadien flotte au côté du drapeau Dieppois sur tous les monuments de la ville. Nous avons trouvé que c'était un très un bel hommage qui leur était fait.

P1100583La plage contrairement au Tréport est immense mais comme elle, couverte de cailloux. La promenade le long de la plage est bordée de camions-boutiques vendant de quoi se sustenter (S.. c’est découvert une passion pour les glaces) et s’amuser. Une fête foraine leur fait d’ailleurs face et concurrence. Nous avons également remarqué quelques hommes (oui enfin pas beaucoup mais tout de même) ayant certainement une sensibilité identique à la nôtre et je ne sais pourquoi cela nous a fait du bien, nous nous sommes sentis moins isolés dans une ville ou comme au Tréport et à Mers-les-Bains, c’est plutôt morne plaine… contrairement à Paris.

La population locale est la même qu’au Tréport, c’est-à-dire populaire, avec son franc parler et un accent à couper au couteau. Quant aux habitants occasionnels (je veux parler des résidences secondaires) et des touristes ils semblent un peu plus aisés que ceux du Tréport mais tout juste. C’est aussi un avantage, car beau, moche, riche ou pauvre cette région fait que tout le monde peut se promener et profiter des plages sans complexe et à moindre frais sans que se fasse un clivage social trop important. 

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Au moment ou nous y étions, nous avons voir en pleine rue et en parfait état de marche une exposition de voitures anciennes. Quelle classe !

Bref, après avoir profité du marché qui est plus babioles, prêt à porter bon marché, qu’alimentaires mais dure toute la journée du samedi, nos pas nous ont mené chez Casa Blue ou nous avons fait quelques emplettes pour améliorer notre confort en bord de mer et c’est chargés, les pieds en compote, le dos brûlé par le soleil que nous sommes rentrés par le car de 16h30, avec juste le temps de poser nos achats avant d‘aller faire trempette dans l‘eau jusqu‘à ce que le soleil se couche.

Roudoudou étant fatigué, nous avons diné sur notre balcon que j’ai eu enfin le courage (et le beau-temps) de repeindre pendant qu’il reposait du sommeil du juste, quant à notre nuit ..

30 juillet 2012

En solitaire

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Petit week end au Tréport vendredi, samedi et dimanche dernier. Mouais, Pour me changer les idées et éviter de ruminer me voilà parti au bord de la mer. Roudoudou m’ayant souvent dit que son appartement était «le nôtre», je m’y suis rendu avec l’espoir qu’il ferait beau et que je pourrai ainsi repeindre son balcon ; ce que je n’avais pu faire l’état dernier en raison du mauvais temps.

Ah bah non, ce ne sera pas encore pour cette fois. Le temps a été maussade, et toujours des averses, assez violentes tout de même, et ce dès que j’avais le pinceau en main, dimanche en ayant été le summum.

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Par ailleurs, à un moment ou j’allais sortir sur le balcon, j’ai entendu un bruit suspect suivi d’une odeur pestilentielle. Me demandant ce qui s’était passé (Une mouette aurait-elle pris le balcon pour une piste d’atterrissage ?). Je suis sorti voir. Ah la la, tu parles d’un cadeau, la vilaine s’était oubliée en vol et vu le cadeau laissé, elle avait bien mangé. Résultat : deuxième lavage, à grande eau chaude javellisée et brossage énergique pour effacer les traces de son incontinence.. Une fois terminée, re-ondée, ce qui a finit par anéantir le peu de courage qui me restait.

 

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Toujours est-il qu’entre deux averses, je me suis baladé sur le port, désespérément seul, en prenant garde à ne pas me prendre les pieds, dans les filets et les cordages, (hum c'est ma spécialité) ou j’ai pris quelques photos

 

 

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Je me suis offert une promenade en bateau d’une demi-heure, je connais le trajet par cœur, mais bon ça occupe et me permets de réfléchir en regardant les falaises. Pour changer, je me suis mis à l’avant du bateau ou à chaque « plongée » en avant de la proue, je me suis récolté un maximum d’embruns et un mal de mer carabiné qui a fini par se faire oublier lorsque je me suis réinstallé, bien à l’abri, à l’intérieur.

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Petit tour également sur les falaises, montée en funiculaire, et descente à pieds avec vue au fur et à mesure de la descente, sur les côtes de Mers-les-Bains, le Tréport, les ports de pêche et de plaisance ainsi que des toits puis des maisons de la ville. J’en ai profité pour aller regarder de plus près la maison occupée par un couple de gays et qui en fait est une maison proposant des chambres d’hôtes pour les couples (sympa). J’aurais bien aimé voir ses habitants, mais il faut croire que ce n’était toujours pas mon jour, voilà deux ans que nous (Roudoudou et moi) avons repéré cette petite maison très fleurie (qui affiche les goûts de ses propriétaires, avec des badges : « I‘m Gay«) mais rien à faire, nous n’arrivons toujours pas à les voir..(hum oui, simple curiosité de gays pour d’autres gays qui osent s’afficher dans une petite ville de province pas spécialement à la mode).

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En ce moment, sur la rade du Tréport sont dressées de petites boutiques en bois, comme on en voit au moment des fêtes de noël dans les grandes villes, proposant des spécialités antillaises : punch, accras, boudins créoles, crabes farcis, etc… servies par des hommes et femmes antillais en chapeau de paille pour les messieurs, chemisier en broderie anglaises et robes madras pour les dames. Incongrues pour cette petite plage de Seine- Maritimes.

 A partir de 20 h 30, un orchestre, nous a régalé d’une musique rythmée, jusqu’à près de 1 h du matin. Hum oui, faut bien occuper les vacanciers et attirer les touristes, la ville je l’ai déjà dit n’est pas à la mode, le temps est «mou» et plus il y a de visiteurs plus les sous rentrent dans les caisses des commerçant et de la ville.

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Toutefois, ce séjour n’a fait que se rappeler à moi le souvenir de roudoudou. Car c’est lui qui m’a fait découvrir cette ville, et j’étais dans son appartement, bien qu’il ait tout fait pour que je m’y sente chez moi également. Quant aux activités énumérées ci-dessus, c’est avec lui que je les fais habituellement. Bref, je n’ai pu m’empêcher de penser à lui.

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