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13 février 2010

D'accord ? Moi je ne le suis pas !

Il y a quelques temps est paru dans le magazine Têtu, un article nous "informant" sur le fait que les lesbiennes seraient de plus en plus attirées par les ftm. Vilains journalistes de Têtu toujours dans l'exagération....(hum, à mon humble avis ils n'ont pas du en consulter beaucoup des lesbiennes) !

La plupart des lesbiennes que je connais si elles aiment les femmes c'est qu'elles ont de bonnes raisons. Soit  c'est par goût, le corps d'un homme les rebute, ou ne leur fait ni chaud ni froid, soit elles en ont peur pour diverses raisons dont les plus courantes (viol, inceste).

Nos connaissances et amies lesbiennes si elles aiment une femme, et pas uniquement physiquement, c'est qu'elle recherche des caractéristiques spécifiquements féminines, dans l'éducation, dans la façon de penser, de se comporter. Et physiquement, elles aiment le corps féminin, la rondeur des seins, la courbe des hanches, la douceur du grain de peau, et disons le crûment l'intimité de la vulve et des plaisirs qu'elle leur procure.

Un ftm, c'est du n'importe quoi, désolé mais soyons lucides, certains ftm prennent leur désir pour des réalités. Qu'ont ils à offrir à une lesbienne, pas le caractère puisqu'à les écouter ils se sont toujours sentis homme. Ont toujours eu des comportements et des activités masculines et rejettent en bloc, pour la plupart tout ce qui est féminin. A la place de seins, ils ont à offrir pour certains qui avaient de gros volumes, de magnifiques cicatrices, une peau, toujours pour certains, pleines de boutons à cause de la testostérone et une vulve au clitoris atrophié.

Ils ne sont pas et ne seront jamais des hommes à part entière, pour beaucoup, car refusant l'ultime opération (phalloplatie) qui leur permettrait d'avoir enfin le physique en adéquation avec leur soit-disant mental. Ils se retrouvent, à jouer les femmes à barbe, avec des hanches trop larges, une intimité féminine. Bref des caricatures d'hommes dont on ne peut que se gausser malheureusement.

 

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30 janvier 2010

Boudte zdorovy Ukraine !

Nous voici de retour après trois semaines  passées à l'Est, Hum bien qu'elle soit indépendante depuis quelques années, c'est pour notre famille, toujours une ancienne république soviétique et ce, bien que nous soyons Russes et non Soviétiques nuance importante précisons-le.

l_d363ab5f8db62dd875adfbb76ac4ea15Nous avons donc passé les fêtes de fin d'années en Ukraine. Anciennement le grenier de la Russie et à présent minée par un tas de maux... Il a neigé, il a fait très froid et bien que babouchka soit présente et S... aussi, c'était long, très long... Pour moi, c'était une première. Je ne connaissais de ce pays que ce que j'avais lu dans les livres d'histoire et ce que m'en avais raconté ma famille.  ce qui était loin d'être d'agréables souvenirs...Ceci dit Kiev est une belle ville. Nous y retournerons certainement, mais en été, quand nous serons en "fonds", et nous pousserons  jusqu'à Odessa. Mais si vous savez bien, cette ville portuaire de la mer noire,  là ou fût tourné le film "Potemkine". Cette ville qui au temps du Tsar Nicolaï était cosmopolyte dans la mesure ou les juifs, les musulmans d'Asie Centrale et tous les étrangers quels qu'ils soient avaient l'autorisation de séjourner. Il paraît qu'il reste encore des traces architecturales et autres de ces passages.

Comme tous Slaves qui se respectent, nous avons fêté dignement le Nouvel An. N'étant pas au régime, nous avons fait honneur à tout ce qui nous a été proposé. et S... s'est même laissé aller à danser avec babouchka et évidemment, je n'avais pas l'appareil photo. Ce devait pourtant être quelque chose. Nous avons visité Kiev et S... a été très impressionné, positivement, par les toits en forme de bulbes des églises, et par la petite promenade en drozsky où il s'est congelé, malgré le fait qu'il soit bien couvert.

Enfin quoi qu'il en soit, nous sommes rentrés ! et bien content de l'être. Nous sommes tous sur les genoux, impatients de nous reposer et S... de récupérer sa minette confiée à nos amies Maud et Chloé. Demain il fera jour en attendant, soirée pyjama-télé avec Babouchka qui va passer le week end avec nous.

La suite des évênements : mon courrier. Il va falloir que je m'y attaque et là c'est l'horreur absolue, absent 3 semaines et ma boite aux lettres débordent de prospectus en tout genre, mélés à la correspondance, aux factures et aux cartes de voeux des amis (ies), sans compter les mails en pagaille auxquels je me dois de répondre. J'en ai pour des jours. Hum ça va m'occuper puisque je ne peux reprendre toute de suite mon activité. Malgré tous les soucis que je lui cause, babouchka a répondu "présente". C'est elle qui, en un premier temps, va m'aider à tenir le magasin.

22 novembre 2009

Dieppe

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Lundi nous sommes allés à Dieppe, à 36 km du Tréport. Nous ne connaissions pas cette ville et nous avons été très surpris d'en voir la grandeur. Nous avions cru qu'elle était à peu près identique au Tréport. C'est à dire de petites maisons, un petit port de pêche et de plaisance. Or, il s'avère que cette ville est largement plus grande, avec un chenal, un immense port de plaisance, idem la plage et le centre ville.

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Les rues sont étroites et l'étroitesse en est accentuée par des maisons hautes certaines comportant jusqu'à 8 étages et les plus basses 4 étages avec des fenêtres laissant supposer une certaine hauteur de plafond. Certaines maisons sont particulièrement délabrées et la Municipalité a incité vivement les propriétaires et les copropriétaires à faire des travaux de réhabilitation. Sans toutefois, leur proposer des prêts ou des aides financières. Ce qui est un peu dur quand on sait le prix des travaux, n'est-ce-pas S... et qu'une réhabiliation suppose que le style et les matériaux soient identiques ou similaires à ceux employés à l'époque...

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Nous avons été agréablement surpris de savoir qu'il y avait un château dont une partie avait été transformée en musée.

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Nous nous sommes empressés de le visiter et avons vu avec ravissement le travail des ivoiriers de Dieppe. Il en reste 3 si nous avons bien compris. L'ivoire était ramené d'Afrique en échange avec les populations locales de babioles et colifichets. Il y a beaucoup d'ex-voto, de blagues et de rapes à tabac, de tabatières et de différentes boîtes à pilules ? sur lesquelles figures un travail de "dentelle" et de visages peints.

Nous avons remarqué également de superbes tableaux. Tous représentant Dieppe à différentes époques et peints par divers artistes locaux ou ayant séjourné dans la ville. Certaines peintures représentaient des mets de table en l'occurence des poissons peints par des maîtres de l'Ecole Flammande et Hollandaise. J'en aurais bien fait mon ordinaire, mais bon faut pas rêver...

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Nous sommes ensuite allés dans le quartier du Pollet, qui correspond au centre historique de Dieppe. Une rue pietonne, beaucoup de petits commerçants, de banques ou toutes les agences semblent représentées, d'agences immobilières, un monoprix, un casa blue. De superbes églises mais dans un état d'abandon pitoyable et actuellement en cours de rénovation. Comment as-t-on pu laisser de tels chefs d'oeuvres se dégrader ainsi...Je parle en particulier des églises St James et St Rémi.

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Nous sommes allés déjeuner sur le port, bien que contrairement au Tréport nous n'avons pas eu grand choix, il semblerait que le lundi beaucoup de commerces et restaurants soient fermés. Qualité bonne mais sans plus par rapport à ce que nous connaissons.

Nous nous sommes promenés sous les arcades, dans le centre ville, sur le port et sur la plage, mais mon amour avait froid et il n'aimait pas la ville plus que ça. Il m'a même dit qu'il se sentait un peu oppressé. Etais-ce dû à la grandeur de la ville ? à ses rues étroites et sentant pour certaines le moisi ? il a souhaité rentré à la maison et comme la nuit tombait, je me suis fait un plaisir d'acquiescer à sa demande.

 

22 novembre 2009

Départ - Sur la route - Arrivée....

007Nous sommes rentrés mercredi dernier. Mais avant de rentrer, il nous a fallu partir et surtout arriver à bon port et là, ça c'est un peu compliqué. Hum après avoir, comme prévu, eu toutes les peines du monde à glisser la minette de mon amour dans son panier de voyage - celle ci écartant les pattes arrières quand on voulait l'y glisser ou bien celles de devant, selon son humeur et notre patience - Nous sommes enfin montés en voiture et roulez cocotte. Nous avons eu droit, également toujours comme prévu, à des miaulements sonores et déchirants au point que nous désespérions avoir un peu de tranquillité. Mais comme tout à une fin, après une demi-heure de route, elle s'est calmée, ouf, mes oreilles n'en pouvaient plus. 

Nous avons pris l'autoroute et je devais prendre la première sortie après Beauvais. Je ne sais comment je me suis débrouillé, j'ai raté ladite sortie et je me suis égaré. Nous sommes retrouvés à Amiens, de là après quelques cafouillages à Abbeville où nous avons visité bien involontairement les petits patelins. N'arrivant pas à récupérer notre chemin - j'ai bien un GPS mais il était déchargé, hum oui ça n'arrive qu'à moi - Personne dans les rues des villages que nous traversions à qui demander notre chemin et comme bien souvent dans ces cas là, nous commençions à nous impatienter d'autant que nous avions un impératif d'horaire, S... ayant une réunion de coproprité à 14 h. Pour couronner le tout, mon amour finit par me dire que sa minette avait fait pipi dans son panier (on l'a échappé belle, ça aurait pu être autre chose) et que lui-même avait à satisfaire une urgence du même ordre. Nous avons du nous arrêter en pleine campagne pour faire ce que nous avions à faire. Mais là encore c'était sans compter les petites pudeurs de mon chéri qui n'osait se soulager de peur d'être vu. On se demande bien par qui ? les lapins peut être ? Après l'avoir rassuré en me détournant aussi bien par discrétion que pour faire le guet, et pour éviter d'arriver le slip mouillé, il a finit par retrouver un peu de "sérénité", ce qui vu le temps que ça a durée n'était pas du luxe.

De mon côté, j'ai retrouvé mon chemin avec bien du mal et nous sommes arrivés à destination à 15 h au lieu de 11 h 30 soit après 5 h de route pour 187 km, pour un départ de Paris à 10 h du matin au lieu de 9h (merci Shivana) . S... avait raté sa réunion de copropriété mais a tout de même voulu se présenter à l'agence immoblière qui fait office de syndic, hum oui, il est quelque peu têtu. Il a bien fait, sur les 3 copropriétaires il était le seul présent, mais l'un deux avait envoyé son pouvoir et la secrétaire de l'agence qui n'était pas débordée a pu faire le procès verbal à deux voix contre une. Re-ouf, nous nous étions déplacés spécialement pour ça.

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Comme nous n'avions aucune provision dans l'appartement, et pour cause, et après avoir déposé la minette nous voilà partis toujours en voiture au grand supermarché Auchan à Mers-les-Bains. Là heureusement, des pancartes partout pour nous l'indiquer et éviter aux néophytes que nous sommes de nous égarer. Mon chéri a saisi un chariot, (avec autorité) ou il aurait pu rentrer aisément et nous voilà parti à l'assaut des rayons. Avec toutefois un bémol, nous n'avions pas pensé qu'il y aurait autant de monde qui faisait déjà leurs achats de Noël en plus de ceux de la semaine. Enfin, je me suis laissé aller à somnoler pendant que mon amour choisissait les denrées indispensables à notre survie. Hum oui, chacucun son rôle. Je suis sorti de ma somnolence à la caisse quand nous avons non seulement dû tout mettre sur le tapis roulant et ensuite tout remettre dans des sacs. Nous devions avoir l'air passablement empoté vu qu'à Paris, nous faisons pratiquement tout livrer et que c'est le livreur qui se charge de la maintenance. Certains déplaisants personnages diraient que nous sommes d'affreux snobs. Mais non, c'est seulement que nous sommes pris par le temps et nos jobs respectifs.

Pour me remercier mon chéri m'a invité à diner au restaurant, celui qui était le préféré de sa maman (et que nous nous devons absolument de fréquenter lors de nos séjours), et où je me suis régalé d'un plateau de fruits de mer pour moi tout seul, mon chéri n'aimant pas ça. Il s'est contenté de gambas (son péché mignon) et coquilles saint jacques (2ème péché mignon). Nous sommes rentrés épuisés ou nous nous sommes avachis dans le canapé avant de rejoindre les bras de Morphée.

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14 novembre 2009

Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés...

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Départ ce matin 9h pour cette charmante petite ville balnéaire, sans chichi, ou nous devrions arriver tranquillement vers 11 h 30 - 11 h 45. Ce qui nous permettra de changer d'air tous les trois (la troisième étant Shivanna). Retour Mercredi dans la soirée. Le flot des vacanciers étant passé nous serons plus au calme. Hum peut être pas samedi et dimanche puisque beaucoup de touristes Britanniques, Belges, Français de l'Oise et de la Somme viennent profiter de l'air salin et se remplir la panse des délices de la mer - hum nous les premiers - Ce qui constitue un apport financier important que cette petite ville ne peut se permettre de négliger.

Lorsque mon chéri a sorti la boite de transport de sa minette, elle a compris de suite et est partie se cacher sous le lit. Comme Melle n'aime pas voyager, je sens que ça va être tout un sport pour la glisser à l'intérieur et que nous aurons droit à nombre de miaulements conséquents à fendre l'âme jusqu'à notre arrivée, y compris une petite faiblesse de vessie. Prudent S...a mis une serviette de toilette au fond de la boite, ça épongera un peu son incontinence éventuelle.

Caroline (ma voiture) doit nous mener à bon port et je vais lui demander un effort supplémentaire pour pousser jusqu'à Dieppe que nous ne connaissons pas. Les touristes se sera nous. Appareil photos en bandoulière, bien décidé à profiter un maximum de notre séjour, des restaurants de poissons et crustacés (poissons pour mon chéri, crustacés et fruits de mer pour moi). N'étant jamais ni l'un ni l'autre entré dans un casino, nous allons nous lancer dans une exploration discrète et raisonnable de ces lieux mythiques des bords de mer. Compte rendu à notre retour.

S'agit maintenant de réveiller  Roudoudou pour qu'il soit fin prêt, café bu et de bonne humeur pour nos pérégrinations.

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19 octobre 2009

La tête dans le guidon !

Lundi mon jour de repos, en théorie. Depuis ce matin j'ai le nez dans mes comptes et la fin de l'année s'annonce super difficile. Outre le fait que mes impôts fonciers pour la boutique et l'appartement aient augmenté de façon très significative, il va me falloir jongler pour faire face à mon intervention chirurgicale (non remboursée bien entendu) à l'Etranger, sans compter les frais sur place. Je vais être complètement à sec après tout ça. Soit je repousse mon opération, mais alors jusqu'à quand ? c'est le flou artistique, car je sais très bien que les charges auront tendance à augmenter plutôt que l'inverse. Soit je fonce et là il  faut espérer qu'aucun imprévu, ni aucune urgence ne viendront pointer leur nez, jusqu'au milieu de l'année prochaine...

Mon amour est lui aussi dans une situation difficile avec cette augmentation des impôts car il a son appartement de Paris et celui de province à assumer. Comme les impôts locaux suivent les fonciers je présage de l'augmentation à venir pour lui comme pour moi et merde. On bosse comme des malades pour arriver à quelque chose et c'est comme si on ne faisait rien mais avec des charges en plus. Oui chéri je reste "zen" !

Si ça continue ainsi, nous allons finir par nous expatrier. Au moins on bossera dur mais on saura pourquoi. L'ennui c'est que tant que babouchka est en vie ça m'est impossible à envisager. Donc. Je rame ! oui enfin nous ramons en rythme l'un et l'autre...

4 octobre 2009

Mouais

 

 

 

Encore un week end qui passe et repasse, avec une désespérante lenteur, dans l’absence, l’attente et la solitude. Avec le fol espoir que mon amour me revienne de façon anticipée. Bon, ne rêvons pas et du reste tant mieux que sa tournée se passe bien.  Après tout c’est de ma faute si je suis seul, par le seul fait de mon entêtement à ne pas vouloir me rendre en Allemagne pour le voir danser alors qu’il en serait si heureux. La haine que je porte à ce pays et à son peuple serait-elle plus profonde que l’amour que je porte à mon chéri ?

 

Hier soir,  soirée télé avec les Tudor, j’aime beaucoup les reconstitutions historiques. Ensuite, séries policières sur la 1ère chaine et ne trouvant toujours pas le sommeil,  lecture avec L’élexir d’oubli ou les mémoires d’un bardache.

 

Ce matin réveil tranquille pour une fois. J’irai déjeuner avec babouchka puis nous irons prendre le thé chez Pouchkine avant d’aller, seul bien entendu, dans mon bar gay favori ou j’espère rencontrer un ou deux copains histoire de discuter, d’être moins seul, quitte à devoir supporter les exhubérants du dimanche.

 

 

 

 

 

 

 

30 septembre 2009

Martin !

Aujourd'hui, surprise des surprises, j'ai vu arriver dans ma boutique une catastrophe ambulante. Moi qui avait toujours pris soin de ne pas communiquer mes adresses tant personnelle que professionnelle à des personnes dont je n'avais aucune envie qu'elles deviennent mes clientes ou amies j'ai eu le choc de ma vie.

Vers 16H j'étais occupé avec un client régulier qui me passait commande quand tout à coup, j'entends une exclamation poussée d'une voix de fausset, et suffisamment fort pour que les quelques quidam qui se trouvaient là relèvent la tête :"Mais c'est toi,  A....? (non c'est mon frère jumeau !), c'est donc ici que tu te caches..." Inutile de préciser que je suis devenu blême. Paris est grand, et bien pas suffisamment, il faut croire. Martin, le nez au vent, avait trouvé le moyen d'atterrir chez moi, dans ma boutique, alors qu'il habite  à l'autre bout de Paris et que mon quartier n'est pas son endroit de prédilection. C'est un garçon assez gentil, mais un peu extravagant et niveau discrétion c'est pas tout à fait ça. En le voyant, tu te dis obligatoirement "il en est".

Non seulement il nous a interrompu avec mon client mais en plus, a cligné de l'oeil d'un air entendu, comme si nous étions cul et chemise ensemble, et s'est mis près de la caisse m'attendant de pied ferme, et oui, ça c'est Martin. J'ai pris plus de temps qu'il ne m'aurait fallu pour finir avec mon client, espérant qu'il se lasserait et partirait, et bien non, gentil mais tenace !

En m'attendant, il a feuilleté quelques bouquins, en a choisi deux en prenant tout de même la peine de me demander ce que j'en pensais. Bof, je les avais lu en diagonale comme le font la plupart des libraires lors de la rentrée littéraire. On en tire l'essentiel pour pouvoir en parler aux clients intéressés, il y en a tellement qui sorte et pas toujours à notre goût.. Je ne lui ai pas fait de prix. Les affaires sont les affaires, mais il est suffisamment bien élevé pour ne pas en avoir sollicité un.

Il m'a demandé, presque en confidence de lui faire les honneurs des lieux et évidemment c'est dans ces moments là ou on aimerait que la boutique soit pleine qu'elle est vide. Il s'est un peu trop extasié à mon avis sur diverses choses. Puis a fini par me dire que c'était par hasard, qu'il était entré chez moi en allant voir un copain qui habitait 2 rues plus loin. Je l'ai cru car je sais pertinemment ne pas lui avoir donné l'adresse. Comme j'avais dis un jour que nous étions ensemble avec lui, Sergeï et Davidek que j'habitais au-dessus de mon lieu de travail. Il m'en a reparlé et ma demandé si ça ne m'ennuyais pas de lui montrer comment j'étais installé (ben si, justement ça m'ennuie). J'ai bien essayé de dire que ce n'était pas rangé, rien n'y a fait il avait réponse à tout. Sa curiosité était trop forte et je me suis trouvé acculé (j'aime pas ça). J'ai confié la caisse à une vendeuse que je prends en extra de temps à autre et nous voilà partis au 1er.

Il a visité chaque pièce de mon appartement, y compris les commodités, entendez : salle de bains et toilettes. Et bien entendu il a remarqué les photos de mon amour posé un peu partout, dont une grande dans notre chambre. "dis donc cachottier, S... est bien ton petit copain. Je n'avais aucun doute sur ton homosexualité, mais sur lui..." Pauvre S... il a du avoir les oreilles bourdonnantes.

Il a fini par partir (ouf)  en me promettant toutefois de revenir "...bientôt.."et de m'envoyer des clients (sourire crispé de ma part. Ben voyons, faisez faisez) tant mieux pour mon chiffre d'affaires, mais pas question que mon magasin devienne une succursale de la cage aux folles.

28 août 2009

Si nous parlions chiffons ?

Et en particulier de nos dessous ? N'étant pas insensibles aux magazines et comme tout gay qui se respecte, plus peut être que pour les hétéros, nous sommes très attentifs à ce que nous portons sous nos pantalons. Depuis quelques mois fait fureur dans le milieu gay, un nouveau slip qui s'appelle : Le Sling Support, innovation brevetée, détails ci-dessous :

sling_supportGregory Sovell est un innovateur : avec C-IN2, il a lancé un concept de slips et boxers à « effet gros paquet« . Il a même breveté ce concept, appelé « Sling Support« . Sachez que le brevet existe vraiment, je l'ai retrouvé. Il porte le numéro USPTO 20050268380 de l'office américain des brevets. Breveter un slip gros paquet, il fallait y penser !

Le Sling Support se traduit littérallement par « Soutien Balançoire» . En effet, un jeu de fines bandes et un anneau viennent discrètement, sous le boxer et le slip, s'enrouler autour des parties. Le but est de leur éviter de redescendre, éviter de pendre, bref de les soutenir pour donner plus de volume.

Bref, comme le dit Gregory Sovell : on ne triche pas, on « réarrange»  ce qu'on a ;-)

La petite histoire veut que Gregory Sovell ait eu un ami danseur qui lui avait expliqué les petits trucs que les danseurs classiques utilisaient pour afficher un gros paquet dans leur collants moulants.

Et pourquoi pas, je vous le demande ? les femmes ont bien des culottes remontent fesses, des soutiens-gorges rembourrés et baleinés pour leur donner une meilleure silhouette. Donc... le problème, c'est  quand ces caches misères sont retirés et que tout s'écroule... mais là c'est une autre histoire.

Autre ennui et non des moindres, Achetez cette lingerie pour vous-mêmes messieurs et/ou assurez-vous avant de l'offrir à l'homme de votre vie que votre compagnon n'est pas susceptible, car lui offrir ne serait pas très délicat. Vous risquez de vous prendre un rateau assorti d'une réflexion du genre : "A bon, j'ai le matériel qui pendouille ?" ou "Je suis naturellement bien fait" voire "J'ai déjà ce qu'il me faut, pas besoin d'en rajouter!".

Comme vous vous en doutez, je n'ai pas pu tester et, pour cause ! Mon amour étant d'une pudeur légendaire, et d'une susceptibilité non moins grande, j'ai quand même réussi à l'emmener dans un magasin de lingerie pour hommes situé dans le Marais et qui s'appelle "Les dessous d'appol033lon" pour voir un peu tous les nouveaux modèles et comment ça se présente, niveau technique. Voir si cet harnachement n'est pas plutôt assimilable à un instrument de torture.

Ce magasin est très sympathique et manie l'humour avec beaucoup de dérision. Cet été, il affichait une grande pancarte sur leur trottoir : "cet été les bourses sont en hausses" hum, pas du meilleur goût mais les modèles présentés non plus, quoi que très drôles. En tout cas, pas de ceux que nous mettons. Mon amour n'aimant que les dessous blanc, il y avait déjà un handicap. Toujours est-il que nous avons pu voir les fameux modèles.

1) Pas sympa à regarder de l'intérieur. L'attache pour remonter les choses, puisque choses il y a, est un petit élastique. Attention en le retirant qu'il ne vous claque pas dans les doigts.

2) L'histoire de l'anneau, hum, avoir les attributs maintenus de cette façon doit être très inconfortable, aux dires de mon chéri. Déjà quand il fait chaud, il faut qu'un peu d'air passe partout, pour éviter la transpiration, de plus l'attache élastique peut provoquer d'éventuelle irritations oui oui, je sais, ça beau être étudié pour, il reste que... Ensuite, si vous avez envie de satisfaire un petit besoin quoi de plus naturel ou, si vous avez, comme dirait mon amour, "une émotion", (nous nous comprenons, n'est-ce pas messieurs) vous vous retrouvez serré et boudiné et je ne rajouterais rien....sans compter que, je suis désolé pour les fans, ça fait moche avec et sans le pantalon.

Comme dit mon amour : "Les gens n'ont pas à connaitre la forme de mes attributs, ni comment et de quel côté je porte", et quand il a dit ça, il a tout dit. Mon amour aimant les slips qui le maintiennent normalement, il va donc rester fidèle au modèle qu'il porte (non non, il a abandonné grâce à moi, les slips kangourous). Pour ma part, je ne sais qu'en penser. Au toucher c'est sans doute plus agréable car le corps de votre chéri reste au plus près du naturel (nous nous comprenons toujours messieurs ?), mais bon question confort ? c'est lui qui porte donc...

Pour les hommes un peu coquins, et leur compagnon et/ou compagne, un autre magasin de lingerie intéressant, toujours dans le Marais :

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9 août 2009

Annulation de projet

Il y a quelques mois, j'avais le projet d'étendre le rayon de la littérature gay dans ma boutique. Or après étude de projet, il s'avère que la faisabilité ne serait pas intéressante ni rentable. En effet, pour pouvoir mener à bien ce projet, je devrai sacrifier mes 3 petites tables qui me servent de salon de thé et que je réserve à mes meilleurs clients pour qu'ils puissent visualiser confortablement les livres onéreux proposés dans ma librairie. De plus, il me faudrait faire des travaux importants pour accueillir de nouveaux rayonnages pour avoir un choix conséquent et bien mis en valeur. Ma clientèle , aussi, serait à revoir.

A l'heure actuelle, j'ai un peu de tout mais surtout des habitués, qui savent ce qu'ils veulent et pourquoi ils viennent chez moi. J'ai peu de clients homosexuels ou du moins s'ils le sont, ils le sont discrètement. Mon magasin étant situé dans un quartier tranquille, loin de tout milieu gay et lesbien, je ne me voie pas afficher la "couleur" au risque de perdre une partie de ma clientèle (et ce n'est pas rien de se faire une clientèle et surtout de la fidéliser) sans pour cela en gagner une autre, car de toute façon pour faire une librairie spécialisée dans ce type de littérature, il faut de la place, des connaissances aussi bien théoriques que pratiques, d'auteurs, d'éditeurs, et c'est tout ce qui me manque. Tant que je n'ai pas fini de payer les traites de ma boutique, pas question de prendre ce risque et même après, cela en vaut-il la peine ? je n'en suis pas convaincu. Le mieux c'est que la personne intéressée par un ouvrage en particulier, me le commande et moi je ferais le relais auprès de l'éditeur comme tout autre bouquin.

Laissons à César ce qui appartient à Jules. Car après tout, ces librairies n'empiètent pas sur un autre terrain et sont souvent moins bien achalendées en livres classiques.. Par ailleurs, allez reconnaissons le, je ne tiens pas à ce que ma boutique devienne une succursale de la cage aux folles.. (hum la je suis odieux sans aucune raison).

 

 

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