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23 juillet 2009

La pintade et les Chapons

Je vais vous relater le coups de grisou de mon compagnon suite à une mésaventure qui lui est arrivée et qui l'a traduit à sa manière par un écrit. Comme toute histoire elle comme par :

Il était une fois !

Dans une basse cour, une pintade qui régnait sur un nombre considérables de chapons à qui elle prodiguait conseils, compréhension, voire réconfort et pour certains de ses chapons un amour que je qualifierai de maternel. Ces chapons, qui étaient en réalité des pintades, ne savaient comment arriver à l'état de coq et picoraient à qui mieux mieux et à tous les râteliers force grains aux hormones dans l'espoir d'atteindre l'état tant désiré. Cependant malgré leurs efforts intensifs , sur plusieurs mois, pour ne pas dire des années et malgré leurs plaintes réitérées aux fermiers, elles ne réussissaient qu'à atteindre l'état de chapons ce qui les  désespéraient et les plongeaient dans de profondes angoisses et frustrations.

Cette pintade les soutenait envers et contre tout et tous car elle vivait elle-même, malgré le fait d'avoir élevé un poussin, avec un autre chapon au lieu d'un coq. Pour permettre à ce chapon de jouer le rôle de coq notre pintade l'avait pourvu de tout un attirail  indispensable. Notre chapon déjà persuadé intérieurement d'être un coq se senti reconnu et conforté dans ce rôle et pris toutes les apparences nécessaires à tromper son monde. Hélas, malgré tous ses efforts, son physique restait celui d'un chapon et seule sa pintade lui renvoyait une image positive de ce qu'il aurait aimé être et que, malheureusement, il n'était pas...

Il faut préciser et c'est important que quelques mois auparavant le début de cette histoire, un jeune poulet s'introduisit dans un des poulaillers constituant cette basse cour, espérant y rencontrer des chapons, des pintades, quelques poulets quand même et éventuellement un ou deux coqs à qui il voulait demander certaines précisions quant à leur état et situation. L'accueil du poulailler fut assez mitigé, mais à force de ténacité, le poulet sembla être ccepté par toute cette volaille. Re-hélas, ce n'était qu'apparence, car il lui suffit d'un maladresse pour se faire huer et bouter hors du  poulailler.

Pauvre poulet qui n'avait eu qu'une réponse partielle à ses  interrogations. Entre-temps, il fut convié à  rejoindre un nouveau poulailler qui venait de se créer. Notre poulet hésita, tergiversa puis se décida à accepter malgré une certaine méfiance. L'accueil fut plus chaleureux, ll faut dire que ce poulailler était légèrement différent car bien que peuplé d'un certains nombre de chapons, s'y trouvait également, des pintades,  une ou deux dindes, des poules et quelques coqs. Rassuré par leur présence notre poulet décida de s'y installer et s'y trouva bien. Il obtint ce qu'il était venu chercher et y fit des connaissances dont avec qui il pensait pouvoir se lier, malgré la différence de races, "d'état" et, de provenance.


Il fût même proposé , avec insistance, à notre poulet d'amener un sien ami, ce qu'il fit sans méfiance aucune puisque semblait-il  gentiment proposé. Tout se passa à peu près correctement jusqu'au moment ou le nouveau poulailler ferma et se  reconstitua sous une  autre forme avec l'apport de nouvelles  et toujours plus nombreuses pintades voulant elles-aussi devenir poulets mais, se transformant inexorablement  et désespérément en chapons
. Que faire contre une telle malédiction, à quoi avait servi de se faire raboter le poitrail, de porter des plumes plus larges pour cacher leur popotin de pintades, de dresser leur fausse crête et monter sur leurs ergots. Peine perdue rien n'y faisait, car si de loin le change pouvait être donné, de près le mieux que ces pauvres  volatiles pouvaient espérer c'était de ressembler à des chapons !

Le poulet fit semblant d'y croire et essaya même de glousser et de crier d'égal à égal avec cette volaille.
Pendant quelques temps il lui sembla que rien n'avait changé mais, petit à petit, les quelques  pintades discrètes qui s'y trouvaient se turent. Il restait bien une ou deux dindes mais d'un intérêt si fade, que les chapons, voulant sans doute prouver qu'ils pouvaient exister en tant que poulets ou coqs prirent le dessus  criant et piaillant à qui mieux mieux et à qui voulaient l'entendre leur éternel regret de ne point être bien né, insultant au passage avec l'assentissement des deux dindes, ceux qui l'étaient. Notre poulet étant le seul de son espèce ne savait  comment contrer une telle bêtise, sans se voir accuser de binarité et de sectarisme.

La méchanceté naturelle de ces volatiles engendrée par des années de vexations et de frustrations se déchaina contre notre poulet  lorsque celui-ci, malgré les avances insistantes  et répétées d'une des dindes accompagnée de la pintade et d'un malheureux chapon, refusa de les introduire dans la basse-cour privée qu'il fréquentait et qui elle n'était peuplée que de poulets, voire de quelques coqs. Notre poulet abasourdi par les cris, piaillements, gloussements, glougloutements et battements d'ailes de toutes sortes ne sut comment faire face et décida purement et simplement, plutôt que de s'abaisser à  crier avec et contre  ces volailles déchainées, de les laisser entre elles et de regagner un poulailler digne de lui, ou son genre ne serait ni dénigré ni insulté par dépit.

Cette décision, loin de calmer la basse-cour et ce poulailler ne fit qu'empirer les choses, car ces malheureuses volailles  et pauvres volatiles avaient trouvé un exutoire à leur rancoeurs, la soi disant-injustice de la Société, leur haine pour tout ce qui était dans la normalité et que malgré leurs efforts conjugués elles  n'atteindraient jamais. Ceci se traduisit par un harcèlement  incessant de la pintade, qui éructait sa rage et ses frustrations, auprès du poulet et du sien ami, au point que ceux-ci portèrent leur plainte auprès du propriétaire de la ferme. Il leur fût conseillé  de ne pas répondre à leurs provocations, de changer les n° de leur poulailler et de les bloquer sur les fils de leur basse cour. Ces volatiles étant tellement egocentrés et si mal dans leur peau, il appartenait de les laisser au vétérinaire, qui seul pouvait les comprendre et éventuellement les soigner.

Moralité, notre poulet qui avait peu de goût pour les chapons,  encore moins pour les pintades et pas du tout pour les dindes décida qu'on ne l'y prendrait plus à se fourvoyer dans des poulaillers qui ne lui étaient pas destinés et, c'est avec un plaisir non dissimulé qu'il retrouva  sa petite communauté peuplée de poulets qu'il n'aurait jamais du quitter
.

FIN

Je dois avouer qu'à la lecture de son texte j'en suis resté pantois. J'oscillais entre déception et chagrin puis je l'ai relu, puis encore relu en décortiquant chaque phrase, en essayant de me le représenter l'écrivant, dans notre intimité et j'en ai conclu que pour écrire cette fable, il avait du être profondément blessé. Connaissant les protagonistes et les dessous de l'affaire, si je ne peux approuver son texte, car il porte atteinte à la souffrance de la race maudite, je ne peux nier qu'il est empreint d'une certaine vérité dans ce qui est dit et j'ai décidé de le prendre comme il l'avait écrit  : à la dérision, ni plus ni moins, qui est une autre façon pour lui d'extérioser sa souffrance et son humiliation.

Pour essayer de lui faire comprendre le mal qu'il a pu faire sans le vouloir et, je suis sûr sans vraiment s'en rendre compte car il n'est pas méchant, je lui ai mis dans ses bagages un superbe livre, que j'espère il aura le temps de lire : "Mauvais Genre" de Axer Léotard.

Ceci bien évidemment, sans minimiser la déception et la honte qu'il a du ressentir en s'aperçevant qu'il s'était dévoilé auprès de personnes qu'ils croyaient amies et de toute confiance et qui ont osé divulguer à d'autres ce qu'il leur avait confié. N'avait-il pas été, de façon tout à fait désintéressé, jusqu'à offrir des présents de valeur à des personnes dans le besoin et que les voix de ces mêmes personnes ne se sont pas élevées lorsqu'il a été insulté, sa religion et ses sentiments bafoués ? Combien est vrai le dicton qui dit   Qui sème le vent récole la tempête !


 

 

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11 juillet 2009

Départ

Je le redoutais, mais c'est dans l'ordre des choses. Mon amour va suffisamment mieux physiquement pour reprendre ses stages et ses tournées de danse. Je lui ai préparé ses sacs de voyage, le coeur lourd. Bien que je me réjouisse pour lui, je ne peux me défaire d'un sentiment d'angoisse et d'abandon.

Nous avons fait l'amour intensément comme à chaque fois que nous devons nous séparer pour un long moment, presque avec violence. Nous étions insatiables. Un baiser entrainant une caresse, qui en entrainait une autre. Nous nous sommes donnés l'un à l'autre. Mon amour qui lui a toujours été réservé dans ses désirs et ses émotions, c'est cette fois-ci, abandonné à mes étreintres. Allongé à ma droite sur notre lit après l'amour, je l'ai regardé. Pudique, comme toujours et croyant voiler une partie de sa nudité, il avait la jambe gauche relevée, le genou gauche touchant le droit, la branche devenue souple était invisible.

Je ne voulais pas que notre nuit se termine ainsi. Je l'ai à nouveau embrassé, pendant que la main qui caressait sa poitrine descendait et écartait doucement sa cuisse. La branche de mon amour fut de nouveau visible et le bourgeon apparu renouvelant chez moi le désir. Nos sens apaisés, mon angoisse calmée. Nous nous sommes endormis dans les bras l'un de l'autre.

Aujourd'hui, comme je voulais passer le temps qui me restait avec lui, il m'a rejoint à la librairie ou il est resté avec moi tout l'après-midi. Il s'est installé dans le fauteuil que je lui avais destiné quelques mois auparavant et, a attendu patiemment l'heure du thé tout en me regardant m'affairer auprès de mes clients.

Ce soir c'est notre dernière soirée avant 15 jours. Avant la solitude... 

 

4 juillet 2009

En sommes nous dignes ? du respect

Pour les personnes "dites normales", tant soit est que toute  normalité n'est que relative, qu'elle image donnons-nous, nous qui lors de la gay pride, nous affublons pour certains de tenues plus ridicules les unes que les autres, tortillons du croupion, parlant d'une voix de fausset et haut perchée, défilons le cul à l'air et nous exhibons sans vergogne au bras de nos compagnons ou compagnes. Sans compter ceux et celles que j'appelle les : "tapettes", les "gouinasses" qui par provocation s'embrassent à pleine bouche devant les clics voyeurs des appareils photos, sans respect pour eux-mêmes et leur compagne ou compagnon ?

Comment être pris au sérieux par des personnes pour qui l'homosexualité reste une tare et la transsexualité une aberration pour ne pas dire une aliénation ? en nous conduisant de façon à choquer plutôt qu'à expliquer voire revendiquer ?

J'ai été particulièrement effaré que sur des forums de discussion et d'entraide, certaines MtF s'insultent d'une façon si agressive, si ordurière en s'attaquant à ce que la malheureuse victime de leur vindicte à de plus intime. Mais il faut croire qu'elles aiment ça puisqu'elles reviennent jours après jours, mois après mois et pour certaines années après années prendre leur dose d'humiliations habituelles.

Il faut le reconnaitre les FtM n'en sont pas encore là. Mais d'un autre côté, ils sont totalement égocentrés, paranoïaques, se prennent au sérieux et, ne manient aucun humour. Vous assainent de soi-disant vérités qui si vous ne  les acceptez pas, vous transforme en "affreux transphobes", "sexistes",. Il ne leur vient absolument pas à l'idée de se remettre en cause devant certaines absurdités dites ou en raison de leur attitude. Il ferait s'enfuir les plus courageux qui tenteraient de les comprendre.

L'ensemble de tout ça est assez pitoyable. Ces attitudes s'expliqueraient-elles par des années de vexations, de frustrations qui font que tout ce qui ne pense pas comme eux est homophobes et transphobes ? une remise en question lucide, permettrait de faire une plus juste part des choses.

J'aimerais que l'on donne réellement la parole à des hétéros, personnes du commun, genre micro-trottoir pour avoir une idée réelle de ce qu'ils pensent de nous, comment ils nous voient.

2 septembre 2017

Celle qu'on appelle la fille à "pd"

Et oui, messieurs, que deviendrions-nous sans elle ?.

Ce cache tapettes, qui nous est dévouée aux points d'oublier sa vie pour se consacrer à la nôtre voire, la vivre par procuration. On peut l'appeler à toute heure du jour ou de la nuit pour lui confier nos malheurs et pleurer sur son épaule, sans crainte d'être jugé, certain d'avoir une oreille attentive et empathique.

Cet oiseau pas si rare que ça, se fera un plaisir de nous accompagner dans nos réunions de famille ou de travail, enfin partout ou nous aurons besoin d'une "couverture". Nous pourrons par ailleurs, converser aimablement avec elle de chiffons, maquillage pour ceux que ça intéressent en étant sûr que son avis sera sincère et que les conseils prodigués seront désintéressés.

Et puis, ingrats comme nous le sommes, dès que nous ou nos amours iront mieux, que nous aurons mieux à faire, nous la relèguerons aux oubliettes et la pauvre se demandera comment il se fait qu'elle ne fasse plus partie de nos priorités, de nos rencarts. Ce qui ne l'empêchera pas de venir ventre à terre au prochain appel de notre part et de continuer une relation qui s'avoisinerait à ce que j'apparenterais, moi, au sado-maso.

11 juin 2009

Nous et les autres

Nous sommes un couple peu ordinaire diraient certains et, comment-il se peut ! j'entends d'ici les réflexions dont quelques unes  il va s'en dire, grivoises. hum oui, moi-même je n'en suis pas encore revenu non plus. Mais c'est ainsi. doit-il se définir comme gay, bi, hétéro ? le pauvre chéri il ne sait plus ou il en est inutile de le perturber encore avec ces considérations qui n'intéressent au mieux que certains énergumènes et pas toujours ceux auxquels on s'attendrait.

Nous avons chacun un gros secret, non vis à vis de nous mêmes ou de notre couple, mais vis à vis des autres. Nous sommes ce que l'on pourrait appeler des "honteuses".  Personne dans notre entourage n'est au courant pour lui comme pour moi et il n'est pas question que nous nous outions. Ca a beau être la mode des coming out, ben pas pour nous. La seule fois ou nous l'avons dit, ça ne nous a rapporté qu'incrédulité, méchanceté et à nous faire traiter de fake. Merci bien on a donné et notre amabilité comme notre générosité sont épuisées.

Nous vivons notre petite vie, comme tous les couples dits normaux, si tant soit est que toute normalité n'est que relative,  de la meilleure façon possible, en écartant de notre chemin tout ce qui pourrait nous faire trébucher.mon compagnon accepte enfin l'idée d'être gay. Pas question de tout gâcher par des confidences inconsidérées.

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31 août 2015

Parodie kendji Girac TRAVELO de Florent Peyre

Ecroulé de rire au visionnage de ce clip. A prendre au second degré bien évidemment. Certains esprits chagrins y voient une transphobie évidente, ben voyons, Il avait longtemps que l'on avait pas lu ce genre de propos. Mais je réponds à certains qui se sentent insultés, moqués, en particulier les transidentitaires. Taisez-vous ! Un peu d'humour vous permettrait de vous ouvrir aux autres en passant au-delà votre susceptibilité, pas toujours placée à bon escient du reste. Car, dans ce clip, il est bien question de Travelot, voire de drag queen, pas de personnes ayant des problèmes de genre. Conchita Wurtz puisqu'il s'agit de lui en parodie censé interpréter cette chanson, est travesti et non transgenre ou transsexuelle.

Par ailleurs, si on veut tenir compte des revendications de certains transidentitaires qui veulent une réassignation d'identité sans interventions chirurgicales bien voilà de quoi les satisfaire. Apparence pseudo féminine la barbe en plus et "le cadeau sous le capot".Une illustration de ce qui peut être choquant ou faire rire le commun des hétéros et des autres également, si si, il y en a !

19 octobre 2011

Son absence

Depuis le départ de mon compagnon et mon retour de l'aéroport, je traîne mon ennui et ma solitude, de quartier en quartier et de bar gay en bar gay. J'ai beau me raisonner, je n'arrive pas à m'y habituer. Je déprime à chacun de ses départs et ce, quelque soit la durée de son absence. Nous en avons parlé et avons décidé d'un commun accord que nous n'avions pas le choix et que malgré tout nous serions un couple fidèle. Ce qui jusqu'à présent ne nous a posé aucun problème. Bien que j'ai une totale confiance en lui, je ne peux m'empêcher de penser aux "occasions" qu'il doit avoir et je me demande souvent comment il réussi à en faire abstractions. Si je lui apporte vraiment tout ce dont il a besoin et/ou qu'il ce qu'il pourrait désirer...

De mon côté, presque inconsciemment et en raison certainement de mon passé, je renoue avec les lieux de rencontres, les bars, bien que je sache fort bien que je ne "consommerai" pas, fidèle à ma ligne de conduite et par peur de me récupérer toutes les véroles qui courent et caracolent dans ce genre d'endroits, et dont on ne se débarrasse qu'à grand peine (quand on y arrive).

Mes pérégrinations m'ont permis de revoir des copains, quelques amis que j'avais égoïstement laissé tomber, tout à mon bonheur d'avoir trouvé l'homme de ma vie. Nous nous sommes rendus compte que nous n'avions plus grand chose en commun. Nous avons les uns et les autres vieillis. Certains sont encore à la recherche d'un compagnon idéal, d'autres ne pensent qu'à s'amuser persuadés que les années n'ont pas laissé d'empreintes et ne comprennent pas les couples mariés et de plus fidèles. Je cite : "... vous vous embourgeoisez et singez le mode de vie des hétéros..." Si si, c'est ce que pense certaines de nos relations. Mouais, possible, mais cela me convient. J'ai envie à presque 32 ans de me poser. La fête ça ne dure qu'un temps, je me suis lassé et j'aspire à la tranquillité. Alors oui, je suis devenu ce que l'on appelle, avec une moue de mépris, casanier. Avec son petit confort, son petit copain, son job et ses activités "pépères". Mais non, mais non, on ne baise pas que le week end loin s'en faut. Simplement nous avons trouvé notre équilibre eu égard à nos vies trépidentes et compte tenu de nos obligations professionnelles.

Ce qui n'empêche qu'à la vue de la photo de mon roudoudou, Daniel, Mikhaïl, Georges et quelques autres en sont restés bouche-bée de surprise et d'admiration peut être ? Hum oui. Il est jeune, oui, il est typé, oui il est menu et oui, il est tout beau, tout mignon. Et oui c'est mon petit gars à moi, et non je ne partage pas !

13 juin 2011

Inquiétude

Roudoudou est très fatigué, il recommence à ne pas vouloir manger ! Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas venir à table et/ou s'il y vient c'est pour chipoter. Ses principales  raisons sont : je viens juste de me réveiller... Je n'ai pas faim, je suis fatigué...Je mangerai plus tard. Tu m'as beaucoup trop servi.. .J'ai tellement goûté les plats...Je n'aime pas.... Je ne mange pas ça... Je ne connaîs pas... Résultat, il est toujours aussi "mince" et je désespère le voir atteindre un poids normal. Enfin tant qu'il ne maigrit pas.

Mon angoisse est qu'il retombe malade comme en 2008-2009, je ne pourrai supporter à nouveau de le voir avec une sonde gastrique. J'ai bien cru que j'allais le perdre. Le contexte est différent, mais sait-on jamais... Il est claqué, et continue à enchainer les tournées et les représentations, sa fierté à vouloir tout assumer dans notre couple fait qu'il est au bord du gouffre niveau santé. Ses pieds sont couverts de pansements et cela fait 3 semaines qu'il souffre de migraines et se drogue au nurofen.

Là, il dort encore et pas question que j'aille le réveiller. S'il dort c'est qu'il en a besoin. Pour une fois, à moi de faire la cuisine. Les tâches ménagères attendront, je ne peux les faire sans risquer de le réveiller par le bruit et les mouvements dans l'appartement. Aujourd'hui, nous restons à la maison, s'il est décidé et surtout s'il ne se réveille pas trop tard, nous irons faire un petit tour dans le quartier, histoire de prendre l'air.

31 mai 2010

Enfin terminé !

Nos déclarations d'impôts. Comme l'année dernière je me suis arraché les cheveux en les faisant. Non que nos revenus soient astronomiques, mais irréguliers. En tant que travailleur indépendant, je me verse un salaire qui varie selon mon chiffre d'affaires. Quant à Roudoudou, il a un fixe mensuel auquel il faut rajouter ses vacations lorsqu'il se produit sur scène et/ou à l'étranger. Pour 2009 et en raison de son état de santé il en a fait moins qu'en temps normal. Mais hum, il m'a fallu rechercher nos bulletins de salaires dans les chemises prévues à cet effet, et ça n'a pas été chose aisée. De plus, j'ai été obligé de faire plus que très attention, Roudoudou ayant déjà signé, sa déclaration sachant qu'il ne serait pas là au moment de l'envoi et surtout me faisant confiance (inutile de dire que j'ai transpiré en alignant les chiffres) et en comptant les zéros.

Estimant avoir bien dépoté ce matin, cet après-midi, je suis allé voir les nouveautés en ce concerne les ordinateurs portables. S... aimerait en avoir un avec plus de mémoire et une autonomie maximum vu qu'il le transporte partout (et comme il voyage beaucoup).Je récupérerai le sien. Le gros ordinateur fixe restant au magasin et ne me servant qu'à titre professionnel. Hum oui, vu le prix que j'ai payé pour l'installation de ses programmes particuliers, pas question de faire muse muse dessus, au risque de scratcher les fichiers (surtout ma comptabilité). Si les prix ont bien baissé, ça reste encore un peu cher, mais ce que mon amour veux, je le veux aussi, donc je fais quelques traductions pendant qu'il n'est pas là, pour pouvoir lui offrir. Je suis sûr que la surprise lui fera plaisir (reste qu'entre Mac et PC je cafouille un peu. Paraît que l'environnement de mac est tout à fait différent de celui de window. Par ailleurs, Mac ne supporte que ses produits alors que PC est compatible avec beaucoup d'autres, le prix également reste un critère important. A suivre !

Hier soir, j'étais chez Maud et Chloé. Me sachant esseulé depuis deux semaines, elles ont eu la gentillesse de m'inviter à diner. Sympathique soirée et Chloé est une merveilleuse cuisinière. J'ai été choyé comme un coq en pâte. Vendredi soir je les invite à "La Cafetière" puis nous irons au cinéma, nous aimerions voir "Mourir comme un Homme" de Joao Pedro Rodrigues dont nous avons entendu beaucoup de bien. Compte-rendu après, dans la partie films lgbt du blog.

Tout à l'heure, je vais aller prendre un verre au "Wolf" ça fait un moment que je n'y suis pas retourné peut être y rencontrerais-je quelque connaissance ? Et non pas pour draguer, et encore moins un plan cul, c'est fini ce temps là, je suis casé et surtout fidèle. Mais la maison me pèse un peu lorsque Roudoudou n'est pas là...

30 septembre 2009

Martin !

Aujourd'hui, surprise des surprises, j'ai vu arriver dans ma boutique une catastrophe ambulante. Moi qui avait toujours pris soin de ne pas communiquer mes adresses tant personnelle que professionnelle à des personnes dont je n'avais aucune envie qu'elles deviennent mes clientes ou amies j'ai eu le choc de ma vie.

Vers 16H j'étais occupé avec un client régulier qui me passait commande quand tout à coup, j'entends une exclamation poussée d'une voix de fausset, et suffisamment fort pour que les quelques quidam qui se trouvaient là relèvent la tête :"Mais c'est toi,  A....? (non c'est mon frère jumeau !), c'est donc ici que tu te caches..." Inutile de préciser que je suis devenu blême. Paris est grand, et bien pas suffisamment, il faut croire. Martin, le nez au vent, avait trouvé le moyen d'atterrir chez moi, dans ma boutique, alors qu'il habite  à l'autre bout de Paris et que mon quartier n'est pas son endroit de prédilection. C'est un garçon assez gentil, mais un peu extravagant et niveau discrétion c'est pas tout à fait ça. En le voyant, tu te dis obligatoirement "il en est".

Non seulement il nous a interrompu avec mon client mais en plus, a cligné de l'oeil d'un air entendu, comme si nous étions cul et chemise ensemble, et s'est mis près de la caisse m'attendant de pied ferme, et oui, ça c'est Martin. J'ai pris plus de temps qu'il ne m'aurait fallu pour finir avec mon client, espérant qu'il se lasserait et partirait, et bien non, gentil mais tenace !

En m'attendant, il a feuilleté quelques bouquins, en a choisi deux en prenant tout de même la peine de me demander ce que j'en pensais. Bof, je les avais lu en diagonale comme le font la plupart des libraires lors de la rentrée littéraire. On en tire l'essentiel pour pouvoir en parler aux clients intéressés, il y en a tellement qui sorte et pas toujours à notre goût.. Je ne lui ai pas fait de prix. Les affaires sont les affaires, mais il est suffisamment bien élevé pour ne pas en avoir sollicité un.

Il m'a demandé, presque en confidence de lui faire les honneurs des lieux et évidemment c'est dans ces moments là ou on aimerait que la boutique soit pleine qu'elle est vide. Il s'est un peu trop extasié à mon avis sur diverses choses. Puis a fini par me dire que c'était par hasard, qu'il était entré chez moi en allant voir un copain qui habitait 2 rues plus loin. Je l'ai cru car je sais pertinemment ne pas lui avoir donné l'adresse. Comme j'avais dis un jour que nous étions ensemble avec lui, Sergeï et Davidek que j'habitais au-dessus de mon lieu de travail. Il m'en a reparlé et ma demandé si ça ne m'ennuyais pas de lui montrer comment j'étais installé (ben si, justement ça m'ennuie). J'ai bien essayé de dire que ce n'était pas rangé, rien n'y a fait il avait réponse à tout. Sa curiosité était trop forte et je me suis trouvé acculé (j'aime pas ça). J'ai confié la caisse à une vendeuse que je prends en extra de temps à autre et nous voilà partis au 1er.

Il a visité chaque pièce de mon appartement, y compris les commodités, entendez : salle de bains et toilettes. Et bien entendu il a remarqué les photos de mon amour posé un peu partout, dont une grande dans notre chambre. "dis donc cachottier, S... est bien ton petit copain. Je n'avais aucun doute sur ton homosexualité, mais sur lui..." Pauvre S... il a du avoir les oreilles bourdonnantes.

Il a fini par partir (ouf)  en me promettant toutefois de revenir "...bientôt.."et de m'envoyer des clients (sourire crispé de ma part. Ben voyons, faisez faisez) tant mieux pour mon chiffre d'affaires, mais pas question que mon magasin devienne une succursale de la cage aux folles.

13 septembre 2009

Au petit matin

Quand je l'ai senti bouger, mes lèvres et mes mains se sont avancées pour l'embrasser et le caresser. Encore dans un demi-sommeil, il s'est paresseusement retourné sur le dos et j'ai remarqué que "c'était le bon moment". sa branche était dressée, le bourgeon dégagé, la tige ne demandait qu'à transpirer la goutte de rosée annonçant l'écoulement de la sève.

 Je l'ai laissé se réveiller complètement avant d'appuyer mes caresses. Il m’a rendu mon baiser, d’un air alangui, les yeux clos, un sourire flottant sur ses lèvres encore gonflées de sommeil. Ce qui est agréable chez mon amour, c’est que quelque soit l’heure ou il se et/ou je le réveille, il est toujours de bonne humeur. Toujours disposé à faire ce que l’on attend de lui.

 Mon chéri ayant à présent les yeux bien ouverts, j’ai laissé mes mains courir sur son corps, chercher les tétons perdus dans la pelouse de son torse, une fois trouvés, j’y appliquais mes lèvres pour les titiller de ma langue, les faisant se dresser au maximum. Mon amour a poussé un gémissement en se cambrant et en rentrant un peu le ventre. Pendant ce temps, une de mes mains descendait à la rencontre de son nombril qui légèrement ressorti, fait penser à un bouton poussoir. Mon autre main entourait son épaule droite et la caressait. Je retardais par plaisir l’impatience que j’avais à toucher la branche qui, comme si elle se trouvait au vent, se balançait à intervalles réguliers.

 N’en pouvant plus ni l’un ni l’autre, j’accédais à notre désir commun. Je me mis à frôler de ma bouche, son ravissant jardin, m’attardant sur la base de la branche pour remonter jusqu’au  baissa et écarta ses jambes qui étaient relevées. Son plaisir était certain, il me le laissait voir. En regardant le bourgeon, je vis que la tige avaient laissé passer la rosée, je lui en badigeonnais le bourgeon sachant que peu après la sève jaillirait avec la force d’un torrent.

 

 

31 août 2009

Quel intérêt ?

Avons-nous tous ou presque à employer des mots vulgaires, grossiers, orduriers, indécents, voire obscènes ? cela nous "pose-t-il" envers nos interlocuteurs ? cela fait-il branché ? détaché de ce qui nous préoccupe ? ou bien cela masque-t-il une certaine pudeur, allant bien à contresens, à usiter des mots exacts et qui peuvent nous paraître trop "médical" ou trop "enfantins" pour certains ?

Cette manie que nous avons de nous rabaisser intellectuellement au lieu, comme il serait normal et légitime, de nous élever. Cette façon de parler touche toutes les classes sociales et notamment les jeunes jusqu'à (aller soyons généreux) 35 ans. Après, ce sont des vieux, qui usent de ces mots pour faire jeune. Pourquoi dire à son interlocuteur : ... "tu m'emmerdes" quand ce n'est pas ... "tu me fais chier" au lieu de ..."tu m'ennuies" ou ..."tu m'agaces". Pourquoi dire : "merde" lorsque l'on fait tomber quelque chose au lieu de : mince ou zut ? car en plus du mot j'ai l'impression d'en sentir l'odeur. Que dire également de ces femmes et surtout de ces hommes qui entre-eux se traitent de connaaaaassssssee, pétaaaaaasssse, poufiaaasssseeee ! sinon que le fait d'avoir un pénis leur permet d'utiliser le masculin, même en se traitant de tous ces charmants petits noms et à moi, de constater que ce langage de "caniveau" pour ne pas dire de chiotte ne choque plus, qu'il est entré dans les moeurs !

De même quel manque de tact et d'élégance, lorsque nous parlons de nos relations amoureuses ou de nos attributs sexuels. Nous parlons de baiser (ce que mon compagnon, innocent qu'il est, mais ce n'est pas de sa faute, car d'origine étrangère, avait confondu avec un baiser), de couilles, de bites, de moules, de nichons, d'escalopes, de plan cul, de pipe, de se faire défoncer la rondelle...Seigneur, en aurais-je oublier ? quelle horreur ! La langue française est pourtant une des plus belles et des plus riches du monde. Comme dit mon amour : ... "je ne veux pas jouer les mémères chichis poufs" mais quand même...

Pourquoi se croit-on obligés d'utiliser un tel langage ? la peur d'être moqué ? de ne pas se faire comprendre ? le record est battu sur les sites de rencontre. Je ne sais pas sur les sites hétéros, mais sur les sites gays houlà c'est devenu le must !

Entre les pseudos : bonculpassif, moropoil (véridique). Les annonces (idem) ne sont guères mieux. Je cite : "cherche mec tbm, grosses couilles et bite bien juteuse pour plan cul. Hum, (on s'en serait douté, et si avec ça t'as pas compris ...). Il aurait pu tout simplement mettre, cherche beau mâle pour aventure d'un soir, à moins d'être bouche (hum, désolé) obtus, on aurait tout aussi bien compris. Non ? voire, libellé de cette manière : "cherche mec tbm" c'était compréhensible aussi, inutile de préciser le plan cul, car déjà avec le texte de l'annonce "mec tbm" y a rien à expliquer.

Ce qui me gêne encore plus, se sont les femmes ou les jeunes filles qui imitent et/ou s'assimilent à ceux qu'elles supposent être des hommes, dans leur façon de s'exprimer que ce soit verbalement ou par la gestuelle et qui d'un autre côté les traitent de "beauf". Mon dieu, la catastrophe. Ne se rendent-elles pas compte, que ce qui est laid pour un homme l'est encore plus pour une femme. Pourquoi ? parce que le monde est ainsi fait !

Tout ça pour en arriver à pousser ma gueulante et, vlan, ma grossièreté aura le mot de la fin.

9 août 2009

Dois-je me réjouir ?

Mon amour m'a annoncé hier soir que Coline une "amie" qu'il connaissait depuis un certain temps et qui ne lui avait plus donné de ses nouvelles venait de lui envoyer un mail. Il me l'a montré bien que ravi de cet heureux dénouement, je ne puis m'empêcher d'y mettre un bémol.

Cette personne est-elle vraiment sincère. Car, depuis une certain nombre de mois nous n'avions aucune nouvelle, aucune réponse à nos mails et tout d'un coup elle se remanifeste la bouche enfarinée en allégant qu'elle était contente que S... ne lui fasse plus la tête ??? ah bon, c'est nouveau ça. Lui qui était désolé et peiné de son mutisme ! Ce qui m'inquiète c'est que croyant tout ce qu'on lui dit et prêt à tout pardonner, même l'inconséquence, il lui a redonné ses numéros de téléphone, non seulement le portable mais également le fixe et pour faire bonne mesure son adresse personnelle. C'est bien du S... ça !

Nous avons fait ça pour Laurine qui bien que nous ne la connaissions pas beaucoup à l'époque c'était, au moment ou mon amour était si souffrant, proposée pour tenir mon magasin. Nous lui avons du reste envoyé il y a peu de temps une carte postale du Tréport ou nous étions allés voir les dégats occasionnés par ses "délicats voisins". Mon chéri s'était permis de l'appeler au téléphone lorsqu'elle a déménagé de sa banlieue sur Paris et il lui a envoyé le tirage de photos qu'il avait d'elle. Mais Laurine, ne nous a jamais fait faux bon. Que faut-il en penser de ce revirement de Coline ??? D'après ce qu'elle nous dit, les horreurs dites sur notre compte ne l'ont pas perturbé. Peut être est-elle sincère. Ne dit-on pas "la merde a toujours existé, laissons la aux mouches". aussi....

En attendant, je ne peux que la remercier, car mon amour était tellement content qu'il a dévoré tout ce que je lui ai posé devant lui et qu'en plus il m'a accordé une nuit, divine. Nous avons fait l'amour toute la nuit et il s'est "lâché" ouf enfin, j'ai eu droit a de magnifiques soupirs et gémissements qui bien que discrets ont été suffisamment forts pour que je m'en aperçoive et les reprovoque (j'adore jouer les "garces"). Par contre, ce matin nous avons eu du mal à sortir du lit. J'ai reparlé de notre nuit à S... il s'en est trouvé tout gêné alors qu'il n'y a aucune raison, je lui ai dit que j'étais très content  de la façon dont ça s'était passé et il devenu cramoisi, si si et malgré sa couleur de peau je l'ai bien vu.  Ne voulant pas enfoncer le clou, je me suis arrêté, mais bon si ça pouvait toujours se passer ainsi.

19 juillet 2009

Oh mon amour, je t'aime

Aujourd'hui, j'ai enfin eu de ses nouvelles. Il m'a téléphoné et d'entendre sa voix m'a mis dans tous mes états. Comment lui dire en si peu de temps ce que je ressens. Le mal que j'ai de lui, ce désir qui m'empêche de me concentrer sur autre chose que lui.

Je me repais d'une photo de lui, faite à la dérobée, sur la plage du Tréport avec le petit maillot bleu offert par moi (oui, parfaitement). Son corps couleur pain d'épice, est superbement mis en valeur. Cette photo c'est mon trésor, je la contemple au point de l'user des yeux, comme si elle pouvait me parler, comme si à travers elle je pouvais sentir son odeur, percevoir sa saveur, sentir la souplesse de sa peau. Je voudrais que le maillot disparaisse, aux fins de le contempler en entier, voir ce qu'il ne montre qu'à moi et laisse deviner aux autres (avec bien du mal, je le reconnais). 

J'ai envie de me serrer contre lui, le sentir en entier m'appartenir au risque de l'étouffer d'un amour exclusif et possessif. Cette peur constante qu'il puisse s'en aller chercher et trouver ailleurs ce que je ne peux et ne pourrai peut être jamais lui donner. Et si, si...Mais alors si cela se produisait, comment lui en vouloir, comment le lui reprocher ?

En attendant son retour, je me vautre dans la morosité, me complais à m'apitoyer sur mon sort. Pour tromper la longueur de mes journées je reste ouvert jusque 20h et j'ouvre le lundi toute la journée, me réservant juste le dimanche après-midi pour me reposer un peu.  M'occuper de mes bouquins, de mes clients m'aide à tromper l'ennui...

 

8 juillet 2009

Les Tuileries

Que de souvenirs de ce jardin qui a si peu changé. Un de mes premiers lieux de drague, d'avant S... cela va sans dire. La première fois que j'y suis passé, je devais avoir 12 ou 13 ans, je faisais partie d'un mouvement de jeunesse, que je ne nommerais pas bien entendu, et nous devions aller visiter une exposition au Musée du Jeu de Paume.

Nous étions passés par le haut du jardin. La fameuse galerie "piétonne" surplombant le jardin et nous avions été étonnés de ne voir que des hommes (et pour cause) se baladant nonchalamment. Sur le moment, je me rappelle avoir été intrigué, mais comme nous étions plusieurs et que notre conversation était des plus intéressante, je n'y ai pas prêté plus d'attention que ça. Sauf et ça je m'en souviens que nous ne sommes pas passés inaperçus. Il faut dire que dans nos uniformes, nous avions fier allure (à quoi bon être modeste). Par ailleurs, des gamins ne doivent pas souvent s'aventurer là-haut...

Quelques années plus tard, le hasard, hé oui ça existe, a fait que je me suis retrouvé à nouveau sur cette galerie, mais à 18 ans, même si on ne sait pas, on comprend à moins d'être totalement obtus ou d'avoir de la m...e dans les yeux. J'y suis retourné plusieurs fois poussé par la curiosité, pour être sûr de ce que j'étais ? pour draguer ? je ne sais plus au juste ce qui me motivait à l'époque. Mais si je n'étais pas farouche, je n'étais pas du genre à "consommer" sur place ou à me laisser embarquer pour une aventure d'un soir. J'avais déjà des principes.

Il y avait beaucoup de jeunes de mon âge et d'autres plus jeunes encore. Beaucoup d'hommes d'âge mur et même carrément de vieux beaux. Je regardais le ballet qui se jouait autour de moi comme s'il s'agissait d'un film dont j'aurais été le spectateur. Plusieurs sont venus près de moi, sans rien dire ou demander. Ils se sont juste accoudés un peu plus loin, attendant sans doute un signe de ma part, mais découragés par mon immobilité, ils s'en allèrent les uns après les autres. Je venais de découvrir un des lieux gays de Paris.

 

 

2 juillet 2009

Les greluches (filles et/ou garçons)

Ah vaste sujet, qui n'en a pas rencontré ou côtoyé au moins une, une fois dans sa vie. La greluche la plus commune vient le plus souvent de province ou de banlieue, oui je sais ! Elle arrive avec armes et bagages persuadée qu'elle est unique, qu'on l'attend et que le monde ne peut tourner sans elle. Elle veut bien entendu exercer un métier en vu, dans le cinéma, la télévision, elle veut être comédienne, enfin être artiste et considérée comme telle à défaut d'être reconnue. Elle se montre dans tous les endroits dits branchés de la capitale, qui sont bien souvent des miroirs aux alouettes et, qu'elle a consulté sur ses magazines people, se montrant extravagante, bruyante dans l'espoir de se faire remarquer

Seulement voilà,  nous ne sommes pas à  Bécon les Bruyères ou Triffouillis les Oies et notre greluche, se retrouve à éplucher les petites annonces et à courrir les castings se retrouvant avec 250 autres greluches, à qui on dira : Mle vous n’avez pas le profil : Suivante ! En désespoir de cause, et en raison de difficultés matérielles récurrentes, car bien évidemment, les greluches friquées on bien souvent les portes déjà ouvertes par papa et maman, elle sera, au mieux, vendeuse dans un magasin de fringues ou au pire, elle acceptera l’emploi que l’on acceptera de lui confier, Sans toutefois renoncer à ses rêves de grandeur, que seul l’âge et l’expérience venant lui fera  estomper.

Cette greluche est reconnaissable entre autres à sa façon de se vêtir. N’ayant pas les moyens financiers pour s’afficher dans toute la gamme de produits de la marque souhaitée, elle mélange les styles, les genres, ce qui donne un effet, ordinaire, populaire pour ne pas dire vulgaire pour tous spectateurs autres qu’elle bien évidemment, la greluche étant persuadée d’avoir du style et de ressembler à une gravure de mode ou d’en inventer une autre que l’on va s’empresser de copier.

Sur d’elle, de son intellect et de son esprit, la greluche parle haut et fort, aux fins que tout le monde puisse profiter de ses bons mots, de ses traits d’esprits, ponctuant ses phrases de mots d’anglais, avec l’accent s’il vous plait, ce qui donne tout de suite un côté branché à la moindre de ses conversations. Oui enfin, conversation est un bien grand mot pour l’énoncé de sottises qu’elle martèle avec force conviction d’une voix perçante et énervante pour tout autre quelle et en particulier pour ses voisins de tables du restaurant ou elle se trouve.

Ses lectures se résument à quelques magazines et romans et quand par hasard elle parle d’un auteur un tant soit peu intéressant on s’aperçoit qu’elle n’en a lu que le résumé de sa vie et/ou de son œuvre et que le vernis s’écaille vite.

2 avril 2013

Histoire d'un mot

Il est difficile de savoir quand le mot "gay" a commencé à être employé aux Etats-Unis avec une connotation homosexuelle. Mais, dans les années 1930, il semble que cet usage soit bien établi. Selon l’historien américain George Chauncey, il s’agit au départ, d’un terme codé. Les gays l’utilisent pour faire savoir aux autres gays, qu’ils le sont eux-mêmes sans rien révêler de leur identité à ceux qui ne sont pas dans le secret. Mais, ajoute Chauncey, il ne signifie pas simplement "homosexuel". L’expression "la vie gay" se réfère également à l’exubérance et au non-conformisme dans les vêtements et dans la parole, affichés par les "folles" et les "tantes". En effet, ce sont les fairies (les hommes gays particulièrement efféminés et flamboyants) qui utilisent le plus fréquemment le mot gay dans les années 1920 et 1930.

Venu de l’ancien français "gai" et qualifiant simplement, à l’origine, des choses agréables, "gay" commence à désigner en anglais, au XVIIème siècle, d’une manière plus spécifique, la dissipation et les plaisirs ammoraux ‘et au XIXème siècle, la prostitution, lorsqu’il est appliqué aux femmes), un sens que les "tantes" se sont peut être approprié, parodiquement, pour évoquer la vie homosexuelle. Mais insiste Chauncey, le terme "gay" désigne aussi une chose de couleur vive ou une personne habillée de mot manière ostentatoire.

L’utilisation du mot "gay" par les "folles flamboyantes ou les tantes", personnages les plus visibles de la société homosexuelle, aboutit peu à peu à son adoption, comme un mot codé, et qui, néanmoins, se pensent comme homosexuels. Dans la mesure ou l’usage du mot dans les milieux gays lui a donné des connotations homosexuelles inconnues de ceux qui ne fréquentent pas le monde gay, les homosexuels plus discrets peuvent l’utiliser pour se reconnaitre secrètement entre eux dans un environnement hétérosexuel. La mention d’un "bar gay", avec l’intonation appropriée, sert à avertir l’auditeur familier de la culture homosexuelle.

Alors que dans les années 1920 et 1930, les gays eux-mêmes emploient plutôt le mot « gay » à propos des bars qu’à propos de personnes, la fin des années 1930 et surtout la période de la seconde guerre mondiale marquent un tournant dans l’usage du mot et dans la culture gay.

 Avant la guerre, nombre de gays se contentent de se définir entre eux comme "queer"(anormaux, bizarres, pédés). Puisqu’ils se considèrent comme différents de ceux qu’ils appellent habituellement les "normaux", et bien que ce soit le terme également le plus souvent utilisé par la culture homophobe pour les désigner de manière péjorative. Le mot "gay" commence à s’imposer dans les années 1930, et sa prédominance se consolide pendant la guerre. A la fin des années 1940, les jeunes gays reprennent leurs ainés qui utilisent encore le mot "queer" qu’ils considèrent désormais comme avilissant. En se désignant comme gay, une nouvelle génération veut affirmer son droit à se nommer elle-meme, revendiquer son statut masculin et rejeter les styles "efféminés" de la génération précédente. Pour les plus jeune, conclut Chauncey, il est alors facile d’oublier que "gay" a sont origine dans les plaisanteries camp de ces "tantes" qu’ils entendent précisément rejeter. Une fois le mot largement répandu dans le monde gay, il est diffusé à l’extérieur par des auteurs qui se font une spécialité de familiariser leurs lecteurs avec le New York interlope.

Si le mot gay s’est largement imposé au cours de ces dernières années à l’échelle internationale pour remplacer "homosexuel" jugé trop médical. S’il a d’abord désigné dans les pays ango-saxons, à la fois les hommes et les femmes (on disait aussi bien "gay men que gay woman" il ne désigne plus aujourd’hui et le plus souvent que les hommes. Les lesbiennes, en effet, on fait valoir que lorsque l’on disait "les gays", il ne s’agissait, la plupart du temps, que des hommes et que leur présence était donc occultée ou négligée ou bien que désigner d’un même mot les hommes et les femmes revenait à ne pas prendre en considération la spécificité des modes de vie lesbiens, les cultures qui leur sont propres, etc… C’est pourquoi le mot "lesbien" est systématiquement ajouté, aujourd’hui à toutes les dénominations.

 

22 avril 2013

Vous dites ? Egerie des catholiques intégristes !

J'ai toujours pensé que les intégristes catholiques comme l'extrême droite savaient choisir les personnes en qui ils mettaient leur confiance, cette vidéo prouve que je ne m'étais guère trompé, entre leurs curetons pédophiles et cette pouf qui n'a même pas le talent de chanter juste.

Merci madame, cela prouve votre haute moralité et l'intégrité de l'éducation que vous pouvez donner à la jeunesse.

16 avril 2013

Homosexualité et chantage

Si la vie des homosexuels s'est grandement améliorée eu égard aux siècles précédents, il reste un point noir que seul, je pense, la légalisation du mariage gays peut faire disparaître. Le chantage dont certains d'entre-nous font l'objet.

En effet, la vie des homosexuels s’est longtemps déroulée sous la menace et dans la crainte du chantage. Parmi les cas les plus célèbres ont peut mentionner celui d’Oscar Wilde qui en fut victime de la part de jeunes prostitués qui avaient mis la main sur ses lettres à Alfred Douglas. On trouve dans la littérature de très nombreuses évocations de cette ombre planant sur les vies gays.

Dans les pays où les relations sexuelles entre personnes du même sexe (principalement entre hommes étaient réprimées par la loi, le fait d’être dénoncé, par un voisin ou par un partenaire d’occasion, pouvait conduire en prison. Mais même dans les pays où l’on n’encourait pas de condamnation judiciaire, la perte de la respectabilité sociale (surtout pour des hommes ou des femmes qui étaient souvent mariés) avait fréquemment des conséquences dramatiques  carrière brisée, exil, suicide.

Dès le milieu du XIXème siècle, les rapports de police et les traités de médecine légale comme celui d’Ambroise Tardieu (les Attentats aux mœurs, 1857), soulignent cette omniprésence du chantage dans la vie des homosexuels, liée à la constitution d’un type particulier de délinquance : la possibilité de gagner facilement de l’argent en faisant chanter des hommes aisés favorise l’apparition de toute une population de jeunes gens, prostitués ou truqueurs, qui se spécialisent dans cette activité. D’autres, bien sûr, se contentent de saisir une occasion sans avoir rien prémédité.

C’est la raison pour laquelle les premiers avocats de la cause gays invoquent les ravages provoqués par ce fléau comme l’un des principaux arguments de leur lutte en faveur de la décriminalisation des relations entre personnes du même sexe.  Ainsi Karl Henrich Ulrichs, à la fin du XIXème siècle ou Magnus Hirschfeld, au début du XXème sicèle qui en fait le thème du film Anders als die Andern (différent des autres) écrit par lui et réalisé par Richard Oswald en 1919.

si cette criminalité est moins forte et moins présente aujourd’hui, en tout cas dans les pays occidentaux, et si les conséquences en sont moins terribles, il est pourtant probable que cette menace n’ait pas totalement disparue et père encore sur nombre de gays et lesbiennes dans les petites villes et villages

24 septembre 2011

Les bateliers de la Volga

 

Ah ! que l'aube est triste au vieux haleur
Sous la bise qui lui fend le coeur
La corde crisse, les eaux gémissent
Barques au front pesant
Glissent dans le vent.

Hole tire, marche tire
La corde t'usera les mains et les bras
Hola tire, marche tire
De l'aube jusqu'au soir, tire sans espoir

Ah ! les rêves bleus qui m'ont bercés,
Ah ! jeunesse et fleurs du temps passé
Tire les chaînes, tire tes peines,
Adieu les jours enfuis
Tire sans merci

 

15 janvier 2011

Notre voyage et arrivée à Delhi

Ranakpur le 16/01/2011 - 1h du matin

Enfin, nous sommes partis. Comme convenu, nous nous étions donnés rendez-vous 2 h avant l'embarquement à l'aéroport de Roissy et il nous semblait pourtant être très en avance sur l'heure fixée. Hé non, c'était compter sans la détermination des filles qui chaudement vêtues et entourées de bagages, nous attendaient de pieds fermes devant le comptoir d'Air India.

L'avion ayant du retard ce qui, selon les dires de roudoudou, est habituel pour cette compagnie, les guichets de la douane et d'embarquement étaient clos, Déception. Toutefois, celle-ci fût de courte durée car au bout d'une heure d'attente environ, nous avons pu procéder à l'enregistrement de nos bagages et mon chéri de demander gentiment mais fermement à l'hôtesse 4 places dans une des rangées lattérales. Hum oui, mon chéri en habitué des transports aériens longs courriers tient absolument à s'asseoir côté allée car cela lui permet d'allonger les jambes lorsque les hôtesses ont fini de servir, et ainsi d'éviter les crampes). Les filles ont donc été installées devant nous : Maud près de l'allée, Chloé près du hublot. Mon roudoudou derrière Maud et moi derrière Chloé. Chloé et moi étions ravis, car lorsque nous ne survolons pas les nuages, nous adorons voir les villages et villes des pays traversés lorsque nous sommes prêts d'atterrir.

A noter : Je n'ai pu qu'admirer le sens d'organisation et la facilité qu'a mon roudoudou de se déplacer et de régler tous les détails (y compris les imprévus) de notre voyage. En fait, comme je m'y attendais, nous avons été entièrement pris en charge par mon chéri. Il a transporté les paquets que nous étions d'un point à un autre tout en veillant à ce qu'ils ne leur arrivent rien et soient confortablement installés à la place qui leur était assignée.

Nous avons eu toutefois un peu de mal à trouver deux casiers vides pour mettre nos manteaux et nos bagages à main qui n'étaient pourtant guère imposants. Les hôtesses et les stewards ont beau faire "les gendarmes" au sol, pour que les passagers mettent leurs paquets volumineux en soute, rien à faire. Les compatriotes de mon chéri sont très indisciplinés et s'arrangent toujours pour monter à bord avec ce qu'ils ont envie, d'où un manque réccurent de casiers. Mais pas question de garder nos manteaux sur nous ou sur nos genoux pendant les 17h de vol.

Après beaucoup de stress nous avons pu poser nos fesses sur les sièges un peu défoncés de notre avion et savourer le fabuleux bonbon et le jus d'orange offerts par l'hôtesse ( hum oui, pour le confort rien à voir avec Emirates Air Lines). Au moment du décollage, roudoudou nous a fait passer des boules quies pour éviter que nous ayons mal aux oreilles (hé oui, il pense à tout).

Après le diner, nous nous sommes préparés pour la nuit et, tous les indiens qui étaient à bord, mon chéri ne faisant pas exception à la règle, se sont relayés pour aller faire un brin de toilette et se brosser les dents. Ils ont également presque tous, mon roudoudou compris, enfilé des petites pantoufles d'avion ou se sont mis en chaussettes pour éviter d'avoir les pieds enflés. Pour moi qui lors de notre précédent voyage avait déja assisté à la scène ce ne fut pas une nouveauté, mais les filles en sont restées bouche bée. Mon chéri se mettait à l'aise et pour faire bonne mesure, il  a étendu sur lui un de ses grands châles indiens en nous souhaitant bonne nuit.

Au matin, nous nous sommes aperçus qu'il avait du simplement somnoler. Ses yeux étaient rouge le faisant ressembler à un lapin albinos. Chloé et Maud s'étaient reposées tant bien que mal. Quant à moi, j'ai un peu honte de le dire, mais le cul dans l'eau je dormirais. Heureusement nous sommes arrivés dans la  nuit.

Nous sommes descendus à l'hôtel Siddarth à Delhi, que nous connaissions pour y avoir déjà séjourné en 2009. Roudoudou s'est chargé de la paperasse. C'est pas pour dire, mais c'est super agréable d'avoir quelqu'un du pays pour se faire comprendre et nous faciliter toutes les démarches administratives. Les chambres étaient confortables, Les filles étaient logées sur un autre étage mais bon. Elles étaient satisfaites de leur chambre dans laquelle les attendait un panier de fruit offert par la direction (non non non, c'est pas S... qui a demandé, c'est la particularité de cet hôtel d'offrir ce petit présent à chaque arrivée de clients, nous aussi y avons eu droit).

 

5 décembre 2010

C'est là ou l'on passe son chemin !

Roudoudou en assez, il est excédé, car depuis quelques temps il est sollicité plus que régulièrement par des magazines, des chaines de télévision, des étudiants pour qui le fait qu'il soit gay exerce, semble-t-il, une étonnante fascination. Que ce soit pour des thèses, des émisions tv réalités, des photos, des articles pseudos informatifs sur les difficultés que nous aurions à vivre notre vie de gay, notre éventuel désir de devenir parents...C'en est lassant. 

Pour ne pas être importunés, le mieux serait que nous renoncions à nos blogs, et pour roudoudou cesser d'être inscrit sur un forum de discussion. En résumé, pour vivre heureux, vivons caché. C'est ce que justement nous refusons, sans pour autant faire étalage de ce que nous sommes.

Je ne sais comment se débrouillent ces importuns ? Mais cela devient pénible à la longue. Sélectionnent-ils les blogs au hasard ? leur sont-ils signalés ? Pour les forums, pas de souci, ils trouvent, il suffit de s'inscrire sur un forum lgbt, choisir parmi tous les profils à peu près remplis et la qualité des posts.  En ce qui me concerne, je suis beaucoup moins sollicité, il est vrai que mon âge fait que je ne suis plus très frais au marché de la gaypédétude et que d'ici une dizaine d'années j'aurai atteint la date de préremption.

Ce ne sont pourtant pas, je présume, les personnes qui manquent qui souhaiteraient passer à la télévision et/ou se raconter, que ce soit contre monnaie sonnante et trébuchante ou tout simplement par avidité de reconnaissance. Hum bref, c'était mon coup de gueule du jour !

 

15 novembre 2010

La marche des chômeurs (Yiddish)

Eyns, tsvey, dray, fir, arbetloze zenen mir, nisht gehert khadoshim lang in fabrik dem hamer-klang s lign keylim kalt fargesn, s nemt der zshaver zey shoyn fresn, geyen mir arum in gas, vi di virim pust-un-pas.

Eyns tsvey, dray, fir, arbetloze zenen mir, on a beged, on a heym undzer bet iz erd und leym, hot nokh ver vos tsu genisn, teylt men zikh mit yedn bisn, vaser vi di gvirim vayn gisn mir in zikh arayn.

Eyns, tsvey, dray, fir, arbetloze zenen mir, yorn lang gearbet shver, un geshaft als mer un mer, hayzer, shleser, shtet un lender, far a hayfele farshvender. Undzer loyn derfar iz vos ? Hunger, noyt un arbetloz.

Eyns, tsvey, dray, fir, ot azoy marshirn mir, arbetloze, shrit  nokh shrit, un mir zingn zikh a lid fun a land, a velt a naye, vu es lebn mentshn fraye, Arbetloz is keyn shum hant in nayen fraeyn land.

Traduction :

 

Un, deux, trois, quatre
C'est nous les chômeurs en marche!
Depuis des mois, pas l'écho
D'un marteau dans les usines.
Nos outils font grise mine.
La rouille leur fera la peau.
Nous marchons dans la grand-rue
Sans boulot, comme parvenus!

Un, deux, trois, quatre,
C'est nous les chômeurs en marche!
Sans chez-nous et sans habit,
Terre et crasse pour seul lit.
L'un apaise-t-il sa faim,
Aux autres le dernier morceau.
Et nous avalons de l'eau
Comme les rupins le vin!

Un, deux, trois, quatre,
C'est nous les chômeurs en marche!
Des années à s'échiner
Autrefois sans s'arrêter,
Construire villes et châteaux
Pour une bande de saligauds!
Et quel est notre salaire?
Le chômage, la misère!

Un, deux, trois, quatre,
C'est nous les chômeurs en marche!
Pas à pas, nous avançons
Et entonnons not' chanson,
Celle d'un monde qui rajeunit,
Où vivent des hommes libres.
Le chômage, c'est fini
Dans ce nouveau pays libre!

 

4 octobre 2010

On prend les mêmes et on recommence

Contrairement à ce que je pensais et bien que la semaine ait été difficile, elle n'a pas été insurmontable, et mon calvaire à pris fin dimanche soir au retour de mon petit gars. Je suis allé le récupérer gare de Lyon, tout mignon tout beau, chargé à son habitude comme un mulet de ses sacs et paquets cadeaux en tout genre. Je me demande d'ailleurs, comme il fait pour ne pas croûler dessous...

A peine rentrés chez nous, tout fier, il s'est empressé de m'offrir ce qu'il me destinait, non seulement de quoi "arrondir" mon tour de taille de façon inquiétante mais également, pour notre budget, son salaire de septembre gonflé des prestations effectuées à Lyon auxquelles un "supplément" a été rajouté en remerciement de son professionnalisme (là, j'ai pas tout compris...) bien qu'heureux pour lui, je me sens un peu minable car c'est souvent mon petit gars qui rapportent de quoi faire vivre confortablement notre foyer. J'espère que ce mois-ci, comme au mois de septembre faire suffisamment de chiffres d'affaires pour me verser un salaire convenable, ça permettra à mon S... de souffler un peu.

De mon côté, je ne l'ai pas oublié puisque j'ai trouvé à la FNAC un diffuseur d'air pour son ordinateur Asus, ce qui en principe doit l'empêcher de chauffer. J'ai sélectionné également à son intention quelques livres d'écrivains indiens, qui figurent en bonne place à la rentrée littéraire de cette année. Son avis en tant qu'indien, vivant en Europe et dont la mentalité change, m'intéresse particulièrement.

Bien que fatigué, il a fait honneur au dîner que j'avais commandé à notre "cantine" (Chez Pouchkine) et a accepté de barboter dans la baignoire remplie de sels de bain, de mousse et de tout ce qu'il faut pour se délasser et se préparer pour une bonne nuit. Môssieur préfère les draps rose foncé ? aux draps bleu déjà présent sur le lit. Qu'à cela ne tienne, sitôt dit, sitôt fait, j'ai procédé à l'échange (hum oui, le lit c'est moi qui le prépare). Comme je veux que mon roudoudou soit dans de bonnes dispositions (ce qui n'est pas tout à fait désintéressé non plus) et qu'il soit très très disponible au petit matin, je fais ce qu'il faut pour....

 

21 juin 2010

Coup de colère

Roudoudou est furieux, il a reçu plusieurs mails lui proposant de faire des photos pour un photographe indien : Sunil Gupta. Il s'agirait entre autre d'interprêter le compagnon d'un homme gay européen de 45 ans. Bien qu'on ne lui ait pas précisé le style de photos qu'on attendait de lui (mais compte tenu du sujet), il n'y a pas loin de penser qu'elles pourraient être sinon érotiques voire "osées".  Aussi est-il entré dans une rage folle, comme jamais je ne l'avais vu. Lui toujours si calme (hum, en apparence seulement) s'est trouvé humilié qu'on pense à lui pour ce genre de photos.

Il va s'en dire que dès le second mail il m'en avait parlé et que je l'avais laissé libre de son choix, estourbi qu'on lui fasse une telle proposition. Ce n'était pas le première fois et ce ne serait sûrement pas la dernière, mais jusqu'ici les propositions venaient de studios européens plus que douteux et pour lesquels il ne s'était pas donné la peine de répondre. Là, il semble s'agir d'un de ses compatriotes, d'où son humiliation d'autant plus grande, qu'on le prenne pour un garçon "facile", en gros, je cite : .."pour un gay européen" ce qui n'est guère flatteur pour eux pensais-je, mais ce n'était pas le moment de lui faire remarquer...

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