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30 janvier 2010

Boudte zdorovy Ukraine !

Nous voici de retour après trois semaines  passées à l'Est, Hum bien qu'elle soit indépendante depuis quelques années, c'est pour notre famille, toujours une ancienne république soviétique et ce, bien que nous soyons Russes et non Soviétiques nuance importante précisons-le.

l_d363ab5f8db62dd875adfbb76ac4ea15Nous avons donc passé les fêtes de fin d'années en Ukraine. Anciennement le grenier de la Russie et à présent minée par un tas de maux... Il a neigé, il a fait très froid et bien que babouchka soit présente et S... aussi, c'était long, très long... Pour moi, c'était une première. Je ne connaissais de ce pays que ce que j'avais lu dans les livres d'histoire et ce que m'en avais raconté ma famille.  ce qui était loin d'être d'agréables souvenirs...Ceci dit Kiev est une belle ville. Nous y retournerons certainement, mais en été, quand nous serons en "fonds", et nous pousserons  jusqu'à Odessa. Mais si vous savez bien, cette ville portuaire de la mer noire,  là ou fût tourné le film "Potemkine". Cette ville qui au temps du Tsar Nicolaï était cosmopolyte dans la mesure ou les juifs, les musulmans d'Asie Centrale et tous les étrangers quels qu'ils soient avaient l'autorisation de séjourner. Il paraît qu'il reste encore des traces architecturales et autres de ces passages.

Comme tous Slaves qui se respectent, nous avons fêté dignement le Nouvel An. N'étant pas au régime, nous avons fait honneur à tout ce qui nous a été proposé. et S... s'est même laissé aller à danser avec babouchka et évidemment, je n'avais pas l'appareil photo. Ce devait pourtant être quelque chose. Nous avons visité Kiev et S... a été très impressionné, positivement, par les toits en forme de bulbes des églises, et par la petite promenade en drozsky où il s'est congelé, malgré le fait qu'il soit bien couvert.

Enfin quoi qu'il en soit, nous sommes rentrés ! et bien content de l'être. Nous sommes tous sur les genoux, impatients de nous reposer et S... de récupérer sa minette confiée à nos amies Maud et Chloé. Demain il fera jour en attendant, soirée pyjama-télé avec Babouchka qui va passer le week end avec nous.

La suite des évênements : mon courrier. Il va falloir que je m'y attaque et là c'est l'horreur absolue, absent 3 semaines et ma boite aux lettres débordent de prospectus en tout genre, mélés à la correspondance, aux factures et aux cartes de voeux des amis (ies), sans compter les mails en pagaille auxquels je me dois de répondre. J'en ai pour des jours. Hum ça va m'occuper puisque je ne peux reprendre toute de suite mon activité. Malgré tous les soucis que je lui cause, babouchka a répondu "présente". C'est elle qui, en un premier temps, va m'aider à tenir le magasin.

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21 novembre 2017

S....

Lorsque je suis rentré hier soir, il ne semblait pas très décidé à sortir. Il traînait dans l'appartement au point que j'ai fini par lui demander ce qu'il en était. Et effectivement, il préférait rester chez nous, que nous nous fassions une soirée rien que tous les deux. Il faudra que je lui apprenne à dire carrément les choses...

Dans le fond ça tombait bien. Je suis saoul, non de vodka, mais de cette foultitude qu'il y a dans les rues, les magasins. De ce battage médiatique  - de Noêl en un premier temps, puis du Nouvel an qui suivra - dont on nous rabat les oreilles et éblouit les yeux à coup de décorations clinquantes et de publicités commerciales criardes qui n'ont rien à voir avec ce qui était à l'origine une fête sainte et ce, même si financièrement je profite de cette manne. Cette joie factice me rend triste et accroît mon empathie pour le sentiment de solitude que peut ressentir mon amour qui n'a plus de famille.

Un seul remède pour contrer cette mélancolie : Nous occuper de nous, de lui. Vivre le moment et l'instant présent. Et ce qu'il voulait c'était une soirée à deux. Un gentil diner assorti d'une conversation à bâtons rompus suivis, et j'en ai eu la confirmation plus tard, d'un gros calin.

J'ai donc commandé un repas pour deux chez "Pouchkine" auquel nous avons fait honneur, puis nous nous sommes installés dans le salon pour siroter, moi ma vodka au poivre, lui son café aux épices. L'avantage tout de même de ces fêtes, c'est qu'il sorte de superbes livres d'art qu'on ne trouve qu'à cette période de l'année et certains à édition limitée. J'en ai profité pour tâter le terrain, mine de rien, savoir ce qui l'intéresserait ...

026_009Nous avons partagé la baignoire, les sels de bain et la mousse. Pour finir par nous retrouver enlacés comme deux lianes sur notre lit qui contient avec peine la profondeur de notre amour. Ce qu'il m'a fait avec une telle intensité que je n'ai pu m'empêcher d'en ressentir une angoisse, comme s'il s'agissait pour lui de me démontrer quelque chose. A l'aube, il m'a à nouveau sollicité mais inversement. D'après son attitude, j'ai compris ce qu'il attendait de moi... Nous nous sommes rendormis dans les bras l'un de l'autre, mon chéri collé de face contre mon dos, comme un coquillage sur son rocher.

Maintenant, il est huit heures et je ne suis pas chaud de le réveiller avant de descendre travailler, mais si je ne le fais pas, ça le contrarie et quand il est contrarié, oulah ! ça se voit. Il n'aime pas se réveiller dans un appartement vide quand nous avons passé la soirée et la nuit ensemble. Donc, je fais ce qu'il me demande, ça nous permet de prendre notre café ensemble et nous mets de bonne humeur pour la journée.

   

22 novembre 2009

Dieppe

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Lundi nous sommes allés à Dieppe, à 36 km du Tréport. Nous ne connaissions pas cette ville et nous avons été très surpris d'en voir la grandeur. Nous avions cru qu'elle était à peu près identique au Tréport. C'est à dire de petites maisons, un petit port de pêche et de plaisance. Or, il s'avère que cette ville est largement plus grande, avec un chenal, un immense port de plaisance, idem la plage et le centre ville.

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Les rues sont étroites et l'étroitesse en est accentuée par des maisons hautes certaines comportant jusqu'à 8 étages et les plus basses 4 étages avec des fenêtres laissant supposer une certaine hauteur de plafond. Certaines maisons sont particulièrement délabrées et la Municipalité a incité vivement les propriétaires et les copropriétaires à faire des travaux de réhabilitation. Sans toutefois, leur proposer des prêts ou des aides financières. Ce qui est un peu dur quand on sait le prix des travaux, n'est-ce-pas S... et qu'une réhabiliation suppose que le style et les matériaux soient identiques ou similaires à ceux employés à l'époque...

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Nous avons été agréablement surpris de savoir qu'il y avait un château dont une partie avait été transformée en musée.

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Nous nous sommes empressés de le visiter et avons vu avec ravissement le travail des ivoiriers de Dieppe. Il en reste 3 si nous avons bien compris. L'ivoire était ramené d'Afrique en échange avec les populations locales de babioles et colifichets. Il y a beaucoup d'ex-voto, de blagues et de rapes à tabac, de tabatières et de différentes boîtes à pilules ? sur lesquelles figures un travail de "dentelle" et de visages peints.

Nous avons remarqué également de superbes tableaux. Tous représentant Dieppe à différentes époques et peints par divers artistes locaux ou ayant séjourné dans la ville. Certaines peintures représentaient des mets de table en l'occurence des poissons peints par des maîtres de l'Ecole Flammande et Hollandaise. J'en aurais bien fait mon ordinaire, mais bon faut pas rêver...

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Nous sommes ensuite allés dans le quartier du Pollet, qui correspond au centre historique de Dieppe. Une rue pietonne, beaucoup de petits commerçants, de banques ou toutes les agences semblent représentées, d'agences immobilières, un monoprix, un casa blue. De superbes églises mais dans un état d'abandon pitoyable et actuellement en cours de rénovation. Comment as-t-on pu laisser de tels chefs d'oeuvres se dégrader ainsi...Je parle en particulier des églises St James et St Rémi.

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Nous sommes allés déjeuner sur le port, bien que contrairement au Tréport nous n'avons pas eu grand choix, il semblerait que le lundi beaucoup de commerces et restaurants soient fermés. Qualité bonne mais sans plus par rapport à ce que nous connaissons.

Nous nous sommes promenés sous les arcades, dans le centre ville, sur le port et sur la plage, mais mon amour avait froid et il n'aimait pas la ville plus que ça. Il m'a même dit qu'il se sentait un peu oppressé. Etais-ce dû à la grandeur de la ville ? à ses rues étroites et sentant pour certaines le moisi ? il a souhaité rentré à la maison et comme la nuit tombait, je me suis fait un plaisir d'acquiescer à sa demande.

 

22 novembre 2009

Notre séjour sur la Manche : Le Tréport

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Le dimanche nous étions encore flappis de notre journée de la veille et nous sommes donc restés à nous promener et à flâner à travers la ville. Contrairement à beaucoup de ville balnéraire, celle-ci n'est pas une ville dortoir. Comme il y a un port de pêche en plus du port de plaisance, il y a toujours de l'animation que ce soit des habitants ou des touristes qui affluent le week end. L'accueil bien que réservé y est aimable.

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Mon chéri habite le quartier des Cordiers, qui est le centre historique de la ville et n'est donc pas loin de toutes les comodités : plage d'un côté, commerçants alimentaires et port de pêche de l'autre. Le centre administratif étant à l'entrée de la ville. Nous sommes allés "rôder" du côté de la petite maison occupée par des personnes comme nous (gays) dans l'espoir que nous les rencontrerions peut être, mais non. Nous avons ensuite fait un tour au phare rendez-vous de tous les pêcheurs où nous avons fait quelques photos.

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Nous nous sommes fait remarquer bien involontairement comme des Parisiens maladroits. Hum, mon chéri voulait prendre des photos et les vagues étaient assez hautes si bien qu'il s'en est pris une. Je n'ai eu que le temps de le tirer en arrière j'ai bien cru qu'il allait être emporté.

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Nous sommes également allés tout en haut des falaises, grâce au funiculaire remis en service par la Municipalité et mis gracieusement à disposition de la population de la ville et de ses visiteurs.

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J'espère que ces photos vous auront donné envie de venir voir par vous-mêmes. Vous ne le regretterez pas. C'est une ville charmantes ainsi que ses habitants et les prix pratiqués sont raisonnables. Pas loin de Paris, dépaysement assuré. Peut-être nous y rencontrerons-nous ? qui sait !

 

22 novembre 2009

Départ - Sur la route - Arrivée....

007Nous sommes rentrés mercredi dernier. Mais avant de rentrer, il nous a fallu partir et surtout arriver à bon port et là, ça c'est un peu compliqué. Hum après avoir, comme prévu, eu toutes les peines du monde à glisser la minette de mon amour dans son panier de voyage - celle ci écartant les pattes arrières quand on voulait l'y glisser ou bien celles de devant, selon son humeur et notre patience - Nous sommes enfin montés en voiture et roulez cocotte. Nous avons eu droit, également toujours comme prévu, à des miaulements sonores et déchirants au point que nous désespérions avoir un peu de tranquillité. Mais comme tout à une fin, après une demi-heure de route, elle s'est calmée, ouf, mes oreilles n'en pouvaient plus. 

Nous avons pris l'autoroute et je devais prendre la première sortie après Beauvais. Je ne sais comment je me suis débrouillé, j'ai raté ladite sortie et je me suis égaré. Nous sommes retrouvés à Amiens, de là après quelques cafouillages à Abbeville où nous avons visité bien involontairement les petits patelins. N'arrivant pas à récupérer notre chemin - j'ai bien un GPS mais il était déchargé, hum oui ça n'arrive qu'à moi - Personne dans les rues des villages que nous traversions à qui demander notre chemin et comme bien souvent dans ces cas là, nous commençions à nous impatienter d'autant que nous avions un impératif d'horaire, S... ayant une réunion de coproprité à 14 h. Pour couronner le tout, mon amour finit par me dire que sa minette avait fait pipi dans son panier (on l'a échappé belle, ça aurait pu être autre chose) et que lui-même avait à satisfaire une urgence du même ordre. Nous avons du nous arrêter en pleine campagne pour faire ce que nous avions à faire. Mais là encore c'était sans compter les petites pudeurs de mon chéri qui n'osait se soulager de peur d'être vu. On se demande bien par qui ? les lapins peut être ? Après l'avoir rassuré en me détournant aussi bien par discrétion que pour faire le guet, et pour éviter d'arriver le slip mouillé, il a finit par retrouver un peu de "sérénité", ce qui vu le temps que ça a durée n'était pas du luxe.

De mon côté, j'ai retrouvé mon chemin avec bien du mal et nous sommes arrivés à destination à 15 h au lieu de 11 h 30 soit après 5 h de route pour 187 km, pour un départ de Paris à 10 h du matin au lieu de 9h (merci Shivana) . S... avait raté sa réunion de copropriété mais a tout de même voulu se présenter à l'agence immoblière qui fait office de syndic, hum oui, il est quelque peu têtu. Il a bien fait, sur les 3 copropriétaires il était le seul présent, mais l'un deux avait envoyé son pouvoir et la secrétaire de l'agence qui n'était pas débordée a pu faire le procès verbal à deux voix contre une. Re-ouf, nous nous étions déplacés spécialement pour ça.

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Comme nous n'avions aucune provision dans l'appartement, et pour cause, et après avoir déposé la minette nous voilà partis toujours en voiture au grand supermarché Auchan à Mers-les-Bains. Là heureusement, des pancartes partout pour nous l'indiquer et éviter aux néophytes que nous sommes de nous égarer. Mon chéri a saisi un chariot, (avec autorité) ou il aurait pu rentrer aisément et nous voilà parti à l'assaut des rayons. Avec toutefois un bémol, nous n'avions pas pensé qu'il y aurait autant de monde qui faisait déjà leurs achats de Noël en plus de ceux de la semaine. Enfin, je me suis laissé aller à somnoler pendant que mon amour choisissait les denrées indispensables à notre survie. Hum oui, chacucun son rôle. Je suis sorti de ma somnolence à la caisse quand nous avons non seulement dû tout mettre sur le tapis roulant et ensuite tout remettre dans des sacs. Nous devions avoir l'air passablement empoté vu qu'à Paris, nous faisons pratiquement tout livrer et que c'est le livreur qui se charge de la maintenance. Certains déplaisants personnages diraient que nous sommes d'affreux snobs. Mais non, c'est seulement que nous sommes pris par le temps et nos jobs respectifs.

Pour me remercier mon chéri m'a invité à diner au restaurant, celui qui était le préféré de sa maman (et que nous nous devons absolument de fréquenter lors de nos séjours), et où je me suis régalé d'un plateau de fruits de mer pour moi tout seul, mon chéri n'aimant pas ça. Il s'est contenté de gambas (son péché mignon) et coquilles saint jacques (2ème péché mignon). Nous sommes rentrés épuisés ou nous nous sommes avachis dans le canapé avant de rejoindre les bras de Morphée.

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14 novembre 2009

Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés...

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Départ ce matin 9h pour cette charmante petite ville balnéaire, sans chichi, ou nous devrions arriver tranquillement vers 11 h 30 - 11 h 45. Ce qui nous permettra de changer d'air tous les trois (la troisième étant Shivanna). Retour Mercredi dans la soirée. Le flot des vacanciers étant passé nous serons plus au calme. Hum peut être pas samedi et dimanche puisque beaucoup de touristes Britanniques, Belges, Français de l'Oise et de la Somme viennent profiter de l'air salin et se remplir la panse des délices de la mer - hum nous les premiers - Ce qui constitue un apport financier important que cette petite ville ne peut se permettre de négliger.

Lorsque mon chéri a sorti la boite de transport de sa minette, elle a compris de suite et est partie se cacher sous le lit. Comme Melle n'aime pas voyager, je sens que ça va être tout un sport pour la glisser à l'intérieur et que nous aurons droit à nombre de miaulements conséquents à fendre l'âme jusqu'à notre arrivée, y compris une petite faiblesse de vessie. Prudent S...a mis une serviette de toilette au fond de la boite, ça épongera un peu son incontinence éventuelle.

Caroline (ma voiture) doit nous mener à bon port et je vais lui demander un effort supplémentaire pour pousser jusqu'à Dieppe que nous ne connaissons pas. Les touristes se sera nous. Appareil photos en bandoulière, bien décidé à profiter un maximum de notre séjour, des restaurants de poissons et crustacés (poissons pour mon chéri, crustacés et fruits de mer pour moi). N'étant jamais ni l'un ni l'autre entré dans un casino, nous allons nous lancer dans une exploration discrète et raisonnable de ces lieux mythiques des bords de mer. Compte rendu à notre retour.

S'agit maintenant de réveiller  Roudoudou pour qu'il soit fin prêt, café bu et de bonne humeur pour nos pérégrinations.

25 octobre 2009

Officialisation de notre couple

Depuis que S… a demandé à Babouchka la permission de me fréquenter et l'accord de celle-ci, je vis dans un rêve.  Notre soirée "à la Ville de Pétrograd" s'est très bien déroulée. Nous nous sommes transformés les uns et les autres en fontaine lorsque mon petit S.. m'a passé la chevalière au doigt. Depuis, je ne me lasse pas de la regarder, je dors même avec. 

 

 

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Je reconnais que "ça fait très midinette" mais, cette union représente l'aboutissement d'un fol espoir à une recherche commencée il y a un certain temps déjà et pour laquelle bien que j'espérais, je doutais d'une possibilité de réalisation en raison de mon état. Mon adorable S…, je me suis demandé si l'officialisation de notre union n'intervenait pas trop tôt, s'il était vraiment sûr de ses sentiments, et si et si, et si je réfléchis trop je ne ferai jamais rien. Donc on verra bien. Pour l'instant  et depuis l'année dernière je profite de ces intenses moments de bonheur.

S… s'est décoincé. Je peux le regarder nu en totalité, idem en ce qui le concerne. Toute gêne semble avoir disparue (oui enfin presque pour ce qui est de lui). Nous ne formons plus qu'un. Nos désirs et les réactions de nos corps ne sont plus des secrets qu'il nous faut protéger. Quand je le caresse, il ne baisse plus les yeux pour les mêmes raisons, la coquetterie peut être ? Même s'il rosit encore, Il ose me faire comprendre ce qui lui plait, quitte à guider ma main. Privilège qui jusqu'ici m'était  réservé. Nous ne nous donnons pas l'un à l'autre, nous nous abandonnons dans les bras l'un de l'autre. Nous partageons le même lit et son corps contre le mien me procure toutes les joies que j'en attends. Mais de mon côté suis-je à même de lui donner le plaisir qu'il serait en droit d'en retirer ? je dois avouer que ça me turlupine.
 

 

11 octobre 2009

La Fête des Vendanges 2009

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Comme je suis seul actuellement et ne voulant pas encore me morfondre sur mon sort ce week end, j'ai décidé d'aller à la Fête des Vendanges qui se tient sur la Butte Montmartre depuis le 07 et jusqu'au 11.10.2009. Cela faisait une éternité que je n'avais mis les pieds dans le 18ème arrondissement. J'ai flâné sur la place du Tertre, et les alentours en visitant le Musée de la Commune Indépendante de Montmartre.

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Je me suis offert un gueleton "Chez la Mère Catherine" Hum oui, faut pas se laisser aller, et c'est vrai qu'après, mon moral allait beaucoup mieux,. Je suis redescendu par la rue des Saules ou j'ai atterri devant les vignes et le Lapin Agile qui est un cabaret, dont la principale animation est de proposer des textes d'Aristide Bruant récités par des chansonniers. 

J'ai par la suite assisté au défilé des différentes corporations vignerones, suivies par les écoles de Copuera et de Samba, précédées par les Musiciens de Montmartre. Le défilé s'est terminé au métro Abbesses après que les participants eurent salué le Maire de la Commune de Montmartre. Le tout dans une ambiance très sympathique et bon enfant. Ah ça fait du bien de ne pas être obligé de cotoyer toute une faune venue dont ne sais où qui nous impose leurs exhubérances...

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Dommage que mon amour n'ait pas été là, nous aurions pleinement profité de cette manifestation d'autant qu'il n'y a jamais assisté et qu'il est curieux de tout ce qu'il ne connait pas, surtout des coutûmes françaises. Il était également prévu un feu d'artifices mais je crois qu'il aura lieu à la fin de la fête, sous toute réserve.

Je suis rentré avec les pieds en compote (hum oui, Montmartre c'est encore les petits pavés bien inégaux, mais si vous savez bien, ceux que les étudiants lançaient en mai 68 sur les policiers) mais satisfait de ma journée. J'ai pu faire quelques photos pour montrer à mon chéri de quoi il retournait.

 

28 septembre 2009

Git Yom Akkipourim

Ce soir j'ai accompagné babouchka à la schull. Bien qu'elle n'ai jamais pratiqué puisque ses parents l'ont fait baptiser à la Basilique Alexandre Nevski, il est des traditions qui perdurent quelques soient les persécutions et au travers des générations.

Nous avons assisté à l'office du matin et du soir, babouchka à l'étage avec les femmes et moi, au rez-de-chaussée avec les hommes. Pendant un moment je me suis demandé si je ne commettais pas un sacrilège puis, j'ai décidé que maintenant c'était comme ça et que si un Dieu existait il savait ce qu'il en était et ma foi étant intacte peut importe qui j'avais été. Ce qui comptais à l'heure actuelle c'était ce que j'étais devenu et ce que j'étais.

180px_FourspeciesEn passant la porte j'ai religieusement embrassé le bout de mes doigts pour les passer ensuite sur la mézouzah en spalmodiant la bénédiction d'usage. J'ai fait de même en mettant le châle de prières et les téphilines et lorsque la torah est passée je n'ai pu m'empêcher de tendre les franges de mon taleth pour la toucher et les baiser ensuite. Ces gestes sont venus tout naturellement comme si je n'avais jamais quitté la communauté, et bien qu'orthodoxe de père et de mère par conversion et n'étant plus rentré dans une synagogue ou une église et n'ayant plus prié depuis de nombreuses années, que ce soit dans une religion ou dans une autre toutes les prières et bénédictions me sont revenues, automatiquement, idem les mélopées et le balancement rituel. Les lettres de mon livre de prières semblaient me parler et danser devant mes yeux.

A un moment j'ai levé la tête et j'ai vu babouchka qui me regardait les larmes aux yeux. Cela m'a fait mal car je ne sais que trop bien pourquoi elles ont coulé et ce qu'elles signifient.

Je ne suis plus Zadznia et ça quoi qu'il en soit et quoi que je fasse, elle ne l'accepte que contrainte et forcée. Je suis A... fils de Tziporah et de Volodia. Je reconnais que pour elle ainsi que pour d'autres parents à qui ça arrive ce doit être un coup dur mais c'est ainsi. Pour que continuer nos bonnes relations, nous évitons d'en parler. C'est bien un des seuls sujet tabou dans notre famille.

 

 

 

20 septembre 2009

Encore une tournée, une !

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Et c'est reparti, mais cette fois-ci pour l'Allemagne, ce pays maudit entre tous. Mon chéri va se produire à Berlin. Il part ce soir et je suis anéanti. J'ai beau savoir que c'est son métier, il n'empêche que je ne m'y fait pas. A chaque départ, je suis inquiet de ce qui peut advenir. Pourvu que son voyage se passe bien. Vont-ils être bien accueillis ? bien logés ? la troupe aura-t-elle le succès escompté ?  Vas-t-il manger correctement ? car si je ne suis pas derrière il saute allègrement les repas. Je n'arrive pas à résoudre son ou ses problèmes d'anorexie, car je suis sur que c'est de ça qu'il s'agit. Le connaissant et la haute opinion qu'il a, hum, que nous avons des psy c'est peine perdue que je lui en parle...

Normalement, puisqu'ils ont été invités, tout devrait bien se passer, mais sais-t-on jamais ? Chose curieuse, je suis moins inquiet lorsqu'il part en tournée à Londres, ou en Asie voire, dans les Emirats. Nous avons préparé ses sacs de voyage hier, dans la soirée. Il ne reste plus qu'à rajouter ses affaires de toilettte. Sa minette rôde autour comme une âme en peine. Elle ne nous quitte pas d'une semelle et cette nuit nous l'avons eu en bonnet de nuit. Elle sent qu'il va partir. Mon amour a été déçu quand je lui ai dit que je ne viendrais pas le voir danser, mais je crois qu'il a compris pourquoi.

Seigneur, il n'est pas encore parti que je suis en train de gâcher notre dernier jour ensemble par mes angoisses et mes récriminations. Mon amour dort encore. Je vais lui préparer son petit déjeuner histoire de bien commencer cette journée. De plus ça m'évitera de ruminer.

15 août 2009

Les pintades

Elles ont en général  35-45 ans, évoluent dans un milieu social fleurtant avec le cadre moyen, sont médiocres dans beaucoup de domaines mais ont beaucoup de bagou et d'assurance  qui peuvent donner l'illusion qu'elles sont intelligentes, bien élevées et ,cultivées, à condition toutefois de ne pas trop "creuser".  Elles ont bien évidemment toujours raison et se transforment en harpies à la moindre contrariété, surtout lorsqu'on les met en face de leurs incohérences, leur non savoir et leur "milieu  très petit bourgeois".

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La pintade veut s'introduire et être introduite partout. Ce qui lui est relativement facile dans des milieux sociaux ou l'intellect et la culture sont assez bas, et les revenus financiers encore plus, et ou la façade qu'elle s'est construite lui sert de faire valoir. Un milieu égal au sien ne l'intéresse que moyennement dans la mesure ou elle est en concurrence avec d'autres pintades. Ce qu'elle brigue c'est le milieu supérieur au sien qu'il soit professionnel et/ou intellectuel.3162_ACT_HP_1

Les pintades qu'elles soient parisiennes ou provinciales ont toutes en commun que lorsqu'elles font quelques courses, elles flambent leur  cartes bleu et./ou leur carte de crédit en vêtements de marques reconnaissables non par leur coupe, mais par le logo affiché sur le produit acheté, persuadées que leur apparence leur ouvrira toute les portes, et que tout un chacun ne pourra manquer de le remarquer. Mais comme dans tout, la pintade parisienne fait toujours moins pintade que celle de province (ben oui question de style et de physique), mais sont toutes aussi ridicules. Les pintades portent la montre Cartier, le tee shirt Chanel (le sac ou le tailleur/costume étant trop onéreux pour elles), on se rabattra éventuellement sur l'imitation ou sur le Vuitton, pour celles qui sont féminines : le petit collier en perles de culture et le carré Hermès ne sont pas mal non plus et donnent une touche  "parvenue" à l'ensemble. 

poulette4jtLa pintade aime à se faire remarquer, être au centre de l'attention. Elle fait souvent partie d'un groupe de discussion et/ou, d'une association quelconque ou elle peut pérorer à loisir devant des greluches et des dindes bées d'admiration qui l'écoutent et recueillent ses paroles, je n'ose parler de pensées, les yeux mouillés de gratitude persuadées d'avoir cotoyé Dieu le Père. Mais qu'une contrariété se fasse jour, qu'une de ces pauvres choses mette en doute les vérités assénées et c'est la catastrophe. La pintade déstabilisée se met alors à éructer de rage, à  menacer, harceler, jurer et à injurier comme un charretier, n'ayant pas les arguments intellectuels et l'humour suffisants pour remettre en place l'importun. La belle façade construite à la force du poignet s'écroule alors, ne laissant à la pauvre pintade que le mépris qu'elle inspire...

13 août 2009

Laurine

Hier soir lorsque je suis rentré,  mon amour était au téléphone avec,  oh,  surprise : Laurine,  une amie, dont nous avions fait connaissance il y a quelques mois. Laurine qui s’était proposée lorsque mon amour était si  souffrant de tenir mon magasin pour que je puisse mieux m’occuper de lui. A l’époque nous l'a connaissions peu et sa gentillesse nous avait particulièrement touché. Donc mon S... était en grande conversation.  Il était dans un tel état d’excitation que le débit de sa voix était un peu précipité. Il en bafouillait et oubliait par moment son bon français.  Ne voulant pas les interrompre car,  d’habitude il parle peu, j’ai voulu préparer notre diner , mais celui-ci était déjà  prêt. Qu’à cela ne tienne,  je l’ai mis à chauffer et  j’ai dressé la table. Par contre, il avait oublié de donner à manger à sa minette. Pauvre  Shivanna 20H30 et son repas n'était pas encore servi. Y a du laisser aller.

l_4dee73c86db04aeb953660e9f751af44Laurine qui nous a gardé son amitié lorsqu’un vent de tempête s’est levé  et abattu sur nous et notre amour.  Bien  que j’avais refusé sa proposition pour diverses raisons et en particulier justement parce que je la connaissais peu et qu’il n’était pas question d’user de sa gentillesse, nous l’avions toujours gardé en affection.  Laurine avec qui nous avons régulièrement correspondu depuis, par blogs interposés puis msn. Lorsqu’elle est venue de sa banlieue sur Paris, mon amour avait osé lui téléphoner mais depuis,n’avait pas réitéré.

Pendant le repas,  j’ai eu droit à une restitution de la conversation. La pauvre Laurine a du avoir ses oreilles qui ont sifflé. Mais ce n’était que gentillesse de la part de S... qui m’a dit qu’elle ne s’était moquée ni de sa voix ni de son accent ni de ses fautes de français.  Il était aux anges . Tant mieux, ce qui prouve que nous ne nous sommes pas trompés sur son compte.

Très excité par sa soirée et de la bonne impression qu’elle lui avait laissé. Il a fait honneur au repas, merci Laurine, ça s’est un évènement, car Môssieur est toujours un peu chipoteur à table.  Jusqu’à ce que nous allions nous coucher ça a été du Laurine par ici du Laurine par là.  Il s’est un peu calmé lorsque nous avons fait nos ablutions du soir, mais le moral au beau fixe il était parfaitement d’attaque pour un autre combat

 

16 février 2016

Ce matin là ! oui justement celui-là !

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Ou les mésaventures de S... Chose habituelle et tout à fait quelconque, mon chéri a voulu stopper le réveil qui de façon stridente se rappelait à nous dès 5 h 30 ce matin. Mal réveillé, mon petit S. a étendu le bras et ce faisant, non seulement n'a pas réussi à  stopper la sonnerie, mais a fait tomber une partie de la pile de livres se trouvant en dessous. Voulant ramasser ce qu'il avait fait tomber, il s'est assis sur notre lit mais par un faux mouvement a réussi le pari de faire s'écrouler non seulement le restant de la pile mais à se cogner la tête en se relevant. Ce qui a eu pour effet de le réveiller complètement, ce qui de toute façon n'aurait su tarder, l'estomac de sa minette et sa vessie (de mon chéri) étant réglés comme du papier à musique.

Les yeux gonflés de sommeil et l'esprit encore embrumé par notre intense et courte nuit, voilà mon S... qui se lève. Ne pouvant attraper sa robe de chambre, une partie se trouvant sous le postérieur de sa minette et Môssieur ne voulant pas la déranger, tant mieux pour moi et surtout pour mes yeux, le voilà debout en caleçon (ben, oui il ne supporte pas des pyjamas à jambes longues) affichant une magnifique érection dont j'ai profité jusqu'à ce qu'il s'en aperçoive et finisse par déloger la minette de sa robe de chambre. Pudeur oblige et pourtant, quoi de normal et de plus beau à regarder. J'ai préparé le café pour nous deux et ai  mis de la nourriture dans l'assiette de Shivanna..

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Une fois leurs impératifs de premières nécessités satistaits, la première qui est repartie dans la chambre, pour digérer, avec un air de princesse à qui tout est dû, fût bien évidemment Shivanna. Pour un peu, il m'aurait fallu batailler pour que mon petit  S...récupère sa place, restée chaude, dans le lit que sa minette avait squatté sans vergogne et qui ne semblait pas disposer à se pousser un peu plus loin, Chipie !

J'ai invité mon amour à se recoucher, il était trop tôt pour lui, non sans avoir d'autorité poussé sa minette et avoir caressé mon chéri sur ce qui n'avait pas disparu, malgré le pipi du matin, et qui ne demandait qu'à être ranimé pour notre plaisir.

A présent, mes deux chéris repus de nourriture et d'amour se sont rendormis du sommeil du juste, Shivanna sur l'oreiller à côté du sien et mon chéri, les fesses à l'air ce qui est un évênement dont j'aurais bien aimé profiter à loisir, mais bon, le travail c'est le travail. 

16 novembre 2015

Repos et tranquillité

 

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Malgré notre difficulté à concilier nos emplois du temps respectifs, nous essayons de garder et, surtout, de profiter de moments bien à nous. Le dimanche après-midi en est un (lorsque Roudoudou n'est pas de représentation en matinée, ce qui a été le cas aujourd'hui). Rentré samedi à près de minuit, lorsque je suis descendu, vers 8h 30, au magasin ce matin, il dormait encore. Mais je lui avais préparé son déjeuner, m'étais occupé de Shivana (qui était repartie sitôt son repas englouti se recoucher auprès de lui), et lui avais laissé un mot sur l'oreiller lui précisant mon retour à l'appartement pour 13h30.

Lorsque je suis rentré chez nous, il m'attendait, bien réveillé, rasé de frais, mais toujours en pyjama sous sa sa robe de chambre d'intérieur (toujours aussi frileux). La table était dressée, et notre repas mijotait sur une des plaques de la cuisinière. J'apprécie de ne pas me retrouver seul dans un appartement vide et froid dans tous les sens du terme. Mon mariage avec ma petite caille indienne a tout chamboulé, mais je ne regrette rien. Mes anciennes relations me disent que nous sommes la copie type du couple homos (vivant comme des hétéros) "popote". Hum oui, c'est possible, mais nous sommes tellement pris par nos activités professionnelles, que nous chérissons ces moments d'intimité.

Pour me mettre en appétit, roudoudou m'a servi une vokda et pour lui un gin fizz. La minette était à nos pieds et s'impatientait du retard pris dans le service de son déjeuner. Lorsque nous sommes passés à table, souhaitant déjeuner tranquille, Subra lui a rempli son assiette.  Puis ce fut la "polka des mandibules" pour tout le monde. Très bon cuisinier, il s'était surpassé  avec un buryani de gambas ! après le café et le pousse café nous avons décidé d'un commun accord de rester chez nous. Il fait froid et roudoudou a du mal à le supporter. Pour être plus à l'aise, je me suis, moi-aussi, mis en pyjama, et j'ai entrepris la traduction d'un manuscrit (hum oui, après les impôts il me faut mettre du beurre dans les épinards), quant à mon chéri, il est allé se reposer avec sa minette dans notre chambre. Au bout d'un moment, j'ai entendu un léger ronflement accompagné d'un bruyant ronronnement, signe qu'il était très fatigué et que Shivana veillait sur lui.

Je l'ai réveillé à l'heure du thé, hum oui, important et sacré, et nous avons continué notre après-midi par des mises à jour d'ordinateur et des croquis pour S... ,et re-traduction pour moi. Soirée télé et pyjama. Lundi étant un autre jour. 

12 juillet 2018

Les insupportables litanies et fantasmes de Didier Lestrade

Ce n’est que sur le tard, le très tard que j’ai pris conscience de la réelle personnalité de Didier Lestrade. Bien que ne lui ayant jamais parlé physiquement, j’ai toujours eu une certaine sympathie envers lui, quid pour son combat contre la maladie et l’obscurantisme et l’omerta des médias et du gouvernement lors de son émergence. Sa propension à dire des vérités qui appuient là où ça fait mal, à se dresser contre les injustices de toutes sortes qui étouffent la minorité lgbt (plus gays en fait que lgbt), sa détermination à faire passer des messages en force s’il le faut et ce jusqu’au boutisme. 

Ce qui bien évidemment m’a conduit à lire beaucoup, peut-être trop, ses écrits, ses livres et à regarder les émissions tv dans lesquelles il apparaissait. Non comme une « groupie » mais parce qu’il me semblait intéressant d’écouter les avis et recommandations d’un homme d’expériences, reconnu et d’une certaine importance dans le milieu lgbt. 

Au même titre, je me suis  intéressé à son total opposé : Erik Rémès auquel  il voue une animosité féroce. Et bien que je ne sois pas du tout en osmose avec les idées prônées par ledit Erik Rémès, et le mauvais procès d’intention que lui fait Didier Lestrade, j’ai également eu envie de lire ses livres et de voir les émissions tv incluant ce dernier. Celles-ci m’ont laissé « dubitatif ». Erik Rémès ne voulant absolument pas débattre sur ses idées avec Didier Lestrade estimant que celui-ci était un facho. Je dois avouer avoir eu un peu honte de l’attitude de Monsieur Remès, qui s’est comporté comme un gamin, avec cet argument digne d’une cour d’école. De fait, il s’est retrouvé « hué » par tous les invités refusant de s’expliquer plus avant. J’ai eu l’impression d’une meute se ruant sur une proie, Lestrade en étant "le Chef" !

Ceci dit, pour avoir lu quelques uns de ses livres et eu divers contacts écrits avec Erik Rémès, il en ressort que celui-ci  est loin de l’image sulfureuse qu’on lui prête et/ou qu’il aime se donner. C’est une personne aimable, bien élevée et discrète, ses idées, même si elles ne sont pas les miennes, loin s'en faut, méritent qu’on y réfléchisse et qu’on les regarde autrement que comme des provocations, celles-ci étant sa marque de fabrique, il semble qu’elles lui aient attiré nombre de lecteurs et qu’il en joue jusqu’à plus soif. Ceci dit, à l’inverse de Didier Lestrade, qui vieillit mal dans le sens où il est seul, amer, pétrit de certitudes et refusant de se remettre en cause, Erik Rémès est à son contraire, aimé de retour et marié à son compagnon. Il continue d’écrire des livres trash avec toujours un certain degré d’implication personnelle, et est de plus, un artiste peintre de talent qui n’a pas besoin de médire sur ses semblables ou sur tel ou tel mouvement ou société pour exister. 

Mon problème avec Lestrade, c’est cette déception profonde envers un homme que je croyais à tort ou à raison humaniste, loin des contingences matérielles et faisant fi des contraintes intellectuelles de la Société dans laquelle nous vivons. Or, j’ai découvert au fil de ses livres un homme aigri, raciste, pétrit de son importance et bouffi d’une pseudo supériorité intellectuelle, persuadé d’avoir toujours raison et ce pour avoir traîné ses guêtres dans les endroits les plus interlopes de la capitale dans des années ou l’homosexualité explosait par son exubérance, et son impudeur souvent obscène. 

Arrivé au crépuscule de sa vie, il radote, ressasse de vieilles rancoeurs, devient ennuyeux. Tous ces livres finissant pas se ressembler dans leur conspuation à tout va de la société, de l’Etat, de la nouvelle génération homosexuelle et de ses désirs (qui bien évidemment diffère de ceux des années 80 eu égard aux avancées de leurs droits – en grande partie, grâce à des années de militantisme je le reconnais bien volontiers). Idem envers ceux qui ne sont pas de son avis, et à qui il voue une haine tenace telle  Fourest, Macé-Scaron ? Car il faut bien le reconnaître ces personnes sont talentueuses, que ce soit en qualité d’éditorialiste et/ou d’écrivain. Y aurait-il une jalousie intellectuelle masquée par une extraordinaire mauvaise foi ? Cela ne m’étonnerait guère ! 

Quant au racisme de Lestrade envers la communauté juive, il est tellement primaire qu’il n’y a pas grand-chose à en dire… Toutefois, je m’interroge, serait-il dû au fait des ambitions de Didier Lestrade, et à son fantasme de finir sa vie avec un jeune compagnon magrhébin ou noir, les seuls sans doute, qui voudraient éventuellement de lui, après qu’il se soit frotté à toutes les véroles et, pour qui il ferait figure de mentor ? Ou bien serait-ce des relents de colonisation, une nostalgie de descendants de pied-noir, qui dans son esprit imagine que l’on peut encore utiliser « les fellah » comme bon lui semble ? A mon sens, il risque de grandes déceptions. Car si un jeune européen ne veut pas de lui, pourquoi un magrhébin ou un noir le voudrait-il ? Arrivé à cet âge et dans cet « état », si tu veux un jeune de moins de 30 ans soumis à tes fantasmes  il te faudra être généreux. Les hommes sérieux étant déjà en couple ou mariés. Pour les autres, ils sont comme toi, il recherche un jeune de moins de 30 ans avec peut-être quelques dizaines d’années de moins que toi, et mieux « conservé » ! 

Didier Lestrade est lourd de contradictions. Il dit tout et son contraire ! Il sacralise l’Islam, mais ne s’émeut guère des pendaisons pour homosexualité, dans les pays fondamentalistes. De même, il ne s’inquiète pas de ce qui se passe dans les banlieues ou des musulmans intégristes imposent des tenues vestimentaires aux femmes et maltraitent les jeunes gens jugés efféminés ou insuffisamment virils. Bref, les propos de Lestrade sont insupportables lorsqu’il écrit, ces lignes dégoulinantes d’un exotisme postcolonial, je cite : « … tomber amoureux d’un homme vraiment différent, qui pourrait m’apprendre des choses qu’un homme blanc ne pourrait m’apprendre ». 

D'admiration de l'homme, j'en suis arrivé à saturation, à un profond dégoût de son être et de sa personne !

14 septembre 2016

Homosexualité en URSS

Voilà que je romps encore mon voeu de ne pas faire de ce blog un blog politique ou de revendications homosexuelles, mais y a des fois ou ça coince au point que j'ai envie de crier.

Pour les communistes, "l'homosexualité est un vice, des élites, résultant de la décomposition morale qu'engendrent inéluctablement le luxe aristocratique et le système capitaliste, oublieux de la sainte nature". Hum...

En tant qu'homophobe suprême, nous nommons Staline. La révolution bolchévique commence cependant par émanciper les homosexuels russes. Leur condition, régie par le Code Criminel de 1832, était vraiment pitoyable et elle ne s'améliora que dans les dernières années de l'ancien régime.

La révolution bolchévique de 1917 (une des nombreuses) abolit le code de 1832*, et les textes par lesquels elle le remplace en 1922 ignorant le crime de sodomie. Cela dit, les bolchéviques ne sont guère "gay friendly". Les grands leaders sont puritains : l'homosexualité n'est plus vouée au châtiment judiciaire, mais elle l'est de plus en plus au discours médical et thérapeutique. Enfin elle pâtit terriblement de son image aristogratique.

Mais c'est le Stalinisme qui impose une ligne homophobe radicale. L'article 121 du Code pénal créé par la Loi de 1934 recriminalise très durement l'homosexualité masculine rendant tout acte homosexuel passible de 3 à 5 ans d'emprisonnement, ce qui entraîne aussitôt de nombreuses arrestations. Pour les Staliniens, l'homosexualité n'est pas seulement un héritage déplorable de l'ancien régime, elle est aussi profondément liée au fascisme. "Extirpez l'homosexualité et le fascisme disparaîtra" déclare Gorki !

Pour Staline, les individus ne sont que des vis et des boulons au service de la Société Socialiste ; la sexualité a pour finalité la reproduction des producteurs ; un plaisir sexuel non orienté vers la reproduction est en déperdition d'énergie que ne saurait autoriser la société socialiste (ça ne vous rappelle rien, pour une fois le soviet suprême est en parfait  osmose avec les églises romaine et orthodoxe).

Nikita Khrouchtchev au pouvoir de 1953 à 1964 est très homophobe lui aussi, associant l'homosexualité et formaliste esthétique, qu'il associe, sans doute en raison de ses origines paysannes , à l'intelligentsia (il traite du reste de "pédales" des peintres dont les oeuvres étaient trop modernes à son goût, lors de la visite d'une exposition en 1962).

La sclérose Brejnévienne fait le reste ; Dans les années 1980, le KGB arrête encore un millier d'homosexuels par an ; les lesbiennes risquent toujours l'internement psychiatrique (les soviétiques ont une prédilection voire un petit faible pour les hopitaux psychiatriques qui ne sait jamais démenti), générateur de séquelles à perpétuité ; et les catégories inférieures de la population concentrationnaire, où l'on trouve des condamnés de toutes origines et pour tous les motifs sont souvent menacés de viol (parfois collectif) et d'asservissement sexuel (c'est pas pour rien qu'on casse les dents de devant des prisonniers...)

La terreur induite par pareil système explique qu'il faille attendre la pérestroïka pour voir apparaître un authentique mouvent gay soviétique. Au jour d'aujourd'hui, la culture russe accuse un retard de plus de 35 ans sur celle de l'Occident.

 

* La loi de 1832 criminalise les actes homosexuels. La condamnation peut aller jusqu'à cinq ans d'Exil : 

 

14 juillet 2009

Les films pornos

Ben oui, c'est un sujet comme un autre et qui n'en a jamais regardé un, oui enfin à part mon amour ? Je n'ai jamais regardé de porno hétéro. Pourquoi ? mais c'est évident, je n'aime pas les femmes, leur corps me dégoûte et ne me fait en aucun cas fantasmer. Je parlerai donc de films porno gays. Je n'en suis pas spécialement fan mais il fût un temps, oui celui-là justement ou, avant de connaître mon amour il m'arrivait pour contenter mes sens d'en regarder. J'avais une préférence pour les films "softs" qui aiguisent le désir avant de l'assouvir, plutôt que pour les films "X" qui en viennent directement au sujet de notre convoitise sans qu'il y ait d'histoire même invraisemblable et, qui vous montre en gros plan le cul et ses attributs.

Je me suis amusé à collecter tout ce qui me gêne dans ces films. Déjà, les acteurs, qui quelques soient les circonstances sont toujours "prêts", bien "montés", parfois même un peu trop, on a l'impression de voir des chevaux en rut, avec un air de stupidité affirmé. Je me suis toujours demandé comment ces artistes du cul pouvaient arriver à mener à bien leur mission d'excitateur (hum je sais pas si le mot existe) avec dans la pièce, tout ce petit monde de : caméraman, réalisateur, maquilleur, assistants divers et variés. Avec des prises de vues nécessitant des poses invraisemblables de la part des acteurs aussi bien que par le caméraman. Ou va parfois se loger une caméra on se le demande !

Et les dialogues,  qu'en dire ? à part les ah ah ah, encore, oui c'est bon, oh oui oh oui et, re ha ha ha c'est un peu léger. Quant aux titres sensés être alléchants, beurk, beurk beurk beurk. Nous avons droit aussi au mec qui suce l'autre la tête maintenue sur les sacs à semence, quand ce n'est pas celui qui lui attrape la queue la mettant dans sa bouche à un point que tu te demandes s'il va la lui rendre, et/ou qui le suce comme on il le ferait d'un bonbon dont il aurait été privé depuis des mois. Soit dit, entre-nous, j'ai horreur de ça, un mec me fait ça, je le mords. Et je ne parle pas des expressions stupides de ces acteurs du cul lors des scènes de pénétration.

Je me suis toujours demandé s'ils beuglaient de plaisir ou de douleur, les expressions affichées sur les visages laissent plâner le doute. Je ne sais pas si les acteurs voient leur film une fois celui-ci terminé ? Ce serait intéressant, car ils se rendraient compte du ridicule de certaines situations, notamment au moment de la pénétration (oups choking). Comment ne pas rire de voir, le matériel de celui qui est dessus avec le pénétrant dessous, bouger dans tous les sens. Pour celui qui est le pénétrant ce n'est guère mieux, voir et entendre les sacs à semence claquer sur les fesses du partenaire, n'a rien de bien excitant mais de comique. Navré messieurs.

Mais bon, en attendant que mon amour revienne je crois que je vais m'en contenter. Ces films ont au moins le mérite d'exister pour faire patienter les esseulés

16 juillet 2021

"Sale pute" - Emission tv

 

Il y a quelques semaines, j'ai regardé cette émission très intéressante au demeurant sur le harcèlement en ligne subi par les femmes.

Contrairement à ce que je pensais, il semblerait que le harcèlement provienne essentiellement d'hommes issus de la classe moyenne voire, supérieure (informaticien, banquier, avocat...). Alors que pour moi vu les termes employés, les menaces envoyées, faisaient plutôt penser à des personnes frustrées, des petits "cons" sans éducation, assommés (ées) d'alcool et abrutis par les drogues,  n'ayant pas de vie et pour laquelle internet était un moyen d'exister. 

Que nenni, lors de l'interview, les femmes qui s'exprimaient étaient des personnes raisonnables, sensées, posées, exerçant divers métiers et professions libérales : journalistes, écrivains, politiques. Il suffit pour déclencher  la haine (car là il s'agit vraiment de cela) de peu de choses, un mot, une tenue, un physique, de textes tout à fait bénins.  

Internet peut être un outil extraordinaire s'il est bien utilisé. Or là il permet à toutes les personnes malsaines, toxiques de déverser leur fiel, de libérer la parole haineuse sous couvert d'un pseudo anonymat. Les insultes visent en priorité et on s'en serait douté, au physique, à la couleur de peau, à la religion si elle est connue ou subodorée, à la consonance du nom, et depuis quelques années à l'orientation sexuelle si revendiquée ou assumée. Ces menaces sont particulièrement violentes puisqu'elles appellent au viol, à un tabassage, ou pire, au meurtre.

Les violeurs en puissance, ces hommes qui se croient supérieurs parce qu'ils ont l'appareil génital à l'extérieur  et qui se servent de leur sexe comme d'une arme et qui encensent la culture du viol, qui se croient tout permis au motif que la société et les lois ont été faites par et pour des hommes sont à vomir. Ce que je dis moi, c'est que ces hommes sont abjects et malgré tout des pauvres types qui n'ont rien d'autres que leur pseudo virilité comme argument  pour s'affirmer débattre avec des femmes intelligentes.

Ces harceleurs hommes et femmes "courageux" pensent être bien dissimulés (es) derrière leur écran dans un anonymat parfait. Et bien non, il y a toujours moyen pour les services de police de retrouver leur trace (même si l'adresse IP est cachée et passe par plusieurs serveurs dans le monde).  Leur "courage" se dégonflant comme une baudruche lorsqu'ils/elles sont traduits en justice. Leurs excuses pitoyables : je ne me rendais pas compte, je voulais seulement m'amuser, ce n'est pas moi c'est mon fils ... me les font mépriser à un point que je ne saurais décrire.  Pauvres types.....qui dénient aux femmes le droit de s'exprimer sinon celui d'exister pour leur propre plaisir.

Pour certains internet représentent un espace de liberté, de libre pensée ou ils se croient autorisés à dire tout et n'importe quoi. Mais l'impuninité n'est que relative. Les procès et amendes se multiplient avec raison. Donc garder votre haine pour vous et votre sexe dans votre slip s'il vous démange utilisez votre main pour vous soulager et faites pas ch.  r le monde en pourrissant des blogs et des sites que vous n'êtes pas à même d'apprécier,  et encore moins d'appréhender.

Je mets le lien ci-dessous d'un article que j'avais écris sur ce sujet il y a quelques temps, car bien évidemment comme toute personne possédant un blog, un compte youtube, mon mari idem, nous sommes concernés bien que nous soyons des hommes. Les violences sont moins traumatisantes, mais le verbiage est quasiment le même.

Le troll - zdraztvitié (canalblog.com)

 

31 août 2011

Notre amour (1)

Je m'émerveille chaque jour que Dieu fait d'avoir cette vie, même si au départ ce n'était pas gagné, au point qu'il m'était impossible de me projeter dans l'avenir tellement celui-ci me paraissait bouché. Mais tout arrive en son temps. Il fût une époque ou tout ce que j'entreprenais tournait court, je me battais contre du vent et chaque bourrasque me renvoyait à mon point de départ. Cet acharnement du sort me rendait méfiant, hargneux parfois, il m'était impossible de tisser des liens durables avec les uns et les autres que ce soit amicalement et/ou plus malgré certaines affinités. Mon apparence et ma non adéquation physique me crucifiait plus que ne l'aurait fait un tourmenteur. Quant à ma vie intime, ce n'était qu'une suite d'humiliations et de frustrations !

A la première apparition de S... je me suis dit, comme j'aimerais le connaître. Il a l'air gentil. Puis je lui ai parlé, je ne me souviens plus exactement ce que je lui ai dit. Je me souviens seulement de son regard, peu amène devant mon insistance. Notre première rencontre au cours de laquelle j'étudiais, le moindre de ses gestes, j'essayais de deviner ce que pouvait être sa vie, ses pensées, ses désirs, y compris les plus intimes. Etait-il réellement ce qu'il paraissait être ? Avait-il un et/ou une amie ? était-il gay ? et si oui, était-il libre ? Et s'il l'était comment lui annoncer ce que moi j'étais ?

Bref, des questions sans fin et sans réponse. Et puis, je ne sais comment, est-ce sa gentillesse, le fait qu'il soit timide et que ce soit moi qui ait du faire les premiers pas, vu qu'il ne se décidait pas, que ce soit par timidité ou parce qu'il ne comprenait pas où je voulais en venir. Toujours est-il qu'en 5ans de relation toutes nos difficultés ce sont applanies, pas du premier coup évidemment, mais au fur et à mesure qu'elles se présentaient. La seule chose qu'il m'a fallu c'est de la patience, beaucoup de patience (et ce n'était guère mon fort). Mon amour bien que parlant le français couramment, s'exprime d'une voix douce, lentement, les yeux baissés  et la tête légèrement penchée sur le côté, avec un adorable accent qui l'a longtemps complexé (je me demande bien pourquoi du reste, mais c'est ainsi). 

Depuis notre mariage, il a pris de l'assurance. Sa voix est plus forte, son zézaiement moins prononcé. Ses paupières ne s'abaissent que lorsque je le surprends (par exemple à chanter) et/ou dans nos moments intimes, reste sans doute de quelques pudeurs cachées.

L'avoir près de moi chaque jour, le regarder évoluer (en mieux) au fur et à mesure des années, les efforts qu'il fait pour s'intégrer dans une culture étrangère, pour effacer le clivage des religions et des castes, pour accepter son homosexualité et me rendre heureux, bien que je ne sois pas hindou, je ne peux que remercier ses Dieux. Lorsqu'il se couche et s'éveille à mon côté, je ne peux croire à mon bonheur, le plaisir que j'ai lorsque je le vois danser, arriver au magasin, effectuer les moindres gestes de la vie courante n'a d'égal que mon angoisse à l'idée que tout puisse s'arrêter.

Oui, je ne regrette pas le chemin parcouru, ni ma vie de fêtard, sans but sinon celui de m'étourdir pour oublier ma solitude, mes frustrations, mon désespoir de n'avoir aucune espérance de changement. 

4 janvier 2011

Sur le départ !

Nous ne tenons plus en place les uns et les autres, les unes (Maud et Chloé) parce que c'est leur premier voyage en Inde et en plus, elles le font avec S... qui, il faut le reconnaitre, est un merveilleux guide couleur local. Moi parce que je suis en vacances avec mon roudoudou, et que je suis heureux de repartir pour un pays fascinant où les habitants sont d'une grande gentillesse. Mon amour, parce qu'il est profondément indien, qu'il va revoir son pays, la maison de son enfance avec tous les souvenirs que cela comporte et sa nourrice auquel il est particulièrement attaché.

Nous partons en fin de semaine après le Noêl Orthodoxe que nous allons fêter avec Babouchka. Elle se charge du magasin avec mon remplaçant, et de Shivana notre minette. S... a donné aux filles une liste de courses indispensables à faire et ces dames font les magasins après leur travail. Et Dieu sait si mon chéri n'est pas avare de (bons) conseils. Elles ont un visa pour la durée de leur séjour, soit : 3 semaines, moi j'ai eu droit à 3 mois d'office car c'est mon deuxième voyage, quant à roudoudou il a visa permanent compte tenu de son métier.

J'ai sorti mes affreuses valises bleu canard à poignées jaune et roudoudou les siennes qui sont roses fuschia  - sans commentaires, elles sont horribles ! - mais au combien pratique quand on débarque à Delhi ou à Chennai, qu'il y a je ne sais combien de tapis roulants et qu'on ne sait pas sur lequel vont être déchargés nos bagages et si, pour couronner le tout, toutes les valises sont noir, bleu marine ou vert foncé, c'est le souk assuré.

Je n'arrête pas de regarder (et je ne suis pas le seul) nos billets d'avion (hum oui, dès fois qu'ils s'envoleraient sans nous), parait que les filles font pareil (c'est Maud qui a mouchardé à roudoudou, qui me la répété). Nous allons atterrir à Delhi, puis prendre un vol pour Jaipur ou nous resterons 2 jours le temps de visiter pour les filles, et revisiter pour nous, puis nous passerons 4 jours  à Udaipur ville que S... adore, (hum moi aussi) et où il a des amis. Nous en profiterons pour visiter le Fort d'Amber, Ranakpur et Deshnok pour faire un pélerinage au Temple des Rats. C'est important pour S... Il parait que les jeunes mariés y vont pour que leur mariage soit heureux. Comme nous nous sommes mariés cette année... D'après ce que m'en a dit roudoudou, je ne suis pas sûr de pouvoir y mettre le quart d'un doigt de pied (car non seulement, il faut retirer les chaussures comme dans tous les temples hindou du reste, mais également les chaussettes) et je n'ai pas d'affection particulière pour les rats (toutefois ne voulant pas faire de peine à roudoudou...). Je n'ose imaginer la réaction des filles...

Important, ne pas oublier de prendre de l'immodium en grande quantité, la "tourista" merci j'ai déjà donné, et franchement, les cacas nature entre deux dunes de sable c'est pas top, niveau confort et discrétion, d'autant que nous ne serons pas seul. La nivaquine, c'est pour moi et les filles. Roudoudou étant né dans un pays endémique pas de nivaquine pour lui (Si, si, c'est le médecin qui l'a dit). Pyjamas et pantoufles chaudes  et c'est bon, (hum, oui je me rappelle que les nuits sont glaciales et pour un peu que nous soyons logés dans un ancien palais avec mobilier en marbre, on se pèle). Oh très important, roudoudou emporte son netbook et son appareil photo Il ne se déplace pas sans et je dois avouer que ce serait dommage car il se débrouille bien. Les filles emportent également un appareil photo qui tire les photos tout de suite, pour donner aux habitants. Roudoudou nous a dit que ça créait une relation de confiance et qu'en plus c'était le passeport pour être invités à des mariages, aux baptêmes et aux fêtes pour célébrer les premières règles d'une jeune fille. Ce que mon amour dit on fait, car c'est lui qui sait ! Nous nous contenterons, nous (les filles et moi) de jouer les paquets animés qui se laissent vivre et transporter d'un bout à l'autre du pays.

Si nous avons le temps, nous irons visiter Mumbay (anciennement Bombay), via les Grottes d'Eléphanta puis, nous reviendrons sur le Sud, dans l'Etat du Tamil Nadu ou nous finirons notre séjour chez mon amour, avec éventuellement une incursion au Kérala, si nous ne sommes pas trop fatigués.

 

5 avril 2010

Lundi de pâque

Nous nous sommes réveillés dans les bras l'un de l'autre et en forme pour une longue promenade. Direction Montparnasse en premier lieu, puis le luxembourg, Le Marais. Nous n'avions aucun but précis sinon nous balader au soleil, le nez au vent et la main dans la main. Hum oui nous aussi ça nous arrive et de plus en plus fréquemment. Aujourd'hui c'est mon amour qui me l'a pris tout naturellement, inutile de dire que je n'attendais que ça pour affirmer notre couple aux yeux de tous. Car sans aucun doute, nous formons un couple et ça se voit même pour des néophytes. Le plus drôle, si je puis dire, c'est que S....assume. Il semble vouloir exhiber notre amour au monde entier, je ne le reconnais plus. Depuis que j'ai accepté de l'épouser, il est comme soulagé, libéré d'un poids qui devenait tous les jours un peu plus difficile à porter.

De même pour moi, qui avait une sainte horreur du Marais, en raison des souvenirs qu'il me renvoyait, je parle ici de carpe farcie, d'ashkenazim empêtrés entre modernité et bondieuserie, etc...je me suis réconcilié avec. Mon amour ayant envie d'une douceur je l'ai emmené prendre une collation dans une patisserie polonaise. Un évênement, car en principe, il n'a pas le "bec sucré". En marchant j'en ai profité pour regarder un peu plus attentivement le monde et la faune qui nous entourait. Car oui, il y a une certaine faune il faut bien l'avouer. Outre les familles juives, les badauds des dimanche et jour de fêtes, les touristes, les couple gays ordinaires dont nous faisons partie. Il y a toute une flopée de petits jeunes et moins jeunes du reste qui s'amusent à "jouer les folles", à parler d'une voix de fausset, à, comme dirait mon chéri, "balancer du derrière", ce que moi je qualifie de "tortiller du croupion". Regardant tous les hommes gays et seuls d'un air qui blasé ou carrément d'invite. Ou, lorsqu'ils sont à deux ou en groupe dévisageant les couples d'un air qui se veut arrogant ou complice, mais de quoi ? Certainement pas de leur cervelle de petits pois, ni de leur façon de faire !

J'ai de la chance de ne pas être tombé sur de tels greluches. La jeunesse n'excuse pas tout. A 19 ou 20 ans ? ils n'ont aucune maturité et je ne peux manquer de faire de comparaison avec mon compagnon. Nous nous sommes arrêtés au Cox, pour un petit besoin urgent. Là encore nous avons été remarqués mais discrètement en tant que clients plus ou moins réguliers. A Beaubourg il y avait un monde pas possible sur l'esplanade, des baladins faisaient un spectacle qui se voulait comique mais n'ayant pas vu le début.. flop, de notre part. En même temps, à l'autre bout de l'esplanade, des religieuses et des fidèles (un petit groupe) essayait vainement d'attirer l'attention du public sur le lundi saint, avec tambourin, chef de chorale ? en chantant "Jésus est entré dans ma vie..." A noter que ces personnes étaient de couleur et parmis elles des tamouls non que nous en ayons été génés, mais plutôt étonnés. Eglise Adventiste ou autre congrégation ? toujours est-il qu'elles étaient courageuses avec le tintamare que les autres faisaient...

Nous sommes revenus, toujours à pied boulevard Saint Germain où nous avons pris un pot à la Rhumerie, le fief de babouchka et de ses parents depuis 1947. Retour en autobus chez S...pour une soirée pyjama. Et si j'augure de ses dispositions je subodore que les pyjamas ne resteront pas longtemps sur nous..

 

13 février 2010

D'accord ? Moi je ne le suis pas !

Il y a quelques temps est paru dans le magazine Têtu, un article nous "informant" sur le fait que les lesbiennes seraient de plus en plus attirées par les ftm. Vilains journalistes de Têtu toujours dans l'exagération....(hum, à mon humble avis ils n'ont pas du en consulter beaucoup des lesbiennes) !

La plupart des lesbiennes que je connais si elles aiment les femmes c'est qu'elles ont de bonnes raisons. Soit  c'est par goût, le corps d'un homme les rebute, ou ne leur fait ni chaud ni froid, soit elles en ont peur pour diverses raisons dont les plus courantes (viol, inceste).

Nos connaissances et amies lesbiennes si elles aiment une femme, et pas uniquement physiquement, c'est qu'elle recherche des caractéristiques spécifiquements féminines, dans l'éducation, dans la façon de penser, de se comporter. Et physiquement, elles aiment le corps féminin, la rondeur des seins, la courbe des hanches, la douceur du grain de peau, et disons le crûment l'intimité de la vulve et des plaisirs qu'elle leur procure.

Un ftm, c'est du n'importe quoi, désolé mais soyons lucides, certains ftm prennent leur désir pour des réalités. Qu'ont ils à offrir à une lesbienne, pas le caractère puisqu'à les écouter ils se sont toujours sentis homme. Ont toujours eu des comportements et des activités masculines et rejettent en bloc, pour la plupart tout ce qui est féminin. A la place de seins, ils ont à offrir pour certains qui avaient de gros volumes, de magnifiques cicatrices, une peau, toujours pour certains, pleines de boutons à cause de la testostérone et une vulve au clitoris atrophié.

Ils ne sont pas et ne seront jamais des hommes à part entière, pour beaucoup, car refusant l'ultime opération (phalloplatie) qui leur permettrait d'avoir enfin le physique en adéquation avec leur soit-disant mental. Ils se retrouvent, à jouer les femmes à barbe, avec des hanches trop larges, une intimité féminine. Bref des caricatures d'hommes dont on ne peut que se gausser malheureusement.

 

9 août 2009

Annulation de projet

Il y a quelques mois, j'avais le projet d'étendre le rayon de la littérature gay dans ma boutique. Or après étude de projet, il s'avère que la faisabilité ne serait pas intéressante ni rentable. En effet, pour pouvoir mener à bien ce projet, je devrai sacrifier mes 3 petites tables qui me servent de salon de thé et que je réserve à mes meilleurs clients pour qu'ils puissent visualiser confortablement les livres onéreux proposés dans ma librairie. De plus, il me faudrait faire des travaux importants pour accueillir de nouveaux rayonnages pour avoir un choix conséquent et bien mis en valeur. Ma clientèle , aussi, serait à revoir.

A l'heure actuelle, j'ai un peu de tout mais surtout des habitués, qui savent ce qu'ils veulent et pourquoi ils viennent chez moi. J'ai peu de clients homosexuels ou du moins s'ils le sont, ils le sont discrètement. Mon magasin étant situé dans un quartier tranquille, loin de tout milieu gay et lesbien, je ne me voie pas afficher la "couleur" au risque de perdre une partie de ma clientèle (et ce n'est pas rien de se faire une clientèle et surtout de la fidéliser) sans pour cela en gagner une autre, car de toute façon pour faire une librairie spécialisée dans ce type de littérature, il faut de la place, des connaissances aussi bien théoriques que pratiques, d'auteurs, d'éditeurs, et c'est tout ce qui me manque. Tant que je n'ai pas fini de payer les traites de ma boutique, pas question de prendre ce risque et même après, cela en vaut-il la peine ? je n'en suis pas convaincu. Le mieux c'est que la personne intéressée par un ouvrage en particulier, me le commande et moi je ferais le relais auprès de l'éditeur comme tout autre bouquin.

Laissons à César ce qui appartient à Jules. Car après tout, ces librairies n'empiètent pas sur un autre terrain et sont souvent moins bien achalendées en livres classiques.. Par ailleurs, allez reconnaissons le, je ne tiens pas à ce que ma boutique devienne une succursale de la cage aux folles.. (hum la je suis odieux sans aucune raison).

 

 

28 avril 2017

Lui faire l'amour - Recette personnelle pour décoincer les timides

Mon amour faisant partie de cette catégorie et ce malgré des années de fréquentation et de vie commune, j'ai décidé de vous livrer, sous toutes réserves et sans aucune prétention, quelques petits trucs, dont je me suis servi et dont je me sers encore, pour décoincer vos chéris si vous êtes dans la même situation. Ne concerne que les amours gays, puisque je ne partage mon lit qu'avec des hommes.

 

 1°) Eviter toute vulgarité du genre : j'ai envie baiser !  Un plan cul ça te plairait ? tu bandes ? t'as l'air bien "monté" !

2°) Ne lui mettez pas la main au panier. Une petite présentation courtoise est toujours appréciée. N'en faites pas trop, ne lui rabachez pas à longueur de journée ou de soirée qu'il vous plait, que vous n'êtes pas un dragueur né, que vous  êtes en bonne santé. Intéressez-vous à lui sans tout ramener à vous, à votre situation personnelle ou professionnelle et/ou, à vos expériences.

3°) N'hésitez pas à lui offrir des consommations et des invitations au restaurant, je dis bien consommations et restaurants, pas spécialement des cafés et encore moins des fast food, à moins qu'il aime particulièrement.  Si vous avez peu ou pas d'argent, il vaut mieux vous abstenir de draguer, mais surtout ne soyez pas radin et encore moins mesquin.N'attendez aucune contre-partie à votre gentillesse et à votre générosité. Sinon payez vous un tapin, ça vous reviendra moins cher, vous prendra moins de temps et en plus vous pourrez exiger de lui ce que vous voulez, le tarif de la prestation étant déjà fixé.

4°) Une fois votre conquête séduite, ce n'est pas pour autant que vos efforts doivent cesser. Vous souhaitez aller plus loin avec lui, le mettre dans votre lit ? là encore, tout votre savoir vivre et votre délicatesse vont être mis à contribution. Si vous avez un chez vous, que votre amour est un jeune homme "bien", évitez l'hôtel ce qui pour un jeune homme sérieux peut être le comble de la honte et de la méfiance. Ne lui sautez pas dessus dès la porte franchie. Faites lui visiter votre appartement. Laissez lui le temps de s'assoir et offrez lui quelque chose à boire. Engagez une conversation à bâtons rompus, le temps de vous échauffer si ce n'est déjà fait...

5°) Laissez son désir se manifester tout en réprimant un peu le vôtre si vous êtes déjà prêt. Lorsque vous le sentez réceptif, là, vous pouvez commencer à "attaquer". Ne le brusquez pas, s'il ne sait pas comment s'y prendre, comment faire. Ne vous moquez pas, n'ayez pas l'air déçu, guidez le, surtout si c'est sa première fois. Personne n'a la science infuse et il ne pourra que vous en être gré. Vous sentez qu'il est prêt à passer à autre chose que des baisers. Aidez-le à se et à vous deshabiller. Ne le laissez pas s'empêtrer et/ou s'emberlificoter avec des boutons de chemise, une boucle de ceinturon et des fermetures de pantalons et je ne parle pas du déséquilibre provoqué par l'enlèvement des chaussettes.

6°) Vous vous apercevez que le désir à distendu le sous-vêtement de votre compagnon ? Ne jouez pas l'homme des cavernes en lui retirant brutalement. Ménagez sa pudeur. Laissez la chose, puisque chose il y a apparaitre d'elle-même, vous n'aurez plus qu'à la "dégager" doucement, ce qui l'incitera à faire de même avec vous. Ne le choquez pas, en le "suçant" goulûment. Si vous ne connaissez pas ses goûts, ses pratiques, "tâtez" d'abord le terrain avec vos mains Si vous sentez une réciprocité, vous pouvez vous aventurer plus avant tout en le prévenant discrètement de ce que vous allez faire. Ne lui parlez pas de fellation, de pipe et sodomie. Important, quelque soit le type de sous-vêtement que porte votre compagnon : caleçon, boxer Calvin Klein ou slip kangourou, aucune remarque n'est acceptable (hormis celle concernant l'hygiène). Il serait particulièrement mal venu de le froisser par une réflexion déplacée. (quand j'ai connu mon amour, il portait des slips kangourous, sa mère l'habillait et décédée depuis peu lors de notre rencontre, il continuait machinalement à acheter ce dont il avait l'habitude) donc...

7°) Vous n'en pouvez plus de désir l'un pour l'autre et vous souhaitez concrétiser. Vous ne savez pas s'il pratique ou a connu la pénétration ? hum, mettez doucement votre amour sur le ventre ou dans toute autre position confortable au  choix, et "titillez" lui l'endroit convoité. Vous vous apercevrez tout de suite s'il aime. Si oui, après quelques soupirs et gémissements, il vous sollicitera. Dans le cas contraire, comme mon amour, il refusera que vous regardiez sa "fleur" et se retournera aussi sec, au risque de se démettre la hanche. N'insistez pas, chaque chose venant en son temps. De toute façon, qu'il accepte ou non, vous pouvez éprouver l'un et l'autre une grande satisfaction physique sans cette pratique, si si, puisque je vous le dis ! Pour les adeptes, de l'autre manière, ne foncez pas comme un bourrin. Prenez le temps qu'il faut pour que son excitation soit à son comble ou au moins égale à la  vôtre, utilisez tout ce qu'il faut, caresses, doigté, lubrifiant , préservatif, pour détendre votre partenaire et vous éviter de "rester" à la porte. Commencez vos va et vient doucement en vous inquiétant de votre amour. Chaque expression de visage, chaque geste est un signal qu'il vous envoie de ce qu'il ressent. Que son plaisir soit satisfait avant le vôtre et après, seulement après, vous pourrez vous "détendre".

8°) Quelque soit votre manière de procéder, vos ébats sont terminés et vos sens apaisés. Ce n'est pas une raison pour vous conduire comme un mufle. Quelques caresses affectueuses avant de vous endormir avec Roudoudou, seront bienvenues et appréciées. A la tête qu'il fera à votre réveil, vous saurez si vous l'avez comblé ou si vous êtes passé à côté.  Si vous avez réussi, beaucoup d'autres plaisirs s'offrent à vous. Si vous avez été médiocre, ne désespérez  pas et essayez de vous améliorer. Ne dit-on pas que c'est en forgeant qu'on devient forgeron ? oui je sais, c'est une formule banale et toute faite, mais bon ..;.Quoi qu'il en soit et peu importe comment cela s'est passé, restez gentleman jusqu'au bout, n'oubliez pas de proposer un petit déjeuner à Roudoudou avant de vaquer l'un et l'autre à vos occupations respectives.  

 

31 juillet 2009

Enfin à la maison

Il est revenu. Nous sommes chez nous. Notre désir était tellement puissant que sitôt la porte refermée, nous nous sommes plantés là, au beau milieu de l'entrée pour nous embrasser, entourés des sacs de S...sa minette n'osant pas approcher. Je ne pouvais faire autre chose que de le couvrir de baisers, le caresser, essayant de déceller au travers de ses vêtements s'il avait maigri.

Il a répondu à mes avances. Tout son corps était en émoi, je l'ai senti bien avant de le toucher, bien avant de le voir. Je l'ai entrainé, ou devrais-je dire porter jusqu'à notre lit.  Ce lit où j'ai trompé ma solitude en le partageant avec Shivanna. Nous ne nous lassons pas de nous regarder, de nous caresser. Nous n'arrêtons pas de faire l'amour aux fins d'oublier cette tournée qui nous a séparée et pour les autres à venir.

Je repense à tous ces mois passés, à l'apprivoiser, à le faire essayer de se "lâcher" dans l'intimitéde notre chambre, de notre lit.  Mes efforts sont enfin récompensés. De plaisir, il a laissé échapper un soupir, oh pas bien gros, pas bien fort mais suffisant pour que je l'entende, pour que je veuille le reprovoquer, pour l'obliger à affronter ses sentiments si besoin en était encore, ses désirs qui sont pour moi tout ce qu'il y a de plus naturels.

 

 

 

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