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11 juin 2012

Rouen

Le 2 juin, nous avons décidé de partir à Rouen. Nous ne connaissions pas cette ville dont on nous avait dit beaucoup de bien, et qui est située à environ 1h 50 de Paris, par TGV, avec un prix de billet plus que raisonnable 22 euros aller-retour pour 1 personne. Donc c'est tout frétillant d'excitation que nous sommes partis en goguette, le nez au vent, l'appareil photo en bandoulière, bermudas et sandales.

P1090748Et effectivement, Rouen est une ville superbe, avec des rues étroites, des maisons à colombages, des magasins et grandes surfaces (Printemps, Galeries, Fnac, entre autres) aussi bien achalandés qu'à Paris et des monuments et musées qui valent le détour. On dit Rouen la ville aux cents clochers et sa réputation n'est pas usurpée.

Une chose pourtant que nous avions sous évaluée : la chaleur. Hum oui on dit également Rouen, pot de chambre de la France tellement il pleut, bah là, j'ai sué comme ce n'est pas permis. Je ne supporte pas la chaleur et j'ai cru que mon corps allait exploser malgré nos haltes répétées dans les brasseries, et les stands de glace. Roudoudou ne savait comment me raffraichir, j'étais rouge pivoine, et il alternait les mouchoirs trempés sur mon visage et mon cou. Pour lui, même s'il faisait chaud, il supporte bien et commençait à prendre une jolie teinte cuivrée. De quoi en baver de jalousie.

Toujours est-il que cela ne nous a pas empêché de visiter : le musée de la faïence, sublime,72 le musée des arts décoratifs comportant nombre de tableaux toutes écoles confondues, des sculptures de facture classique mais également d'avant garde. Le salon de thé est de toute beauté, sis à l'intérieur du musée dans une cour intérieure baignée de lumière, les tables sont entourées de statutes, de verdure et d'agréables peintures invitant à la rêverie. Il va s'en dire que nous y avons fait une halte (nos pieds dont les doigts ressemblaient à de petits boudins criaient grâce). Nous en avons profité pour inaugurer si ce n'était déjà fait les "commodités" il était temps, auquel cas, nous aurions laissé un souvenir de notre passage sous la table.

25Nous avons également visité sur la place du vieux marché, le musée de cire de Jeanne d'Arc, hum oui, c'était "une obligation" venir à Rouen et oublier Jeanne d'Arc, impossible. De même, la cathédrale qui est en réfection mais tout de même visitable et dont l'intérieur est de toute beauté. Elle a conservé de nombreux vitraux tous plus beaux les uns que les autres. Nous pouvons également y voir des gisants, des statues de pierre représentants des saints et des prophètes ainsi qu'une cripte qui au moment ou nous sommes passés était fermée.

Devant la cathédrale, une troupe de théatre donnait un spectacle, mais nous n'avons pratiquement rien entendu, car les cloches se sont mises à sonner et pour couronner le tout quelques gouttes sont tombées. Faisant face à la cathédrale, la maison du tourisme toute en dentelle de pierre.

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Nous avons également sillonné le centre ville pour admirer les ruelles des antiquaires, nous sommes passés sous une grande horloge avec un cadran des deux côtés du passage, et

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26dont le plafond arborent des sculptures, un pasteur ? avec des brebis. Nous avons déjeuné dans un sympathique restaurant et je dois dire que nous n'avions que l'embarras du choix, que ce soit en cuisine traditionnelle française ou étrangère.

Le temps est passé à une vitesse telle que c'est au pas de charge que nous avons rejoint la gare pour reprendre notre train du soir. Mais nous retournerons à Rouen bientôt. Roudoudou a été emballé par cette ville et envisage de vendre son appartement du Tréport pour réinvestir à Rouen où il faut bien l'avouer, les boutiques, l'ambiance, la vie sociale sont plus attrayantes, la crise économique se faisant moins présente ou moins visible.

Nos photos sur sur ce blog dans la rubrique photos.

 

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10 février 2012

Visiter Delhi

Delhi

Avec Bombay c’est peut être une des villes indiennes les plus européanisées, mais curieusement, une fois sur place on ne peut s‘empêcher de douter et de faire malgré soi une comparaison.

Premier dépaysement lorsque qu’on arrive d’Europe. L’aéroport ou se croisent et s’entrecroisent des millions de passagers de toutes sortes, trainant bambins, vieillards et paquets plus ou moins bien ficelés. L’aéroport ou personne ne peut vous attendre à l’intérieur des murs. Et ou on ne peut les franchir que ce soit en sortie ou en entrée, sans passeport ni billets.

Ce qui étonne, c’est le stoïcisme de la foule, sa réserve dans ses faits et gestes, son silence. Ici pas de cris, d’interpellations, de mouvements brusques, ni de soupirs impatients. Les indiens sont réservés, mesurés. Ils sont souvent en famille et parlent discrètement. Les seuls qui se font remarquer par leur exubérance, leurs gesticulations, leur voix haut perchée et leur précipitation, ce sont les touristes. En Inde, le temps ne compte pas. Un avion devait arriver à 5 h du matin et il n’est toujours pas là à 19h, ce n’est pas grave, on s’accroupit sur les talons et on attend. C’est une des choses, parmi de nombreuses autres, qui ne laisse pas de  m’impressionner.

Bref à la sortie de l’aéroport de grosses voitures familiales privées, genre minibus, attendent les familles. Les intouchables vêtus de l’uniforme bleu de chauffe ou kaki un balai de crin sans manche à la main s’évertue à rendre propre les abords de l’aéroport.

Roudoudou et moi prenons un taxi qui nous emmène directement à l’hôtel Siddarth situé dans le Nouveau Delhi. C’est celui ou il descendait avec ses parents, et donc celui que nous nous devons de prendre et prenons depuis 3 ans. Le personnel y est aimable sans être mielleux et nous bénéficions du savoir vivre indien qui veut qu‘on offre des paniers de fruits et des confiseries à tous les clients, à l’entrée et au départ de la chambre. De retour de nos pérégrinations à l‘intérieur du pays et avant de repartir sur Chennai, nous séjournons à l’hôtel Ashoka, par habitude, qui est un ancien hôtel coloniale britannique. Très confortable, discret avec une population indienne et européenne réservée. Tout ce dont nous avons besoin. Nous n’aimons ni l’un ni l’autre, le bruit et le « clinquant ».  Culture et pudeur indienne oblige, bien que nous prenions une chambre commune, celle-ci comporte 2 lits (des grands) et le matin, nous défaisons et froissons les draps du lit resté inoccupé. Si S… n’avait pas été indien, je m’en serais moqué comme de ma première chemise mais là, je ne veux pas l’embarrasser, ni qu’il perde la face auprès de ses compatriotes.  Notre installation terminée, nous sommes partis en visite. Nous avons vu les principaux monuments de Delhi :

 Le tombeau d’Umayun :

P1080779  Les noms de martyrs ont été caligraphiés dans la pierre (pour précisions voir le blog de mon amour... je suis incapable de me rappeler tout ce qu'il m'a expliqué avec forces détails. Comme quoi il connaît bien son histoire (celle de son pays). 

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  Le Qutb minar :

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 La Jama Masjid qui est la grande mosquée de Delhi, en grès rouge et marbre blanc et noir au sol.

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  Le fort rouge :

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 Le temple Birla qui est un des plus grand temple Hindou de Delhi

P1060343Après autorisation et demande faite par mon amour, nous avons eu l'autorisation de photographier l'autel de la déesse Durga. Va s'en dire qu'une obole a été offerte à la divinité via le dévôt.  

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dont la pierre est peinte en jaune, rouge et blanc pour un temple du nord c'est assez rare, ce sont plutôt les temples de l'inde du sud avec toutes les déités représentées qui sont peintes de toutes les couleurs. Nous y avons du reste croisé d'adorables fidèles...

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Ainsi que l’hôpital des oiseaux, qui de par sa couleur (rouge) et son architecture en forme de lingam est très curieux et particulièrement typique de la culture hindoue.

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J’avais déjà eu l’occasion de voir certains de monuments lors de nos précédents voyages (c’est mon 3ème), aussi me suis-je plus particulièrement intéressé à ce qui se passe autour de moi, la vie de ce qu’on appellerait « les petites gens », les pas de portes faisant offices de boutiques, les maisons du Vieux Delhi entourant la Jama Masjid :P1080825

 Les branchements électriques « sauvages », tout en m’étonnant qu’il n’y ait pas plus d’accidents et/ou d’incendie. Ceci expliquant cela je ne m’étonne plus guère des coupures d’électricité qui sont fréquentes dans toute l’Inde.

 A noter également que tous les temples, mosquées et monuments divers sont situés dans de grands jardins dont l’herbe très bien entretenue est coupée à la serpe par des jeunes filles ou, jeunes femmes de basses castes. Exit les tondeuses. Il y a très peu de « machines » en Inde afin de ne pas léser d’emplois la grande majorité de la population.

 P1080785 P1080781

J’avais énormément d’interrogations et j’ai toujours autant de questions à poser à S…. Toutefois, je n’ose pas toujours les formuler en raison de la susceptibilité, de la loyauté de mon compagnon vis-à-vis de son pays. Aussi certaines sont-elles restées au bord de mes lèvres en attendant le moment propice d‘être posées.

Mon compagnon est très sensible et surtout très fier. Il aime son pays et ne supporte pas que les médias ne montrent de l’Inde que le mauvais côté, à savoir ce qu’ils ont envie de vous faire voir pour vous apitoyer et susciter des dons : telle la misère, non, pas celle qui est bien propre et bien nette, mais celle qui est faite de crasse, de croûtes et qui dégoute ; ou à l’opposé, l’étalage de richesses que font certains parvenus. Il dit que pour les médias, il n’y a en Inde que des miséreux ou des richissimes maharajah sans bien savoir  ce qu’il en est réellement.

Je comprends le chagrin de S… et sa honte, mais il est vrai que lorsqu’on débarque pour la première fois en Inde, les injustices et la misère criantes vous sautent aux yeux, au point que vous ne voyez plus qu’elles. Ce n’est qu’au bout de plusieurs voyages que vous arrivez à en détacher vos yeux et êtes disponible à vous absorber dans d’autres choses. Quoi que en France avec le chômage et les sdf….Nous n’avons aucune leçon à donner.

Contrairement à ce qui s’est passé lors de mes précédents voyages  je me suis montré un peu plus réactif  dans mes déplacements, à savoir que j’ai suivi roudoudou sans qu’il ait eu besoin de me le signifier ou mieux me tirer par la manche pour m'éviter d'être renversé. Ah oui, il faut savoir que dans toutes les villes en Inde, au Pakistan, au Sril-Lanka, les automobilistes ont l'obligation de claxonner pour signaler leur venue. Hum c'est vous dire la dangerosité des rues et que dire des carrefours...

P1080739

 Nous avons pris le métro qui du temps ou il était enfant n’existait pas encore (la Russie se proposait de le construire gratuitement en échange de ….. Le Gouvernement Indien a refusé) De fait, je ne sais ce qui a permis l’aboutissement de ce projet. Le métro est une bonne chose, car la circulation d’après mon compagnon était infernale et, c’est peut dire, imaginez 18 millions de personnes, des voitures, des animaux, des touc touc, des motos, des vélos, des bus circulant à la surface : l’enfer.

MME__D~1

Malgré le fait qu’il rapproche de très grandes distances, reste que le coût du billet est élevé pour le commun des indiens et s’adresse plutôt à la classe moyenne et au-dessus ; celui-ci correspondant à une journée de travail d’un dalith et/ou d‘une basse caste. Le métro reste une curiosité, à voir, les couloirs sont en marbre et les quais rutilent de propreté, avec surveillant à chaque bout. Une amende étant prévue pour les indélicats qui se laisseraient aller à cracher. Ce serait une bonne politique à adopter pour la France….

La Place Connaught à Delhi est idéal pour le shopping et particulièrement agréable, on y trouve un artisanat de choix et de qualité de tout de tout ce qui se fait de mieux en Inde, tissus, objets en bois de santal, pierres semi précieuses, marbre, bijoux en argent et en or 22 carats  (le travail de l’or et de l’argent en Inde est très travaillé). En Inde, les prix ne sont pas affichés. Ils sont variables et fonction du pays d’où vous venez (surtout avant l’euro) aussi est-il préférable de marchander (dans la limite du raisonnable). Dans les magasins d’Etat, les prix sont fixes et non discutables.

Si vous vous trouvez en Inde les 26 et 27 janvier vous pouvez assister à la répétition et à la fête de la République, qui est superbe, c’est une débauche d’uniforme indo-britannique et de turbans harmonieusement drapés. Gros succès pour la compagnie du Désert, dont les cavaliers armés chevauchent des dromadaires caparaçonnés de couleurs vives. On s’en prend plein les yeux et les oreilles, en cause les trombones, les tambours qui accompagnent ces valeureux guerriers.

Delhi est une ville mixte, c’est-à-dire à nombre plus ou moins équivalent d’hindous et de musulmans, sans compter les sikh, qui ont d’ailleurs un superbe temple en marbre blanc avec  piscine pour les ablutions et une immense cuisine pour offrir des repas aux fidèles.

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9 décembre 2011

Danser sa vie - Musée Pompidou

Du 23 novembre 2011 au 02 Avril 2012 - à Paris.

P1080607Roudoudou et moi sommes allés voir cette exposition qui nous a passionné tous les deux.

Il s'agit d'une rétrospective de la danse de 1900 à nos jours. Cette exposition explore le dialogue, parfois fusionnel, de la danse moderne et contemporaire avec les arts visuels.

Le parcours est conçu selon trois axes thématiques traversant le siècle :

. Celui de la subjectivité qui s'exprime dans l'oeuvre,

. Celui d'une histoire de l'abstraction du corps, de son élémentarisation à sa mécanisation,

. Celui de la performance, née avec les avant-gardes dada qui s'est définie avec la danse au point de se confondre avec elle à partir des années 1960.

Il va s'en dire que roudoudou était aux anges, d'autant que toutes les formes de danse y sont représentées. Sur écran géant, nous avons pu admirer et apprécier à sa juste valeur, le ballet : l'après-midi d'un faune avec Nijinski ainsi que sourire gentiment des ballets pseudos grec d'Isadora Duncan, pionnière en la matière. Nous extasier sur la beauté de Joséphine Baker et saluer son courage et son audace pour l'époque en tant que femme de couleur dansant demi-nue et, d'autres plus moderne qui nous ont fait réfléchir sur l'évolution de la danse. Des peintures figuratives représentant diverses sortes de danses se laissaient contempler, commenter voire, admirer pour certaines.

Le lien a été fait avec la période sombre de l'histoire, avec des photos représentant la valorisation du corps humains par le sport et les premiers camps de naturistes en allemagne avant et pendant la période nazie.

Pendant la visite mon chéri s'est montré disert, agrémentant ses propos par des attitudes, une gestuelle sans affectation, pour m'expliquer la complexité du travail et la difficulté d'effectuer certaines positions de danse. Il babillait s'arrêtant parfois pour me montrer le mouvement du danseur en évolution et/ou en plein essort, le tout simplement, en professionnel. Ce qui ne manqua pas d'attirer l'attention sur nous de  quelques visiteurs. Mais tout à son sujet, roudoudou ne remarquait rien (à fond dans son truc le chéri).

A la fin de ses petites exhibitions, quelques personnes sont venues à lui pour le féliciter et ont demandé la permission de le prendre en photo. Il est devenu "rouge" de confusion (pauv'chéri), ne s'y attendant guère vu qu'il ne s'adressait qu'à moi. Un homme d'un certain âge a également profité de l'occasion pour lui glisser quelques mots en plus de sa carte (ben voyons) histoire de faire connaissance (manque de chance pour lui, je veillais au grain).

Nous sommes restés facilement près de 2 h le temps pour nous de ne rien laisser passer, de bien tout regarder, pendant qu'il n'y avait pas encore foule, ce qui nous a permis de faire quelques photos avec la permission du musée bien évidemment :

13 novembre 2011

Des doigts en or !

Nous avons passé une agréable après-midi avec Maud et Chloé que nous avions invité à collationner avec nous. Ce qui a permis à Roudoudou de leur offrir les toiles qu'il avait peint pour elles en remerciement de leur gentillesse et de leur aide alors qu'il était souffrant, il y a deux ans.

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Elles en ont été très touchées, d'autant qu'elles aiment ce que fait Roudoudou et qu'elles ne s'y attendaient pas.

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 C'est la première fois, qu'il peint des femmes et sa vision de la gente féminine est tout à fait à l'opposée de nos deux amies. Il semble qu'il aime les femmes très féminines, ceci en raison de leurs attitudes et des tenues. La couleur semble également jouer un rôle important dans ce type de sujet contrairement aux toiles qu'il a peint précédemment et dont les sujets étaient masculins. On retrouve les contours finement marqués et les coups de pinceaux appliqués par touches et les dégradés de couleur.

Contrairement à ses précédentes toiles, celles-ci, ne reflètent pas la tristesse ou la mélancolie, mais plutôt des moments d'intimité entre femmes. Il est vrai qu'il était en bonne forme physique et psychiquement lorsqu'il les a exécuté.

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Il m'arrive, avec son accord bien entendu, de mettre quelques unes de ses oeuvres sur les murs du magasin et j'ai souvent de bon retour. Aussi, lorsqu'on me propose de lui faire faire une exposition je ne dis jamais non au contraire, je le pousse à se faire connaître non pour qu'il soit reconnu en tant qu'artiste peintre, mais pour lui faire prendre de l'assurance. Qu'il se sente apprécié et qu'il rompe définitivement avec cette timidité maladive qui lui bouffe la vie.

10 octobre 2011

L'art réinvente le Corps

023Ali Mahdavi, autoportrait tiré de la série "as you desire me", 2001. Depuis sa série "Lifting" de 1998, Ali Mahdavi s'intéresse à la chirurgie dans ses pratiques esthétiques et cérémonielles : "... je tente une interrogation sur la volonté de changement d'identité dans ce qu'elle a de plus dramatique et de plus désespérée, puisqu'elle est toujours, à la base la réponse naïve et touchante à une frustration d'ordre narcissique..."

 

Mr Pearl

Collaborateur Leig Bowery, Mr Pearl porte le corset comme on adopte une philosophie de vie. Cette pratique dépasse chez lui la simple bizarrerie. Le corset représente à la fois son travail et sa passion, une exigence qui le pousse  à des extrémités dignes des performeurs les plus audacieux des années 1970. Après avoir étudié le  dessin et la danse, il créé son premier corset en 1985, Mr Pearl est devenu  maître incontesté de cet objet de contention qu'il confectionne à l'ancienne. Les grands couturiers Thierry Mugler, Christian Lacroix ou Jean-Paul Gaultier lui confient le modelage de la silhouette de leurs mannequins.

Comparant le corset à l'architecture Mr Pearl le justifie selon ce principe " la construction d'une maison nécessite des fondations" La performance du corsetier ne s'arrête pas à la centaine d'heures consacrées aux chimères de la mode. Progressivement, par le port de corsets de plus en plus serrés, sa taille s'est réduite à 46 cm de tour. Cette pratique a des répercussions sur sa vie quotidienne et exige une discipline de fer. L'usage réduit des poumons l'oblige à chuchoter par manque de soufle. Avant chaque rendez-vous, Mr Pearl prévoit une marge de temps suffisante pour pouvoir se déplacer lentement.Il ne peut s'alimenter qu'en petites quantités, réparties sur la journée. Toute émotion lui serait fatale019.

Dans sa série de portraits photographiques de Pearl, Ali Mahavi a immortalisé le tracé sinueux de sa silhouette de dandy, qui fait songer à une image virtuelle. Un même questionnement sur l'apparence et cette frontière entre réel et irréel rapproche Ali Mahdavi de son modèle.

018Dans une série d'autoportraits, l'artiste est contraint pas des instruments anatomiques de son invention à prendre des poses directement inspirées des magazines de mode des années cinquante.

 

 
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2 octobre 2011

Après-midi de détente

the_gentalmenCe matin, j'ai ouvert le magasin sur l'échapot de roue, je n'arrivais pas à me détacher de S... et de la vision qu'il m'offrait de son sommeil. Le dimanche matin est toujours chargé. Les clients et futurs clients profitent du marché pour jeter un coup d'oeil à ma vitrine d'où l'importance de l'arranger avec goût et de la changer souvent. Je me dois de mettre en évidence les titres mis en avant par les éditeurs qu'ils me plaisent ou pas, avant de pouvoir sélectionner ceux que je souhaite promouvoir et surtout ceux qui ont ou auront la faveur du public.

La rentrée littéraire de cette année m'a donné un travail monstre et contrairement à l'an passé, j'y ai trouvé moins d'intérêt. Les livres sortis cette année et imposés par les différents éditeurs ne m'ont guère fait impression à contrario de l'année dernière. Quelques uns sortent du lot, mais restent minoritaires.

Aussi, mon enthousiasme reste modéré. Sur les quelques volumes que j'ai lu et pour lesquels peu, voire aucune publicité n'a été faite j'ai glissé mon avis sur quelques fiches de lecture. Hum oui, malgré diverses contraintes, je suis encore chez moi et je n'aime guère que l'on m'impose des règles qu'elles soient commerciales ou autres.

Lorsque je suis remonté chez nous, une bonne odeur flottait dans l'appartement. Roudoudou nous avait préparé un byriani de gambas. Il mijotait sur un des feux de la plaque de cuisson, et l'odeur qui s'en dégageait me faisait saliver autant qu'un bouledogue. Bah ouais. La table était dressée et l'appartement nickel. Une voldka au poivre m'a été servie dans mon fauteuil pour me faire patienter. Que demander de plus, je me suis senti un véritable nabab.

Après ce délicieux repas, une sieste s'imposait. Pour que S... repose mieux, je lui ai proposé de se déshabiller et de se coucher dans les draps. Ce qu'il a fait en m'invitant à en faire autant et je dois reconnaître que je ne le regrette pas. Recalins affectueux puis amoureux, avant que nous ne rejoignions les bras de Morphée. Réveil à l'heure du thé que je me suis fait un devoir de préparer. C'est important pour S... et un des seuls repas au cours duquel il ne chipote pas. Au contraire, il aime les crumpets, les muffins, les petits sandwichs au fromage, au concombre, bref il mange avec appétit et c'est la seule chose qui compte.

Ce soir, il est de représentation donc, il ne soupera pas, ne dinera que vers onze heure et ne sera à la maison qu'aux environ de minuit, une heure du matin. Demain, je suis fermé et roudoudou travaille, mardi c'est moi qui travaille et roudoudou qui fait relâche. Pas facile à gérer l'entre-deux portes. Je vais en profiter pour faire un peu de shooping. Roudoudou a besoin de pantalons, et de sous vêtements. Il a un peu grossi (yes !) et s'il aime être maintenu dans ses vêtements, il a comme moi du reste, horreur d'être "boudiné" donc du 34 il passe au 36 (taille française évidemment), j'aurai je pense moins de difficultés à trouver sa taille.

Esseulé pour la soirée et pour éviter de ruminer, je vais me faire un plateau et regarder la télé : les enquêtes de Murdoch, ça distrait, ne demande pas trop d'efforts de réflexion et me fera patienter en attendant le retour de roudoudou.

  

31 juillet 2011

Quelques jours de vacances

P1070886Me voilà de retour chez nous après quelques jours de vacances. S… est en tournée à Chenai depuis deux semaines et demi. J’ai la garde de sa, non, de notre minette. Elle l’a cherché 3 jours puis comme moi elle s’est fait une raison. J’ai beau savoir que ces séparations sont inévitables, elles me plongent, toujours, dans une tristesse sans nom.

Notre dernier week end avait été non seulement agréable, mais torride ce qui rend son absence encore plus pénible. Nous étions en bord de mer, donc isolés de nos amis et relations. Sur les 4 jours passés ensemble, nous n’avons pu profiter de la plage qu’un après midi. J’ai été le seul à me baigner l’eau étant à température parfaite pour moi, mais glaciale pour S… Il a tout de même fait trempette (ses pieds) et est ressorti bien vite se réchauffer au soleil. Le mauvais temps nous a incité à flemmarder dans l’appartement et surtout au lit puisque nous étions l’un et l’autre fatigués tant physiquement et moralement.

La minette était ravie ayant son petit maître près d’elle toute la journée ou presque. Elle se conduit en chat-chien. Le magnifique panier que S.. . lui a acheté il y a 3 ans environ reste vide. Nous ne savons pas pourquoi il ne lui plait pas, donc, elle joue dame sécotine avec nous (hum surtout avec S…, moi, je ne compte que lorsqu’il absent).

Resté seul, j’ai pris le temps d’explorer les environs, me promener (entre deux éclaircies) sur les falaises. J’ai par ailleurs repéré un parcours de randonneurs balisé allant du Tréport à Criel sur Mer (11,7km) que nous j’aimerai faire avec S…. J’ai flâné dans le parc du Château de Eu et le long de la Bresle. Mais seul ce n’est pas le même plaisir. Je me suis offert quelques crises d’angoisses mal définies dans lesquelles j’ai bien cru me perdre. Quelques travaux dans l’appartement m’ont également occupés. Hum oui, S… et le bricolage c’est pas tout à fait ça. Ah si, il sait planter des clous sur les murs… Important pour fixer ses œuvres. Il m’a montré quelques toiles qu’il a peint. Il compte en offrir une ou deux à nos amies Maud et Chloé. P1070959

Le style et le sujet sont tout à fait différents de ce qu’il fait habituellement, ça surprend mais je crois que ça va leur plaire. En attendant qu'il trouve l'occasion de leur offrir, je compte bien qu'il fasse une nouvelle exposition et j'ai bien l'intention de m'en occuper. Je ne pense pas commettre une indiscrétion en vous en faisant profiter en avant première.

Plein de courage et de bonnes intentions avant de partir de Paris, j’envisageais de repeindre le balcon de l’appartement, mais je n’ai eu que le temps de le poncer, des trombes d’eau se sont abattues chaque fois que j’avais le pinceau en main. Compte tenu de la grandeur dudit balcon, je ne peux le faire par épisodes. Résultat, j’ai laissé tomber, j’espère simplement que la pluie ne vas pas trop l’abîmer.

J’ai profité du mauvais temps pour sélectionner quelques livres à mentionner sur le blog littérature, et fait des câlins sans compter à son petit montre à quatre pattes qui, ces deux dernières semaines, était particulièrement demandeur.

 

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23 avril 2011

Week end de Pâques au Tréport (samedi)

Le Tréport,

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Nous sommes arrivés à 10h45 et ma première pensée en descendant du train était : Est-ce que les voisins de S… ont fait des dégâts et si, oui lesquels ? L’éternel angoisse à chaque fois que nous retournons dans cet appartement après une assez longue absence.

Il faut dire, que depuis 4 ans et demi qu’ils sont là, ils ont trouvé le moyen de faire deux dégâts coup sur coup dans l’appartement de roudoudou. Le premier a été assez considérable puisque les travaux qu’ils avaient entrepris, sans consulter un architecte, et par leurs propres moyens, à savoir : abattre un mur intérieur de leur appartement sans se soucier si c’était un mur porteur, avait fissuré un des murs du salon et la cheminée chez S…. pour couronner le tout, il s’étonnait que dans l’appartement de mon compagnon ainsi que dans celui de la personne du rez -de-chaussée il y en est une alors qu’il n’y en avait pas chez eux. Ben voyons, nous l’avons fait installéer uniquement pour le plaisir de la voir démolie par leur soins. Toujours est-il que le temps que les assurances se mettent d’accord, que l’entreprise qui devait faire la réfection soit disponible cela à pris 8 mois et demi. Ca venait juste d’être terminé (novembre), qu’en Janvier le Syndic nous envoie un courrier nous disant que nos « délicats » voisins avait une inondation chez eux suite à l’explosion à cause du gel de leur chauffe eau, et que nous pourrions nous aussi avoir quelques désagréments. Tu parles, les plafonds de la cuisine, du salon, de l’entrée, du couloir et de la salle de bain étaient complètement à refaire. Idem les murs mitoyens de la cuisine et du salon, du salon et de la salle de bain et tout le couloir. Temps d’attente pour la réfection de l’appartement de S… 1 an passé.

P1070006Enfin bref, à notre entrée dans l’appartement, nous avons fait l’inspection de chaque pièce, histoire d’être rassurés et après cela, seulement après, nous avons poussé un soupir de soulagement et nous nous sommes réjouis de passer du bon temps au bord de la mer. Le ciel est superbe, pas de vent, Il fait même chaud alors que nous sommes dans le nord. Samedi jour de marché, nous en avons profité pour le faire main dans la main comme tous les couples. Puis nous avons fait un tour sur la plage pour voir s’il y avait du monde, si la mer était belle et pour prendre quelques photos. L’après midi, re-promenade mais cette fois-ci du côté de Mers les Bains pour acheter un décodeur, sans télévision c’est un peu dur surtout le soir ( en province, à 19h 19h30 ils sont tous claquemurés chez eux), et la nuit étant l’un et l’autre insomniaque.

Le technicien est passé pour nous installer le fameux décodeur, mais niet, la télévision n’est pas compatible. Nous devrons en racheter une, mais vu l’heure à laquelle il est venue, demain étant dimanche et lundi pâque, ce sera pour un autre week- end. Aussi, je m’occupe pendant que môssieur se repose dans le transat sur le balcon, en pianotant sur le petit asus de S… que nous emportons chaque fois que nous allons quelque part., il est tellement plus léger et plus pratique que le 15,4. Ce soir, diner au restaurant puis soirée pyjama dans les bras l’un de l’autre.

Ce sont des plaisirs simples que nous apprécions. Nous adorons Paris et sa vie trépidante, mais il est agréable de pouvoir s’en échapper de temps à autres. Nous rentrerons lundi dans la journée. S’il fait toujours aussi beau dimanche, nous passerons une bonne partie de la journée sur la plage et peut être pourrons-nous nous baigner, moi sûrement, roudoudou ? L’eau est toujours trop froide pour lui, mais bon….

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10 avril 2011

Une cour royale en Inde au XVIIIIème et XIXème siècle - Musée Guimet

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Du 06 avril au 11 juillet 2011 - Musée Guimet à Paris Prix entrée : 7,50 euros tarif normal. Si vous voulez en profiter pour visiter le musée qui est spécialisisé dans la présentation des arts asiatiques pensez à prendre un billet couplé. Les expositions permanentes du musées sont gratuites.

Première grande rétrospective internationale consacrée à la culture cosmopolite de la cour royale de Lucknow qui trouva son épanouissement aux 18ème et 19ème siècles, cette exposition est l’occasion unique d’admirer près de 200 œuvres provenant des plus prestigieuses institutions muséales du monde entier : peintures à l’huile de tradition européenne, aquarelles et gravures, miniatures et peintures de cour indiennes, textiles et parures, objets d’art décoratif, pièces d’orfèvrerie, verrerie et bijoux, autant d’objets qui traduisent l’art raffiné et éclectique de cette cité.

Lucknow fut la véritable capitale culturelle de l’Inde du nord, éclipsant même Delhi un temps, du milieu du 18ème siècle jusqu’à l’établissement définitif du pouvoir britannique en 1858. Artistes, poètes et courtisans affluèrent à Lucknow. De nombreux européens, artistes, voyageurs et représentants des pouvoirs politiques se retrouvèrent dans la cité, séduits par sa beauté et son opulence ainsi que par la réputation de générosité des nawabs, maîtres de Lucknow.

L’exposition met en lumière ce dynamisme des échanges avec l’Europe, la rencontre des goûts, le style de vie hybride qu’y menaient les résidents tout en replaçant ces échanges dans le cadre plus large de l’histoire coloniale du pays.

 Il est défendu de prendre des photos de l'exposition temporaire dont celles mises en ligne pour présentation de celle-ci ont été prises sur le net. Mais vous ne repartirez pas sans un souvenir, car la bibliothèque du musée vend de superbes catalogues répertoriant tous les objets présentés à l'exposition.

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Par contre les photographies sont autorisées pour les expositions permanentes du musée.

Mon avis : Volodia

Superbe exposition, très originale et surtout très riche tant par la qualité des objets présentés que par leur préciosité.  Cette exposition est mise en scène au sous sol du musée Guimet, dans des salles à la luminosité diffuse, au désign épuré, avec justes quelques supports peint en bleu vif pour faire ressortir et mettre en valeurs les pièces présentées. Ambiance feutrée ou l'on n'ose parler qu'à voix basse, de peur de déranger.

On y voit des peintures en pied des derniers nawabs régnants, des plans des palais, des camps de chasse, de miniatures poétiques, des objets rares à cette époque en europe mais courant dans ce pays tels : des pieds de pipes à eau, des crachoirs, des pics d'éléphants, des boites à bétel, etc... le tout en émail délicatement décoré d'or, de pierres précieuses, de fleurs ce qui donne au moindre objet un aspect un peu féminin, voire un peu efféminé lorsqu'il s'agit d'objets typiquement masculin.

Les pièces sont nombreuses et vont des tableaux, aux objets divers, en passant par les armes, les turbans et les costumes. C'est un plaisir des yeux que de voir un tel raffinement dans une époque ou les princes qu'ils soient musulmans ou hindous passaient leur temps à guerroyers ou à la chasse.

A visiter absolument ! N'ayant pu prendre des photos de l'exposition, nous nous sommes rattrapés à l'intérieur du musée même... Nos photos sont là : https://picasaweb.google.com/Wolitzcek/20110407001#

29 novembre 2017

Après-midi tranquille avec Roudoudou

Comme habituellement le dimanche, j'ai fermé le  magasin vers 13h30 et  j'ai retrouvé mon S... qui m'attendait patiemment à la maison, mais avec le ventre dans les talons (un évènement). J'avais décidé, une fois n'est pas coutûme, que nous déjeunerions chez nous, Babouchka m'aura tout à elle demain. Aussi, c'est avec un plaisir non dissimulé que je remontais quatre à quatre à l'appartement. Lorsque je suis arrivé, la table était dressée, le repas mijotait et ma vodka était servie. Roudoudou ? parfait dans son rôle d'homme au foyer (hum, je me moque là, mais si, voyons, mais si !).

P1050857Nous avons pris notre temps, ce temps si précieux et après qui nous  courons tous les jours de la semaine. Il aurait été dommage d'engloutir ce fabuleux repas au lieu de le savourer, après tout le mal que mon compagnon s'était donné pour le faire. En remerciement et comme chaque dimanche, depuis que nous vivons ensemble, je lui ai offert ses fleurs préférées en faisant bien attention à ce qu'elles ne finissent pas dans le ventre de son petit monstre à quatre pattes. Mais aucun inquiétude en vue, Mle dormait à mon arrivée et certainement le ventre plein.

Vu le temps, je n'étais guère enclin à sortir, idem S... aussi, dans l'après-midi m'attaquais-je à des traductions (hum oui, on ne devient pas riche en étant libraire et puis, il n'y a pas de raison que ce soit mon amour qui assume la plupart des charges de notre foyer) tandis que roudoudou faisait une petite sieste, puis s'attachait à écrire et à trier des photos, sur son ordinateur (apparemment celui je lui ai offert lui plait beaucoup bien qu'à mon avis, il soit un peu petit mais, bon c'est lui qui s'en sert et s'il n'y trouve rien à redire).

17 h l'heure du thé, que nous avons pris en compagnie de ma voisine de palier, une charmante vieille dame dont les enfants jouent les courants d'air, et qui a bien accepté l'arrivée de mon compagnon dans l'immeuble. Elle s'enquiert régulièrement de sa santé, Il est important de dire que lorsqu'il a été souffrant en 2008, elle lui faisait de la soupe et lui confectionnait des gâteaux (qu'il ne mangeait pas n'aimant pas le sucre, mais qui faisait mon bonheur, oui j'avoue, je suis un gourmand impénitent). De plus, c'est une véritable encyclopédie vivante en ce qui concerne Paris, ville où elle a toujours vécu et qu'elle connait comme sa poche y compris les lieux mal famés nous a-t-elle dit en confidence...

En fait une après-midi calme, comme nous les aimons. Ce soir nous recevons Maud et Chloé pour mettre au point les préparatifs de notre voyage en Inde, Elles ne pourront rester que 15 jours avec nous en cause le patron de Chloé qui ne peut se passer de secrétaire, quant à Maud, il lui est délicat de rester sans sa compagne...

18 octobre 2010

Léna

54711Au fur et à mesure qu'avance la nuit, propice aux confidences, Mle Renée nous parle de Léna. Léna qui d'après elle s'était trompée. Elle s'était faite opérée par amour pour un homme, mais c'était une erreur. Ce n'était pas ce qu'elle avait pensé. Ca n'allait pas, elle ne se sentait pas bien, pas bien du tout. Elle avait grossi, était devenue à ses propres yeux, moche, déglinguée, à jeter.

Elle avait essayé de remettre des vêtements d'hommes, mais ça n'allait pas non plus. Ses seins se voyaient et on se moquait d'elle. Elle vit une souffrance incroyable, une souffrance visible sur le corps. D'ailleurs son corps est trop présent, elle le traîne comme s'il était à côté d'elle, un gros sac, mais un sac qui n'est pas le bon, maladroit, inadapté. Ses seins trop gros qu'on dirait posés sur son torse comme des globes se projettent, grotesques, devant et le reste suit. Le cheveu plat et triste encadrant son visage qui n'a rien de la femme et plus rien de l'homme lui donne un air de saule pleureur. Elle a perdu son sexe d'origine, mais n'a pas pour autant été reconnue dans l'autre.

Elle était tombée amoureuse d'un coquin qui lui avait dit : "... je pourrais t'aimer si tu étais une femme..." Et voilà, elle s'était faite opérer. C'était une horreur. Léna répète à qui veut l'entendre : "... je suis devenue ce que je ne suis pas..." Son homme la trompe avec de véritables femmes et ne voit plus en elle qu'objet de risée voire de dégoût. Elle-même envisage souvent de se suicider n'arrivant pas à s'accepter. Mais elle tient, elle ne sait pourquoi du reste, mais elle sait qu'il le faut, jusqu'au moment où la douleur sera par trop insupportable.

L'histoire de Léna et le tragique de sa situation me remet en mémoire un film que j'ai vu il y a bien longtemps,L'année des treize Lunes de Fassbinder. J'espère que la ressemblance s'arrêtera là... On ne répètera jamais assez qu'un changement de sexe ne se fait pas sur "un coup de tête", parceque c'est "la mode", les résultats sont irréversibles. On ne peut que les arranger, mais pas revenir en arrière.

 

17 octobre 2010

Mlle Renée

dyn003_original_447_397_jpeg_12527_812bcd62648c82a190d3259cbdfcb447Depuis quelques temps déjà, j'ai renoué avec mes anciennes amours (au figuré cela va s'en dire), et en l'occurrence avec Mlle Renée. Mlle Renée est barmaid dans un cabaret transformistes. Elle est ce qu'on appelle une transgenre. Trop grande, avec des épaules trop larges pour être une femme, mais dont la féminité de caractère, les gestes et les attitudes sont incompatibles avec son genre d'origine.

Elle est souvent vêtue d'une courte jupe de cuir noir, de bas à couture mettant en évidence des jambes musculeuses et nerveuses, qu'elle croise et décroise sans cesse, est chaussée de talons aiguilles. En la voyant derrière son comptoir, elle paraît une femme plantureuse au sourire un peu mystérieux. De près, son personnage équivoque, son apparence intrigue, le visage tout en angle, la poudre, le maquillage, En fait, il y a trop d'extravagances, trop de mise en scène.

Lorsque Renée parle, elle fait des geste, elle bouge les mains, elle fait tinter ses bracelets ce qui fait qu'au bout d'un moment, mon écoute est parasitée. Le bruit des bracelets m'agace. Pourquoi bouge-t-elle comme ça ? Je regarde les bracelets, des petits cercles d'argent, je les voie comme des pièces détachées, ajoutées, fausses. Subitement, je me demande si ses cheveux sont vrais ou si elle porte une perrruque. Ses cils me paraissent trop longs, ses yeux brillent trop, son regard  est trop sombre, un appel à tomber dedans. Et dans la foulée, tout me paraît déplacé, les bras habillés, la dentelle, les ongles peints, le décolleté plongeant sur une question, on ne voie rien. Souvent, je suis gêné, toutes ses phrases me paraissent doubles, théâtrales, excessives.

Elle s'exprime d'une curieuse façon, parlant d'elle à la quatrième personne : "..Nous nous sommes réveillés..."., ."...Nous avons pris notre café...", "... Nous sommes allés..." Je trouve cela un peu prétentieux, pour qui se prend-elle ? Il m'a fallu un certain temps pour comprendre, et j'ai alors ressenti un certain malaise lorsque j'ai enfin compris, qu'elle parlait d'elle et de son sexe (Nous), car bien évidemment, il/elle sont deux. Il y a  bien en elle la place pour deux personnes, car elle, Mlle Renée refuse de se faire opérer pour prendre l'identité de genre qui lui correspond le mieux.

Malgré tous ses petits travers, Mlle Renée me plait. De temps à autre, elle quitte le bar, circule, apporte un verre à une table. Pour ce faire, elle porte une jupe large, avec des plis. Au bout d'un moment, elle s'assoie devant le bar sur un tabouret et fume une cigarette en regardant la salle, calme sous ses cheveux bouclés, un peu raide, les épaules en arrières, les jambes croisées. Juchée sur son tabouret, elle réfléchie. On la regarde, on la regarde et on a qu'une chose en tête, ce qu'elle a entre les jambes. cette reflexion on se la fait non par ironie, ni par fascination mais plutôt d'un air rêveur.

Avant de tenir ce bar, Mle Renée a alterné suivant les opportunités, les métiers de transformiste, puis prostituée, pour revenir sur le devant de la scène et repartir se perdre dans les allées sombres, récolter de quoi se mettre à son compte et retrouver un semblant de respectabilité. Mle Renée a gardé de ses années de tapinage, quelques anciennes copines qu'elle s'évertue à aider à retrouver une "honorabilité" depuis longtemps évanouie, ainsi que leur place dans la Société.

 

 

18 septembre 2010

Re-tournée et retourné

cadmus1Mon amour part en tournée pour une dizaine de jours la semaine prochaine et j'en suis bouleversé. J'ai beau me dire que c'est son métier, que je le savais,et patali et patala,  rien n'y fait. Pas moyen de calmer l'angoisse qui m'étreint. L'indépendance, voire, la solitude que je chérissais m'insupportent depuis notre mariage. Je suis devenu dépendant à plein temps de sa présence immédiate ou différée,  mais dans un laps de temps raisonnable. J'essaye de ne pas le montrer mais, je deviens possessif au fur et à mesure que notre amour progresse. Si je n'y prends garde je vais finir par l'étouffer. Ce qui serait du plus mauvais effet, mais  je plaisante pour ne pas pleurer.

Comment expliquer que ces quelques jours ou je serai seul me plongent déjà dans un profond désarroi. Quelques jours me direz-vous sont vite passés ? oui sans doute, mais je me vois déjà rentrer chez nous le coeur en bandoulière, et passer d'une pièce à l'autre avec sa minette - elle aussi abandonnée et sur  mes talons - cherchant à m'assurer de son retour par la contemplation de ses vêtements dans nos placards. Ressentir des émotions que seul l'amour peut procurer en respirant et palpant son linge convenablement plié dans son tiroir et que par pudeur, il dérobe toujours à ma vue.

J'imagine par avance ce qui va se passer. Je vais me perdre dans les rayonnages de mon magasin, lisant les livres en diagonales plus par professionnalisme que par réel plaisir. Feuilletant et reposant ceux  pour lesquels je ne me sens aucune obligation et, je finirai par fermer parce qu'il le faut bien. Mes soirées seront mornes et vides comme à chaque fois qu'il n'est pas là. Si je suis à même d'affronter ma peur du vide, je resterai chez nous avec Shivana pour seule compagnie. Si mon angoisse se fait palpable, je m'en irai rôder dans des endroits qui n'ont rien de très fréquentables mais où pour un moment j'oublierai ma solitude.

Hum, en fait je suis un égoïste qui pleure sur lui-même. Honte à moi !

29 août 2010

Dasvidania 'Kjijif

Me voici de retour. Epuisé, fauché, mais très heureux. Le chirurgien m'a confirmé le bon état de ma santé, tout en me recommandant d'être prudent dans les sports (surtout ceux en chambre) mais hum, nous sommes l'un et l'autre raisonnable compte tenu de ma convalescence.

Schull_BerditchevSi kiev est une ville superbe l'hiver, qu'en dire l'été. Mon arrière grand-père disait que l'Ukraine était le grenier à blé de la Russie et je le crois sans hésiter. Etant seul pour quelques jours, j'en ai profité, après mes examens, pour visiter le Podol, ainsi que les petites villes alentours notamment celles qui ont abrité durant des siècles des communautés hassidiques de grande réputation, telle : Berditchev.

Je me suis recueilli au ravin de Babyn Yar puis sur les tombes des tsadikims avant de marcher sur les pas de rebbe Nachman à Breslov puis à Ouman. rabbi_nachmann

 

 Je n'ai retrouvé roudoudou que le 27 au lieu du 25 comme convenu précédemment. Aussi, pour me faire pardonner, je lui ai rapporté nos cigarettes préférées, des matriochkas Russe et Polonaise, des bols à bortch avec cuillières en bois, etc.. ainsi que 2 bouteilles de vodka l'une au poivre, l'autre au piment pour arroser nos retrouvailles. Du raifort, des beigels au pavot. Chargé comme je l'étais je ne suis pas passé inaperçu dans l'avion, idem qu'à la douane. Mais le principal était de faire oublier à mon amour mon retard et passer une très bonne soirée en sa compagnie.

9 août 2010

L'Aquarium du Trocadéro

P1050697A voir absolument, si vous avez envie de rêver dans les grands fonds sans avoir à supporter le mal des profondeurs ou tout simplement si vous êtes un citadin pur et dur et que le fait de vous éloigner de votre ville vous procure une irrépressible angoisse.

L'aquarium qui avait été fermé de nombreuses année a fini par réouvrir dans les jardins du Trocadéro. Tout nouveau tout beau, de quoi s'en mettre plein les mirettes. Prévoir l'entrée, un peu chère peut être, quoi que : 19,50 euros par personne. Pour les enfants c'est un peu moins cher. Mais quel spectacle !

Pour le prix vous avez droit en plus de la visite de l'aquarium qui s'étend sur le rez-de-chaussée, plus un sous-sol, à des documentaires sur la vie sous marine, d'assister (si j'ai bien compris le prospectus) au repas des requins et bien d'autres choses encore dont je ne me souviens plus. Le tout baignant dans une lumière bleutée du plus joli effet. Les animaux sont bien mis en valeur et leur environnement semble bien reconstitué (mon avis en tant que profane). En aparté : Roudoudou m'a dit qu'au Sri-Lanka, il y avait des bateaux avec un fond en verre permettant d'admirer la faune sous-marine, mais qu'en fait on ne voyait pas grand chose.

Nous n'avons fait que visiter ayant raté les heures des attractions. Mais nous étions comme des enfants, nous extasiant sur tout. Mon amour imitait inconsciemment, et sûrement par mimétisme, les poissons en ouvrant et  fermant la bouche selon ce qu'il voyait. Il a d'ailleurs fait des photos superbes (parfaitement, je suis partial !) Vous en jugerez par vous-mêmes, si, si j'y tiens :

http://picasaweb.google.fr/Wolitzcek/AquariumDuTrocadero2#

http://picasaweb.google.fr/Wolitzcek/AquariumDuTrocadeo1#

30 juillet 2010

Nous sur la plage !

P1050777Hum oui, c'est tout un poême et surtout une expédition bien que celle-ci soit à 500 mètres de l'appartement. Tout d'abord, il faut savoir que mon amour à un sens inné de ce qui doit être confortable. Par ailleurs, il avait acquis cet appartement pour sa mère en priorité et pas question que sa maman s'assoie sur les cailloux. Donc, il transportait un transat rembourré sur la plage. Pour la protéger du vent et faire bonne mesure il se munissait également d'un parapluie de pêcheur (vous imaginez l'engin) qui servait de parasol. J'ai réussi à le faire renoncer à ce genre d'équipée en trouvant chez Casa Blue, des matelas de plage un peu épais, en tissu très gai (hum oui, sans jeu de mots) qui se roulent et sont munis de poignées de transport. Ils ne prennent pas plus de place une fois pliés qu'un drap de bain et sont largement plus confortables.

Après avoir franchi des vagues de cailloux, nous nous sommes installés bien à l'écart afin de profiter de la plage en toute tranquillité. J'ai invité S... à se déshabiller ce que, miracle, il a fait sans regimber. Il portait le maillot que je lui avais offert et ma foi, celui-ci "tombait bien" (heureusement, j'ai eu un mal fou à trouver sa taille dans quelque chose de joli et sexy à la fois). Je lui en ai d'ailleurs fait compliment. Il m'a regardé semblant se demander si c'était du lard ou du cochon, mais s'il le portait c'est qu'il lui plaisait donc... Il en a conclu que j'étais sincère (toujours avec lui !) et c'est "frétillant" du croupion et moi serrant le mien pour d'autres raisons que nous nous sommes dirigés, vers les flots, les chevilles et les pieds se tordant sur les cailloux. Nous avons fait trempette et pour mon amour, ça a vraiment été faire trempette, il est tombé dans un trou et c'est toussant et crachant qu'il est remonté, comme un bouchon, à la surface. Inutile de dire que pour lui se baigner dans la Manche il ne faut plus  y compter. L'eau était au grand maximum à 17°. Très bien pour moi, mais pour lui habitué à l'Océan Indien, c'était un peu frisquet.

P1050848S... est sorti de l'eau frigorifié et moi revigoré pour nous faire sécher au soleil. Fragile du ventre et pour éviter qu'il ne prenne froid, j'avais emporté un slip de rechange. Je lui ai dit de s'envelopper dans sa serviette pour procéder au changement, sans penser une seconde qu'il pourrait être en difficulté. Mais un vent coquin a soulevé le pan de sa serviette et pour éviter de se retrouver le kiki à l'air, il a plaqué celle-ci contre lui, ( mais j'ai tout vu, na na nère) et ce faisant, il a lâché l'autre pan, et là, se sont ses fesses qui se sont trouvées à découvert. Stupeur de tous les deux et rire contenu de ma part, je me suis collé derrière lui - heureusement que nous étions assez éloignés des autres, on aurait pu s'imaginer des choses - Pour éviter qu'on le prenne pour un exhibitionniste, je l'ai aidé à remettre ladite serviette. Il était pétrifié de honte le pauv'chéri (Hum, la belle affaire de voir le poil et la plume d'un jeune homme de 23 ans). Aussi, pour le réchauffer physiquement et faire "passer la pilule" lui ai-je proposé une fois rhabillé d'aller manger une crêpe flambée. Remiracle il a accepté. Nous nous sommes donc régalés et pour lui en faire manger une seconde j'ai maintenu de façon assez dense notre conversation, seul moyen pour qu'il avale sans s'en rendre compte . Intarissable sur son pays, sa minette et les bouquins (ça tombait bien) Il a englouti la deuxième sans chipoter. Ouf, j'ai eu chaud !

Nous nous sommes ensuite promenés sur la rade où nous avons admiré les cerfs volants. Il aimerait en avoir un je pense, mais vu le vent et son gabarit j'ai un peu peur qu'ils ne s'envolent tous les deux. Et oui, mon roudoudou est un petit modèle...

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11 juillet 2010

Une belle, une très belle femme.

Raquel la faraona,grande gueule et grand coeur malgré les épreuves. Qui vivra prochainement dans l'anonymat la vie de toute jeune et charmante belle femme. Elle mettra sous terre son passé non choisi, ses révoltes, les injustices pour être enfn ELLE.

Raquel, refais-nous de superbes photos comme celle-ci. (c'est un voeu pieux sans arrière pensée). Photo mise sur ce blog avec la permission de l'intéressée.

Une_tr_s_belle_personne_que_je_consid_re_comme_une_amie

22 mai 2010

Quelle journée !

P1040979Ca a commencé dès ce matin, ayant souffert d'insomnie, c'est sur le matin que je me suis endormi et bien évidemment, je n'ai pas entendu mon réveil. Pas le temps de me réveiller devant mon café, j'avais complètement oublié la minette de S... qui m'a rappelé que son venTre était vide comme du reste sa gamelle. Ensuite, il m'a fallu m'occuper de sa litière (important car si celle-ci n'est pas propre de chez Mr propre, j'ai droit au "spéculos" sur mon tapis préféré) -  pour finir par dégringoler, l'escalier menant au magasin (hum c'est le mot, je n'avais pas vu qu'elle s'était couchée sur une des marches) où j'ai réussi je ne sais comment à ouvrir la grille (faudra que je pense sérieusement à en faire mettre une électrique).

Je pensais pouvoir enfin souffler devant un café que je venais de me faire, et non, un premier client arrivait (on va pas s'en plaindre hein). Un coup de chance, il savait ce qu'il voulait et j'avais le livre demandé en magasin donc je l'ai servi assez rapidement. Pas suffisamment toutefois pour boire mon café chaud, et la suite de la matinée a été à l'avenant. Je déjeune en principe sur le pouce mais jamais dans cet état d'isolement moral dans lequel je suis depuis le départ de S... Faut dire que lorsque je me réveille ainsi, en sursaut, je suis souvent barbouillé et j'ai l'impression de courir toute la journée.

L'après-midi c'est mieux passée. J'ai eu du monde sans arrêt ce qui m'a évité de penser. A 17h ma boutique était pleine et c'est avec une satisfaction non dissimulée que j'ai vu Davidek arriver. Il s'est gentiment proposé pour me donner un coup de main et c'est avec reconnaissance que j'ai accepté. Il a passé la fin de l'après-midi et une partie de la soirée avec moi. Nous sommes allés à la schull et bien évidemment, nous avons parlé de S... et du néant dans lequel me place son absence.

Demain après-midi, je vais aller aux Champs-Elysées voir  le parterre de fleurs ça me distraira. J'essaierai  de prendre quelques photos pour S... et aussi pour notre amie Laurine que je n'oublie pas quoi qu'elle puisse en dire. Laurine qui s'était fait toute belle pour notre mariage et qui nous a chaleureusement félicité. Laurine cette personne délicieuse que nous affectionnons particulièrement en tant qu'amie de notre couple et qui nous fait parvenir régulièrement de charmantes photos d'elle.

Laurine

 

 

21 mai 2010

A voir absolument !

Un véritable régal pour les yeux, les oeuvres de Juarez Machado, exposées à :

"Galerie VALMAY" - 22 rue de Seine 75006 PARIS.

N'ayant pas les moyens de m'offrir une de ses toiles, même en économisant, il m'arrive fréquemment de passer devant pour rêver. Cette fois, je suis entré m'acheter les livres les répertoriant. Ils sont superbes et font mon bonheur tout autant qu'ils feront celui de mon S... qui, lui aussi, est fan de ce peintre.

Petit rappel :

Juarez_MachadoJuarez Machado est né en 1941 à Joinville dans l'état de Sainte Catherine au sud du Brésil. Il a fait des études à l'école des Beaux Arts du Parana à Curitiba et il a participé activement à son mouvement artistique. En 1966 il s'est installé à Rio de Janeiro, intensifiant ses activités. Il a non seulement peint mais il a fait des incursions dans l'illustration, le décor pour le théâtre et la télévision, la sculpture, le dessin d'humour et la gravure.

Il a reçu plusieurs distinctions dans les salons brésiliens ainsi que d'autres prestigieuses récompenses internationales. Depuis 1986 il habite à Paris et expose fréquemment en Europe et aux Etats-Unis.

Ses oeuvres reflètent toute l'ambiance que l'on pouvait trouver il y a quelques années à Rio de Janeiro, et l'on se surprend à s'imaginer en beau gominé faisant "tangoter" les plus belles femmes (ou hommes, chacun ses goûts) qui puissent exister....!

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J'aime cette façon de peindre et surtout ce style dont je ne puis m'empêcher de faire un parallèle avec celui d'Otto Dix dans ces peintures de Berlin, d'entre les deux guerres 14-18 et 29-45 :

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6 mai 2010

Dijon

P1040838Mardi 13 avril, je me suis déplacé à Dijon voir un confrère qui avait à me proposer quelques livres anciens fin du 18ème, début et milieu du 19ème siècle. Nous étant mis d'accord sur le prix, après description et photos à l'appui, me voilà parti sur Dijon pour la journée. Hum, celle-ci commençait mal ! Arrivé Gare de Lyon et connaissant mal cette gare ce n'est que 2 minutes avant le départ que j'ai trouvé le quai d'où partait mon train. Pour couronner le tout, je n'ai pas eu le temps de composter mon billet. Mais, merci la petite voix du haut parleur, qui précisait à tous les retardataires d'avertir le contrôleur lors de son passage. Celui-ci s'est, bien évidemment,fait un plaisir de composter mon billet. Une fois débarrassé de ce souci, j'ai fait de même avec mon imperméable, ma serviette, et j'ai regardé ce qui se passait autour de moi...

J'étais côté couloir et de l'autre côté de la rangée, côté couloir également, une jeune femme Japonaise ? arrivait. Elle a commencé par m'envoyer son sac à dos dans la figure en le descendant de son épaule, puis a cogné sa valise dans mon siège pour finir par me demander, si je voulais bien (mais comment donc...), lui hisser dans l'endroit prévu à cet effet. Ce faisant, elle en a profité pour ôter son manteau et secouer ses cheveux qu'elle avait long et me les fiche, comme le sac à dos en pleine figure (ben voyons ! faisez faisez !) Elle commençait sérieusement à me taper sur les nerfs, mais restons poli et courtois, envers la gente féminine (tu parles !) la devise de mon chéri.

Une fois son séant et ses deux bagages à main posés, dont son sac. Elle a commencé à prendre son portable et s'est mise à composer les numéros d'une copine, enfin d'après ce que j'ai pu comprendre puis, celui de son boy friend et allez, j'ai eu droit (ou plutôt une bonne partie du wagon) à une conversation des plus personnelles et pas particulièrement intéressante de la soirée de la demoiselle... Ensuite, elle a ouvert son deuxième sac et là, elle s'est mise à croquer des bonbons. Seigneur, quelle dentition, on aurait dit un broyeur malaxeur et le potin a duré le temps qu'elle ingurgite la moitié du paquet.

J'avais beau ne pas vouloir la regarder, mes yeux exaspérés se tournaient systématiquement de son côté. Mlle aimant la musique, nous avons eu droit en sourdine pour nous, je le reconnais, mais en puissance pour elle à une mélodie sirupeuse. D'énervement, j'ai fini par gagner le wagon restaurant où je me suis avalé 2 grands café, 1 pain au chocolat, des tartines et un jus d'orange pour faire couler le tout. Je suis revenu à mon siège ayant dévalisé le rayonnage journaux du wagon.

P1040818Ouf, elle est descendue la station avant Dijon et j'ai passé le reste du voyage à somnoler. Mon confrère m'attendait à l'arrivée et c'est à pied que nous avons gagné son magasin. Nous sommes passés par le centre ville. Comme un vulgaire Parisien que je suis, imbu de sa ville et de son activité, je m'attendais à une ville de province un peu endormie peuplée de vieux barbons, et flottant dans l'inertie. Or, surprise, Dijon est une ville magnifique, très riche, et surtout très propre, peuplée de beaucoup de jeunes, avec des maisons à colombages, coiffées de tuiles de plusieurs couleurs comme on en voit à l'hospice de Beaune, des cours  jardins, de superbes monuments, un arc de triomphe, un parc avec une ravissante fontaine, et, une cabine téléphonique britannique (oui, la fameuse cabine rouge). Il m'a fait visité son antre et nous avons conclu l'affaire chez lui. Il est très bien installé au rez-de-chaussée d'un hôtel particulier avec une cour jardin. Nous avons parlé de choses et d'autres et j'ai été très étonné de voir les prix de l'immobilier. Paris est vraiment très surfait, surtout pour la qualité de vie et des habitations proposées. Nous avons déjeuné dans une auberge à l'intérieur de la cour d'un immeuble et il m'a ensuite fait visiter la ville plus en détail. Très très bonne impression.

J'ai repris mon train en fin d'après midi alors qu'il commençait à pleuvoir et par peur de ne plus en avoir à cause de la grève. Hum oui, je ne sais comment je me débrouille, mais chaque fois que je me déplace c'est un jour de grève. Le retour c'est fait au calme bien que le wagon ait été bondé. Léger désagrément toutefois, un petit besoin urgent que je n'ai pu satisfaire en raison du va et viens des passagers pendant tout le trajet vers justement l'endroit ou je désirais aller. Inutile de dire qu'arrivé gare de Lyon, ça a été la course pour trouver des hum "lavatory".

Une fois trouvé, les contrariétés n'ont fait que commencer. Je m'approche de la dame pipi coincée dans son bocal, surveillant d'un oeil sévère les personnes qui allaient et venaient, vérifiant d'un regard expert celui ou celle qui mettait ou ne mettait pas le jeton dans le tourniquet. C'est avec soulagement et en me tortillant que j'ai réussi à trouver la monnaie nécessaire à la délivrance dudit jeton et par la suite, de mon envie. Malheureusement pour moi, j'étais tellement pressé que j'ai foncé sur le premier tourniquet venu et je me suis vu rappelé à l'ordre d'un ton peu gracieux : "les messieurs c'est de l'autre côté" Oups, désolé.

Alors je ne sais pas vous, mais moi je remarque que les urinoirs se trouvent très souvent juste devant les tourniquets ou visibles de l'allée centrale, si bien qu'une dame y passant pour tout simplement gagner le guichet et/ou la partie qui lui est destinée nous voit, si si, messieurs, en position jambes écartées la main nous tenant la nouille. Hum très élégant. Je me demande à quoi pensent ceux qui aménagent ces endroits. Ne voulant pas m'exposer ainsi, j'ai cherché une cabine. Bien évidemment, il n'y en avait pas une de libre. Tenaillé par l'urgence, j'ai bien du faire comme les autres et comme eux je me suis retrouvé en situation plus que ridicule et passablement gênante, priant le ciel pour que personne ne me voit ainsi. Une fois la chose achevée je n'ai pu m'empêcher de soupirer d'aise à quoi mon voisin d'urinoir m'a répondu "ça fait du bien hein"  Et là, j'ai vécu un grand moment de solitude !

27 mars 2010

Salon du livre

Salon_du_Livre_2010Il se tient à Paris, Porte de Versailles. Mais contrairement à l'année passée, je n'expose pas, la location du stand me revient trop cher pour les bénéfices que cela me rapportent. Je ne suis pas de taille à lutter à concurrence égale avec les grands éditeurs et les grandes enseignes. J'irais donc avec S...en tant que simple spectateur, voire acheteur, si je rencontre un confrère qui propose à la lecture le livre d'un nouvel auteur avec un réel talent et non un écorché vif, persuadé que seul un érudit est capable de comprendre son oeuvre, bref un insupportable poseur comme il y en a tant dans cette profession.

S... m'a tenu compagnie à la boutique toute la journée. Si bien qu'elle a passé très vite. Le matin c'est plutôt calme jusque 11h puis comme au restaurant c'est le coup de feu jusque 13h, tranquille jusque 16H et c'est reparti. Mais je ne me plains pas, ma clientèle est composée de gens agréables avec qui j'ai plaisir à discuter. Certains viennent avec un titre bien défini, parce qu'ils en ont entendu parlé, mais la plupart viennent fureter, s'enquérir régulièrement des nouveautées, demander des conseils, commander des ouvrages particuliers ou des livres peu demandés que je n'ai plus en rayons.

Pour les habitués, je prends le thé et/ou le café avec certains ce qui me permets de les fidéliser encore un peu plus, d'entretenir des liens avec pour points communs nos lectures. Je dois avouer que j'ai hésité pendant un moment à supprimer ou non mes petites tables au profit d'agrandir la visibilité de mes rayonnages et ma foi je ne regrette pas d'y avoir renoncé. Les gens viennent chez moi pour les livres d'accord mais également pour mon salon de thé. Non qu'il soit grand mais il est bien arrangé (hum, ne soyons pas modeste) grâce en partie à S... Ca leur permet de lier connaissance, de rompre leur solitude, autour d'un café et d'un livre, sans pour autant passer pour des dragueurs ou des importuns.  Merci à la Grande-Bretagne pour m'avoir soufflé cette idée de Librairie Coffee Shop..

27 mars 2010

Il est rentré !

staiancoradormendoamore_blogRoudoudou, mon amour, ma petite caille indienne est rentré de tournée jeudi dans la soirée, complètement flappi, les pieds en sang mais un gros chèque dans la poche qu'il s'est empressé de me montrer. Cet argent il l'a amplement mérité, gagné grâce à son professionnalisme et surtout la vigueur de ses jambes.

J'avais commandé un super repas chez "Pouchkine" mais il a eu peu de succès. Il avait un sérieux besoin de se reposer. Je l'ai aidé à se coucher et il s'est endormi aussitôt une fois entré dans les toiles, sa minette à ses côtés. A l'aube j'ai été réveillé par des miaulements impatients et j'ai vu mon amour revenir dans notre chambre les yeux encore ensommeillés après avoir nourri son petit monstre à quatre pattes. Il m'a fait pitié, il dormait littéralement debout. Mais surprise, lorsqu'il s'est recouché je me suis aperçu que toute une partie de son corps était, elle, bien animée et ne demandait qu'à s'exprimer. Nous nous sommes donc réveillés mutuellement en douceur, avant de profiter l'un de l'autre.

Notre désir était puissant car contenu depuis plus d'une semaine. Nous avons comme à chacun de ses départs et chacun de ses retours fait l'amour intensément. Je ne me lasse pas, il semble que lui non plus. Nous découvrons une nouvelle sensualité, nous éprouvons de nouvelles sensations. Je me repais de chaque geste, de chaque repli de peau, de sa chaleur et de son odeur. Sa douceur dans l'intimité est telle qu'il m'arrive d'avoir peur de le blesser, tant physiquement que moralement par mes ardeurs.

J'ai réussi à le faire s'oublier au point de lâcher un cri au moment de notre jouissance. Et surtout à lui faire oublier la honte qu'il pourrait en éprouver. Hum oui, il n'est pas encore tout à fait décoincé

20 mars 2010

Anniversaire

plaque_30_ansle 18 mars ! J'avais mis mon réveil 1h et demi plus tôt que d'habitude, de peur de rater le départ de mon amour pour Lyon. Il avait déjà bu son café et préparé mon petit déjeuner. Sur le canapé du salon, trônait en évidence, le tableau de moi qu'il avait fait. Un portrait en pied, traité de façon moderne en peintures acryliques. Un mot était glissé dans l'encadrement, mais comme il préférait que je le lise hors sa présence. J'ai malgré mon impatience accédé à son souhait. Non seulement il a dû mettre un temps fou pour faire cette toile et ce, en raison de ses répétitions, représentations et obligations de toutes sortes. Mais il a réussi à garder le secret, C'est ainsi que je comprends le pourquoi : "...il vaut mieux que je dorme chez moi, je rentre trop tard le soir..." En regardant ce portrait,  j'y décèle tout ce que j'essaye de cacher et que lui a réussi à saisir. Mais quand ? comment ?

Mon amour qui avait appelé un taxi a refusé que je l'accompagne à la gare. Il est vrai que j'ai de plus en plus de mal à dissimuler mes émotions, mes recommandations et mes effusions. Ce qui je le reconnais peut être embarrassant pour lui. Quant à moi, je me fiche royalement de ce que les autres pensent, j'assume notre couple et surtout ce que je suis.

Nos embrassades se sont donc terminées à l'embrasure de notre porte. Et c'est le coeur serré que j'ai vu de ma fenêtre s'éloigner son taxi. J'ai heureusement été occupé toute la journée par des clients, commandes, livraisons, etc... ce qui m'a évité de "penser". Des connaissances et amis ne m'ont pas oublié et après mon diner chez babouchka, nous sommes allés finir la soirée à la "Calèche".

Je fais maintenant partie des gays d'âge mur.

22 février 2010

Réveil difficile

point_12_le_point_virgule_261Hier soir nous sommes sortis avec Maud et Chloé, voir le spectacle d'Yvette Leglaire au Point Virgule. Bien que S... et moi l'ayions déjà vu, nous étions ravis de voir nos compagnes s'amuser comme des petites folles. Pour ceux qui ne connaissent pas, allez-y, Yvette Leglaire est Elle/IL, monologue et divagations sur scène. Si vous avez aimé Zouc, vous aimerez Yvette Leglaire.

 

Avant le spectacle, nous avions fait des emplettes à la librairie "Les mots à la Bouche" Les_mots___la_boucheet en sortant, nous avons pris un pot au Bar du Marais. Soirée très agréable. Nous avons raccompagné ces dames chez elles et sommes rentrés littéralement flappis. J'ai à peine eu le temps de préparer notre lit que  la minette de S... était déjà dessus et S... à l'intérieur m'attendant, si je puis dire de "pied ferme" et comme il semblait dans de bonnes dispositions pas question de le faire attendre ni de le décevoir. Autant dire que ce matin la cafetière est plus qu'indispensable pour me tenir éveillé. Mon amour, lui, dors encore, comme un bienheureux, du sommeil du juste. Comme il ne travaille pas aujourd'hui ni demain, nous aurons tout le temps de récupérer.

064

24 août 2009

Nos espoirs

026Nous nous installons progressivement dans notre vie de couple. Un coup chez lui, un coup chez moi. Nous n'avons pas encore résolu notre problème d'appartements.

Le mien pourrait l'accueilllir avec sa minette, mais il ne veut pas s'imposer ni me l'imposer. Le sien est plus petit. Si je vends mon appartement, ma boutique perd de la valeur,  puisqu'elle va avec celui-ci qui est juste au dessus. Sans compter que j'en ai encore pour 5 ans à payer les murs. Ben oui, je venais tout juste de finir de payer le fond quand ils ont été à vendre. S'il vend le sien, il vend à perte compte tenu de l'effondrement de l'immobilier.

Par ailleurs, la vente de son appartement de Paris, ne lui rapporterait pas suffisamment d'argent pour racheter l'équivalent et s'il voulait la même superficie voire un tout petit peu plus grand, il doit envisager la vente de son appartement du Tréport. Je ne suis pas pour, bien que ça ne me regarde pas vraiment. Cet appartement, sa mère lui a fait acheter avec ses premiers salaires et cachets.

De plus, la ville s'est bien refaite et est très sympathique. Nous y avons repéré lors de nos pérégrinations une charmante petite maison toute fleurie dont les propriétaires affichent sur leur porte d'entrée qu'ils sont gays.028

Nous avons été très surpris qu'ils osent afficher "la couleur", mais nous aimerions bien faire leur connaissance, oui je sais faut pas rêver, mais peut être sont-ils les seuls aux alentours ? Ce besoin que nous avons de nous regrouper, de faire connaissance alors que nous n'avons peut être rien en commun ? de recréer un mini ghetto. Ma famille verrait mes derniers mots elle serait atterrée et me prendrait pour un fou. Bah, tant qu'elle ne me considére pas comme "folle".

Nous avons donc beaucoup de frais. Entre nos impôts sur le revenu, les taxes foncières et les impôts locaux des deux appartements et de la boutique, sans compter les frais courants : charges de coproprité, edf/gdf, mes cotisations à l'Urssaff, l'expert comptable que je suis obligé de part la loi de faire venir une fois par an, etc...

Un seul appartement pour nous deux réduirait considérablement nos frais, encore faudrait-il qu'il se trouve à Paris, avec une superfie ne ressemblant pas à un placard et situé dans un quartier convenable... tout ce qui est inaccessible en ce moment sur Paris quoi !

Mais ne nous plaignons pas, d'autres sont bien moins chanceux que nous. En attendant nous faisons la navette l'un chez l'autre changeant de décor avec l'appartement. La plus perturbée dans tout ça restant la pauvre Shivanna.

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zdraztvitié
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