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24 septembre 2011

Une grande, très grande artiste

Une talentueuse dame de la chanson que, malheureusement, nous ne voyons guère sur nos écrans. A elle seule elle regroupe Piaf, Fréhel et pour l'humour, le piano et le goût des femmes : Marie-Paule Belle.


JULIETTE - Rimes féminines 1997

Dans un corps vide entrer mon âme,
Tout à coup être une autre femme
Et que Juliette Noureddine
En l'une ou l'autre s'enracine.
Élire parmi les éminentes
Celle qui me ferait frissonnante,
Parmi toutes celles qui surent s'ébattre,
Qui surent aimer, qui surent se battre,
Mes s?urs innées, mes philippines,
Mes savantes et mes bécassines

Julie, Juliette ou bien Justine,
Toutes mes rimes féminines
Clara Zetkin, Anaïs Nin
Ou Garbo dans La Reine Christine

Sur le céleste carrousel,
Choisir entre ces demoiselles
Camille Claudel, Mam'zelle Chanel
Ou l'enragée Louise Michel

Vivre encore colombe ou rapace,
Écrire, chanter ou faire des passes
Margot Duras, Maria Callas
Ou bien Kiki de Montparnasse

Naître demain, renaître hier,
En marche avant, en marche arrière,
M'incarner dans ces divergences
Ces beautés, ces intelligences

Et jouir du bienheureux trépas
Pour dans leurs pas, mettre mes pas
Musidora, La Pavlova
Ou mon aïeule, la grande gueule Thérésa

Que j'en aie l'esprit ou l'aspect
Ou bien même les deux s'il vous plaît
Juliette Drouet, La Signoret
Ou la grande Billie Holiday

Tous voiles dehors ou en chantant,
Avec l'une d'elles me révoltant
Flora Tristan, Yvonne Printemps
Ou la farouche Isadora Duncan

Pour toute arme ayant leur fierté
Et pour amante la liberté
Les soeurs Brontë, Louise Labé
Ou Lou-Andréas Salomé

Même s'il faut en payer le prix,
Être la fleur être le fruit,
Être Alice Guy, être Arletty,
Marie Dubas, Marie Curie

Mais s'il vous plaît, point de naissance,
De jeunesse, ni d'adolescence,
Épargnez-moi la chambre rose,
Soyez bonne, ô métempsycose

Permettez à votre Juliette
De ne point mûrir en minette
Mais en Colette, en Mistinguett
Ou pourquoi pas Madame de Lafayette

Mettez-moi, je vous le demande
Instamment, dans la cour des grandes
Judy Garland, Barbra Streisand
Ou cette bonne dame de George Sand

Placez-moi du côté du c?ur,
Côté talent, côté bonheur
Loïe Fuller, Dottie Parker
Ou sainte Joséphine Baker

Oui tout de suite les feux de la gloire,
Les feux de la rampe et de l'Histoire
La Yourcenar, Sarah Bernhardt
Ou la très sage Simone de Beauvoir

Une voix d'argent au fond d'un port,
Une plume d'acier ou un coeur d'or
La Solidor, Christiane Rochefort
Ou Marceline Desbordes-Valmore

Les belles sans peur et sans marmaille
Toutes nues au fort de la mitraille
Sylvia Bataille, Anna de Noailles
Camarade Alexandra Kollontaï

Et les agitatrices de bouges
Brandissant l'espoir et la gouge
Olympe de Gouges, Rosa-la-Rouge
Et la vieille Germaine de Montrouge

La lignée des dominatrices,
Ladies, mesdames, doñas ou misses
Comme Cariathys ou Leda Gys,
Angela et Bette Davis

Le train du diable et ses diablesses,
Les vénéneuses et les tigresses
Lola Montès, Gina Manès
Et l'empoisonneuse Borgia Lucrèce

Enfin j'ai, pour être sincère,
Du goût pour les belles harengères
Yvette Guilbert, Claire Bretécher,
J'irais même jusqu'à Anne Sinclair

Mais si tant de souhaits vous chagrinent,
S'il est contraire à la doctrine
De viser haut dans les karmas,
Alors faites dans l'anonymat.
En attendant que tout bascule,
Que Satan ne me congratule
Ou que les anges me fassent la fête,
Permettez une ultime requête

Faites-la renaître votre frangine
En n'importe qui, en fille d'usine,
En fille de rien ou de cuisine,
En Croate ou en Maghrébine,
En Éponine, en Clémentine,
En Malka Malika ou Marilyn
Et si votre astrale cuisine
Par hasard ne le détermine
J'accepterai par discipline
De revenir en cabotine,
En libertine, en gourgandine,
Tiens, en Juliette Noureddine !

 

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22 avril 2011

21 avril - anniversaire de Roudoudou

Ayant une important affaire à régler à Lyon, j’ai du partir à l’aube jeudi. Par lâcheté, pour ne pas avoir à répondre au regard interrogateur de S… mais surtout pour ne pas voir la déception dans ses yeux de se retrouver seul le jour de son anniversaire, je ne l’ai pas réveillé et je suis parti comme un voleur, lui laissant juste un mot sur l’oreiller pour qu’il ne s’inquiète pas de ne pas me voir à ses côtés.

J’y ai passé la journée. Il est vrai que c’est une jolie ville et je comprends mieux pourquoi S… a les yeux pétillants lorsqu’il m’en parle. ,Mon affaire s’étant réglée aux mieux de mes intérêts je suis rentré plus tôt que prévu soit 19h30 au lieu de 21 h . Ayant trouvé le nid désert, j’en ai profité pour mettre en scène les cadeaux lui étant destinés et faire monter un repas digne de ce jour spécial. J’ai parsemé notre couche de pétales de roses, me disant qu’il serait sensible à cette attention et que c’était la moindre des choses que je pouvais faire pour me faire pardonner.

Roudoudou est rentré vers 20h30, et ne s’attendant guère à me trouver son visage s’est éclairé en me voyant installé dans notre salon, ce qui ne fit qu’accroître ma culpabilité de l’avoir laissé seul ! Nous fîmes honneur au repas et je me  suis confondu en excuses. Les présents offerts lui ont plu et c’est avec une joie, mêlée peut être d’un peu de rancœur pour S…, que nous nous sommes retrouvés dans la pataugeoire, retrouvant les gestes d’intimité qui font notre couple. Lorsqu’il est entré dans notre chambre, le lit recouvert de fleurs l’a enchanté en même temps qu’il lui a fait un curieux effet, lui calme, si posé, s’est roulé dessus, d’un côté, puis de l’autre. Et, manque de chance, je ne sais comment il s’y est pris il s’est retrouvé par terre et moi complètement paniqué à l’idée qu’il ait pu se faire mal. Mais non, son éclat de rire m’a rassuré et prouvé le contraire. Pire qu’un gamin le chéri !

Notre nuit a été pimentée par nos désirs, nos ardeurs, nos odeurs, pour l’aboutissement d’un plaisir renouvelé au gré de nos envies. Je me suis particulièrement attaché à le combler d’un amour dont il avait été sevré toute la journée. Cette journée était à lui et pour lui. Il m’en a remercié à sa façon, gazouillant, ronronnant, se lovant à mon côté (une vraie ménagerie à lui tout seul), se blottissant contre mon flanc pour finir s’endormir le nez au creux de mon épaule.

4 avril 2011

Roudoudou, le retour !

Mon compagnon rentre de son stage de danse à Londres cet après-midi. Il était temps, sa minette et moi nous morfondions en son absence, Mle me suivant dans chacun de mes mouvements, se glissant dans mon dos lorsque je suis installé, dans mon fauteuil, à ma table de travail. Sursautant et dressant l'oreille à la moindre sonnerie de téléphone ou de la porte du magasin ou encore de l'appartement. Nous nous sentions esseulés et je me distrais comme je peux en bêtifiant sur un forum de discussions, quant à elle, sa distraction favorite reste manger et dormir sur mes genoux. Je passe mon temps à lui remplir sa gamelle, je m'en suis rendu compte en trouvant que les heures des repas s'étaient curieusement rapprochées

Je vais le chercher à la descente de l'Eurostar. Puis, nous rentrerons directement chez nous. Je suis impatient qu'il me raconte par le menu comment son stage s'est déroulé. Il sera flappi sans aucun doute, mais il prendra bien le temps de collationner avant de se reposer. Je suis si heureux. Ce soir, notre lit me paraitra moins froid !

Malgré le beau temps, je n'ai guère eu le courage de sortir le week end dernier, ainsi du reste, que toute la semaine passée. En excuse : le temps que me prend mon magasin, mais en réalité ma baisse de moral, comme à chaque fois qu'il s'éloigne de moi. J'ai refusé les invitations de certains copains qui pour me changer les idées me proposaient d'aller en boîte, cela était au-dessus de mes forces. Je ne me sentais pas d'humeur de supporter toute une soirée, la faune côtoyée inévitablement dans ce genre d'endroits. Danser avec mon compagnon me convient, mais avec un mec inconnu aussi gentil soit-il ne me dis rien, surtout s'il a des vues sur moi. 

Hum, ce n'est pas tout ,mais il est temps que je me prépare. Si je ne veux pas que mon compagnon s'arrache la joue en m'embrassant, s'agirait de me raser convenablement parce que là, ça laisse à désirer. Je vais étrenner mon nouveau costume, sa réaction m'en dira plus que celle de n'importe quel péquin ! A la pensée de le retrouver, mon esprit s'enflamme, et mon corps se souvient des plaisirs éprouvés, mes lèvres s'humidifient à l'idée des baisers que nous échangeront et qui nous émoustillerons l'un et l'autre faisant paraître long le temps avant de s'y adonner avec voluptée dans l'intimité de notre chambre. Bon j'arrête là, auquel cas, je serais obligé de me "changer".

 

11 décembre 2010

Les frimas

 

Par rapport aux années passées, la neige est particulièrement précoce cette année, et mon Roudoudou est, il fallait s'y attendre, complètement frigorifié. Croyant bien faire, j'étais allé chez Damart faire une provision de maillots, mais il s'avère que mon chéri y soit allergique. Résultat, 5 maillots relégués dans un sac à donner .... Mon amour étant tout menu, je ne peux en profiter. J'ai donc racheté des maillots de coton tout à fait ordinaire, un peu épais pour moitié prix et qui lui conviennent parfaitement. Comme quoi en voulant bien faire on se casse le nez !

D'un autre côté, je suis très heureux de ce froid polaire, hum oui, un bonheur égoîste bien évidemment, mon amour a du mal à sortir s'il n'y est pas obligé et de fait, nous passons tout le temps libre que nous avons chez nous. Roudoudou s'occupant sur son ordinateur (je me demande bien du reste ce qu'il peut écrire), moi sur mes traductions, mes commandes et/ou ma comptabilité, les sujets ne manquent pas.

Toute cette semaine il a été de représentations, rentrant très tard dans la nuit et passant une bonne partie de la matinée à dormir pour récupérer. L'après-midi, il restait avec moi au magasin s'installant dans son fauteuil près du chauffage avec son ordinateur sur les genoux (si, si celui que je lui ai offert, apparemment il lui plait beaucoup !) avec sa minette (véritable couple infernal) vautrée sur le comptoir le regardant les yeux mis-clos, jusqu'à ce qu'il parte pour ses répétitions.

Lorsqu'il rentre complètement épuisé et congelé (parait que l'eau des douches est à peine tiède), je m'empresse de lui faire une place à mon côté et je le blottis contre moi pour le réchauffer. Pauvre S... il n'est pas fait pour ce climat. Mais bon, dans un petit mois nous serons chez lui, à Pondichéry et je crois que c'est ce qui le fait tenir. Roudoudou m'a dit que tout le monde là-bas était déjà sur le pied de guerre pour notre arrivée.

14 juin 2010

Enfin là !

Enfin à la maison. Comme d'habitude, il m'avait demandé de ne pas me déranger arrivant tard dans la nuit. Mais, comment le laisser rentrer seul, alors que je sais pertinemment l'importance que ça a pour lui d'être attendu, surtout après un voyage si éprouvant et si long. Par ailleurs, Il m'était impensable de me morfondre chez nous en espérant qu'il ait bien un taxi, qu'il n'ait pas de problèmes, etc...J'étais tellement impatient de le voir rentrer et surtout soucieux d'éviter les embouteillages, que je suis arrivé à l'aéroport avec plus de 2h et demi d'avance sur l'heure normale et que finalement l'avion, à son habitude, a eu presque 2 h de retard...

Lorsque les portes de la douane se sont ouvertes, j'étais au premier rang, piaffant d'impatience, écarquillant les yeux de peur de le manquer. J'ai aperçu Sathyia en premier,  puis mon chéri dont les yeux faisaient concurrence à ceux des lapins albinos. L'avait pas encore du dormir pendant le vol. Sathyia lui a fait remarquer que j'étais là et sa bouche s'est fendue d'un sourire en même temps que sa main me faisait un signe. Bien évidemment il s'est fait arrêté comme tous les autres indiens à la douane, non pour ses papiers mais parce qu'ils étaient passés par les Emirats et qu'il est connu que les indiens ramènent pratiquement toujours quelques bijoux. Roudoudou connaissant la chanson les portait sur lui et avait les factures, par ailleurs comme l'avion avait du retard et qu'un autre s'annonçait ils sont tous passés sans encombre.

Sur le chemin du retour j'ai raccompagné son ami chez lui, et c'est seulement après que j'ai pu enfin embrasser longuement et amoureusement mon chéri, sans témoin. Arrivés chez nous, il s'est précipité sur le frigidaire voir si j'avais mangé les plats qu'il m'avait préparé avant de partir et oui, mon cher, il ne restait plus que des "couennes". Mais non, je plaisante, j'avais fait monter un repas pour deux de "Chez Pouchkine". Mon chéri était très fatigué et n'avait pas faim. Par contre, il a accepté que je lui fasse couler un bain et je me suis installé sur le bord de la baignoire pour savoir un peu comment "ça c'était passé" réponses laconiques.... Bon bon, on verra donc plus tard. Comme il dormait littéralement je l'ai aidé à sortir de sa pataugeoire pour le coucher.  A peine dans les draps, j'ai entendu un léger ronflement signe qu'il était épuisé...

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9 juin 2010

Son retour fin de semaine, Yes !

Roudoudou m'a enfin téléphoné, après des jours de silence ou je me demandais ce qu'il devenait et comment se passait sa tournée. J'avais juste eu un appel me disant "nous sommes bien arrivés". Depuis niet ! Mais je ne lui en veux pas, je sais que ce n'est guère facile pour lui de se trouver au Sri-Lanka et que s'il avait pu, il aurait rayé ce pays de sa mémoire.

Toujours est-il qu'il s'est produit à Colombo, à Kandy et Neruya Elya ou beaucoup de Tamouls vivent dans les plantations et/ou avaient trouvé refuge dans la ville depuis de nombreuses années. Il est bien logé et partage sa chambre avec Sathyia. Ouf, cela m'a rassuré. Sathyia a la tête sur les épaules et considère S.... comme son petit frère sur lequel il faut veiller. Par contre, l'intonation de sa voix et sa façon d'éluder certaines de mes questions me font supposer que tout ne doit pas être rose. Il m'en dira sans doute plus à son retour...

6 juin 2010

Coup de fatigue

Je viens enfin de finir ma semaine de travail. Je ne sais si la chaleur en est la cause, mais j'ai été particulièrement fatigué et irritable toute cette semaine, ce qui dans le commerce fait toujours mauvais effet. Quant à la minette de S... c'est pareil, on dit que les animaux reflètent souvent le caractère de leur maître, il doit y avoir du vrai, car elle aussi a été assez pénible cette semaine. Elle n'a rien trouvé de mieux à faire que de se vautrer sur le carrelage de la cuisine, en plein milieu de la pièce, là où tombaient les rayons du soleil, et bien évidemment dans le passage, sur les tapis, m'obligeant ainsi que mes invités à la contourner pour passer ; Dans le magasin en navigant parmi les livres de la vitrine et n'hésitant pas à s'allonger dessus. Malheur au téméraire qui oserait la déranger, même pour une caresse, la chipie le gratifiant d'un regard peu amène. Quant à celui qui aurait eu la témérité de la pousser un peu pour voir le titre sur lequelle elle était affalée, un ferme coup de patte l'aurait vite remis à sa place.

Tout ça pour dire, que j'avais besoin de détente. Sergeï, un ami féru d'ordinateur m'a donné une bonne idée, pourquoi ne pas acheter un disque dur externe pour augmenter la capacité de stockage de celui de S..., en attendant bien évidemment que je puisse lui en offrir un autre plus facilement transportable et plus autonome ? Nous sommes donc partis à la Fnac ou il m'a conseillé et où j'ai pu acquérir pour un prix très raisonnable un disque dur externe de 500 GB, garanti 3 ans et pas plus grand qu'un livre de poche. Le branchement s'est fait très facilement, c'est merveilleux ! J'en ai profité pour acheter à mon chéri un programme pour créer un website web privé. Il est écrit sur la boîte qu'il aura droit à un nom de domaine, à de nombreux modèles graphiques, qu'il pourra mettre ses photos, ses vidéos, et tout ce qui lui plait, sans compter qu'il pourra, s'il en a envie, le publier ou non et/ou qu'il pourra lui-même définir qui y aura accès. Mon amour est patient et se débrouille bien, je ne doute donc pas de l'intérêt qu'il éprouvera en découvrant ce programme.

Vivement qu'il rentre !

 

 

26 mai 2010

Signer ses photos sur le net

Je suis fier d'avoir trouvé comment marquer nos photos pour éviter les indélicats personnages qui se permettent non seulement de les copier sans demander la permission, mais également de se les approprier. (Ouais, ça existe !) Après beaucoup de temps, bien du mal et le téléchargement de divers logiciels, j'ai fini par en trouver un gratuit, facile d'accès et compréhensible ! Bravo moi ! C'est mon amour qui va être content quand il va rentrer.

En effet, nous avons eu la désagréable surprise de voir certaines de nos photos prises "d'autorité" et copiées à droite à gauche. Sachez que nous n'apprécions pas. La moindre des corrections voudraient que l'on demande si ....Donc je me suis mis à les signer pour moi et mon compagnon. Si cela ne suffit pas à dissuader ces grossiers personnages, nous envisagerons une autre action...!

 

 

 

11 mai 2010

« mais vous êtes déja en couple que vous apporterait un "mariage" ? »

C'est le mail que nous avons reçu de Jean un de nos amis Cannois. Surprenant ? pas tant que cela. En effet, le mariage nous apporte à chacun un sentiment de plénitude. Il était très important pour S... de se marier. Tout simplement pour être reconnu dans la Société Indienne en tant qu'homme à part entière et non plus comme S....le fils de son père. Par ailleurs, il  tenait en m'épousant me montrer qu'il était un homme "sérieux" que notre relation n'était pas pour lui (au cas ou j'aurais pu en douter) une aventure.

Je suis contre le pacs pour les gays bien que le mariage civil nous soit non autorisé. Pourquoi ? mais parce que nous serions fichés à la Mairie et sur bien d'autres fichiers administratifs (Notaires, Propriétaire, famille, Sécurité Sociale, Banques, etc...) en tant qu'homosexuels. Tous les gays, les lesbiennes, les transgenres ont crié "haro" sur le fichier Edwige, mais ils/elles sont les premiers (ières) à se faire prendre au piège du pacs.

Hum, par ailleurs, nos aïeux gardent un très mauvais souvenir et l'oubli ne peut se faire, par les générations suivantes des recensements effectués ayant servi il y a 60 ans à la déportation de tout un peuple. Inutile donc de les renseigner...Pas de pacs. La religion de mon compagnon lui permet de se marier, religieusement, en toute légalité au Temple, je ne voie pas pourquoi il s'en priverait et de quel droit lui refuserais-je le plaisir si important à ses yeux de voir notre union reconnue et bénie par ses Dieux.

Notre ami Cannois a abondé dans notre sens, lorsque nous lui avons expliqué nos raisons d'autant que lui et son compagnon sont ensemble depuis plus de 20 ans et que malgré le fait qu'ils ne soient pas des" folles furieuses", ils affrontent quotidiennement des réflexions et des regards désobligeants de la part de leurs voisins. Ce qui est particulièrement lamentable entre autres, en raison de leur âge (l'un ayant 60 ans et l'autre 48 ou 49 ans) et de leur situation tant professionnelle que personnelle.

 

 

21 avril 2010

21 avril 2010

Cette date figure en gros et en bonne place dans mes agendas et est entourée de rouge sur mes calendriers. C'est l'anniversaire de mon amour. 23 ans aujourd'hui et l'âge officiel pour se marier en Inde. Mais il n'aura guère perdu de temps puisque ce sera chose faite Samedi prochain...

En attendant, et malgré que ce soit le jour son anniversaire, il est de représentation. En ce moment, sur scène, Il saute, virevolte et tape des talons devant un public qui me le ravit le temps d'une soirée et d'une partie de la nuit puisqu'il ne rentrera pas avant au plus tôt minuit, voire, minuit et demi - complètement épuisé - en ne souhaitant qu'une chose dormir. Nous n'avons pas vraiment le choix, tant qu'il a des contrats et la santé pour les honorer, il fait ! En attendant son retour, je vais tout de même faire monter un repas sympa de "chez Pouchkine" quitte à le mettre au frigo, s'il ne veut pas souper. J'ai glissé son cadeau sous l'oreiller, mais va-t-il s'en apercevoir ? De plus, je me suis laissé tenté par un nouveau bain moussant, accompagné de sels délicatement parfumés, dont le mérite est de soit-disant dé-stresser, de rendre la peau aussi douce qu'un bébé et votre cher (chère) et tendre amoureux. Hum, je demande à voir (si ce n'est pas vrai, je fonce au magasin pour faire un esclandre). Enfin il fait beaucoup de mousse et tous les deux, nous adorons la mousse !

Mais il reste qu'en ce jour si particulier, je me sens un peu esseulé....

9 avril 2010

Za vashe Zdorovie - Lechaïm

а нос амис (иес) ет релатионс ́уе ноус инвитонс à партагер отре йоие. Не ноус югез пас, аццептез-ноус цомме воус льавез фаит юс́уьà прёсент. Ноус соммес ун оцупле цомме йе соушиате à чауцун де ле формер. Ноус ньавонс пас чангер. Цьест тоуйоурс ноус, авец нос ́уалитёс ет нос дёфаутс....

אַ נאָס אַמיס עתּ רעלאַתּיאָנס אַשׂעפּתּעז נאָוס שאָםע בֿאָוס ל'אַבֿעז פֿאַיתּ דשוסקו'אַ פּרעסענתּ, סאַנס נאָוס דשוגער. נאָוס נ'אַבֿאָנס פּאַס שהאַנגער נאָוס סאָםעס תּעלס קוע נאָוס בֿאָוס אַבֿעז שאָןוס אַבֿעש נאָס קואַליתּע עתּ נאָס דעפֿאַותּס. נאָוס עספּעראָנס קוע בֿאָוס נאָוס אַגערעז בֿאָתּרע אַמיתּיע שאַר עללע נאָו עסתּ שהערע

9 avril 2010

Наша свадьба

Чтобы мои друзья (страны) вне зависимости от вашей религии, ваш возраст, вашу культуру, поделиться с нами радость, что охватывает нас в канун нашего брака. Не судите нас, мы всегда те, с которыми вы познакомились или любимого, с нашей качества и свои недостатки.

Хотя это видео не точно отражает радость брака из-за напряженности между еврейской и православной общин. Я хотел отправить его в связи с дефисом, которую я представляю между этими двумя культурами.

 

2 mars 2010

Kiss-in Parvis de notre dame le 14/02/2010

Je viens de lire le compte rendu de têtu ainsi que les divers témoignages sur les violences verbales et physiques dont on fait l'objet les participants. Je suis attéré devant les diverses vidéos qui ont été faites de ce jour.

 

Il va s’en dire que je condamne, toute forme de violence, qu’aucun comportement incongru soit-il n’excuse un tel déchainement. Il faut toutefois reconnaître que cette initiative, même si elle partait d'une bonne intention,  ne pouvait qu’être prise pour une provocation et une profanation d’un lieu saint.

 

Nous réclamons l’intégration, l’acceptation, le respect, la liberté, les mêmes droits que les hétérosexuels mais nous, les respectons-nous, comme nous le devrions ??? La question est posée,car pour se prêter à ce que j’appelle moi, de l'exhibitionnisme, il ne faut pas avoir réfléchi aux conséquences. Que croyaient-ils ? que tout le monde allait abonder dans leur sens, leur dire c’est super, continuez, et leur accorder une bénédiction ?

 

Je suis pour défendre nos droits, mais pas de cette façon, nous n’avons réussi qu’à choquer et à blesser au plus profond d'elle-même une bonne partie de la population.  Certains diront que c’est un moyen de faire bouger les choses, possible, mais pour en arriver à ce résultat où en est le bénéfice ? Et pour qui ? Les participants se sont faits insultés, tabassés, et à travers ce déferlement de haine, car il s'agissait bien de cela et non d’un simple coup de colère, est ressorti le dégoût profond - où plutôt celui de nos mœurs - que nous inspirons à  des personnes ayant un code de conduite morale et religieuse strict.

 

 

 

Nous qui crions à l’homophobie dès qu’un mot, une phrase, voire un regard  porte à suspicion, que serait notre réaction si des intégristes et peu importe leur confession se présentaient  avec des signes distinctifs de leur opinion, devant le centre lgbt ? Nous prendrions cette manifestation comme une provocation et serions les premiers à monter aux créneaux.

Les organisateurs de cette manifestation pacifique et somme toute sympathique, ont été plus que maladroits (Je leur accorde le bénéfice du doute) pour ne pas dire inconséquents.

24 février 2010

Mon amour

Nous sommes à genoux sur notre lit, nus, mon amour a les yeux baissé. Il me laisse le contempler, ses bras sont ballants à ses côtés. Il est beau, pudique après 2 ans et demi d’intimité.  Sa peau est couleur pain d’épices, ni trop foncée ni trop clair. Deux petits grains de café étirés perdus dans un duvet soyeux marquent l’emplacement des seins. Ses côtes sont un peu saillantes, le nombril légèrement ressorti fait penser à un bouton poussoir, que j’ai malgré moi, envie de presser.  Son ventre respire et se rétracte en rythme, à chaque effleurement de mes mains. Plus bas, la fesse haute, rebondie et ferme et, surmontée d’un léger gazon dont je refuse qu’il soit tondu, une branche fine mais solide, adorable de candeur, terminée par un bourgeon qui se laisse entrevoir.Les fruits ne semblent faire qu’un, mais après quelques frémissements de la branche reposant dessus, et l’apparition du bourgeon dont la timidité a été vaincue par les émotions de son propriétaire, les voilà qui gonflent et murissent pour  se montrer à deux. Bien accrochés à leur support, ils deviennent chauds, fermes et lourds.

Je le force à me regarder, il n’a pas de honte à avoir, nous sommes amis et  nos nudités nous appartiennent.  Il finit par relever les yeux et me regarder dans ce que j’ai, moi aussi, de plus intime, et de changer.  Ce qu’il voit lui plait à n’en pas douter et j’en  suis fier. Il m’a fallu tant d’années, de larmes et de souffrance,  pour l’acquérir.

Nous sommes si différents et si complémentaires. Je suis non pas coléreux, mais colérique. Il est d’un calme olympien. J’accorde ma confiance une fois, pas deux. Il est prêt à pardonner et à croire tout ce qu’on lui raconte si l’on y met les formes.  Je suis revanchard, il est je m’en foutiste.  Il est fin de traits et d’esprit, ce qui n’est pas toujours mon cas. Il est timide, réservé, et fait souvent preuve d’empathie.  Je suis un peu expansif, avec une furieuse tendance à foncer, peut importe ce qui se trouve devant et, je suis plus « dur ». Il est souple et docile. Il m’arrive d’être vindicatif et intransigeant. Bien que sociable, il n’aime pas les imprévus, et se trouver en société, et ce à contrario de son métier, ce qui m’oblige à souvent, trop souvent à mon goût jouer les intermédiaires. Mais c’est sans doute ce qui fait dire que les contraires s’attirent.

C’est en le regardant, dans toute sa nudité nue, que je m’aperçois de ce qu’il représente depuis qu’il est entré dans ma vie et de tout le chemin parcouru. Sans rien faire de particulier, il m’a fait changer au point que revenir en arrière me semblerait irrréel, douloureux… 

13 février 2010

Mon amour

S'’est à nouveau transformé en courant d’air.  Il répète tous les après-midi et se produit tous les soirs depuis notre retour.  Il rentre à point d’heure et n’a qu’une idée en tête,  dormir. Pour qu’il se délasse  et  se prélasse. A peine arrivé, je lui prépare un bain parfumé,  et aussitôt notre lit défait, il s’y engouffre et s’endort comme une masse après que je lui ai prodigué quelques calins affectueux.

Depuis notre retour d’Ukraine,  nous n’avions pas eu l’occasion de renouer avec notre intimité et ce, en raison de ma récente intervention.  Ce matin ou devrais-je dire, aux aurores,  sentant le corps en émoi de mon amour et certaines sensations me revenant peu à peu, je me suis manifesté auprès de lui.  Il ne demandait que ça et nous avons repris nos jeux amoureux, nos ébats bien que sages et très restreints ont été intenses d’autant que nous en avions été sevrés depuis plus d’un mois.  

Sentir la branche de mon chéri dans mon dos,  chaude et palpitante entre mes mains, les fruits gonflés et bien accrochés  (je trouve particulièrement laids les fruits tombants) m’ont mis dans un état d’excitation proche de l’extase.  J’ai  enfin pu faire la même chose avec lui et lui faire découvrir  le plaisir que cela me procurait. Notre jouissance est venue très vite car trop longtemps contenue.

11 février 2010

S... en presque "gros plan"

Quelle agréable surprise ! Pour "occuper" ce morose après midi de paresse (babouchka est au magasin) j'ai visualisé le site web de la compagnie de danse V.. . Et qu'ais-je vu ? Non seulement mon S..., en rang d'oignons, avec ses collègues dans le corps de ballet, mais également en train de danser. C'est la première fois ou il apparait reconnaissable sur une vidéo. Il est tout mignon tout beau, toujours un peu trop mince, surtout à côté des autres, mais je ne me lasse pas de le regarder (hum oui, en boucle). Dommage il n'est pas très bien cadré, la vidéo n'a pas été faite pour lui évidemment, mais...

J'ai essayé de lui téléphoner pour lui dire, mais il avait éteint son portable. Résultat je vais devoir attendre qu'il rentre et comme ce soir il est de représentation... Mon impatience est si grande que je n'arrive pas à me concentrer sur quoi que ce soit. Il va s'en dire que j'ai battu "le rappel" auprès de babouchka et de nos amis (amies) pour qu'ils se "vissent" devant leur écran et me disent ce qu'ils en pensent. Ils n'ont toutefois pas intérêt à le trouver "moche" ou pire, "quelconque" (sous entendu que je n'accepterai aucune critique, sinon sinon quelques remarques élogieuses sur son maintien, sa grâce, son élégance)...Enfin bref, toutes les qualités dont je le pare à juste titre, si si il est tout ça.!

 

22 novembre 2009

Détente : à renouveler impérativement !

Ces quelques jours passés seuls au bord de la mer nous ont fait du bien. Nous avions laissé à Paris, le stress occasionné par nos activités professionnelles respectives et S... était très content de nous voir partir en amoureux. Il me l'a prouvé durant toute la durée de notre séjour en se montrant particulièrement attentionné à mon égard et à mon bien être. Mon amour a toujours été, après avoir quitté sa réserve, très affectueux au point que je m'attends parfois à l'entendre ronronner comme sa minette. Il est par ailleurs d'une sensibilité et d'une sensualité à fleur de peau et ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre.

Nous avons vécu comme un vrai couple durant ces quelques jours, faisant nos courses, préparant nos repas et passant nos soirées ensemble sans contraintes, sans importuns. Quant à nos nuits, qu'en dire, le voir s'endormir au creux de mes bras, sentir son soufle sur ma poitrine et ses lèvres effleurer la moindre parcelle de mon corps, je ne peux retenir le plaisir qui m'envahit et quand il s'aventure à des calins plus poussés je ne me donne plus, je m'abandonne !

Mon chéri est ce que certains qualifient de passif lorsque je m'occupe de lui, de même que je le suis lorsqu'il s'occupe de moi, comme pour mieux ressentir l'intensité de ses caresses, de nos soupirs. Nous nous donnons l'un à l'autre, l'un après l'autre, tout en ne faisant qu'un et notre jouissance tant morale que physique reste la concrétisation de plaisirs partagés.

20 novembre 2009

Son passé

Il m'a fait une grande preuve de confiance en me montrant des photos de lui enfant et adolescent, chez lui avec ses parents et dans son académie de danse en Inde. Quel adorable enfant il devait être, surtout s'il avait déjà la douceur et la sensibilité qui le caractérise aujourd'hui. Ses cheveux hyper long relevés et noués au-dessus de la tête comme leurs Dieux Shiva et Vishnou, Des yeux immenses soulignés de khol (ce qui est censé protéger des insectes m'a-t-il expliqué). Je ne cesse de m'étonner devant cette capacité à communier avec leurs Dieux. En tout cas, si j'en juge d'après les photos, il a toujours été très très fin, menu dirais-je avec une toute petite ossature ce qui est assez rare pour un garçon européen mais non en Inde d'après ce que j'ai pu voir.

Adolescent, on voit au fur et à mesure des années la musculature qui se forme mais, toujours pareil, toute en finesse ce qui ne lui ote rien de sa virilité. Il a tenu à me rassurer, comme si cela était nécessaire, qu'il n'était pas efféminé, qu'il n'avait jamais eu envie d'être et ressembler à une femme. Que de complexes pour un physique et un métier exercé....Nos à priori Européens doivent en être la cause.

11 novembre 2009

Le mur de Berlin

Ils commencent tous les uns et les autres à me brouter le cerveau avec ce mur. Oui ils l'ont démoli, ce n'est pas ce qu'il ont fait de mieux. "Ah les pauvres allemands, si c'est pas une honte ce mur qui avait été érigé..." ben non bien qu'à l'époque je n'étais pas né. J'étais pour que ce mur reste en symbole de la barbarie nazie tombée à terre et pour faire payer à ce peuple de teutons sadiques toutes les abominations et atrocités qu'ils ont perpétrées sous couvert de la guerre à des peuples innoncents de ce dont ils avaient été accusés. Je ne peux excuser le sadisme, la barbarie pour la barbarie et le fait d'être en guerre ne change rien.

Oh bien sûr, la guerre avec l'Allemagne est finie depuis 64 ans. Mais serait-elle finie depuis des siècles que ce mur aurait du perdurer. Et là oui, j'ai l'esprit certainement de vengeance, mais pour eux c'était le seul moyen de leur faire comprendre la douleur et la souffrance de ceux qu'ils avaient eux même enfermés à l'intérieur de murs dans toutes les villes ou ils étaient entrés en conquérants.

Le seul tort de la Russie c'est qu'elle n'a jamais dénazifié et que son peuple est à présent comme le reste du monde gangrégné par une idéologie de soit disant être supérieur. "Le ventre est encore fécond d'où la bête immonde a surgi..."

Combien de peuples se sont élevés lorsqu'en 1933 les premiers camps ont été créés et en 1941 lorsque les premiers murs, en barbelés puis en pierres des ghettos, se sont dressés ?? et qu'on ne me dise pas "on savait pas" non, je refuse d'accepter cette réponse alors que des photos et cartes postales de ces camps et ghettos étaient en circulation dans tous les pays occupés ou en instance de l'être. Je réfute cette amnésie collective.

Quand aux Allemands, ils ne faut pas oublier qu'ils ont cru et failli être un jour les maîtres du monde et qu'ils ne l'oublieront jamais...La réconciliation ben voyons et puis quoi encore, et pourquoi pas l'oubli ? c'est ce d'ailleurs à quoi on tend puisque le mur a été détruit et après, on recommence...

8 novembre 2009

Quand c'est S... qui reçoit !

Décidement depuis la semaine dernière, nous enchainons les invitations et les rendus de politesse. Hier c'était mon chéri qui recevait chez lui. Ce qui est assez rare son appartement n'étant pas très grand, nous faisons plutôt ça chez moi ou c'est légèrement plus grand .Il avait prévenu ses voisins qu'il y aurait peut être un peu de bruit, mais comme nous avons les uns et les autres fait attention et que nos invités sont partis vers 11h ça a du être supportable.

Comme je l'ai déjà dit ce n'est pas très grand et comme nous étions quatre, nous avons diné à l'indienne. Les meubles du salon avaient été poussés sur les côtés. Ce qui laissait libre le centre de la pièce. Mon amour avait mis de gros coussins sur les tapis et nous nous sommes assis dessus, en tailleur, les reins soutenus par d'autres coussins en forme de polochon. Les entrées avaient été disposées sur des plats à même les tapis (heureusement qu'il n'y avait pas de femme).  Le plat principal nous a été servi sur des assiettes et des plateaux que nous avons posé devant nous. Ca m'a rappelé notre séjour en Inde au début de l'année.

Menu indien évidemment, mais tout avait été préparé à la "mimine" par mon chéri. Samossas aux légumes, beignets d'aubergines, de pois chiches et lentilles. Carry de poulet avec riz basmati aux amandes, raisins secs roux, noix de cajou, pistaches, canelle et saffran. Fromages français (en Inde à part le yogourth, il n'y en a pas) et desserts très colorés et très sucrés pour nous, lui n'aimant pas le sucre. Thé aux épices et à la cardamone pour terminer et de l'Arak pour moi et nos invités.

Oleg qui n'était jamais venu chez S.... était ravi, idem pour Davidek. Ils ont trouvé le repas à leur goût et en invités polis n'ont pas manqué de complimenter mon chéri, qui, si si,  je l'ai bien vu s'est rengorgé. Sa minette en véritable sauvageonne ne s'est pas montrée de la soirée. Nous avons raccompagné nos invités avec ma fidèle "Caroline" . Quand nous sommes rentrés, nous nous sommes effondrés, épuisés mais j'étais très fier de S... qui a montré on ne peut plus de civilité. D'ailleurs mon chéri dors encore. Il ne m'a même pas entendu faire la vaisselle, sa minette, si. Elle est venue réclamer son petit déjeuner qu'elle a englouti en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et est allée se recoucher avec lui.

Aujourd'hui, repos intégral pour tous les deux. Je ne travaille pas ce matin donc déjeuner à midi chez babouchka éventuellement petite promenade avec S... cet après midi. Retour impératif pour le thé et soirée, pyjamas ou sans, imposée.

8 novembre 2009

Soirée chez nos amies

Vendredi, il a répété toute la journée et le soir pour ne pas déroger à nos habitudes et malgré sa lassitude, il a tenu à sortir pour honorer l'invitation de nos amies Maud et Chloé. Pour l'occasion, nous nous étions mis sur notre "trente et un" : chemises blanches, costumes gris foncé. Bouquet de fleurs dans une main, bouteille de vin dans l'autre. C'est incroyable, comme S... change de mois en mois. Il s'ouvre de plus en plus aux autres. Reste toujours un peu de timidité mais ce n'est rien par rapport à ce que j'ai connu. Nous étions invités à dîner et elles avaient mis les petits plats dans les grands, avec toujours cette gentillesse qui les caractérise. Sachant que mon amour ne mange pas de tout (entre ce qu'il n'aime pas, ce qu'il ne mange pas par conviction religieuse ou autres et ce qu'il ne connait pas) le choix du repas a dû être folklorique. S... est toujours gêné d'accepter une invitation à déjeuner ou à diner pour ces raisons.

Là, tout était parfait. mon amour aimant le poisson, Maud et moi aussi, Chloé avait fait tourner son repas autour des rivières avec un carpaccio de saumon avec sauces fromage blanc concombre et piments pour S...., truites aux amandes haricots verts et pommes de terre sautées et pour finir plateau de fromages pour mon chéri (qui n'aime toujours pas le sucre) et pour nous, crumble aux fruits rouge. Un peu de vin pour elles et mon chéri avec "ses" fromages et comme on s'en serait douté vodka au poivre pour moi.

Emportés par nos discussions la soirée s'est terminée assez tard. Ne voulant pas nous laisser repartir à minuit passé, elles nous ont proposé de dormir chez elles. Après un instant d'hésitation, S... tombant de fatigue et malgré les coups de pieds qu'il me décochait, j'ai fini par accepter la chambre d'amis qu'elle mettait à notre disposition en toute discrétion.

28 octobre 2009

Insomnies

Depuis quelques nuits mon amour a repris ses bonnes habitudes, je veux parler des insomnies. Quelque soit l'heure ou je me réveille (surtout quand je sens le lit vide à côté de moi), il est dans le salon en train de lire ou d'écrire des articles sur son ordinateur, sa minette vautrée dans le dos du fauteuil ou il est assis.

Je sais ce qui le travaille et je ne trouve pas les mots pour lui en parler, les attitudes pour le rassurer un peu plus longtemps que la durée d'un calin, qu'une nuit. J'ai toujours peur qu'il attrape froid non seulement physiquement car je n'ai pas encore mis de chauffage mais également moralement. Mon amour qui ne parle pas beaucoup  et  encore moins de ce qui l'inquiète ou le contrarie. Mais de quoi je me plains encore, au début de notre rencontre il fallait presque des forceps pour lui tirer une suite de mots.

Je dois impétativement me décider avant la mi-novembre sur le choix de mon intervention et le pays ou elle aura lieu. J'essaie de faire des allusions espérant que S...entamera une conversation qui me permettrait de lui en parler, mais non, il reste muet ou plutôt fait celui qui ne comprend pas ce qui  est totalement faux et a le don de m'insupporter. Mais le connaissant, inutile de l'affronter de front. Au mieux je risque de le braquer au pire, il va s'effondrer ...

Quand il est comme ça, je lui propose un café et une fois bu, je le ramène dans notre chambre ou je m'efforce de m'occuper de lui du mieux que je peux, jusqu'à ce qu'il se rendorme, avec sa minette qui bien évidemment ne peut rester seule dans une pièce sans son petit maître adoré...

14 octobre 2009

Agréable surprise !

Mon amour était chez nous lorsque je suis rentré hier soir.  Après un instant de panique, pensant qu’il s’était passé quelque chose qui avait anticipé son retour, j’ai du me rendre à l’évidence : il allait bien.  Pour  m’en assurer, je n’ai pas eu besoin de grand-chose. Il flottait dans l’appartement une bonne odeur de cuisine et mon chéri était chaud comme une caille.

A peine l’avais-je embrassé qu’il s’est embrasé, hum moi aussi  du reste. Trois semaines c’est long. Sentant son émotion et ne contenant plus la mienne, nous  nous sommes  collés l’un  à l’autre comme des frères siamois. Son corps devenait  le mien.  Nos mains fébriles  se faisaient indiscrètes et tentaient d’écarter,  plus ou moins adroitement,  cette superposition de tissus que nous appelons vêtements.   Pour finir et notre désir étant par trop impatient, j’ai  fini par passer une main à l’intérieur de cet encombrant vêtement nommé pantalon, pour atteindre le coeur de notre désir. J’ai écarté délicatement  la chemise pour caresser  ce qui était la cause de notre émoi.  Mon amour gémit doucement. Sa respiration déjà plus sourde se fit  haletante  et  nous ne pûmes nous retenir plus longtemps.  Nous étions déjà humides et de toute la force de notre amour, la sève jaillit avec impétuosité. 

Ce n'est qu'après notre désir apaisé que nous avons pu reprendre le fil du quotidien : comment c'est passé la tournée, ont-ils eu du succès, etc... et faire honneur au repas qu'il avait préparé.

18 septembre 2009

A git shabbèss - A git yohr

Tu parles d'un réveil en fanfare ! mais tout est excusé et pardonné aujourd'hui. Davidek avait tellement peur d'oublier de me souhaiter Shana Tova qu'il m'a téléphoné de bon matin c'est à dire à 6h30 alors que je finissais de me réveiller devant mon café. Son rêve le plus cher serait que je revienne à la foi d'Israêl et je dois reconnaitre qu'il ne ménage pas ses efforts. Malheureusement pour lui, ça n'arrivera pas. Je suis complètement athé. Je suis devenu un appikor.

Je maintenais certaines traditions pour mes arrières grands-parents et mes grands-parents tant qu'ils vivaient et par respect pour toutes les humiliations et souffrances endurées pour ce qui n'est pour moi qu'une légende et qui plus est une légende sanguinaire, mais une belle histoire tout de même et, je continue à présent par respect pour babouchka. Mais le jour ou elle s'éteindra, ma "foi toute relative" cessera avec elle.

Ce soir, à la nuit tombée je vais aller avec mon amour à la schull. Nous y retrouverons des personnes du Beit Haverim avec qui nous avions sympathisé et par qui il avait été bien accepté. Je n'ai aucune inquiétude par rapport à lui. Il sait parfaitement se comporter dans un contexte qui n'est pas le sien. Preuve s'il en faut de son intelligence.

De toute façon c'est avec lui ou sans moi !

7 septembre 2009

Aquaboulevard 2

Ce matin, mon amour était levé à l'aube puisque ses cours commençaient à 8h ce qui veut dire, debout 5 h, café pris à la maison mais petit déjeuner sauté par manque de temps, hum soi-disant. Il devait le prendre au foyer du centre de danse. Tu parles, je le connais, s'il peut sauter un repas. Oui je râle, mais j'ai tellement de mal à le faire grossir que ... Bon j'arrête.

Il a déjeuné, confirmation de sathiya, avec la troupe et est rentré chez nous vers 14h30. Je lui ai proposé d'aller se baigner et  miracle il a dit oui ! J'ai cru avoir mal entendu et l'ai fait répèter mais c'était bien un oui, décidé, sans récrimination. Afin d'éviter qu'il ne change d'avis j'ai fait ni une ni deux et ai préparé notre sac de piscine pour l'aquaboulevard en espérant n'avoir rien oublié. Contrairement à la première fois, il ne s'est pas plaint de son ventre. Il a eu un peu froid, mais venant de lui c'était normal. J'avais prévu le truc et je lui ai passé sous la porte un drap de bain pour qu'il s'enveloppe dedans. Il n'y avait pas trop de monde on voit que c'était la rentrée. Tant mieux pour nous, mais surtout pour mon amour qui bien évidemment a eu un peu de mal à sortir de sa serviette pour aller sous la douche. Il a marché en crabe derrière moi jusqu'à l'eau, ou il s'est laissé glisser, sans plonger. La remarque faite précédemment par le maitre nageur lui était restée.

Nous avons passé des moments délicieux. Comme il avait toujours froid, je l'ai pris dans mes bras lors des remous, pour lui communiquer un peu de ma chaleur (oui bah on fait ce qu'on peut).  Nous avons nagé un peu l'un à côté de l'autre puis nous sommes allés nous reposer sur les transats, mon amour emmailloté dans son drap de bain. J'ai réussi à le faire retourner dans l'eau, en passant par la case "jacuzzi" d'où je l'en ai sorti vite fait bien fait prétextant que c'était un nid à microbes, hum là je n'ai pas tout à fait tort.

Je n'ai pu m'empêcher de le comparer aux autres garçons qui se trouvaient là. Il est vraiment très menu, non pas maigre, mais menu. Heureusement que son métier lui permet de garder une certaine musculature sèche car c'est tout ce qui le différencie d'un adolescent. En tout cas, il ne passe pas inaperçu. Les nanas le regardent et pour peu que ce soit des gamines (15-18 ans) elles ne peuvent s'empêcher de glousser entre-elles. Il attire également le regard de vieux beaux libidineux (oui enfin quelque soit leur âge, je les trouverais toujours libidineux. Je suis jaloux. C'est pas bien, mais je n'y peux rien). Heureusement pour moi, mais je ne doute pas de son sérieux, mon amour est tellement préoccupé à marcher le plus "discrètement possible" qu'il ne s'aperçoit de rien ou alors il fait semblant.

Nous sommes rentrés chez lui vers 19h, fleurant bon l'eau javellisée. Nous avons pris une bonne douche bien chaude et nous avons dîné de ce qui restait d'hier au soir. L'avantage de la cuisine indienne, c'est que plus elle est mijotée, meilleur c'est.  A l'heure actuelle, mon amour est en train de bailler à s'en décrocher la machoire. Je crois qu'il ne va pas mettre longtemps à tomber dans les bras de Morphée. Peut être que dans la nuit... il est toujours bien disposé quand il a dormi un peu avant.

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