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25 juin 2011

Oh mon amour je t'aime (4)

couple_homme_gayAu moment ou j'écris, mon amour dort encore. Après avoir terminé la représentation, toute la troupe est allée souper au restaurant. Hum, difficile pour lui de refuser toutes les invitations professionnelles lui permettant de  souder la compagnie de danses. Il est rentré à 2 h du matin, mais a pris le temps de me donner son amour... (hum blog privé)..

Je le réveillerai vers midi afin que nous puissions être prêts pour le départ de la Gay Pride.  Comme les années précédentes, depuis que je suis avec lui, je me fais une fête de l'emmener. Y aller seul est une chose, mais en couple en est une autre. Car, oui, nous y allons en couple, gay, qui plus est. Nous suivons le défilé en nous tenant par la main. Il y a deux ans, je lui avais offert un bracelet aux couleurs arc en ciel. C'est l'occasion pour lui de le ressortir et de l'arborer sans honte et sans gêne.

Cette année ne fera pas exception, du moins je l'espère. Nous nous rendrons à Montparnasse à 13h30 pour assister au départ des chars et ou j'espère qu'il pourra faire de magnifiques photos. Les artistes et les participants seront mieux disposés à se faire photographier qu'en fin de parcours ou ils risquent d'être passablement fatigués et en auront surement assez d'être pris entre deux clics voyeurs d'appareils photos ou de caméra.

En attendant, que mon chéri se lève, j'ai préparé nos affaires, le déjeuner, et je me suis occupé de son petit montre à quatre pattes. Lorsque c'est son petit maitre qui l'a prend en photo, elle lui fait mille grâces :

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Lorsque c'est moi, j'ai droit à ça, un tirage de langue en règle  :

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29 mai 2011

Paris-Delhi-Bombay

P1070184J'ai proposé à S... d'allez voir cette exposition qui se tient du 25/05 au 19/09/2011 au Centre Pompidou. Inutile de dire qu'il en a été ravi et qu'il s'est préparé en quatrième vitesse. Sa minette faisant encore la tête car elle allait passer l'après-midi seule.

Où en est l'Inde aujourd'hui ? C'est la question que pose l'exposition à travers les propositions de près de 50 artistes indiens et français dont plus des deux tiers ont réalisé une production spécifique pour ce projet. L'Inde contemporaine est abordée à travers six grandes thématiques, qui rendent compte des profonds changements d'une société en pleine expansion : la politique, l'urbanisme et l'environnement, la religion, le foyer, l'identité, l'artisanat. Ces thèmes sont évoqués dans une espace documentaire introductif au coeur de l'exposition. Puis, tout au long du parcours, les regards croisés des artistes indiens et français sur la société contemporaine indienne se confrontent et entretiennent un dialogue stimulant.

Les effets de la mondialisation, la question de l'histoire et de la mémoire entre passé colonial et séquelles de la Partition de 1947 entre l'Inde et le Pakistan, ou encore le combat quotidien des femmes et des minorités, sont autant de sujets qui traversent les oeuvres.

L'Inde est le deuxième pays le plus peuplé de la planète. C'est aussi la plus grande démocratie du monde et un acteur économique majeur. Mais l'Inde est encore méconnue des Français. L'ambition de l'exposition est donc non seulement de faire découvrir la société et la création contemporaines indiennes, mais aussi de favoriser un dialogue, de susciter des échanges et de tisser des liens durables entre nos deux cultures.

Nos photos sont là : https://picasaweb.google.com/Wolitzcek/ParisDelhiBombay#

Mon avis : Volodia

J'ai beaucoup apprécié cette exposition. Car, à mon sens elle est assez complète. Parlant de tous les problèmes que rencontrent l'Inde mais également les pays d'Europe bien qu'à un degré moindre, compte tenu que nous avons eu plus de temps que l'Inde pour évoluer et que la population est beaucoup moins nombreuse.

Une large place est faite à l'environnement, à la situation des femmes dans la société indienne, et une prise de conscience sur le 3ème sexe, à savoir les hijras, qui bien qu'exclus de la Société en font pourtant partie intégrante. L'homosexualité est aussi évoquée à travers un photographe Sunil Gupta.

Attention : Les photos sont autorisées sans flash. Sauf, certaines oeuvres ou le sigle de l'appareil photo est barré d'un trait rouge signifiant "no photo" Les oeuvres de Sunil Gupta en particulier sont interdites de photographies en raison je suppose de leur caractère explicite. Nous avons pu quand même prendre des photos n'ayant pas vu au départ le signe et le gardien ne nous l'ayant montré qu'à son retour.

 

28 mai 2011

Lille

P1070133Comme convenu, je suis allez récupérer ma petite caille indienne à Lille, ses prestations étant terminées. Nous en avons profité avant de rentrer sur Paris pour visiter la ville et quelques musées.

Tout d'abord j'ai fait un voyage épouvantable et pourtant j'ai pris le train de 8h28 en 1ère classe pour être sur d'être bien installé et surtout "tranquille". Et non, ce n'était qu'une illusion. Dans le wagon avant le mien il y avait un groupe de je ne sais qu'elle "Association Machin" qui a passé son temps à brailler, à chanter et à faire C... tout le monde par le boucan qu'il faisait et leur allez-retour dans notre wagon pour chercher je ne sais quoi, je ne sais ou. Heureusement, le voyage ne dure qu'une heure. J'aurais voulu les piler sur place.

Je suis donc arrivé passablement énervé avec une migraine à piquer des gaufrettes. Pas question que mon compagnon me voit dans cet état. J'ai donc pris le temps de me calmer en marchant un peu à l'air frais avant d'aller rejoindre mon chéri. Il m'attendait avec Sathiya bien campé sur ses jambes, avec armes et bagages à ses pieds. Comme il fallait qu'il rende la chambre avant 10h30, nous avons laissé tout le fourbi chez un de ses collègues qui lui restait jusqu'à dimanche et nous sommes partis (presque bras dessus-bras dessous) visiter la ville.

Ma première impression lorsque j'étais venu une première fois, était assez négative. Il faut dire qu'il faisait froid, le ciel était bas et venteux et quelques grains tombaient. Je ne voyais à ce moment là que les côtés déplaisants de la ville : beaucoup de jeunes sdf, alcoolisés, et une faune auprès de la gare Lille Flandres que je n'aurais voulu croiser pour rien au monde la nuit tombée.

P1070324Je dois avouer que cette seconde visite, au soleil, même s'il y avait beaucoup de vent et qu'il ne faisait pas très chaud m'a un peu réconcilié avec la ville. Nous avons pu admirer l'architecture bien spécifique de ces villes du nord qui pour certaines me font penser à ces maisons typiques du pays flamand.

En tant que bon Parisien, j'avais tendance à considérer Paris comme le centre névralgique de la France tant au niveau culturel, qu'à celui de l'avant garde de la mode, bref de tout ce qui se faisait de nouveau en France. La province ne pouvant qu'être "en retard d'un métro" avec ses boutiques trop classiques et que parfois je jugeais un peu "gnangnan". Bah oui, méa culpa ! Lille est une ville pleine de jeunes, débordante de vitalité et surtout de magnifiques boutiques qui sont je dois le reconnaitre pour certaines beaucoup plus jolies qu'à Paris, tant pour le contenu qu'elle propose que pour le contenant, à savoir ou et la façon dont elles sont installées.

Il y a plein de petits passages menant sur d'autres ruelles, des places. Dans les rues piétonnes qui foisonnent, on trouve de sympathiques petits restaurants, des bars, des boutiques de vêtement et/ou d'antiquités. J'ai même découvert un luthier. Par contre ce qui est moins mais alors moins top, ce sont les pavés. Ah les pavés du nord, je comprend le calvaire des coureurs cyclistes lorsqu'il devait traverser Roubaix. Je ne sens plus mes pieds (au figuré) parce qu'au propre, ben c'est pas tout à fait ça et S... non plus. Nous nous les sommes tordus au moins autant que sur la plage du Tréport, avec la durée en plus.

Comme nous n'en pouvions plus les uns et les autres de marcher, nous avons fait halte pour déjeuner, nous avons pris alors bon c'est compliqué des flamunkuches, pas question d'avoir de la vodka donc j'ai fait cause commune avec la bière et mes compagnons se sont distingués en déjeunant avec du thé....Heureusement les patrons ont été compréhensifs au vu de leur origine...

P1070125Nous avons vu et visité en vrac : La Grande place avec le Béfroi, la place des Droits de L'homme, la Cathédrale Notre Dame de la Treille, le Vieux Lille, le musée de l'Hospice Comtesse, le Palais des Beaux Arts et l'exposition : Portraits de la Pensée - Vélasquez - Ribera - Giordano (ça m'a fichu le bourdon) faut dire qu'avec les peintres espagnols j'ai été gâté. Ils n'ont peint que des monstres, des difformes ou des suppliciés au garrot, à dégaut de Piéta.

Vers 16h30, nous nous sommes arrêtés à nouveau pour prendre une collation. Hum oui, avec deux indiens, l'heure du thé c'est sacré pas question d'y déroger. Thé pour ces messieurs, café pour moi et muffins aux fruits rouges pour tous. A j'oubliais, il y a un nombre incalculable de boulangerie-patisserie. Mais attention, pas la simple boulangerie ou on achète sa baguette, non la vrai, la belle avec toutes sortes de pains et des gâteaux., rien qu'en les regardant je prends trois kilos et les chocolats à se damner pour en avoir et se pâmer lorsqu'on les a enfin en bouche !

Ouais ben roudoudou est resté imperturbable, Môssieur fait le difficile, Môssieur aime pas le sucre, et ben Môssieur nous a regardé manger (pour moi c'était de la pure gourmandise et non de la faim). Nous sommes je ne sais comment "tombé" sur un bar gay "easy bar", mais j'insiste c'était bien un hasard, notre gaydar fonctionne bien semble-t-il !

Complètement lessivés, les pieds en compote et chargés comme des mulets (entre les spécialités culinaires et nos autres achats) nous sommes rentrés sur Paris par le train de 17h02 et comme à l'aller,le voyage du retour fût pénible malgré la 1ère classe : 3 gamins dont 2 tout petits qui crapahutaient partout, et hurlaient quand les parents leur intimaient de rester tranquille. Je ne suis vraiment pas fait pour avoir des mômes moi !

Nos photos personnelles sont là :

https://picasaweb.google.com/Wolitzcek/Lille# 

https://picasaweb.google.com/Wolitzcek/Lille2#

Je sais que Lille est le pays des moules et des frites, mais là, ils y sont allés un peu fort. Bah oui j'ai l'esprit mal tourné, mais bon, c'est de la provocation un tel intitulé...

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24 avril 2011

Week end de Pâques au Tréport (dimanche)

P1070002Aujourd’hui, dimanche, après un réveil tardif et un petit déjeuner nous ayant servi de déjeuner, nous sommes allés à Mers-les-Bains nous balader sur la rade, rêver sur les maisons à colombages et supputer sur la froideur de l’eau, roudoudou ne pouvant voir de l’eau sans avoir une irrépressible envie de barboter.

L’après-midi, nous sommes restés au Tréport. En attendant les heures les plus chaudes pour nous installer sur la plage, au soleil, nous avons fait une promenade d’une demi-heure en bateau. Nous avons pu admirer les falaises de Mers qui font 90 mètre de hauteur avec au loin une vue sur Cayeux, et bien au-delà Ault, ainsi que celles du Tréport qui sont les plus hautes et les plus longues d’Europe, soit 105 mètres de haut pour 110 km.

Lorsque le bateau est revenu au port, nous avons vu des jeunes qui sautaient du pont dans l’eau au risque de se noyer au passage des bateaux et des scooters des mer. Sont sans doute du coin. (mon amour a fait de petites vidéos avec son appareil photos numérique, il est plus doué que moi ! Devinez qui est la « reine » des quiches ?).

P1070003Pour finir, comme nous avions l’un et l’autre nos maillots sous nos pantalons et nos serviettes dans un sac, nous avons à l’accostage du bateau, pris directement le chemin de la plage où nous nous sommes enfin posés, après avoir bien évidemment, trouvé un coin tranquille, sans trop de monde (ce qui n‘a pas été simple vu qu‘il faisait beau), pour que mon roudoudou puisse se mettre en maillot. Hum oui, toujours égal à lui-même. Ceci dit il y a du mieux ! C’est en nous tordant les pieds comme à l’accoutumé sur cette plage, que nous avons rejoint les flots. La mer était belle, mais glacée. Ce qui a été très revigorant pour moi, mais pour mon amour une épreuve, pauv’chéri son kiki est devenu tout petit. Mais c’est très vite passé après avoir été frictionné par mes soins et un séchage au soleil.

Nous sommes rentrés chez nous vers 19h pour prendre un apéritif sans alcool, sympa mais ça ne vaut pas ma vodka., puis Roudoudou s’est mis à la cuisine. Au menu de ce soir coquilles saint jacques à l’indienne, avec beaucoup d’épices et de piments, accompagnées de riz basmati, assortiment de fromages locaux et crêpes à l’armagnac achetées sur le port roudoudou ne sachant pas les faire et moi encore moins.

Ce soir nous allons nous coucher relativement tôt, je ne sais si c’est l’air de la mer, mais bien que nous n’ayons rien fait d’extraordinaire, nous sommes fatigués. Depuis hier soir, nous occupons la chambre qui était celle de la maman de S… auparavant, cette pièce restait vide ou servait de chambre d’amis. Nous-mêmes dormions dans la chambre de jeune homme de S… et je n’y voyais rien à redire, comprenant à demi-mot ce qu’il ne pouvait ou ne voulait expliquer. Je suis heureux de ce changement, sans doute se sent-il mieux, et la douleur lié au décès de sa maman même s’il ne peut l’oublier, commence à s’estomper. Je crois pouvoir avancer, même si demain n’est pas encore passé, que notre week end a été une réussite.

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Demain matin, ça va être juste. Le temps de nous réveiller, de nous préparer, pour reprendre le train de 12h47 avec arrivée à Paris à 15h46 si pas de problèmes, entendez travaux sur les voies,. Notre minette doit nous attendre avec impatience, la faim bien que nous ayons garni des assiettes avant de partir, l’ennui, un sentiment d’abandon font qu’elle risque de nous avoir fait des cadeaux de bienvenue … enfin, on ne pourra rien dire, sa litière n’ayant pas été changée pendant deux jours.

20 février 2011

Tout a une fin !

 Nous sommes rentrés en France, il y a pratiquement une semaine. Nous devions rester cinq semaines en Inde, et finalement ne sommes restés que quatre semaines, pour diverses raisons. Entre autres, mon chéri avait son travail et moi je me devais de reprendre mon magasin babouchka et Davidek ayant été largement sollicités.

Nous avons profité de cette semaine de répit pour reprendre pied dans la vie parisienne, à savoir : visiter les expositions du moment qui nous intéressaient, diner et./ou souper dans nos petits restaurants favoris du Marais et de l’Ile Saint Louis, nous occuper de babouchka et surtout, surtout récupérer la minette de S..

Les retrouvailles ont été mémorables et chargées d’émotion. Babouchka était venue nous attendre à l’aéroport impatiente et inquiète de savoir si notre séjour s’était bien passé . Entre Shivana et mon chéri elles furent plus houleuses. La toute belle ne lui pardonnant pas de l’avoir « abandonné » pour une aussi longue période. Il nous fut, dans l’immédiat, impossible de l’approcher, elle se sauvait, crachait, hum, un véritable petit fauve. Elle a refusé l’assiette de sa nourriture préférée que S… lui offrait pour finir, dans la nuit, par monter sur notre lit mais feulant et montrant les griffes dès que nous essayions de la caresser. Dieu merci, ça s’est arrangé les jours suivants, au point qu’elle en est devenue « collante », nous suivant partout, passant entre nos jambes, sautant sur les meubles pour mieux nous voir, et grimpant sur nos genoux (surtout ceux de son petit maitre adoré) dès que nous faisions mine de nous asseoir.

Nous avons également pris des nouvelles de nos amies rentrées une semaine encore avant nous, et très heureuses de leur voyage. Pour remercier S… de son hospitalité, elles lui ont offert une superbe bicyclette de ville noir. Photo à venir.

Vendredi après-midi nous sommes allés voir l’exposition « Les Amants du Néant » au Musée de l’Erotisme, description de notre visite à suivre. A l'heure ou j'écris ce message, mon petit S... et sa Shivana dorment près de moi, l'une servant de bonnet de nuit à l'autre (je vous laisse deviner laquelle) et, je me demande qui de l'un ou de l'autre ronfle et/ou ronronne le plus fort... Mais ce sont pour moi des bruit rassurants m'indiquant que tout va bien, que tout le monde a retrouvé sa place et que les choses ont repris leur cours normal

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6 novembre 2010

Profession : Libraire

arcimboldo_libraire_lJe me souviens, lorsque j’étais enfant et que je disposais de quelque argent, aller à la librairie qui faisait alors également papeterie et marchand de journaux, m’acheter les livres de la bibliothèque rose, puis verte, puis spirale.

A l’époque et dans mon quartier je ne sais pas ailleurs, il n’y avait pas de vraie librairie, à savoir des magasins qui ne vendaient que des livres hormis les librairies scolaires, où on m’emmenait acheter mes manuels, telles : Colbo, Séfer et ensuite Assas (et un petit coup de pub pour les collègues, un !). Je me rappelle la joie que j’éprouvais en y entrant, furetant dans les rayons (préalablement définis par Babouchka) et le plaisir éprouvé lors de la découverte du dernier volume de la collection tant convoitée.

Adolescent, j’eus accès à de vrais librairies situés dans d’autres quartiers et ma soif de lire, de découvrir de nouveaux auteurs, leurs œuvres, paraissait inextinguible. Seul le contenu de mon portefeuille était capable d’y mettre un frein. Car bien évidemment, si j’allais dans les bibliothèques, je restais insatisfait. Je désirais posséder, non de l’or comme l’avare, mais du papier écrit pour pouvoir à loisir et, à n‘importe quel moment, le manipuler, le consulter, lire et relire, m'y référer. Si certaines de mes lectures m’étaient vivement conseillées par babouchka et mon directeur d’études, il m’est apparu assez tôt que cela ne me suffisait pas. Aussi, devins-je papivore, dévorant, tous les livres quels qu’ils soient (romans, policiers, historiques, biographies, religieux, etc…) m’imbibant de tout ce qui passait à porter de mes yeux, puis de mes doigts. Certains livres d’ailleurs les brûlaient, ces doigts, notamment ceux comportant des images et/ou des passages sulfureux, hum oui enfin pour un garçon d‘une quinzaine d‘années.

Jeune homme, j‘entrepris de découvrir, après mes premiers émois sentimentaux, la littérature des hommes et/ou femmes ouvertement homosexuels et/ou lesbiens. Au départ, ne connaissant que les auteurs les plus connus et pas forcément leurs œuvres, je me suis aventuré au petit bonheur la chance, tombant sur des livres et/ou des magazines pseudos littéraires, mais carrément porno. Ce n‘était vraiment pas ce que je recherchais. Aussi, me renseignais-je avec moult précautions auprès d’un libraire loin, très loin de mon arrondissement, à l’autre bout de Paris pour éviter tout rapprochement.

libraireC’est timidement et presque dans un souffle que j’osais formuler ma demande, je me souviens du regard de ce libraire, un regard étonné, suspicieux, presque choqué qui m’a dévisagé de la tête au pied, se demandant si j’avais bien l’âge requis pour consulter pareils ouvrages puis, pour finir, m’a orienté sur le fond du magasin à la limite du rideau, abritant d’autres joyeusetés, censé protéger la morale des bien pensants et autres culs bénis ainsi que l’innocence présumée des enfants. C’est à la fois fébrile et presque honteusement que je commençais à regarder les titres offerts à ma vue et que je les compulsais et, qu’une fois mon choix fait, je me dirigeais vers la caisse prenant soin à ce que personne ne puisse voir les titres et/ou volumes choisis.

Je garde de cette période un souvenir, que je juge à présent, amusant, mais il est totalement hors de question que j’impose à mes clients pareille épreuve. La littérature est trop importante pour être cachée, censurée, quel que soit le sujet et/ou le genre abordé. Aussi, ma décision de faire de mon petit magasin une librairie salon- de-thé (idée ramenée de Londres), où tous les livres sont bien exposés, en pleine clarté du jour ou artificielle, classés par genre puis par auteur. Je veux que mes futurs clients viennent chez moi par plaisir, qu’ils s’y sentent bien, qu’ils puissent examiner les livres qui les intéressent confortablement et qu’ils me voient comme un «ami» pouvant les conseiller et non comme un censeur, ou un vendeur. Je me refuse d’être un supermarché de la culture, uniquement préoccupé de la rentabilité de mon commerce. et ce, quelque soit l'état de mon tiroir caisse. Ce métier je l'aime et c'est un des rêves que j'ai pu réaliser. Pas question qu'on me le gâche !

 

15 août 2010

Départs

132_PAGE_ACette fin de semaine a été très chargée niveau émotions. S.... vient de partir à Londres pour son stage de danse classique (ballet). Moi je me prépare à m'envoler pour l'Est début semaine prochaine. Babouchka vient de récupérer notre minette, quant à Maud et Chloé, surtout Maud, elles ont pris en main le magasin, dès vendredi matin, pour que Roudoudou et moi ayons un week end en amoureux.

Comme à chaque fois qu'il s'absente, je me sens un peu désorienté, l'habitude de l'avoir "sous la main" pour tout ou presque ce qui est de l'organisation de notre foyer, je suis à présent devenu incapable de faire des projets sans lui. Vendredi soir, nous sommes sortis prendre un verre au "Wolf", en terrasse, nous étions bien. Les habitués sont calmes et d'un certain âge ce qui laisse présumer une certaine tranquillité. Pas de musique tonitruante, ni d'énergumènes parlant haut et fort pour se faire remarquer. Ensuite, nous sommes aller diner à "la Cafetière" où nous avons nos habitudes puis, nous avons fini la soirée dans un bar gay qui fait boîte de nuit au sous-sol. Là, petit pincement au coeur, car dès que S... se met à danser, tous les yeux se braquent sur lui. On voit tout de suite que c'est un professionnel, à côté, tous les autres mecs, moi y compris paraissent "lourds" sans grâce. Connaissant le milieu gay, je suis quand même attentif à ce qu'un importun ne vienne pas le draguer. (hum, oui, je suis un peu jaloux..). 

Je ne vais le retrouver si tout se passe comme prévu que le 25 août. En attendant, nous allons nous concentrer l'un et l'autre sur nos objectifs. J'ai repris la même pension hôtel qu'en Janvier 2010 et comme je suis dans un meilleur état de santé, je vais en profiter pour visiter Kiev dans les moindres détails. S... était un peu déçu de ne pouvoir m'accompagner mais, même s'il n'avait pas eu son stage, cela aurait été difficile. Financièrement  entre mes interventions chirurgicales du début d'année et cette visite privée à mon chirurgien, notre budget est sur la corde raide et je ne veux pas que mon amour mette en gage de nouveaux bijoux provenant de la dot de sa mère. Car avec quelques photos, c'est tout ce qui lui reste comme souvenirs.

 

 

20 octobre 2021

La fête de la Mer 2010

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Comme beaucoup, nous avons décidé de prendre quelques jours, du 14.07.2010 jusqu'au 18.07.2010,pour changer d'air, et surtout pour nous reposer de l'agitation de Paris. Je n'ai bien entendu pas fermé le magasin et ce sont nos amies Maud et Chloé (surtout Maud) , et sur leur proposition, qui se sont faits un plaisir de le tenir à ma place.

Ce n'est pas pour dire, mais dans une gare ou un aéroport je me laisse conduire et poser comme un "paquet", je n'ai guère l'habitute de voyager contrairement à S... et je le laisse prendre toutes les intiniatives, je suis comme un môme, impatient, triturant son billet, regardant sans arrrêt d'un air inquiet, sa montre et  le panneau d'affichage indiquant le quai ou devrait stationner notre train , empêtré dans les bagages. En l'occurrence le panier de notre chatte qu'il n'était pas question d'oublier et qu'il convenait de protéger des regards gentiments voyeurs, mais qui l'a terrorisait.

S.... savait que notre train partait de la voie 21 et proposait que nous y allions direct. Moi, suspicieux et un peu chiant j'insistais pour rester près du panneau qui défilait au fur et à mesure que les trains arrivaient en gare. Réaction stupide et bornée dont S... ne me fit aucun reproche, sauf que lorsque nous  avons vu écrit voie 21,10minutes avant le départ, (heureusement qu'il m'avait fait oblitérer nos billets) il a fallu nous saisir en quatrième vitesse de nos sacs et S... de sa minette pour nous y rendre au pas de course. (En fait c'est S... qui avait raison, le train en question part toujours de la voie 21 !). Ensuite il nous fallu trouver les 1ères classe ce qui n'a pas été simple pour nous installer (S..., Shivanna et moi...) du mieux possible et surtout au calme.

P1050785Notre arrivée a également été spectaculaire. Mon compagnon s'occupant littéralement de tout m'a proposé de prendre nos sacs pendant que lui transporterait sa minette (Ces messieurs et leur chat en goguette). Pour arriver chez lui, nous avons deux écluses à franchir et pour moi qui ait le vertige c'est une épreuvre de plus. La première et la plus grosse étant près de la gare et permet de faire passer des tankers. La seconde, un peu plus petite sert aux bateaux de pêches et de plaisance. L'ennui c'est que la grosse écluse se lève et s'abaisse lentement et que si, bien loin au-delà du phare un gros bateau est repéré, elle se lève déjà. Le temps qu'il arrive, qu'il passe, et qu'elle se rabaisse on perd facilement plus d'une heure. Pour la seconde, il existe 2 passages pendant que l'un est fermé, l'autre s'ouvre pour réguler le niveau d'eau, ce qui permet au piétons de pouvoir passer. Bref, sur ces deux passerelles, il souffle un vent à décorner les boeufs et si vous voulez voir un chat volant dans son panier suivez-nous !

Soulagement et petit pincement au coeur au vu de la maison de mon amour. Et nous voici nous installant (quand nous serons plus argentés nous referons la décoration "textiles". Mais bon, il est chez lui et je suis son invité (privilégié). Sa minette à peine sortie de son panier a fait le tour du propriétaire, reconnaissant la moindre odeur. Là-bas, le 14 juillet tous les magasins sont ouverts (faut qu'ils fassent leur saison en 4 mois) ce qui nous a permis de faire quelques courses indispensables à notre survie, et hop, en route appareil photos au poignet.

Nous avions raté le matin le défilé du 14 juillet, mais d'autres distractions étaient prévues. Notamment un groupe de musiciens devait se produire vers la mer à 21H (nous n'y sommes pas allés, nous étions fatigués, mais nous les entendions du balcon). Nous nous sommes bien imprégnés de l'air marin en nous baladant sur les rades du Tréport et de Mers, photographiant à tour de bras ce qui nous inspirait.

P1050808Les nouveautés depuis l'année, passée : une espèce de trampoling ? Sur la rade du Tréport, une nouvelle exposition de peintures, de nouveaux magasins remplaçant les anciens (malheureusement ils ne durent pas et presque tous les ans il y a un changement de propriétaire et d'activité). Un service de location de vélos ou nous n'avons pas trouvé l'emplacement. Des touristes japonais, si, si. Des indiens venus en voisin de l'Oise, et nous. Attention, il est préférable dans cette ville et peut être dans cette région de ne pas faire ostensiblement état de notre pédétude.

Le 18 juillet nous avons assisté à la Fête de la Mer, avec procession de tous les bateaux des marins pêcheurs décorés pour l'occasion, la gendarmerie maritime et le principal, un bateau ou se trouvait le prêtre de la paroisse qui devait dire une messe en mer pour le repos des marins morts. Le tout avec cornes de brume, lances à eau, couronnes de fleurs jetées à la mer. Mon chéri m'a dit que cette cérémonie avait lieu tous les ans mais que c'était la première fois qu'il y assistait (et moi donc...)

P1050907Nous sommes rentrés le soir du 18 par le train, toujours installés première classe. Un reproche important à faire à la SNCF. Une vingtaine de places de 1ère sur un train, de grandeur moyenne, allant du Tréport à Paris ou les passagers montaient régulièrement. Complications à Beauvais, toute une smala a cru bon de s'installer en 1ère (avec des billets de seconde) et se sont permis de vouloir faire retirer du siège le panier de notre chat, je cite : "Monsieur, dis monsieur, tu peux retirer le chat".  S... qui avait son air fermé lève les yeux de son magazine et répond : "non, j'ai payé sa place". Le père du môme : "lui aussi a payé, vous avez payé pour un chat ? " et mon S... "oui, monsieur, c'est un gros chat et si je paie sa place c'est que je ne peux le porter sur mes genoux". Conclusion, le chat est resté dans sa boîte, sur son siège. Méru, rebelote : une grosse dame  voulait la place, mais S... imperturbable "la place est payée" la mama s'est excusée et un des hommes de la smala c'est levé pour lui céder la sienne. J'ai découvert une facette de mon chéri que je ne connaissais pas, juste, poli et surtout très ferme. Il était dans son bon droit, puisqu'au moment de la prise des billets il avait bien précisé un billet pour le chat aller et retour : "petit animal dans un contenant". De plus quand les contrôleurs de l'aller, puis du retour, étaient passés (avant beauvais, après il n'ose plus contrôler par peur d'être tabassé) il lui avait demandé, n'ayant pas de tablette derrière le siège devant lui, s'il pouvait mettre la boite du chat sur un siège. Il lui  avait été répondu à chaque fois avec un grand sourire, aucun problème monsieur, bon voyage. Donc... fallait pas lui chercher des poux dans la tête et encore moins à sa minette. A noter par ailleurs, que nous avions payé une place pour le chat alors que les enfants de moins de 3 ou 4 ans ne paient pas et que c'est souvent eux qui sont assis et leurs parents debouts.

Comme quoi, c'est trompeur, on pourrait au premier abord, et moi le premier, croire, S.... timide, réservé, gentil docile et calme. En fait, il a son caractère, qui est comme je l'ai dit mais avec en plus une fermeté que je ne suspectais pas, une vivacité d'esprit qu'il ne laisse pas paraître. Je dois avouer que moi-même dans cette histoire, et vu le culot de ces personnes je ne sais comment j'aurais réagit : les aurais-je envoyer promener ? aurais-je descendu le panier ? le tout bien sûr en haussant le ton? C'est certain !.

 

5 juillet 2010

La fête de Krishna le 04 juillet 2010 à Paris

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Mon amour étant très religieux (quoi qu'il en dise), nous sommes allés à cette manifestation, qui consiste à commémorer le retour d'exil du Dieu Krishna dans sa ville natale, après avoir vaincu "le mal" (pour l'histoire et les détails, mon amour est plus doué que moi). Toujours est-il que le rendez-vous était donné place Stalingrad pour le départ du cortège et du char (hum oui, dans pratiquement toutes les manifestations hindoues, il y a une sortie sur char (s) des divinités, cette fois-ci, n'échappe pas à la règle.

S... était enchanté de ma proposition, mais devait s'y attendre, car en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il était déjà au magasin et piaffait d'impatience en attendant le départ de mes derniers clients. Nous avons retrouvé nos amies Maud et Chloé ravies de participer à cette cérémonie avec nous. Mon amour avait revêtu un doti long et une chemise blanche, avec des sandales qu'il s'est empressé de me confier et j'ai compris pourquoi après... De mon côté, par respect, j'avais mis un pantalon long et nos amies également.

P1050564Nous sommes arrivés à 14 h 20 et le char était toujours là. Heureusement, car S.. aurait été contrarié s'il en avait été autrement. Sur la place des musiciens et un chanteur récitaient des mantras (prières) à la gloire de krishna. Puis vint le moment ou un Tamoul nous présenta les diverses personnalités qui allaient suivre le défilé : Le représentant le l'Ambasseur de l'Inde en France, Un gourou (européen) de la secte de Krishna, un Imam pour symboliser la fraternité entre les religions et les peuples, un Sikh... chacun y alla de son petit discours. Inutile de dire que S... écoutait figé dans une béate admiration. Nous nous sommes faits peindre sur le visage le signe distinctif des dévôts de krishna et avons assisté à la bénédiction du char et des fidèles avant d'être invités à saisir les cordes servant à le tirer.

Nous (les filles et moi) ne savions que faire. Pouvions-nous, nous qui étions d'une autre religion, tirer le char ou valait-il mieux suivre en spectateurs ? S... a résolu notre incertitude en nous mettant une des cordes dans les mains. Il a toutefois précisé aux filles qu'il leur suffirait, à elles, de tenir les mains sur la corde, le char pesant plusieurs tonnes étant tiré par, nous, les hommes. Mais si elles le souhaitaient, elles pouvaient participer en spectatrices en se mettant à l'intérieur des cordes. Ne sachant trop quoi faire, elles ont pris le parti de tirer avec nous. Pour plus de sécurité, des membres du temple avaient revêtus des gilets fluos marqué "Sécurité" et ce sont eux qui transmettaient les ordres de départs et/ou d'arrêts du char. P1050596

Nous étions tous fin prêt et le cortège s'est ébranlé. Oulah, ça commençait bien, nous avons été entrainés de suite par la force des fidèles et j'ai enfin compris pourquoi S... a décidé comme bien d'autres du reste de faire le trajet pieds nus. Tout le monde se marchait dessus et se bousculait, nous étions trop à tenir la corde et le char se mouvait assez lentement. Il faut dire, que celui-ci n'a pas de moteur, seulement une direction et des freins et se meut par la seule force des bras des fidèles et il faut dire qu'ils étaient remplis de vigueur et de ferveur religieuse. Tout le long du parcours des indiens pieux ont nourri, tous les tireurs du char, de boulettes de riz sucrées, de boissons également très sucrées et ce gracieusement et à volonté. Et c'est vrai que nous avons eu soif.

P1050595Nous avons traversé Paris pour arriver à la Fontaine des Innocents aux Halles. Ca a été assez folklorique, pour faire passer le char dans les petites ruelles menant aux halles en raison de sa hauteur et surtout du fait qu'il était tiré à bras d'hommes.  A son arrivée, le char a été démonté, les pièces le composant retournant au temple en camion et les fleurs jetées aux fidèles et aux spectateurs.

Sur la place des Innocents, des boutiques de bois avaient été dressées débordant d'objets de piété à l'effigie de Krishna, de livres saints, de vêtements pseudos indiens, idem en ce qui concernait les bijoux (en pacotilles). Le tout bien évidemment vendu par des membres de la secte. Je dis secte car en France les dévôts et gourous de krishna, européens pour la plupart sont répertoriés comme membres d'une secte. Pour les indiens hindous il en va autrement...Un stand plus grand que les autres permettait à qui se présentait, quelque soit sa race, sa religion, sa condition sociale de recevoir à titre gracieux, un repas végétarien et une boisson.

P1050602S... nous a fait nous installer sur les marches de la fontaine pour nous reposer (ce qui n'était pas du luxe) puis, il est allé nous chercher de quoi nous restaurer. Les filles voulaient l'aider, je les en ai dissuadé, car c'était pour lui une fierté et une joie de nous montrer l'hospitalité de son peuple. Une fois rassasiés, ça a été à notre tour de le servir. Les filles lui ont apporté de quoi se rafraichir et moi de quoi se nourrir. Il était aux anges, que dis-je, nous étions tous contents très de notre après-midi.

Des manifestations artistiques étaient prévues le soir, toujours en l'honneur de Krishna : Danseuses de Bharata Natyam, chanteurs et musiciens glorifiant le Dieu, etc... Nous avons regardé un peu, mais S... était épuisé et nous sommes rentrés.

 

27 juin 2010

Gay Pride 2010

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P1050430Nous étions à Montparnasse bien avant le départ des chars, aussi en avons nous profité pour aller les examiner de plus près. Ils étaient alignés sur le boulevard du Montparnasse pratiquement jusqu'au métro Duroc. Ce qui n'était pas plus mal, car ça nous a permis d'assister aux préparatifs, et de prendre quelques photos alors que le gros de la foule n'était encore formé de façon compacte autour.

Il faisait une chaleur ! Des vendeurs ambulants proposaient des drapeaux, ballons, sifflet, et diverses autres bagatelles aux couleurs du drapeau gay. J'ai proposé à mon amour de lui offrir quelque chose, mais il a refusé prétextant que je lui avais déjà acheté un drapeau et un bracelet les années précédentes. En prévision du trajet que nous allions faire,  à savoir, de Montparnasse à Bastille, nous étions vêtus de bermudas qui compte tenu de leurs couleurs nous faisaient ressembler à des aras (orange pour S... et Vert criart pour moi), des polos blanc et des sandales, et comme il se doit l'appareil photos en mains.

P1050388Mon amour était très content d'avoir pu approcher, mère Innocenta, de la Confrèrie des Soeurs de la Perpétuelle Indulgence, et moi, le char des Bears décoré de chemises à carreaux, ce qui lui donnait un air de cabane de bucherons. Nous avons vu bien évidemment les traditionnels chars publicitaires et ceux des partis politiques (PC, ce qui m'a bien fait sourire, car il n'y a pas plus racistes et beaufs que les communistes, le Parti Socialiste, l'UMP, la Planète Verte) . Un nouveau parti ? dans le sens ou nous ne le connaissions pas et l'avions jamais vu, le Parti Libertin dont le char était meublé de fauteuils rococo dont l'encadrement étaient en bois doré et l'assise en velours frappé rouge, une super nana,en tenue ou devrais-je dire en dessous très affriolants, faisait de grands signes aux badauds. Par contre, j'ai trouvé qu'il y avait moins d'Organisations et d'Associations représentées mais est-ce la réalité ? J'ai remarqué celle relative à la déportation des homosexuels (lles) là encore, j'aurais beaucoup à dire, mais bon...., les Parents d'Enfants Homos et les Parents Homos, les incontournables : Act-Up, Aides, Sida Informations.

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Les artistes n'étant pas encore excédés par les "clics" des appareils photos, nous ont permis de les photographier, et même ont pris la pose. Les CRS regardaient d'un air sérieux et pour certains dubitatifs, les énergumènes qui passaient sous leur nez. Mais la journée était à la joie et à la bonne humeur  et dès que le signal a retenti, le cortège s'est ébranlé direction Vavin, L'observatoire, le boulevard Saint michel, Maubert-Mutualité, boulevard Saint Germain, boulevard Henri IV pour terminer à la Bastille.

Dans les habituels suiveurs, j'ai noté les loulous de banlieues, comme l'année précédente, avec leur bouteille de bière  et/ou flasque d'alcool à la main. Je ne devrais pas dire ça, mais comme "fouteurs de merde", ils se posent là. Ils ont commencé à bousculer tout le monde, essayé de draguer les gamines de leur âge participant à la Marche, et comme à leur accoutumée, faire les malins, se déplaçant en bandes, la caquettes vissée à l'envers sur la tête et "tapant" qui le voulait bien de cigarettes, de boissons pour finir par voler un portable et plus loin un sac à un type qui les a coursé, mais est revenu essouflé et bredouille. Faut dire que eux ont de l'entrainement...Pour éviter tout  problème, je tenais Roudoudou par la ceinture de son bermuda et j'avais ma besace en bandoulière autour des épaules. Roudoudou quant à lui, tenait fermement son appareil dont il avait passé la lanière autour de son poignet.

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P1050482Les gays, lesbiennes étaient bien représentés et même à égalité avec les gays, que ce soit à titre individuel et/ou par les associations, tant pour ce qui est des revendications, que pour les lieux de rencontres. Toujours beaucoup de transexuelles brésiliennes ? en tout cas de cette partie du monde. J'ai noté également quelques transexuels ftm. Les unes comme les autres ne peuvent tromper grand monde, tellement leur chirurgie pour les unes ressemble plus à du charcutage, P1050481et pour lesautres la taille, la finesse des traits et surtout la largeur des hanches les trahient immanquablement. Je ne parle pas de la voix, car cela ne prouve pas grand chose. Mon amour comme beaucoup de Tamouls à une petite voix , mais son physique est sans conteste celui d'un homme auquel cas, nous ne nous serions pas mariés et nous n'aurions même pas été ensemble...

 Gros étonnement, certains jeunes issus des banlieues, hum oui, sont repérables, avaient marqué sur leur peau hétéro. Je n'ai pas vraiment compris le pourquoi de leur présence à cette marche si c'est pour se démarquer ainsi avec provocation ??? Etonnant que personne ne leur ait fait remarquer, mais qui aurait envie de parler à ce genre d'énergumènes ? Au fur et à mesure que nous avancions nous avons vu dans les habituels suiveurs, des personnes que nous reconnaissions pour les avoir déjà croisé lors des précédentes marches. Certains (nes) avaient changé leur costume d'autres s'étaient essayés à en mettre un, d'autres encore, comme nous suivaient tout simplement avec leur compagnon. Cette marche a représenté d'autant plus pour nous que nous sommes un couple gay, mariés religieusement et légalement depuis peu et qu'en regardant mon amour, je me rends compte du chemin parcouru et des efforts qu'il m'a (nous a fallu faire pour franchir tous les obstables). Nous nous sentions donc particulièrement concernés par certaines des revendications affichées. Un autre couple d'hommes affichait sur leur tee-shirt leur nouveau statut. Avec S... nous nous sommes regardés et j'ai eu envie de leur adresser la parole. Mais je n'ai pas osé, il était passé et puis, je leur aurais dit quoi ? La sensibilité de mon Roudoudou serait-elle contagieuse ?

P1050538Si parmi les suiveurs, nous avons cotoyé beaucoup de greluches et pintades en tout genre, d''énergumènes déjantés et surexcités que se soit par l'alcool ou autre, nous avons remarqué parmi les spectateurs, de nombreux gestes de tendresse prodigués aux uns et aux autres par leur compagnon et/ou leur maïtre respectif (s). Et oui, les compagnons à quatre pattes étaient ausi de la fête.  P1050536De mon côté, j'avais une forte envie d'être plus "près" de mon compagnon, aussi lui ais-je passé le bras autour des épaules puis, de la taille ensuite voyant qu'il ne disait rien. De sentir sa peau sous mes doigts (qui étaient sous son polo) m'a mis dans tous mes états. Dans un souci de propreté maladif, il s'était aspergé après sa douche de déodorant et d'eau de toilette. Ces odeurs se mélangeant entre elles participaient pour une bonne part à mon excitation.

P1050527Comme nous étions fatigués de marcher, hum surtout bousculés, nous nous sommes mis de temps à autre sur le côté et avons observé ce qui se passait autour de nous, ainsi que les chars qui avançaient, chacun avec leur musique tonitruante, et leurs "fidèles" qui gesticulaient en rythme. Toujours beaucoup de succès, mêlé de curiosité et d'étonnement pour les Hommes en Caoutchouc, les SM avec leurs mecs bardés de cuir, les maitres, et les slaves enchainés. Car encore et toujours dans l'imagerie populaire, le gay est efféminé. Il veut ressembler à une femme et s'y attache de toutes les manières possibles. Et bien non, certains (dont je fais partie) les ont en horreur, et il leur semblerait plus qu'incongru et risible de vouloir leur ressembler.

Le char du Beith Averim était beau et bien peuplé de fleurs et de chanteurs et chanteuses. Compte tenu de ce qui s'était passé dans les gay pride de province, j'avais un peu peur qu'on ne le laisse pas participer au défiler, qu'il soit bloqué ou pire pris à partie, mais non. Nous les avons accompagné un bout de chemin pour continuer seuls. P1050479Nous avons payés l'octroi et nous sommes passés boulevard Henri IV. compte tenu des décibels, je me suis demandé comment le pont allait résister, mais il a tenu. Sur ce pont, adossés aux rembardes, bizarement, il n'y avait pratiquement que des gays hommes. Les filles avançant pour leur part en groupe compact sur la chaussée. Bien que mixte, les gays et les lesbiennes se mélangent rarement. On voit bien de temps à autres une femme avec eux, mais c'est le plus souvent, une femme d'âge mûr dans ce que moi j'apellerais le plus parfaitement du monde, le rôle d'une "fille à pd". Dans les chars, nous n'en avons remarqué qu'un seul spécifiquement de filles celui-ci portait l'intitulé "Les Brouteuses" hum oui, très élégant et bien imagé. Il y avait d'ailleurs dessus deux greluches, les nibards à l'air, qui pour choquer les pintades de province se sont roulées un patin d'enfer devant les appareils photos et les cris hystériques des mâles salivant d'envie ou de dégoût c'est selon.

P1050545C'est pas tout ça, mais marcher ça creuse et quand Roudoudou m'a dit ..."A..., je suis désolé, j''ai faim". Désolé mais non, il n'a pas à l'être, si lui avait faim, j'avais, moi, littéralement l'estomac dans les talons mais je n'osais rien dire. Comme c'était samedi, tous les commerces étaient ouverts, de plus, sur tout le parcours, des buvettes stationnaient ainsi que des petits commerces de nourritures ambulants (entre-nous, tous tenus par des magrhébins, qui ont une soit-disant sainte horreur des pds, mais c'est bien connu, l'argent n'a pas d'odeur, ni de religion, ni de principes...) et qui proposaient des brochettes, des merguez  avec des oignons, des poivrons etc...Toutes ces odeurs de cuisine nous avaient mis en appétit et comme moi je suis un carnassier, j'ai pris un sandwich saucisse avec oignons, moutarde, ketchup (hum oui, tout pour la ligne) et mon amour un panini 3 fromages. Si vous saviez comme nous avons trouvé ça bon ! hum....évidemment après, nous avions à nouveau soif, rebouteilles d'eau. Heureusement, nous n'avons pas eu besoin de faire "pipi", l'aurait plus manquer que ça. Pas question de faire dans les coins des murs, mais certains à vu de nez ne se sont pas gênés. 

P1050551Dans l'ensemble et pour la foule drainée, les gens étaient assez propres.Pour éviter qu'elles ne servent de projectiles en cas de bagarre ? les poubelles de rues avaient été retirées, mais à leurs emplacements les participants posaient leurs canettes et bouteilles ainsi que leurs papiers gras.

Rassasiés, nous avons poursuivi notre chemin jusqu'à la place de la Bastille où nous avons attendu l'arrivée des derniers chars. Les marches de l'Opéra étaient pleines de monde. Ce qui était incongru c'est qu'à un des balcons de ce bâtiment, 2 messieurs en smoking regardaient la foule disparate que nous formions ainsi que le brouhaha provoqué par l'arrivée  régulier des chars. Nous y avons vu de plus près les brésiliennes, les drag queen, et tous les autres.... Un concert a commencé avec une chanteuse trans, pas le genre cabaret travesti, mais plutôt style agressif transgenre. Nous sommes restés pour la première chanson. Super bien, puis j'ai proposé à mon Roudoudou de partir. Il y avait trop de monde, on ne pouvait pratiquement plus remuer sans monter sur les pieds et donner des coups de coude à nos voisins. De plus, nous marchions sur des bouteilles de verre brisées et comme nous étions en sandales c'était dangereux.

Nous sommes donc revenus en arrière par le boulevard Henri IV croisant en chemin une floppée de voitures et de cars de police, suivie par les balayeuses. C'étaient la fin du défilé. La fête continuait place de la Bastille et dans le Marais, Bah oui et nous nous y sommes dirigés pour prendre un peu l'ambiance, un pot et y diner.

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26 mai 2010

La Campagne à Paris !

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Comme convenu dimanche après-midi, je suis allé aux Champs-Elysées voir ce qui y avait été planté dans la nuit de samedi à dimanche dernier. Etant d'humeur morose, c'était exactement ce qu'il fallait pour me changer les idées et oublier pour un temps que j'étais seul pour encore un moment. Par ailleurs, S... serait très heureux de voir les photos, donc me voilà parti. Je suis sorti du métro à Concorde et j'ai remonté les jardins pour arriver au Rond Point.

P1050068J'ai d'abord été accueilli par (côté rue) des stères de bois, ce qui ne m'a pas spécialement passionné, mais la suite en valait la peine. De grands panneaux d'affichage étaient disposés qui montraient des photos superbes d'insectes prises par Mr et Mme tout le monde dont le talent n'avait d'égale que la patience et l'habileté à manier leur appareil photo. Un véritable plaisir pour les yeux dont je ne me suis pas privé. J'ai d'ailleurs fait quelques clichés pour montrer à mon amour.

Sur l'un des côtés jardins étaient disposées des baraques de bois ou l'on vous expliquait ce qui était cultivé, à quelle saison, avec quel produit, et toutes les banques favorisant les crédits ou des aides pour une installation agricole. De l'autre côté des jardins, des baraques étaient prévues pour la dégustation des produits, ainsi qu'une véritable roulotte de bohémiens pour préfigurer la nature ??? un pressoir, ainsi qu'une pyramide joliment agencée de cagettes garnie de légumes.

Arrivé au Rond-Point je m'attendais à voir des fleurettes. Que nenni, la rue était interdite à la circulation et nous avancions parmi de l'herbe commune : la luzerne, des vignes, un champs de colza, de tournesols, un jardin potager où essayait de mûrir quelques tomates encore verte, de l'ail, des poireaux, des salades et quelques cucurbitacés.

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Plus avant, sans doute pour nous donner un avant goût de la vie à la ferme avaient été amenés des moutons qui de froid ? ou de frayeur ? s'agglutinaient les uns aux autres. Pour leur tenir compagnie, et faisant foin commun avec eux, des vaches et leurs veaux ruminaient placidement et évacuaient, avec la plus grande indifférence, ce qui les embarrassaient sous nos yeux ébahis, avec pour vision les magasins de luxe de l'avenue dont Vuitton en particulier.

C'était inévitable, quelques manifestants mais ceux là étaient pour les OGM à moins que je n'ai pas tout compris et qu'ils raillaient justement ce type de culture ?? je n'ai pas approfondi, je n'étais pas venu pour cela et de plus je m'en contrefiche, donc...

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Plus loin encore, nous voguions sur l'exotisme, avec la plantation d'un bananier, d'un champs d'ananas, de canne à sucre, d'oliviers et pour couronner le tout étaient posés dans des sacs des coquilles d'huitres vides et des bacs de sel dégageant des effluves suffisamment puissantes pour que l'on se croit au bord de la mer...

P1050046J'ai enfin réussi à trouver ce pourquoi j'étais venu, à savoir : les timides fleurettes qui se mettaient à l'abri du soleil trop vif sous l'ombre des pins et des fougères, ne se montrant qu'à contre-coeur et sous leur plus beau jour à nos regards. J'en ai profité pour faire quelques prises que je trouve pas mal (hum oui, parfaitement) et qui raviront les yeux de mon compagnon.

Il faisait chaud, il faisait soif. La foultitude qui se trouvait là, moi y compris, éclusait bouteilles d'eau et jus de fruit. Les terrasses des brasseries étaient pleines et une queue interminable se faisait devant les glaciers. J'ai donc du trainer mes pieds boudinés, malgré les sandales, et ma langue gonflés jusqu'au jardin des Tuileries où j'ai enfin pu me rafraichir avec une bouteille d'eau achetée à un vendeur à la sauvette et, poser mon séant ( malheureusement) sur une chaise en métal chauffée à blanc par le soleil, ce qui a eu pour effet, de me chauffer à un endroit ou vraiment je n'avais pas besoin de ça.

Toujours à pied, je suis allé prendre un pot aux Halles dans l'espoir de retrouver quelques connaissances. L'Open Café étant plein de monde et très bruyant, j'ai fait halte au "Cox" où j'ai effectivement retrouvé deux copains avec qui je suis parti dîner.

Journée agréable et non regrettée ! Manquait que ma moitié pour que je l'apprécie sans réserve.

11 juillet 2018

Notre mariage 24 avril 2010

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Les deux jours d'avant notre mariage, mon chéri à dormi chez lui et fait la fête avec ses copains. J'ai fais de même avec les miens, non que cela m'emballais plus que ça mais, c'est parait-il la coutûme donc... J'étais dans un état de surexitation tel que le vendredi je n'ai pu dormir. Le moment ou j'en aurais eu envie, ce n'était justement plus le moment puisque mon chéri arrivait en voiture avec Sathyia pour me chercher avec baboucka. Il était déjà vêtu de son costume traditionnel qui consistait en une chemise blanche, un dhoti, des sandales, une sorte de turban et ses plus beaux bijoux. Sathiya était vêtu de même sans le turban.

P1040906Pour ma part, mon chéri avait demandé à Sathiya de m'acheter une veste longue (en-dessous du genou) de couleur comme je voulais. J'ai pris grenat Subra aimant le rouge ( couleur du bonheur, du succès et de la réussite) c'était parfait, boutonné tout du long, un pantalon blanc resséré à partir du genou jusqu'aux chevilles, des sandales dont le bout étaient recourbées et entièrement brodés (hum on aurait dit un prince des milles et une nuit, si si puisque je vous le dis).

c'est dans cet équipage que nous nous sommes rendus à la salle du 15ème arrondissement que Subra avait loué pour l'occasion. Nous étions attendus par nos amis les plus intimes et les autres qui le sont moins. Sivarajini, l'épouse de Sathyia avait fait des miracles. Toute la salle était fleurie que ce soit avec des fleurs naturelles ou artificielles (toutes les femmes présentes étaient en saris et parées de leur dot. De quoi faire la fortune de cambrioleurs s'ils s'en étaient trouvés). Chloé et Maud, tout sourire,  ne voulant pas paraître "déguisées" avaient mis sobrement un salwar que Subra leur avait fait porter. Les messieurs indiens étaient vêtus à la mode indienne, selon leur région d'origine, et les européens selon leur goût et ma foi, ils avaient tous fait un effort. Sur un des côté de la salle trônait les buffets indien et slave, de l'autre les boissons. Les musiciens étaient regroupés sur un troisième côté et nos invités se tassaient sur le dernier, n'osant pas encore occuper le centre de la salle.

P1040909A notre entrée, tout le monde s'est retourné et nous avons été accompagnés par nos intimes, dans la petite pièce du fond, noyée par la fumée d'encens, le parfun des fleurs exotiques et les offrandes de nourriture aux Dieux. Le brahmane nous attendait vêtu d'un dhoti blanc, un chignon à l'arrière du crâne, le torse nu ceint du cordon significatif de sa caste. On nous fit asseoir par terre sur des coussins et la cérémonie commença. Inutile de dire que je n'ai rien compris à ce qui se disait, les prières étaient dites en sanskrit m'a dit mon amour. Au bout d'un moment assez long je dois l'avouer, on nous fit lever. Subra prit un pan de mon vêtement qu'il accrocha au sien et je fis derrière lui 7 fois le tour du feu sacré . Ensuite, ce fût à son tour de me suivre dans notre ronde sans fin. Il m'expliqua que cela signifiait que je mettrais mes pas dans les siens comme il mettrait les siens dans les miens tout au long de notre vie. Nous nous rassîmes et, je pus enfin le contempler en regardant la flaque d'huile qui se trouvait devant moi dans un grand bol. D'autres prières suivirent (et je passe un peu,). Vint le moment ou après les bénédictions d'usage, le brahmane a tendu un des talis colliers de mariage  (à l'intérieur duquel était en plus de la chaine, passé le cordon jaune signifiant que j'étais marié) à Subra qui me l'a passé au cou. Ensuite, il m'a tendu un autre collier que Sathyia m'a aidé à passer au cou de Subra. Nous avons reçu les voeux de tous nos amis présent à cette cérémonie et pour changer babouchka s'est mise à pleurer. Je vous rassure c'était de joie.

P1040907Nous sommes ressortis de la salle après 2 h environ de cérémonie, nos talis bien en évidence. Puis, nos amis nous ont tendu les colliers de fleurs artificielles que nous nous sommes passés mutuellement autour du cou, signifiant je te prends pour compagnon. En Inde il semblerait que ne figure pas l'épisode échange d'alliances ??? Ne voulant pas être en reste, j'avais acheté deux alliances que Davidek a apporté sur un coussin et j'en ai passé une au doigt de mon amour. Surpris, mais content, il a fait de même avec moi. Nous avons eu droit à des mazel tov de Davidek, lechaïm par baboucka, des félicitations de tous nos amis intimes ou non. Ensuite, place à la fête... Mon amour s'était éloigné un peu pour disons "retirer une poussière qu'il avait dans l'oeil". Il était triste de n'avoir aucune famille pour ses noces et je ne savais que faire. Jusqu'à ce que Sathyia qui s'en était aperçu ainsi qu'Oleg l'entrainent danser.

Dans la soirée, ou plutôt la nuit, Davidek, Oleg, Sathyia sont venus nous chercher pour nous accompagner à la voiture qui devait nous emmener chez lui ou notre chambre avait été préparée....apothéose finale !

Le lendemain 25 avril 2010, nous sommes allés présenter nos voeux et nos offrandes au Temple et aux Dieux aux fins qu'ils protègent notre union et comme dit mon amour : "nous comblent de bienfaits".

14 mars 2010

Week end de folie

FreudTout avait bien commencé. Vendredi soir, je suis allé chercher mon chéri à son centre de danse. Nous sommes allés visiter l'exposition Lucian Freud au Centre Beaubourg. Peintre du XXème siècle,  qui a connu le succès assez tard et dont nous ne connaissions pas les oeuvres. Ces tableaux sont d'une réalité saisissante. On s'attend à tout moment voir le modèle quitter la toile. Et pour certaines scènes nous faisons preuve d'un réel voyeurisme en pénétrant dans l'intimité de ses corps dévoilés,tellement ils sont criants de vérité.

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Je m'étais toujours demandé pourquoi les artistes aimaient peindre les personnes "enveloppées", et un ami espagnol m'avait répondu que c'était parce qu'il y avait beaucoup de travail à faire, pour faire vivre sans vulgarité, ni obscènités ces amas de chair, et je crois avoir compris pourquoi en voyant cette exposition.

12882_img_0556000Après quoi, nous sommes allés diner au Gai Moulin toujours dans le Marais, restaurant sympathique. Au mur, des toiles peintes, banquette de velours rouge, cuisine soignée - si vous aimez diner au calme, ne venez pas trop tard - Pour terminer notre soirée dans une boîte de nuit. Là ça c'est gâté, il y avait beaucoup de monde, normal un vendredi soir. Ce qui l'était moins c'est l'excuse de la foule pour que des mains baladeuses nous tripotent le cul. Mon chéri en a fait les frais ; ça c'est un peu calmé quand j'ai dit à qui voulait l'entendre qu'il était avec moi. Résultat c'est moi qui me suis fait peloter et impossible de savoir à qui appartenait les mains. Oui, je sais les boites gays sont un peu spécialistes, mais quand même. J'étais tellement furieux que je me suis retourné d'un coup et j'ai attrapé, d'un air mauvais, les attributs du type que je croyais coupable pour lui faire passer l'envie de recommencer. Non mais, j'ai pas gardé les cochons avec ! Nous sommes rentrés chez S... son appartement était plus près de l'endroit ou nous étions que le mien. Et j'ai eu droit à un délicieux calin dont j'aurais voulu qu'il ne finisse pas mais bon...

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Samedi, je travaillais donc... je suis parti en le laissant vacquer à ses occupations. Le soir, affolement et branle-bas de combat. Pas de S... à la boutique, ni à l'appartement. En fait, Môssieur était sorti en laissant les clés à l'intérieur de l'appartement et évidemment, ne pouvait plus rentrer y compris dans l'immeuble puisque là aussi il faut une clé magnétique, et qu'il ne se rappelait plus du code qui avait changé au 15 février. Je passe les détails de l'ouverture de la porte blindée, mais ça a été folklo. Le serrurier devait finir le travail de remise en état de sa porte dimanche matin. Bernique. Il devait venir à 11h, ne voyant personne à 12h45, S...l'appelle, il venait de se réveiller. Devait venir pour 13h30 puis pour 16 h et enfin à 18h30 il appelle pour dire qu'en fin de compte le dépannage chez le client à pris plus de temps que prévu, il ne viendra que lundi soir mais qu'il fera les finitions gratuitement, mouais on verra ! S... va être contrarié de voir que nous avons été bloqués pour rien, lui le matin et moi l'après-midi. Du coup nous n'avons pas été voté puisque qu'on ne savait pas à quelle heure il allait passer.

Lundi S... travaille moi, non donc rebelote et là il a intérêt à venir, sinon je vais lui faire un esclandre dans sa boutique. C'est pas sérieux. Si je faisais pareil avec mes clients, il y a longtemps que j'aurais mis les clés sous la porte.

 

 

 

 

5 mars 2010

Notre couple (photo téléchargée sur le web)

mariage_gayNotre couple va de mieux en mieux,  non qu’il allait mal, mais pour diverses raisons nous avions du mal  à nous considérer comme un couple homosexuel et surtout à accepter d’être vu comme tel et ce, pour diverses raisons.

Mon amour se libère petit à petit mais sûrement de la rigidité de son éducation. Et ne « tourne » plus son nez lorsque je veux lui présenter  « mes amis », de même qu’il me présente « les siens ». C’est toujours difficile de rencontrer des personnes qui ne connaissent pas l’homosexualité de S…, tellement il  est discret sur sa vie privée, et de leur faire comprendre que nous sommes amis. Mais je ne sais comment il se débrouille, car si nous avons parfois des regards étonnés, ils ne sont jamais agressifs ou moqueurs. Sa discrétion dans sa manière d’être impose le respect. Tant mieux pour nous. Ce n’est déjà pas facile d’être d’origine et de religions différentes, si en plus on devait faire face à un rejet provoqué par une homophobie caractérisée…

Donc depuis notre retour d’Ukraine, nous nous affirmons en tant qu’homosexuels et en tant que couple gay. Nous avons toujours nos soucis d’appartements  qui font que nous n’habitons pas toujours ensemble, mais S… semble décidé à vendre le sien. On verra bien, je ne veux rien lui imposer, ça doit venir de lui-même, dès qu’il aura fait le deuil de sa mère et de ses souvenirs d’enfant et d’adolescent. Nous fréquentons maintenant presque exclusivement les bars, restaurants et magasins gays.  Je me suis réconcilié avec le quartier du Marais et nous y trainons nos guêtres toutes les semaines. Il est vrai que nous apprécions pouvoir nous tenir la main, voire discrètement nous embrasser (hum oui, ça nous est arrivés), choisir ensemble dans une boutique  sans avoir le regard étonné ou inquisiteur d’une vendeuse. Les gens de ce quartier sont tellement habitués qu’ils n’y font même plus attention.  Nous nous sentons libres de faire toutes ces petites choses de la vie qui vous permettent de croire que vous êtes un couple normal.

Nous avons laissé nos marques un peu partout, et sommes reconnus chaque fois que nous entrons à droite et/ou à gauche même si cela fait un moment que nous ne sommes pas venus. Certaines personnes que nous ne connaissons pas et que nous rencontrons dans les cafés et/ou restaurants ou nous entrons nous saluent comme des connaissances.  On nous a même dit que nous formions un couple charmant, si si !  Nous  en avons été un peu gênés mais,  Il est vrai que nous sommes fiers de nous montrer ensemble  - nous ou notre amour ?

Chez nous (chez lui ou chez moi) c’est pareil, S…devient plus libre. Il n’a plus peur d’être catalogué comme « efféminé » s’il s’occupe des tâches ménagères en l’occurrence la cuisine et le ménage.  Comme tous les indiens il aime les bijoux. Il en a d’ailleurs de très beaux, qui viennent tous de son pays, et qu’il ne portait jamais ou peut être lors de cérémonies indiennes.  Depuis quelques temps,  il porte la chevalière de son père, une chaine et une médaille religieuse autour du cou, un bracelet. Bien entendu je lui ai fait remarquer en lui disant que j’aimais et que ça lui allait très bien. Décomplexé, il les porte à présent tous les jours.  Ce sont bien évidemment des petits rien, mais qui contribuent à l’épanouissement de notre couple.

21 septembre 2009

Son départ

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A eu lieu dimanche dans la soirée. Je l'ai accompagné à l'aéroport, mais nous avons tout de suite été accaparés par Pierre, Paul, Jacques ce qui fait que nous n'avons pas eu de moment d'intimité. J'ai été frustré, d'un baiser, d'un dernier regard. En signe d'adieu, il a levé le bras en l'air, sans se retourner, en montant l'escalator. C'est sans doute mieux ainsi, Je n'étais pas "frais" et j'aurai eu du mal à retenir mes recommandations, complètement inutiles, vu que je ne connais pas ce pays, n'ai pas l'intention d'y aller un jour, et que mon chéri a l'habitude de voyager d'un bout du monde à l'autre. Je n'aurais pu que l'agacer et me rendre ridicule, mais qu'est ce que le ridicule ? quand on est amoureux. Il est pour les autres, jamais pour soi ni pour celui qu'on aime.

Je garde sa minette et ça a bien commencé, en me réveillant ce matin. J'ai senti une odeur suspecte, j'ai eu beau chercher pas moyen de trouver, jusqu'au moment ou j'ai failli mettre le pied dessus. Je lui ai mis le museau dedans car ce n'était pas un accident. Sa litière était propre de chez Mr Propre, et la saleté qui avait séché n'était pas "dérangée" donc.... Mle se vengeait de l'absence de son maître en me faisant une "vacherie".

Ce soir quand je suis rentré, elle m'attendait derrière la porte et elle avait entrainé dans son sillage le pyjama de mon amour, ou du reste elle avait du se vautrer une partie de la journée puisqu'encore tiède. Moi qui comptait me coucher avec l'objet du délit encore imprégné de son odeur, c'est raté. Ben oui, nous sommes deux à nous le partager, lequel à le plus de droit ? sa minette qui vit avec lui depuis depuis 6 ans, ou moi qui partage sa vie depuis 2 ans ?

Il ne reviendra qu'à la mi-Octobre voir plus tard. En attendant, j'ai reçu un coup de fil de l'aéroport de Berlin ou il me disait qu'il était bien arrivé et me demandait comment allait sa minette (le couple infernal). Je vais finir par être jaloux de son chat ! En attendant, je me suis acheté pour ce soir un plat cuisiné que je n'aurai qu'à mettre au micro-onde. C'est pas bon, mais je n'ai pas le coeur (ni surtout le talent) de me préparer quelque chose. De nouveau, ça va être la valse sandwichs et boites de conserve, les cuisines ne me connaissant que pour les dégâts que j'y occasionne. De toute façon quand on a un cordon bleu à la maison on se sent un peu péteux devant sa pitoyable omelette, seule chose que l'on sait cuisiner...

Nous devions aller à la Techno Parade samedi, mais mon amour s'est réveillé tard (hum oui toujours le samedi matin) et souhaitait se reposer et paresser au lit. Inutile de dire que je ne pouvais qu'aquiescer...

17 septembre 2009

Lessivé !

045C'était mon état physique d'hier soir. Comme beaucoup de mercredi, nous sommes allés au BHV en nocturne. Nous avons fait les trois magasins. Le BHV classique, le BHV hommes et le BHV bestioles en tout genre (comprenez : accessoires pour chiens et chats).

Nous aimons beaucoup ce magasin  (le classique) et en particulier mon chéri. Pourquoi ? tout simplement parce qu'il a un rayon arts ménager de toute beauté et très bien achalandé, que mon amour est incollable sur les nouveautés qui sortent, les meilleurs ustensiles de cuisine, les recettes, les ingrédients etc... et qu'il a grand plaisir à naviguer dans les rayons, sans pitié pour mes pieds qui crient grâce. Enfin, ce n'est pas moi qui vais me plaindre s'il aime jouer les "torchonnettes" surtout que la plupart du temps c'est pour moi.

Nous avons fait le magasin du dernier étage, rayons : photo, ordinateurs et imprimantes, jusqu'au sous sol : escabeau pliant, poignées de portes, etc... en passant par le rayon tissu qui selon lui est plus que médiocre (tu m'étonnes ! lui qui a l'habitude de la soie et du cachemire, c'est sur que la cretonne et le polyester ne lui aient pas fait d'effet), et bien évidemment le rayon : créativité, dessins, peintures, toiles, pinceaux, etc... Comme ce magasin fait souvent des réductions, ce qui est le cas actuellement avec les 6 jours, nous avons acheté des toiles en promotion.  Comme dit mon amour : " si mes peintures se révêlent être des croûtes, nous n'aurons pas de regrets".

Au sous-sol, c'était surtout pour moi qui aime bien bricoler.

Nous sommes ensuite allés au BHV hommes voir un peu de quoi il retournait. Un ami nous ayant recommandé des dessous Dolce & Gabana, nous nous y sommes intéressés. J'ai trouvé ma taille mais nous avons eu quelques difficultés pour trouver celle de S... On verra bien si l'effet produit sur mon amour par mes nouveaux dessous sera à la hauteur de notre recherche...

046Puis nous avons atteint, le BHV pour les animaux de compagnie. C'est dingue la diversité des articles qui peuvent être créés pour nos bestioles adorées et capricieuses. Quant au design et aux matériaux et/ou matières utilisées : tissu coton, velours, peluche, simili cuir, cuir (ça c'est pour les paniers et les sacs de transport), plastique aux couleurs bonbons pour les chatounettes (entendez par là des litières, avec pelle à crottes ou balayette assorties), gamelles figuratives pour les chats et chiens, griffoirs en corde ou en carton qui dégage une odeur d'herbe fraiche, quand votre petit monstre favori se décide et par miracle de l'utiliser, litière compacte déjà utilisée par nous ainsi qu'absorbe odeur. Y a pas à dire, Il y a tout pour combler qui au fait ? l'animal ? le maitre complètement gâteux de sa bestiole (n'est-ce pas mon chéri ?) et qui satisfait ainsi son désir d'enfant et/ou comble ainsi sa solitude ou, le magasin qui voit son chiffre d'affaires grimper en flêche ?

Comme nous étions flappis, nous avons pris une consommation pour nous reposer au Cox puis nous sommes allés diner en ville avant de revenir tranquillement chez nous, mais chargés comme des ânes. Parait que les pd adorent faire les magasins, vous y croyez vous ?

12 septembre 2009

Oh mon amour je t'aime (2)

 

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Vendredi soir. Lorsque je suis rentré chez nous, mon amour m'attendait comme je l'espérais. Il était tout mignon tout beau. rasé de frais. Il avait revêtu une chemise blanche, un pantalon de cuir noir et des Jodhpurs noir. Le vendredi est un jour sacré pour nous, c'est notre jour préféré de la semaine. Le jour ou nous allons au restaurant, ou nous passons la soirée entre amis ou dans un de nos bars gays préférés. C'est aussi le jour ou nous nous faisons l'amour plus intensément que les autres jours.

Nous sommes allés diner à la Cafetière, petit restaurant qui n'accepte que ses habitués et pour en faire partie c'est au feeling. Les patrons, d'un certain âge sont gays, et sélectionnent leur clientèle de façon drastique. La cuisine y est typiquement française et gastronomique. Chaque client à sa table respective, nous nous sommes donc installés à la nôtre et en attendant notre repas, nous avons savouré un apéritif préparé et offert gentiment par nos hôtes. L'avantage de ce restaurant c'est que c'est un endroit calme, que tous les clients se connaissent plus ou moins mais sans intimité. Chacun respectant tacitement la vie des autres ; si bien que l'on peut parler sans crainte d'être écouté, venir avec qui l'on veut sans être regardé avec "curiosité". Dans cet endroit, pas de m'as-tu vu, pas de folles, ni de gros bras. Des  gens simples hommes et femmes, homos ou pas, n'ayant rien à prouver.

J'aime voir mon amour un peu grisé par le vin. Ses yeux brillent, il me regarde d'une certaine façon, va même jusqu'à me toucher les doigts sur la nappe. Je le sens réceptif et plein d'audace. Nous sommes seuls au monde, avec notre amour que rien ne vient perturber Les plats arrivent avec régularité, sans que nous ayons besoin de nous en inquiéter et avec une telle discrétion qu'il nous arrive d'oublier de remercier. Nous prolongeons ce moment d'intimité par du café pour nous deux et un armagnac pour moi.

Nous sommes ensuite allés danser, dans une boite interlope à dominance gays et travestis tout de même. A un moment j'ai quitté mon amour pour aller chercher des boissons et un importun avait déjà essayé de le draguer. Peine perdue, Mon S... est fidèle. Nous avons dansé tous les deux, n'admettant aucun intrus entre nous. Je l'ai embrassé devant tout le monde et il m'a rendu mon baiser. Nous nous sommes affichés en tant que couple gays. Mon amour l'a compris et l'a bien accepté

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Nous sommes rentrés vers 3h du matin. Mon chéri était fatigué et nous nous sommes couchés immédiatement. Malgré mon désir, je l'ai d'abord laissé dormir tout en sachant parfaitement que plus tard, une fois reposé, il se rappelerait à moi. Ce qui  n'a pas manqué... 

1 septembre 2009

Fête de Ganesh le 30.08.2009 à Paris

 

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Dimanche dernier, nous sommes allés participer à la 14ème fête de Ganesh organisée par la communauté hindoue de France et en particulier les Tamouls. Qu'en dire ? c'était un émerveillement pour les yeux comme pour les sens. Toutes ces couleurs, ces senteurs, on se serait cru en Inde en plein coeur du 10ème et du 18ème arrondissement de Paris.

La fête commençait à 9h le matin par les cérémonies religieuses puis, on sortait les chars et la procession commençait à 11h pour se terminer vers 15h. Il y avait non pas une multitude, mais une foultitude de monde. Difficile de prendre des photos, mais en se relayant et puis j'avais un bon passe droit en S... avec moi.

013Mes yeux ne savaient ou se poser et encore moins sur quoi se fixer. Les chars étaient précédés de danseurs, de femmes portant sur la tête des offrandes, des pots remplis de camphre qu'elles faisaient brûler pour se purifier et purifier la foule par la même occasion. Toutes étaient parées comme des "chasses", 002avec des tenues ressemblant à celles des mille et une nuit, enfin dans ce que l'on imagine. Les enfants surtout, même les plus petits étaient couvert de bijoux, c'était un ravissement, un émerveillement permanent au fur et à mesure que le cortège avançait.

Après les danseurs et les femmes, sont arrivés les pénitents, qui d'après ce que j'ai compris expient des fautes vraies ou supposées aux fins de gagner une vie meilleure dans le cycle des réincarnations. Ils portent à cet effet de lourds arceaux de bois pesant plusieurs kilos, ornés de plumes de paon et de fleurs, avec lesquels ils dansent jusqu'à atteindre l'état de transe. Dailleurs tous les danseurs entrent en transe. Pour éviter qu'ils ne se trouvent mal de par leur état et surtout à cause de la chaleur, ils sont aspergés régulièrement d'eau

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Sur le parcours, tous les commerçants indiens et sri-lankais, avaient dressé de petits autels comportant des offrandes destinées au Dieu, hum si je me rappelle bien : des noix de cocos, des feuilles de tabac et de bétel, des bananes, des poudres de prières, mais là je sèche lamentablement pour me rappeler le nom. 049

Ces autels sont destinés à porter chance et permettent aux prêtres de bénir les fidèles. Mon amour étant d'ailleurs très religieux en a profité pour lui aussi se faire bénir. Les commerçants très généreux également à cette occasion ont préparé de la nourriture dans des barquettes et des boissons fraiches ou chaudes qu'ils remettent au passage à tous les participants au cortège, à titre gracieux bien entendu.

Après tous les danseurs et les pénitents, sont arrivés les chars supportant le Dieu et les divinités. Mon amour a été un peu déçu de ne pas avoir été choisi pour tirer le char. par contre moi j'ai été égoîstement ravi. Imaginez-vous deux gros chars tirés à bras d'hommes par des cordes. 058Vu l'élan pris pour faire avancer ces mastodontes, mon S...  ne faisait pas le poids, il aurait été écrasé dès le départ. 

Parait qu'en Inde ils sont 3 fois plus gros, ce que je crois aisément - Un char est tiré par les hommes, les femmes poussant derrière, l'autre est tiré par les femmes, les musiciens, les prêtres et les fidèles récitant des prières venant derrière. Très impressionnant et je le dis et redis : superbe.

Sur le passage du char ou trônait Ganesh, les noix de coco ont été brisées et attention si vous ne voulez pas recevoir un éclat dans la figure, ça fait très mal. Car elles sont cassées en étant jetées directement sur la chaussée. Ca porte chance.

Le cortège est rentré dans la cour du Temple vers 15h, pas facile de passer dans la rue Philippe de Girard qui est très étroite et pour couronner le tout l'immeuble du temple est en travaux. Là les fidèles ont pu faire encore des prières et remettre leurs offrandes au Dieu dans des odeurs d'encens et d'épices assez entêtentes.

Nous nous sommes lavés les pieds, ah bah oui, pour suivre le cortège derrière les chars il faut être pieds nus par respect pour le dieu, suivant  ce que S...  m'a dit. Je vous dis pas l'état de nos pieds. Ayant reçu de la nourriture, nous en avons mangé une partie sur le trottoir et donné l'autre à des personnes moins chanceuses que nous.

Nous sommes rentrés dans un état de saleté pitoyable. Seul mon amour avait sa chemise propre et pour cause, il a défilé le torse nu comme le veut la coutume et c'est le doti qui a tout pris. Nos pieds même lavés et relavés sont restés sales, ça partira à la longue. Nous avons passé une journée fantastique. J'espère que les lecteurs de ce récit auront bien voyagé et qu'ils nous rejoindrons l'année prochaine.

30 juin 2009

Mon amour : 1ère fois à la piscine

Un après-midi de février de cette année, je lui ai proposé d'aller à l'Aquaboulevard. Après bien des hésitations et des tergiversations : il fait froid dehors..., oui mais dedans c'est chauffé y compris l'eau, oui mais ils n'acceptent pas les shorts de bain..., S... , je t'ai offert un maillot tout à fait convenable, tu l'as d'ailleurs porté au Tréport l'année dernière, oui mais tout le monde va me voir..., oui mais toi aussi tu vas voir tout le monde et puis, un lundi après midi je ne sais pas s'il y aura tant de monde que ça ? oui mais je suis foncé de peau..., tu ne seras pas le seul, oui, mais je suis trop mince, oui mais... oui mais... Oulah, enfin, après avoir été rassuré par mes réponses, il a accepté de venir ahhhhh.

aquaboulevard

Nous avons pris 2 cabines et là, les problèmes ont commencé. J'ai eu toutes les peines du monde à le faire sortir, pourquoi ? voir ci-dessus. Il m'a sorti toutes les excuses possibles imaginables : J'ai froid, j'ai mal au ventre... oui mais S... les toilettes c'est au bout de l'allée hors de la cabine. Ya du monde ? Bref, il a fini par sortir. Pour éviter qu'il ne perde son numéro je l'ai pris et l'ai passé avec le mien à ma cheville. A peine sorti de la cabine, je l'ai vu partir comme une flèche et plonger dans l'eau. Quand il a refait surface, il s'est fait remonter les bretelles par le maître nageur qui lui a dit qu'il était interdit de courir et de plonger à cause des accidents. Pauvre chéri, pour une première c'était réussi, lui qui voulait passer inaperçu. Mais bon, il était dans l'eau c'était déjà ça.

Il a découvert que tous les quarts d'heure, il y avait des vagues à remous ce qui était bien agréable et très drôle, va s'en dire que j'en ai profité pour le prendre dans mes bras et que son maillot de bain avec ce qu'il y avait à l'intérieur était bien excitant. Le toboggan où nous ne sommes pas montés, courageux mais pas téméraires, la cascade où il est resté un moment dessous. Le plaisir des yeux y a que ça de vrai, surtout avec ce maillot qui le met bien en valeur. Le jaccuzzi, si on peut appeler ça comme ça, d'où j'ai eu un mal fou à l'en faire sortir, l'eau qui bouillonnait était très chaude et il se trouvait très bien dedans.

Tout ceci était très bien, mais il a bien fallu sortir de l'eau pour rentrer à la maison et plus le temps passait, plus les gens arrivaient et moins mon amour osait sortir. Pour finir, je suis allé chercher un drap de bain pour l'aider dès sa sortie de l'eau. Oui ça peut prêter à sourire mais pour lui c'est un énorme effort qu'il a fait là.

Nous nous sommes congelés jusqu'à notre arrivée chez lui, puisque plus près du centre nautique que de chez moi et il s'est précipité dans la cuisine pour nous préparer du thé et nous restaurer, barboter ça creuse. Après ça nous avons somnolé un peu jusqu'à l'heure des informations télévisées. Diner et soirée pyjamas dans les bras l'un de l'autre, j'adore.

27 juin 2009

Gay Pride - Marche des Fiertés 2009 comme vous voulez

A y est, nous sommes fins prêts pour le défilé. Mon amour est impatient, depuis 1 semaine il n'arrête pas de me rappeler la date, hum comme si j'allais oublier. Pas de danger, nous sommes attendus. De plus, il s'est tellement décoincé l'année dernière qu'il n'était pas question de rater cet évènement. Il a préparé son appareil photo, dommage nous n'avons qu'un numérique car, si la carte mémoire est puissante, il n'en est pas de même pour la batterie.

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Nous avons prévu de nous joindre au Beit Haverim, mais bon on verra sur place. De toute façon, il fait beau, nous sommes vêtus et chaussés en conséquence et avons bien l'intention d'en profiter. Mon amour est tout mignon tout beau avec son bermuda bleu et sa chemise blanche. Il a bien ralé un peu en disant que sa chemise le faisait paraître encore plus foncé. Je n'ai pu m'empêcher de sourire. Indien il est indien il restera, sa couleur est comme elle est (très belle) qu'elle importance et puis moi, j'aime que dis-je j'adore sa couleur alors je vois pas ou est le problème.

L'année passée, nous étions vêtus de cuir et nous avons eu toute les peines du monde à ne pas nous faire embrigader par le groupe sm. Mais bon c'était trop drôle, hum, après coup. Maintenant on se méfie. Courageux mais pas téméraires.

 

 

19 juin 2009

Coucou, c'est re-nous !

C'est reparti pour un nouveau week end au Tréport, toujours par le train pour gagner du temps et rester zen. Pour éviter de la perturber pour si peu de temps, la minette de mon amour restera chez lui avec de grosses gammelles de nourriture et de l'eau à profusion. En espérant qu'elle ne va pas tout gloutonner d'un coup, sinon bonjour les "dégats" dans la litière, mais après tout c'est fait pour ça.

011Le temps à l'air de se mettre au beau. J'ai proposé d'emmener les maillots de bain, nous aurons peut être le loisir de nous baigner ou du moins nous vautrer sur la plage (hum, c'est un voeu pieux, n'est-ce pas Subra). Il souhaiterait également aller à la ville voisine, car môssieur a repéré un magasin d'articles pour artistes donc je suppose qu'il a envie de peindre ce qui veut dire que nous allons "dévaliser" la boutique et que je vais me transformer en bourriquot pour porter les paquets. Mais je suis tellement heureux qu'il s'y remette que je suis prêt à faire n'importe quoi.

Cet après midi je suis allé lui acheter un autre maillot, il n'en avait qu'un et c'était un peu juste. Je lui en ai pris un forme boxer, d'un joli bleu pas trop clair car avec sa peau une fois mouillé ça risque de devenir transparent et là, s'il s'en aperçoit, je me fais lyncher. Pas question non plus de lui prendre un slip. Je pense que le modèle va lui plaire. Bon y a du mieux, il accepte depuis l'année dernière de mettre des maillots européen. Fini les shorts de bain inesthétiques.

Ce soir nous avons diné à la maison, mais comme il était fatigué et que je veux qu'il soit en bon état pour partir demain matin à l'aube, j'ai commandé chez "Pouchkine". Il a bien mangé, un évênement. Petit plaisir à deux sous la douche et au lit de bonne heure. Hum, quoi que je ne suis pas sur qu'il veuille dormir tout de suite, il à l'air d'être dans de très bonnes dispositions à mon égard

14 mai 2021

Evolution de la communauté LG - B.T.Q. I.

Depuis quelques années maintenant la communauté homosexuelle qui comprenait initialement les gays et les lesbiennes, s'est vu agrandie par les bisexuels, les transidentitaires, les queers, les intersexuels, et ce n'est pas fini, chacun veut une reconnaissance voire une bannière sous laquelle se rassembler. Comme je l'ai dit dans un précédent post, heureusement que l'alphabet comporte 26 lettres, ce qui nous laisse encore de la marge. En effet, si tous les ans nous rajoutons une lettre au sigle pour tous les groupuscules qui montrent des vélléités de reconnaissance officielle, nous risquerions dêtre à court. 

De fait, les drapeaux LG - B.T.Q.I. fleurissent à chaque Manifestation, non seulement ceux spéficiques à certains groupes homosexuels particuliers tel les Bears ou les Cuirs ou leater, nous avons à présent les drapeaux des Bi, des Trans, des Intersexe, des Asexuels, des Pansexuels, des genderfuids, etc... 

Pour les Bears, la communauté Bear est une communauté d’hommes gays regroupant des homosexuels plus masculins et imposant. Les couleurs sont les couleurs des ours à travers le monde.

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Pour les Cuirs ou Leather, cet étendard est un symbole de la communauté cuir, celle-ci inclue des hommes homosexuels. Le noir est apparenté au cuir, le bleu à la dévotion et la loyauté, le blanc, l’innocence et le cœur l’amour pour la communauté LGBT.

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Pour les transgenre, et intersexe, le bleu couleur homme, le rose, couleur femme, le blanc genre non binaire ou intersexe, le drapeau s'est enrichie d'un logo qui rappelle les trois couleurs.

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Au départ il n'y avait qu'un drapeau qui regroupait toute la communauté homosexuelle homme et femme confondus, les drapeaux spécifiques des bears et des cuirs impliquant des groupes d'hommes avec des goûts et des pratiques sexuelles particulières et "en marge". A présent, à chaque manifestation on passe un temps infini a essayer de décrypter la signification des nouveaux drapeaux. Des cortèges racisés ont fait leur apparition (essentiellement des personnes noires) qui veulent se démarquer, leurs problèmes étant soi-disant démultipliés en raison de leur couleur de peau, leurs revendications sont plus spécifiques... 

Reste que maintenant la Gay Pride, titre historique, et devenue Marche des Fiertés devient du grand n'importe quoi et surtout le fourre-tout de tous les cas sociaux

Ou est la belle union intercommunautaire qui nous rassemblait sous une même bannière ? 

Voir également : LGB.... T ??? et Cie - zdraztvitié (canalblog.com)

10 mars 2013

Félix ZIEM - J'ai rêvé le beau -

ACette exposition est présentée au Musée du Petit Palais à Paris du 14/02 au 04/08/2013

(photos sont autorisées sans flash).

 

« Beau ciel, lagunes polies et silencieuses où j'ai rêvé le beau » Ziem, Journal, 18 novembre 1879

Peintre de l’Orient des mille et une nuits, Félix Ziem (1821-1911) fut un artiste nomade, inclassable et excentrique…

Ce grand voyageur, ami des peintres de Barbizon, admirateur du Lorrain et de Turner, occupe une place originale dans l’art du XIXe siècle. Ziem a su séduire une large clientèle qui aimait rêver de Venise ou de Constantinople devant ses toiles. Il débute sa longue carrière dans l’ombre de Delacroix et l’achève sur la butte Montmartre près de l’atelier du jeune Picasso

La biographie de ce peintre a été magistralement reconstituée par : l'Association Zien voir lien ci-dessous si vous souhaitez en savoir plus sur ce peintre hors du commun et infatigable voyageur :

http://www.association-ziem.org/fr/

Pour vous donner envie d'aller voir cette magnifique exposition, nous avons (Roudoudou et moi)réalisé une petite vidéo avec quelques unes des oeuvres qui nous ont le plus marquées, par leur sujet, la douceur des couleurs.

 

 

22 septembre 2012

SATURNO BUTTO - FIN DU MONDE - Exposition temporaire

21Le musée de l’Erotisme à Paris, nous propose une lecture de cet univers chaotique dans lequel pénètre nos contradictions dans la lutte avec le corps et la sexualité confusément.

Le travail de Saturno est caractérisé par une interprétation personnelle formelle de l’art sacré Européen et par une technique impeccable qui rappelle les grands maîtres de la peinture classique. Rituels figurés, tableaux vivants, retables néo-gothiques sont des créations magistrales avec lesquelles l’artiste explore les mystères fascinants d’une «religion sombre» : la sensualité innée du corps et de sa profonde spiritualité.

En perpétuel conflit entre érotisme et douleur, extase et transgression, les précieuses peintures sur bois de Butto examinent la vision intransigeante et contradictoire de l’iconographie religieuse occidentale vis-à-vis du corps, d’un côté exposé comme objet de culte, de l’autre nié dans sa nature de pure beauté érotique. Le résultat est une tension fascinante qui exalte avant tout la figure humaine, qui dans son travail est toujours au centre de la scène.

A propos de l'auteur :

Saturno Butto né en 1957 à Portogruao, vit et travaille à Bibione. En 1971, il s’inscrit à l’Ecole d’Art de Venise et plus tard, à l’Académie des Beaux Arts, avec en 1980, spécialisation en peinture. 1993 est l’année de ses premières expositions et aussi l’année de publication de sa première monographie, intitulée «Portraits de Saturne 1989-1992».

Depuis, il y a eu de nombreuses expositions personnelles en Italie et aux Etats Unis (New York - Los Angeles), Depuis il y a eu deux nouvelles monographies «Works 1993-1999» et le récent «Martyrologium» (2007). 

 

Notre avis : ChezVolodia & Indiangay

Cette exposition bien que magnifique et très bien mise en scène par le Musée était assez dérangeante pour ne pas dire angoissante au vu des oeuvres présentées, accentuée par une musique que Dante au fur et à mesure de sa descente aux Enfers ne devrait pas renier

Mais bon, nous ne regrettons pas d'être venus, d'autant que ce genre d'exposition est assez rare en France.

 

Les photos sont visualisables dans l'album photos du blog

11 décembre 2010

Oh mon amour je t'aime (3)

TWO_GUYSMon petit S ... est rentré congelé le nuit dernière. Me doutant qu'il serait complètement épuisé physiquement mais également moralement (ce temps de neige lui sape le moral et toute son énergie) je ne m'étais pas couché pour l'accueillir comme il se doit par un bon repas (hum oui commandé "Chez Pouchkine" car si je progresse en cuisine, les résultats ne sont pas suffisants pour offrir un diner de qualité), et pendant que nous soupions, un bain chaud et parfumé coulait. Il s'y est précipité dès qu'il a été prêt, et j'ai pris l'éponge pour le frictionner. Pauvre chéri, il a les pieds complètement secs et gelés. J'ai donc complété la séance du bain par un bon massage de pieds qui m'a été récompensé par un merveilleux baiser.

Je l'ai ensuite porté dans notre lit pensant qu'il allait s'y endormir comme une souche. Et non, à croire que le bain l'avait revigoré, il était prêt pour les joies de l'amour. Ma petite caille indienne, s'était réchauffée à mon contact et ne demandait qu'à s'ébattre. Qu'à cela ne tienne, ce que Roudoudou veut, je le veux aussi. Quelle nuit ! Il n'a eu de cesse de m'aimer et de se faire aimer, Pour s'endormir épuisé et repu d'amour au petit matin.

Aussi, le réveil a-t-il été dur pour moi comme pour lui, hum oui, mon petit S... n'aimant pas se réveiller dans un appartement vide, je m'arrange toujours pour lui dire que je descends travailler quitte à le faire se recoucher pour qu'il se repose encore un peu ; Ce qui fût fait ce matin encore.

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