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7 novembre 2017

Solitude

 

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Dès la fermeture de mon magasin, elle s'accroche à moi comme la pauvreté sur le monde. Je traîne mon mal être dans les quartiers cosmopolytes et interlopes de Paris. De la place Blanche au Marais, en passant par la rue Frochot, la rue Saint-Denis, les Tuileries, la rue de Verneuil , l'Ile St Louis et, le Marais ou j'échoue lamentablement et inexorablement sur le comptoir d'un bar gay. Pour y tromper mon ennui et ma peur du vide, j'écluse une vodka pure et bien tassée avant de sortir draguer, en espérant ne trouver personne. Draguer tout en ne draguant pas, tout en draguant quand même.

Le Marais, lui toujours et encore, dont je croyais m'être éloigné définitivement après à ma rupture avec le hassidisme et qui me revient comme un boomerang en pleine figure. D'un côté le quartier juif, empreint de mélancolie, de souvenirs plus mauvais que bons,qui déverse sur les trottoirs ses magasins "Cacher", ses librairies et galeries d'art religieux, ses femmes en perruques accompagnées d'enfants portant païs et tsitsillot, hommes en caftan les jours de shabbat ou de fêtes religieuses comme en ce moment Roch Hachana. De l'autre, le quartier gay, avec ses magasins pas toujours de bon aloi, de sexe, de fringues, de librairies. Ses bars, ses restaurants drainant une clientèle homosexuelle en majorité masculine ; quoique les filles commencent à prendre timidement, mais fermement, possession des lieux surtout dans la rue du Roi de Sicile et bien plus loin dans la rue Saint Martin avec l'Unity Bar.

Sans vouloir offenser la mémoire de mes ancètres, je pourrai dire, qu'il y a un grand ghetto qui est le Marais, avec différentes enclaves : Gays, lesbiennes, et un endroit pour les Transsexuels (filles et garçons confondus) dans un bar  "Les Souffleurs". Bizarrement, nous (mon chéri et moi) qui avions horreur de nous afficher et lui plus encore que moi, sommes à l'aise dans ce quartier que nous fréquentons assidûment. J'y trouve des produits alimentaires et des restaurants slaves que nous affectionnons ainsi que des boutiques gays ou nous prenons la tendance du moment. Car bien évidemment et pour faire enrager les "bien-pensants", "nous" sommes souvent en avance sur la mode. Car il existe une mode gay, un art gay, une littérature gay, une actualité gay, voire une dépravation gay...

Mon amour étant parti en tournée à Berlin, je me retrouve seul à rôder dans les endroits que nous aimons et ou nous nous retrouvons régulièrement, à marcher dans nos souvenirs comme s'ils pouvaient disparaitre un jour. A travers ces errances, j'ai l'impression de me rapprocher de lui, de le frôler par la pensée.  Tout ça pour finir par rentrer, retrouver, sa minette qui m'attends impatiemment car elle aussi a besoin de compagnie et surtout de son maître. Moi, je ne suis que toléré en tant que main nourricière. Bon, voilà que je me montre odieux envers un innocent petit animal qui ne sait comment nous prouver son attachement, car ne vient-elle pas en l'absence du chéri squatter mon lit ? et oui !  

 

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23 juin 2016

Les hammams et saunas

Ces lieux mythiques objets de tous les phantasmes occidentaux, viviers permanents de beautés féminines pour les hétéros du 19ème siècle et de sexe facile pour les gays des années 1980. Il faut noter tout de même une sensible différence entre les toiles des orientalistes, les hammams traditionnels que fréquentent les peuples dits orientaux tels les juifs, les musulmans, les indiens et ceux qui se sont ouverts pour ainsi dire à tous vents et réservés à une clientèle avide d'exhibitionnisme, de plaisirs voire de perversions en tout genre.

si j'en parle, c'est que moi aussi, comme beaucoup j'ai voulu tester ces "fameux" hammams, savoir ce qui s'y passait et je dois avouer que j'en ai gardé un souvenir mémorable, non dans le sens "fan" mais plutôt dans le sens je longe les murs tout en prenant garde à ne pas les toucher non qu'ils soient malpropres, mais plutôt hum, mouvants...

20080904hammamrosiersinsideDans le hammam juif on vient avant tout pour se purifier avant le shabbat (ne pas confondre avec le bain rituel), chacun apportant, par habitude, les petites affaires nécessaires à de telles ablutions. Il comporte plusieurs pièces comme il se doit. Dans la première, on se décrasse énergiquement comme si on ne s'était pas lavé depuis plusieurs jours qui en réalité ne remonte au pire qu'au vendredi dernier. Ce qui m'a frappé (au figuré cela va s'en dire), c'est de voir tous les types de visages et pour certains, les coiffures (coupe de cheveux) ou kippa (car ne doit-on pas rester couvert devant Dieu) selon les pays dont ils sont originaires. J'ai une péférence pour les hassids (je suis sûr que vous vous en doutiez, non ?) la tête presque rasé et de longues païs (mèches de cheveux) descendant pour certain jusqu'aux épaules surtout les jeunes garçons (euh, attention je ne suis pas pédophile, je parle de cheveux simplement). Les ainés leur enseignant la façon la plus pure de paraître devant "Dieu". Ensuite on accède à une pièce plus chaude la chaleur, la plus forte venant du plus haut des gradins (attention aux fragiles du coeur). Troisième pièce, piscine d'eau froide, idéale pour un arrêt cardiaque après l'étouffante chaleur, et pour terminer on se fait fouetter énergiquement, si si, avec des branchages pour faire circuler le sang, par un vieux garçon de bain ou une vielle femme. On en ressort rouge, ne supportant qu'avec peine le frottement des vêtements sur la peau, mais avec une sensation de propreté inégalée.

Je ne parlerai pas des hammams tenus par des musulmans car je ne connais pas, c'est mon chéri qui sait. Non non non, il n'est pas de cette religion mais fréquente régulièrement le hammam de la mosquée de Paris ou celui de stalingrad. 

3598556711_a44b10986dMoi, je vais me perdre dans les méandres des hammams et saunas gays que j'ai hum, fréquentés. (avant de faire connaissance avec mon compagnon évidemment). Tout d'abord, dans ceux que je connais. Déjà l'enseigne est tout un programme à elle toute seule. Nom accrocheur en lettres lumineuses, couleurs tapageuses et en dégradées sur la façade, les tarifs varient selon les services proposés. Il n'est pas utile de venir avec son panier d'oranges (ceux qui fréquentent ces lieux comprendront pourquoi) et serviettes de bain. On vous fourni l'indispensable et même le superflu... Vous vous présentez à l'accueil comme il se doit et là, pas de jour spécifique, puisque espace réservé à nous seuls, les hommes. Vous êtes accueillis par un jeune homme ou un homme (de préférence pas plus de 25-30ans) en tee shirt  laissant voir une musculature impressionnante, Des fesses rebondies et moulées, ainsi que ce qui va avec, dans un short dont la taille a été calculée au plus juste. Font peut être des économies ? à moins qu'il ne s'agisse de faire saliver devant les "gourmandises" s'y pavanant ?

Une fois énoncé les règles des lieux, on vous donne (euh non, prête un drap de bain) et vous voilà en route pour l'exploration de ce havre annonciateur de plaisirs et de délices sensuels. Un conseil pensez à apporter des tongs, hum oui,  ça n'est pas garantie anti-micoses.  Dans certains hammams vous pouvez garder votre serviette autour de la taille ou si vous êtes très timide votre slip de bain, de préférence celui qui couvre à peine ce que vous avez à y mettre. Après c'est selon la politique du lieu.

m_157Soit vous vous retrouvez dans un sauna type soft, cool, détente et flirt le tout fait avec discrétion, sans insistance et sans démonstration publique de vos goûts et/ou préférences sexuels à l'un comme à l'autre. Soit vous tombez comme ça m'est arrivé dans un énorme "baisodrome" ou vous êtes, frôlés, palpés par des mains invisibles au fur et à mesure que vous passez dans les couloirs, quand elles ne s'imposent pas en dessous de votre drap de bain qui parait tout à coup aussi petit qu'une serviette tellement les convives paraissent affamés de sexe et de sperme.

Vous essayez de vous dire que vous vous êtes trompés, que vous vous faites des idées, que votre imagination s'est enflammée en raison de la chaleur. Et non, tout est vrai. Le sexe dressé (on se demande comment d'ailleurs) du vieux beau contre vos fesses, le regard édulcoré du blond platine adossé au mur attendant le client ? celui aguicheur du mocheton de service (mais n'est-on pas toujours le mocheton de quelqu'un ?). Le gros baraqué qui fait jouer ses muscles et marche comme s'il était monté sur ressorts. Bref, une floppée de types variés de provenance diverses plus ou moins intéressants (je parle physiquement, car comment se rendre compte de leur intellect dans de telles conditions. La plupart d'entre-nous, sommes là pour nous rendre compte, et chercher  le partenaire idéal, parfait, beau, pour quelques heures ? une nuit ? pour la vie ? certainement pas.

3598569915_26d2850425Et puis d'abord je suce pas quand je connais pas, et surtout quand j'aime pas. Et puis, je préfère choisir qu'être choisi surtout quand il n'y a pas réciprocité. Et puis j'aime qu'on me présente les gens et les "choses" j'ai horreur que l'on me les imposent. Et puis il y avait quand même, même s'il y a une sélection à l'entrée, beaucoup de "vieux".  Et puis j'aime pas être considéré comme un morceau de viande à l'étalage faisant parfois l'envie de quelques chiens en rut. Et puis je me suis senti souillé tant par les regards que par les frôlements et pour certains les gestes appuyés. Au point que ma curiosité mal placée, je le reconnais maintenant, a viré au cauchemard et que je n'ai eu qu'une envie au bout d'une ou deux heures (hum oui en plus j'avais retiré ma montre) de filer désolé mais y a pas d'autres mots "la queue entre les jambes".

20 août 2020

Les importuns de tout poil !

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Plus commun qu’on ne le croit ce genre d’individus vous pourrit la vie sans même sans rendre compte. Parmi eux, il faut distinguer :

Le pot de colle : qui sans que vous l’ayez  encouragé d’aucune façon s’est pris plus ou moins d’amitié pour votre personne et dont malgré vos innombrables rebuffades vous n’arrivez pas à vous débarrasser. Il a réponse à tout, se montre d’une patience et d’une serviabilité à toute épreuve et même lorsque vous vous montrez odieux à son égard. Après une bouderie de 1 ou 2 jours  il vous pardonne bien volontiers trouvant n’importe quelle excuse, sauf la bonne,  à votre attitude.

L’importun : qui s’invite partout.  Si vous avez le malheur ou l’inconscience de mentionner votre adresse personnelle, celle de votre restaurant ou magasin favori,  celle d’une exposition ou vous présentez vos œuvres ou celle que vous vous apprêtez à visiter. Il sera là par hasard (comme il fait bien les choses le hasard, et comme c’est curieux), Paris est vraiment tout petit ! Ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il était dans le quartier à guetter votre arrivée.

Le pique assiette ordinaire : qui n’a jamais de monnaie, que ce soit pour un distributeur de boissons, un parking, ou je ne sais quoi encore. Qui lui aussi, comme le hasard fait bien les choses, passait dans le quartier au moment ou vous déjeunez tranquille dans votre bistrot préféré, et qui sans façon ni aucune gêne s’invite à votre table, picore une frite dans votre assiette et goûte un verre de votre beaujolais nouveau, histoire de voir s’il est bon. Au point que vous vous sentez obliger de l’inviter à déjeuner. 

L’indiscret : qui veut tout savoir sur vous, votre chéri, votre vie, ce que vous faites au lit, qui vous salue plus ou moins brièvement lorsque vous êtes seul et qui lorsque vous êtes accompagnés vous tient la jambe pendant deux plombes en dévisageant la  ou les personnes qui sont avec vous dans l’espoir que vous les lui présenterez et qui,  si vous ne le faites pas, impatient, fini par dire «tu ne me présentes pas ? ou, je me présente, je suis …..  un ami de A.. » (Ah bon, depuis quand sommes-nous amis ?).

L’exubérant :  qui dès qu’il entre quelque part se déplace en tornade, affublé de fringues  le faisant ressembler à la caricature du pd en goguette, et se faisant remarquer par des réflexions déplacées, saluant haut et fort les quelques connaissances qui se trouvent sur son passage en leur posant une main alanguie sur l’épaule ou en leur claquant un baiser sonore sur la joue, quand ce n’est pas aux coins des lèvres en leur donnant envie de rentrer sous terre.

Le dépressif chronique : shooté au lexomil et/ou au prozac, qui vous appelle à toute heure du jour ou de la nuit, en vous demandant : « je te dérange pas ? » (ben si, justement, mon repas est en train de brûler. Je suis au lit avec Roudoudou… Je dormais profondément et tu m’as réveillé en sursaut) et dans la foulée vous annonce qu’il est au bord du suicide.  La première fois vous compatissez amicalement. Vous lui remontez le moral en l’invitant à diner ou autre. La 10ème fois vous avez envie de lui dire : bon ben vas y et qu’on en finisse !

La commère : au fait et à l’affut des derniers potins, plutôt mauvaise langue et prompte à colporter tous les ragots voire à en inventer pour se donner de l’importance et attirer un public. Prêt à dévoiler, mielleusement et fielleusement, tous les petits secrets qui lui sont malencontreusement tombés dans l’oreille et tout ça bien entendu sous couvert d’une feinte empathie.

23 juin 2016

Les travailleuses du sexe - pour faire simple : les "putes"

Suivant l'évolution de notre Société et donc celui des métiers, ces dames sont maintenant appelées ainsi, de la même façon qu'on ne dit plus une femme ou un homme de ménage mais un technicien de surface. Non plus un caissière, mais une hôtesse de caisse. Idem pour les Secrétaires qui sont devenues Assistantes etc...Ca fait mieux, sur la feuille de paie, mais niveau salaire bernique. Ces dames disais-je ne sont plus des putains, des putes, des tapins, des pouffiasses, mais des travailleuses du sexe, renommées ainsi par pur hypocrisie de la Société plutôt que par pudibonderie. J'aimerais bien savoir d'ailleurs ce qu'elles en pensent ?

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J'ai envie de parler d'elles, non pour les blâmer ou les encenser mais parce que je "navigue" dans des quartiers où il y en a de plus en plus et, pour essayer d'imaginer ce qu'elles peuvent penser en voyant défiler jours, après jours, mois après, mois et pour certaines années après années, moult frustrés, coincés, tarés, obsédés et êtres rejetés de la société pour diverses infirmités, dont le pénis lui est en parfait état de marche et dont l'inactivité, parfois forcée, l'incite à grimper au plus haut du calbute.

Il m'arrive pour diverses raisons d'avoir à passer dans certains quartiers dit réservés, non pour consommer, quoi que ? mais non, j'ai déjà dit que je n'aimais pas les femmes. Tout simplement parce que dans ces quartiers, je parle des beaux, comme la Madeleine. Mon fournisseur de livres anciens se trouve dans le Fbg Saint Honoré, et que faisant parfois un détour je me retrouve rue Godot de Mauroy. Alors là, ces dames ont de la classe. L'hiver elles portent chaussures, gants et sac à main assortis. Elles font leur métier en appartement et arpentent en vison. Leur clientèle n'est pas les employés de bureau ou petits cadres moyens, comme il fut un temps aux Champs Elysées, mais des cadres supérieurs, des hommes d'affaires, clients étrangers, habitués divers et variés mais avec toujours de quoi rémunérer largement les prestations. Certains prennent d'ailleurs rendez vous par internet. Ah internet que ne ferais-t-on sans ? Tarifs convenus à l'avance et versés discrètement. Comment je le sais ? si je vous dis tout que me restera-t-il ?

Catégorie inférieure, les Champs Elysées, la clientèle est plus cosmopolyte, orientale, les occasionnelles attendent dans les cafés discrètement, les pros. sont dans les bars de la rue de Ponthieu (avant on appelait ça des claques mais bon, tout évolue). Encore en-dessous, la rue Frochot dans le 9ème et ses alentours (frontière entre le 18è et le 9è). Là, ces dames sont dans des bars, les cabarets sont réservés pour échauffer ces messieurs, mais pas question pour les danseuses de faire des extras, sont pas là pour ça. En cas d'urgence, les bars sont ouverts dès 17h et toute la nuit et présentent nombre de variétés éthniques et morphologiques. Tarifs dans ces bars ? selon les pigeons qui acceptent de se faire plumer.

En-dessous, les grands boulevards, notamment Sépastopol ou beaucoup de ces dames sont issues de l'immigration, actuellement les Chinoises auraient tendances à remplacer les anciennes. Il est vrai que les Chinois font depuis quelques années une grande percée dans le monde des grossistes. Rue Saint Denis, des Françaises et quelques Africaines parfaitement francophones, pas toujours toutes jeunes, par toujours très belles, mais avec certainement une grande expérience, des tenues affriolantes et des modifications esthétiques, conséquentes et impressionnantes. Pas d'interpellation du client. En cause les nouvelles lois. Ces dames sont toutes ou presque dans la rue, devant et dans les halls des immeubles coincés entre les magasins des grossistes. Ce n'est qu'un ballet de Pakistanais, d'Indiens indifférents et blasés entre les portants préoccupés seulement de ce qu'ils vont pouvoir manger et surtout par le moyen de rester dans ce pays qui ne les a pas encore expulsés, de clients sur les trottoirs opposés qui salivent, hésitent, suputtent sur les tarifs des prestations qui seraient demandés.

Les boulevards extérieurs, les chantiers, les bois sont ce qu'on pourraient appeler des "maisons d'abattage" ou les tarifs défient toute concurrence, idem la sécurité. On y trouve des"filles" de l'Est, des pays d'Afrique en guerre, des Trans Brésiliennes, d'Amérique Latine et autres, la plupart sans papier, devant ramener une somme déterminée. Quelque soit le client pas question de le refuser, avec en prime les "contraintes policières".

Ma famille est originaire d'un port de la Mer Noir ou les filles à matelots, comme elles étaient appelées, se batttaient âprement  à coup de chaines de vélo pour leur bout de quai, contre les nouvelles venues et pour quoi ? des boites de conserves, des clopes, pouvoir dormir au chaud. 

Tout ceci pour dire que ces femmes je les aime. Je les aime pour leur abnégation à faire un métier dont la Société n'est même pas consciente de l'utilité et encore moins reconnaissante. Pour leur humour et leur gentillesse, leur façon de parler de leur situation avec dérision mais avec une grande lucidité, pour toutes les saloperies qu'elles risques d'attraper, malgré le mépris et les mauvais traitements dont elles sont les victimes. Ces dames n'existeraient pas, où iraient  les religieux, les jeunes gens voulant faire leur première expérience, les obsédés pour qui bander est devenu plus qu'une nécessité, avec des fantasmes tous moins inavouables les uns que les autres et dont ils n'osent parler à bobone ou, ceux dont la sexualité débordante incite leur épouse à leur dire "ouh j'ai mal à la tête, va voir ailleurs", les timides, les frustrés qui se prennent des râteaux à chaque fois qu'ils abordent une fille,  les infirmes en tout genre, je vous le demande à vous et à toutes ces âmes qui se prévalent d'avoir une bonne conscience ainsi qu'une bonne moralité ?...

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Mesdames, même si je ne suis pas consommateur, sachez que vous avez en moi un fidèle défenseur et que j'aurai toujours plaisir à converser avec vous. 

10 février 2022

L'émoji de la discorde

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La création aux Etats Unis  d’un émoji « homme enceint » qui arrive à présent sur les smartphones et différents réseaux sociaux en France fait couler beaucoup de salive et d’encre, dans les différents médias (journaux et télévision). De même que les pronoms Iels et Ielles (destinés et utilisés par les personnes non binaires, gender fluid etc…) font débat quant à leur utilité et leur usage, l’émoticône de l’homme en ceint suscite nombre de réactions parfois violentes et sans aucune mesure avec l’importance de la chose.

Cet émoji  se justifie par le fait que « tout le monde peut être enceint de nos jours », homme transgenre, non binaire, etc… Le monde se rappelle de la stupeur et du scandale qu’avait provoqué Thomas Beatie premier homme transgenre, qui avait gardé ses attributs  reproducteurs féminins, et qui après une insémination artificielle était tombé enceint et avait donné naissance à une petite fille, puis par la suite à deux garçons. Il expliquait sa situation par le fait que son épouse était stérile et qu’il avait trouvé cette solution pour combler un désir de maternité. Mais là, nous ouvrions la boite de Pandore.

Par  cet acte, le monde découvrait  ou essayait de se familiariser avec l’existence « d’hommes pas tout à fait comme les autres ».  Car il est difficile de s’y retrouver dans toutes ces catégories : travestis des deux sexes, drag queen, transgenres des deux sexes, l’amalgame est facile et courant. Et pourtant… Reste quand même qu’il n’existe biologiquement, anatomiquement  et génétiquement parlant que deux sexes : féminin et masculin. Après on peut broder sur cette réalité scientifique, elle est et sera toujours,  malgré que certains ou certaines veuillent nous faire croire le contraire.

Alors bien évidemment cet émoji d’homme enceint a mis le feu aux poudres, dans tous les milieux qu’ils soient conservateurs, libéraux, ou LGFBTQ, comme le prouve les débats « acharnés et/ou passionnés » qu’il génère. Il remet en cause les bases mêmes de notre société et la définition de ce qui est/ ou fait ; un homme et/ou une femme. La nouvelle doctrine prônée par certains membres de la communauté LGBTQI qui considèrent que le sexe est une construction sociale et qu’il n’y a aucune réalité anatomique derrière…… !

Pour ma part, cet émoji en tant que tel m’indiffère, dans la mesure ce n’est qu’un émoji et ou, à mon sens il sera peu utilisé.. Par contre, il n’est que l’arbre qui cache la forêt. Peut on considérer comme homme à part entière, une personne de sexe féminin qui ayant fait sa transition vers la masculinité,  n’est pas allée jusqu’au bout de celle-ci, à savoir, la phalloplastie, et qui a conservé son intimité et ses organes reproducteurs féminins ??? comment  notre société a-t-elle pu accepter un changement d’identité femme vers homme sur des papiers officiels (carte d’identité, etc….) alors que la transition n’a été accomplie qu’en partie ? Il y avait peut être moyen de faire autrement, mettre un T par exemple au lieu de Monsieur ou Madame, Ce qui pour moi est une véritable hérésie. En Inde, il est marqué H (pour hijras) sur les documents officiels.

Le problème est que la phalloplastie n’est pas forcément au point et que certains FTM qui s’y sont essayés en ont payé le prix fort avec toutes les complications que cela engendre.  Certains transgenres FTM disent refuser cette dernière opération pour les raisons sus nommées (ce que je comprends parfaitement), tout en arguant que le genre n’a rien à voir avec la sexualité, là je suis plus  dubitatif…. ! Qu’ils/elles veuillent être genrés avec des pronoms iels/ielles, au pire au masculin, là aussi, je peux le comprendre et l’admettre volontiers puisque leur apparence est masculine. J’écris bien leur apparence.  Point, et là s’arrête  ma compréhension. Ce sont peut être des hommes, mais pas à part entière. Ils/elles n’en ont que l’apparence.

Si Je reprends leurs arguments : le pénis ne fait pas l’homme (bien évidemment, mais il y contribue fortement), notre ressenti fait que…, notre dysphorie est telle que …Bien ! Mais, si le pénis ne fait pas l’homme, et la vulve ne fait pas la femme, le fait de porter un enfant durant 9 mois, de le mettre au monde, de l’allaiter, si … ! Une musculature impressionnante, une profusion de tatouages, une mamectomie ne fait pas d’un homme transgenre un homme à part entière non plus, au mieux, cela fait de lui une caricature, de la masculinité vu  à travers les yeux de personnes enfermées, quoi qu’elles en disent, dans des stéréotypes. D’où cette difficulté pour le commun des mortels dont je fais partie d’acquiescer à tout et n’importe quoi.

Il faut par ailleurs arrêter cette hypocrisie de la communauté LGBTQ, adeptes et défenseurs de la théorie du genre, qui à grands renforts d’anathèmes envers certains  chroniqueurs, journalistes, hommes politiques, médecins non convaincus, participent au chaos. 

Si on applique vos principes : Puisque le genre n’influe pas sur le sexe. Les transgenres pouvant être hétéros, gays ou non binaires. Combien d’hommes exclusivement gays acceptent de partager leur lit avec un FTM ? les acceptent dans leurs bars spécifiques, les saunas/hammams, certains lieux de drague ? Moi ? hum, pas question !   Et quelle est le pourcentage de femmes qui considère les FTM comme des hommes à part entière alors qu’ils sont acceptés dans des endroits exclusivement lesbiens (bars, dancing, manifestations) dont les portes se ferment automatiquement et définitivement aux hommes hétéros, comme gays … !

La communauté LGBTQ à longtemps mis en avant (je ne sais si c’est toujours le cas) le livre de Judith Butler « Trouble dans le genre » pour justifier le fait de déconstruire le genre que la société nous a attribué. Elle oublie toutefois que Judith Butler a revu sa position en raison de l’échec de ladite théorie voir ci-dessous :

https://www.fredzone.org/david-reimer-histoire-545

 

https://vudailleurs.com/john-money-fondateur-de-la-theorie-du-genre/

Bref si seule l'image de l'émoji est en cause, pas de quoi faire tout un foin, ce n'est qu'une émoticone. S'il s'agit d'aller plus en profondeur l'émoji ne reflète qu'une réalité  de ce qui se passe actuellement, et qu'il est inutile de se voiler la face.

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27 avril 2022

Notre amour (7)

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Oh mon amour, je t’aime. Il y a quelques jours, nous avons fêté son anniversaire. Les années passent, et lorsque je regarde en arrière, je revois le jeune homme d’à peine 20ans qu’il était, timide et plutôt effacé, ne laissant personne s’imiscer dans sa vie, enfermé dans son chagrin, seul comme personne ne peut l’être, et je ne peux m’empêcher de réaliser le chemin parcouru.

Chemin difficile et semé d’embûches, mais au combien satisfaisant après chaque difficulté surmontée. Au fil des années j’ai pu me rendre compte de sa maturité, de sa droiture. J’ai apprécié, même si je ne l’ai pas toujours compris, sa sensibilité, parfois exacerbée, sa loyauté en toute chose et envers tous ceux qui comptent pour lui et dans sa vie, allant souvent jusqu’au boutisme.

Sa fidélité, il me l'a prouve tous les jours et à tout instant, surtout par ces temps difficiles, ou les insultes que je reçois en raison de mes origines sont pointées du doigt. Nous ne pouvons rien faire, sinon attendre que l’orage passe. Mais il est là, à mes côtés, nul besoin de parler, sa présence suffit à ce que je ne sombre pas.

Notre amour se renforce au fil des années, imême si j’ai toujours peur qu'il regarde et/ou trouve quelqu'un d'autre et je sais pertinemment que lorsque nous avancerons dans le temps, mes angoisses referont surface.Sept ans, ce n’est pas un si grand écart, mais dans quelques années, voudra-t-il continuer vivre avec moi ? ne souhaitera-t-il pas quelqu’un de plus jeune ? mais à quoi bon ressasser de maussades pensées….!

Au bout de 15 ans de vie commune notre amour est intact, renforcé par les épreuves traversées, par notre connaissance mutuelle l’un de l’autre, la force de nos désirs exprimés sans honte ni gêne et la satisfaction de les voir exaucés. Il m’aime je ne le peux le contester et il me le prouve constamment dans notre vie quotidienne, par sa gestuelle et au plus profond de notre lit. !

A ce jour, mon plus cher désir  est de vieillir et finir ma vie avec lui, tout faire pour qu’il ne se lasse pas de mon amour ni de ma compagnie.

 

12 août 2022

Exposition Perles de troc - African trade beads VIIème et milieu du XXème siècle

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Nous avons visité cette exposition qui se tient depuis le 29/07/2022 et jusqu'au 15/08/2022  à la Médiathèque de Mers les Bains en Seine Maritime, Espace Jacques Prévert. Cette exposition est organisé par le Musée Itinérant de la Perle Ancienne en France - Collection privée de Marcia de Castro et Guy Maurette.

Le verre est né en Mésopotamie il y a plus de 4 000 ans.

Cette terre située au Moyen-Orient, entre le Tigre et l'Ejuphrate, a apporté à l'Occident l'agriculture, l'élevage, l'écriture, la roue, la poterie et le verre, un des premiers produits de synthèse de l'humanité. Du sable, de la soude et du calcaire mélangés selon certaines proportions et porés à haute température nous donnent, aprs refroidissement, un matériau qui présente des quantités exceptionnelles de transparence, d'éclat et de lumière. Les perles sont parmi les premiers objets réalisés dans ce matériau.

L'esclavage a toujours existé, depuis la plus haute antiquité jusqu'à aujourd'hui.

Hébreux, Mésopotamiens, Egyptiens, Grecs, Romains et Barbares ont pratiqué ce sordide commerce de marchandise humaine. Si les médias et les livres nous partent abondamment de la traite transatlantique et du commerce triangulaire pratiqués pendant ltrois siècles du XVème au XIX ème sièces par les commerçants négriers, européens. 

Par contre, ils parlent très peu de la traite musulmane, pratique qui a perduré pendant douze siècles, du VIIème au XIXème siècle, par caravane à travers le Sahara et par mer, à partir des comptoirs de l'Afrique Orientale. En Afrique, le sujet est encore tabou, ce sont des millions de Noirs africains qui ont été violemment déplacés, arrachés à leur terre et à leur famille, pour devenir pour ceux qui survivaient, soldats, domestiques ou travailleurs dans les plantations, dans les mines.

Razziés souvent par leurs frères; ils passaient par quantité d'intermédiaires jusqu'à la côte de l'Océan Indien ou de la Mer Rouge, où ils étaient échangés par des marchands venus d'Egypte ou d'Arabie contre des cotonades, de la vaisselle, des armes, de la verroterie et des perles de corail ainsi que des coquillages, les couris. A travers le Sahara, d'autres routes conduisaient les lourdes caravanes traînant des centaines de prisonniers vers le nord, vers Marrakech, vers Tunis ou vers Le Caire, un des plus grands marchés d'esclaves du Proche-Orient. Ce mésérable négoce était entre les mains, soit des Arabes et des Berbères, maîtres des comptoirs et des oasis, soit des Africains ejux-mêmes, chefs de tribus islamisés ou demeurés païens.

Les perles étaient de tous ces voyages, de tous ces échanges.

Fabriquées dans des cités du pourtour méditerranéen islamisé, pour la plupart en Egype ou en Syrie, elles participaient au négoce contre de l'or, de l'ivoire et des esclaves. Les verriers musulmans ont adopté les techniques des anciens Egyptiens et des Romains. La période islamique est la dernière grande époque de la verrerie à l'ancienne.

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Ces perles ont traversé le Sahara, elles ont servi au troc et ont accompagné dans l'au-delà leur dernier détenteur, riche commerçant, imam ou chef militaire.

 

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Perles de l'expansion coloniale européenne XVIème milieu du XXème siècle

Le XVème siècla marque le début de l'histoire moderne de l'Europe. Avec la renaissance, un nouveau monde naît. De profonds changements dans tous les domaines vont bouleverser les structure et les mentalités. Progrès scientifiques et technologiques, explorations de nouvelles terres, rencontres avec d'autres peuples et asservissement modifient durablement l'équilibre mondial.

Pendant plus de trois siècles, des milliers de navires armés dans les grands ports européens partiront de Liverpool, Londres, Amsterdam, Nantes, Bordeaux ou la Rochelle pour aller sur les côtes africaines troquer des objets de pacotille, dont de la verroterie, contre des esclaves. 

Traversant l'Atlantique, des millions de captifs seront transportés vers le Brésil, les Antilles, et l'Amérique du Nord où ils seront vendus aux enchères sur des marchés et serviront de main d'oeuvre dans les plantations de sucre et/ou de coton. Puis les bateaux négriers repartiront vers l'Europe, les cales chargées de marchandises dont l'Europe raffole : peaux, fourrures, or, argent et produits coloniaux (épices, coton, cacao, tabac, sucre, café...). Le commerce triangulaire qui comporte des risques, reste néanmoins une affaire très rentable contribuant à la forte croissance économique que connaît l'Europe des XVIIème et XVIIIème siècles. 

Après le prise de Constantinople en 1453 par les troupe ottomanes, Venise devient la capitale mpondiale du verre et de la perle grâce à des productions raffinées. L'Antiquité classique redevient à la mode. Les fabricants de perles redécouvrent les techniques de l'époque romaine. Les perles de verre accompagnent les explorateurs, les missionnaires et les commerçants qui sillonnent les nouvelles terres américiaines et africaines. Le verre matériau inconnu dans ces continents, fait de ces verroteries autant de cadeaux prestigieux offert lors des rencontres et des échanges.

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Si le sujet vous intéresse je vous invite à vous reporter au livre de l'exposition que nous avons présenté sur notre blog littérature dont je vous mets le lien ci-dessous : 

Perles de troc - collection de Marcia de Castro et Guy Maurette - Adyghee Le salon littéraire de l'ivresse des mots (canalblog.com)

Mon avis : ChezVolodia

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Nous avons été plus qu'agréablement surpris, les organisateurs de ladite exposition se sont montrés très accueillants, et pas avare de renseignements et d'explications. Photos autorisées. 

Les pièces présentées sont magnifiques et mettent une image sur ce que nous avons appris en classe "échange de verroteries" que je n'arrivais pas à me représenter. L'exposition est émaillée de photos anciennes de noirs africains de différents pays portant lesdites perles soit sur leur corps soit dans leur chevelure.

Nous avons également noté, la gêne de la personne qui nous montrait l'exposition et nous expliquait le rôle joué par les perles lors de la traite négrière, en regardant mon mari. Ce qui était complètement ridicule, mais montre l'effet dévastateur des susceptibilités exacerbées de certain peuple qui joue soit la carte victimaire ou l'agressivité à la moindre allusion d'un passé qu'il s'approprie en exclusivité alors que tous, je dis bien tous les peuples ont été concernés par l'esclavage.

 

30 mai 2020

Zone de résidence, Shetlets, Pogroms en Russie

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Par ce texte, je tiens à rétablir la vérité « un peu, voire beaucoup enjolivée » au sujet des shetlets, ces bourgades où les juifs dits de l’Est étaient obligés de se fixer. En effet, depuis plusieurs années, j’entends et je vois beaucoup de juifs askhenazim nostalgiques du Yiddishland, pays imaginaire dont les frontières économiques et culturelles étaient fixées entre plusieurs pays d’Europe de l’Est, Centrale, et Orientale et qui marqua la culture juive du 18 et 19ème siècle, et une partie du 20ème pour finir par disparaître dans les fumées des crématoires allumés par des hommes qui se voulaient l’égal des dieux..

Dans l'Empire Russe, les Juifs étaient déclarés indésirables, en particulier, à Moscou et  Saint Pétersbourg. Catherine II (surnommée la Grande Catherine) à l'instigation des commerçants russes à qui les juifs faisaient une sérieuse concurrence, décida en 1791 - puis décision reprise par les tzars suivants en place et jusqu'en 1915 - de les confiner dans une zone de résidence, constituée en vingt cinq provinces : L'Ukraine, la Lithuanie, la Biélorussie, la Crimée et une partie de la Pologne qui était à l'époque partagée entre la Russie, la Prusse et l'Autriche). Plus tard, ils furent expulsés des régions rurales situées à l’intérieur de la « zone » et obligés de vivre seulement dans des shtetlets.

Chaque pays ayant ses propres lois, surtout en matière de leur population juive, je vais me contenter de parler de ce que je connais et qui m’a été transmis pour une bonne part par mon arrière grand-père : Les zones de résidences en Russie. Les juifs actuels idéalisent la vie dans ces shettlets, bourgades juives, des zones de résidence. Mais, comme beaucoup de mondes disparus, ils ne semblent se souvenir que de ce qu’ils estiment les bons côtés du vivre entre soi. Pour ma part, j’essaye de faire la part des choses avec notre monde actuel et je dois avouer que ce dernier l’emporte largement.

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Si dans les zones de résidence puis, les shetlets, la restriction de libertés, et les persécutions sont légions, il reste que la charité a prospéré, les juifs s’aidaient les uns les autres. Parmi les sociétés charitables organisées par les Juifs, il y avait celles qui fournissaient des vêtements aux étudiants pauvres, de la nourriture cachère aux soldats, des traitements médicaux gratuits aux indigents, des dots aux fiancées sans ressources, et une formation technique aux orphelins. C’était un système de protection sociale extrêmement sophistiqué. En ces temps de grave détresse, aucun Juif n’était abandonné.

La renaissance de l’étude de la Torah qui avait fortement déclinées au point de devenir un domaine réservé à l’élite. Et avec elle, la Mouvement Musar (mouvement de la morale) qui rendit à l’étude de la morale sa place essentielle dans celle de la Torah. Tandis que les Juifs orthodoxes, après une hésitation initiale, acceptaient et embrassaient le « Mouvement du Musar, les non orthodoxes ont continué de s’y opposer. A noter surtout, parmi ses adversaires, une tendance appelée celle des Maskilim (« éclairés »), qui s’opposaient au judaïsme traditionnel sous toutes ses formes. Ils attendaient de leurs coreligionnaires qu’ils abandonnent le judaïsme et qu’ils rejoignent la culture russe. Ils affirmaient : « Etudions la culture russe… Parlons et écrivons en russe… Soyons comme eux, afin qu’ils nous acceptent et que nous puissions nous intégrer plus activement dans la société et mettre ainsi fin à l’horrible misère qui est la nôtre ! »

L’adhésion des ouvriers juifs au Bund (Union générale des travailleurs juifs) créé en 1897, militant pour l’émancipation des travailleurs dans le cadre d’un combat plus général pour le socialisme, il prône le droit des Juifs à constituer une nationalité laïque de langue yiddish. Son concept d'autonomie culturelle s’oppose donc tant au sionisme qu’au bolchevisme dont les membres du Bunds critiquent les tendances centralisatrices. Ce parti est également profondément antireligieux et considère les rabbins comme des représentants de l’arriération.

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 J’en reviens donc au Shetlet, si de bonnes choses en sont sorties, d’autres ont contribué à son isolement, notamment le fait que les juifs ne parlaient pas la langue du pays ou ils étaient « tolérés », ils ne s’exprimaient qu’en yiddish voire pour les plus cultivés d’entre eux en hébreu quoi que cette langue sacrée soit réservée pour les prières. De plus, leur habillement les désignaient à toutes sortes de vexations et discriminations, et rendaient leur employabilité difficile en dehors de la zone de résidence ou du shetlet d’où la misère de ces populations à laquelle il fallait ajouter une explosion démographique (pour compenser les morts ?)

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Sans compter les pogroms réguliers, auxquels ils étaient soumis. Spontanés ou organisés par les tzars ou autorités religieuses chrétienne en place, les populations étaient toutes désignées et sans défense contre ces déferlement de haine et de violence. Tout et rien était prétexte aux déclenchements de ses émeutes. Qu’il s’agisse de la Pâque - chrétienne et juive qui tombaient souvent en même temps ou à quelques jours d'intervalle - ou les « gentils » étaient persuadés que le sang d’un enfant chrétien était utilisé pour fabriqué les matzots. Que tenir pour responsables les juifs qui, selon eux, auraient crucifiés le christ, et…. Sans compter la haine gratuite, viscérale des boïars, des moujiks, des cosaques, bref de tous les non juifs.

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 La Russie a été particulièrement virulente dans ces pogroms. On en distinguait de trois sortes :

 . Celui ou les juifs étaient insultés et molestés, sans atteinte à leur vie.

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 . Celui ou ils étaient frappés et leurs biens pillés.

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 . Le dernier, ou ils étaient massacrés avec « raffinements » et leurs biens pillés et détruits lorsqu’ils ne pouvaient être emportés.

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Lorsque les cosaques pénétraient dans la zone de résidence ou le shettelt, ils s’empressaient de tuer le rabbin, puis tous ceux qui se trouvaient sur leur chemin, violaient les femmes et les jeunes filles et enlevaient les jeunes garçons âgés d’environ 7 ans pour en faire de soldats et les enrôler ensuite dans l’armée au profit du tzar. (avant 7 ans trop jeune). Après trop vieux, ils auraient la mémoire de leur passé.

C’est pourquoi, contrairement à beaucoup, je n’idéalise pas le shetlet. Je préfère largement l’assimilation, sans pour autant rejeter la culture et certaines traditions, mais en ne faisant pas de ma culture et de ma religion un Etat dans l’Etat. En aucun cas je n’accepterai de vivre comme mes ancêtres, ce qui pour moi s’apparente à un cauchemar sans fin.

Mes sources : Mon arrière grand-père

                        Akedem

                        Lamed

                        Les terrres du Klezmer

 

 

 

12 mai 2021

Les cosaques juifs

 sticker_rond_reponse_des_cosaques_de_zaporozhian-r2bee719dac964157a8c8b23bf3e03904_v9waf_8byvr_307Pour beaucoup, juifs y compris, cela n’a pu exister. Car qui ne connaît les razzias et les raids effectués par les cosaques de Symon Pitlioura et de Bogdan Chmielnicki  dans les schettlets de Russie et de Pologne. Et pourtant, si, il y a bien eu des cosaques juifs en Russie et en Pologne, et si on se repenche sur l’histoire, il apparaît que :

La société cosaque était ethniquement diversifiée, et parmi les différentes branches de cosaques, Il semble que seuls les cosaques d’Ukraine autorisaient les juifs à intégrer leurs compagnies. Les Zaporozhian étaient généralement indifférents aux questions religieuses et n’avaient aucune antipathie particulière envers les juifs et ce, jusqu’à l’époque de Hetman Nalyvaïko.  Ils ont souvent inclus des juifs religieux parmi leur compagnie.

Toutefois au 17ème siècle un changement de sentiment est intervenu lorsque la Pologne et la Lituanie ont été fusionnées (Union de Lublin de 1569, les provinces de Volhynie, Podilia et le reste de l’Ukraine ont été séparées du Grand Duché de Lituanie et sont passées sous la domination directe de la Pologne) par le roi Sigismond Auguste III (1587-1632). L’immigration a introduit un sentiment négatif contre les juifs de Pologne et d’Ukraine et les cosaques voulaient à présent baptiser les juifs.

png-clipart-ligne-cetack-hetmanate-kiev-hetmans-des-cosaques-ukrainiens-cosaques-zaporozhian-ivan-mazepa-petro-doroshenko-ivan-skoropadsky-danylo-apostolLes régiments cosaques en Ukraine servaient à des fins administratives, en plus de l’armée et avaient une demande constante d’administrateurs compétents, de diplomates instruits et de scribes. Les juifs pouvaient remplir ces tâches en raison de leur niveau d’alphabétisation et de leur maitrise de plusieurs langues.

Bien que les cosaques ne fussent pas connus pour leur religiosité avant le 17ème siècle ont suppose que la conversion était une condition préalable à la promotion dans leurs rangs. En 1681, Ahmad Kalga conseiller en chef du Khan de Crimée se plaignit à l’ambassadeur de Pologne, Piasaczinski que les cosaques du Bas Dniepr avaient attaqué la Crimée. Piasaczinski a répondu que « les cosaques n’étaient pas des sujets du roi de Pologne, et qu’il ne pouvait donc pas être tenu pour responsable des raids incontrôlables des apostats de toutes confessions, Polonais, Moscovites, Valaques, Turcs, Tatars, Juifs, etc … parmi eux »

Blason des cosaques ZaporozhianParmi les cosaques juifs on distinguera : Berakha le héros » qui a combattu dans les rangs des cosaques de Petro Sahaidachny et est tombé au combat contre les Moscovites. La déposition du cosaque de Berakha « Joseph fis de Moïse » dans le procès rabbinique de la permission de la veuve de Berakha de se remarier déclare qu’il y avait au moins 11 juifs dans les rangs cosaques de l’armée Sahaidachny dans la bataille dans laquelle Berakha a été tué. En 1594 un juif connu uniquement sous son prénom de Moïse a servi comme député de Stanislav Khlopitsky, émissaire cosaque à la cour de l’empereur Rodolphe II. Khlopitsky et Moïse ont prêté serment au nom de l’armée cosaque dans leur traité avec l’empereur. L’historien des cosaques Yuri Mytsyk décrit un cas dans lequel, en 1602 un juif de la ville de Berestye s’est converti au christianisme et a rejoint Zaporozhian Host.  En 1637, Illyash (Elijah) Karaimovich était l’un des officiers des cosaques enregistrés et devint leur « starosta » (ancien) après l’exécution de Pavliuk. On présume de Karaimovich est né Karam (groupe ethnique turc adhérant au judaïme karaïte).

Au XVIIIème siècle il existe de nombreux exemples connus de juifs rejoignant les cosaques à l’époque qui a précédé la destruction de Sich en 1775. Un cas notable est Simon Chernyavsky qui a été baptisé au Sich en 1765, il a ensuite été l’émissaire du Sich à la cour de l’impératrice Catherine II. Moisey Gorlinsky a servi le Sich en tant qu’interprète et Yvan Kovalevsky a atteint le grade de colonel.

istockphoto-1145679686-1024x1024Certains juifs rejoignirent les cosaques en tant qu’adolescents à la recherche de fortune, parmi lesquels Vasyl Perekhryst, fils d’Aizik, qui rejoignit l’armée en 1748. Yvan Perekhryst a été enlevé avec toute sa classe du Heder lors d’un raid cosaque en 1732. Yakov Kryzhanovsky est devenu cosaque avant 1768, et a également servi comme diacre à l’église de Sich. Il était polyglotte et s’est distingué sous le commandement de Petro Kalnyshevsky pendant la guerre russo-turque de 1769-1774.  Dans les anciennes épopées connues sous le nom de Dumy chantées par les kobzari ukrainiens, il est fait référence à un colonel nommé Matviy Borokhovych (1647) dont le nom de famille qui signifie fils de Baruch indique une origine juive.

En décembre 1787, le prince Potemkine, la Grande Catherine, ont fondé le régiment de cosaques juifs, Israilovsky de cosaques juifs dans le but de libérer Jérusalem. Deux escadrons de cosaques juifs patrouillèrent contre les turcs. Il semblerait qu’ils n’aient pas réussi et au bout de 7mois il fut mis fin à cette expérience. Il a été suggéré que certains des cosaques juifs ont suivi le colonel BerekJoselewicz et ont rejoint les formations de cavalerie polonaise de Napoléon. Joselewicz a été tué dans une embuscade nocturne avec les Hongrois pendant la campagne de 1809 de Napoléon.  Les vétérans du régiment de Potemkine se battaient pour l’empereur lors de certaines de ses victoires les plus célèbres.

Cosaques juifs polonais, le grand poète polonais Adam Mickiewicz a aidé à former un autre régiment de cosaques juifs, Les Hussards d’Israêl pour lutter contre l’Empire russe, aux côtés de la Grande Bretagne, de la France et de la Turquie dans la guerre de Crimée. Ces lanciers combattirent aux côtés des cosaques dissidents contre les Russes à l’extérieur de Sébastopol.

Les cosaques du DonPendant la guerre civile en Russie (1918-1920) qui a suivi la révolution russe de 1917, de nombreux juifs ont servi à la fois dans les cosaques rouges, les régiments de cavalerie de l’Armée rouge et dans les cosaques blancs. Un de ces régiments de cosaques rouges de la brigade Kotovsky était commandé par l’anarchiste Sholom Schwartzbard. D’autre part, les étudiants juifs ont également joué un rôle important dans le bataillon des cosaques blancs du Don dirigé par Vassyly Chernotsov, de sorte que tout un régiment du bataillon a été appelé la « Légion Juive ». Les cosaques de Tchernetsovtsy ont pris de l’importance en lançant une résistance armée contre les bolcheviks dans la région du Don.

Mon arrière grand père en a fait parti. Enlevé dans son shettlet de Russie à l’âge de 7ans, il a été baptisé selon le rite Orthodoxe et intégré dans les rangs des cosaques. Ce n’est que bien des années plus tard et dans des circonstances pénibles qu’il s’est souvenu de ses origines. Il a combattu chez les Blanc, pour le tzar et la France contre le communisme.

Mes sources :

Histoire familiale

Евреи-казаки в начале XVII в. // Киевская старина. - 1890. - № 5. - С. 377-379. (en russe)

Iokhvodova, A. "Les Zaporozhiens juifs et la forteresse d' Hadjibey " Vestnik (en russe)

Kostomarov, M. Ruina, istoricheskaia monografiia iz zhizni Malorossii 1663–1687 gg . (The Ruin: A Historical Monograph on the Life of Little Russia from 1663 to 1687, 1st edn in Vestnik Evropy , nos 4–9 [1879] et nos 7–9 [1880]),

Schreiber, M. The Shenhold Jewish Encyclopedia (3e édition), NY 2002

Dr Serhii Plokhy. Les cosaques et la religion dans l'Ukraine moderne. Presse d'université d'Oxford 2001

Encyclopédie juive -

Cosaques Zaporozhiens juifs (en russe)

Montefiore, Simon Sebag "Cosaques casher". Le spectateur . 9 sept. 2000

Cosaques casher

Головний Apxiв давніх актів у Варшаві. - Ф. «Apxiв Замойських». - № 3048. - p. 286 .: «Mycyk J. Zyd na Siczi Zaporoskej w XVII w. // Biulatyn Zudowskego Instytutu Istorycznego w Polsce. - Warszawa, 1993. - p. 65-66.

Corne M. Powinnosci wojenne zydow w Rzeczy Potpolitej w XVI, XVII wieku. - Warszawa, 1978. - p. 103.

Luber S. Die Herkunft von Zaporoger Kozaken des 17 Jahrhunderts nach personennamen . Berlin, 1983. - p. 100.

Архив Юго-Западной России. - Киев., 1914. - Ч. III. - Т.4. - № 45. - p. 100-102.

Січинський В. Чужинці про Україну. - К., 1992. - p. 99-100.

Центральний держащий історичний apxiв України в Києві). - Ф. 229. - Oui. I. - № 232. - Арк. 199.

Лиман І. I. Церква в духовному cвіті Запорозького козацтва. - Запоріжжя, 1992. - p. 8.

Скальковський А. О. Історія Нової Ciчi або останнього Коша Запороэького. -Дніпропетровськ, 1994. - p. 192.

Apxiв Коша Нової Запорозької Ciчi. Опис справ. 1713-1776. - К., 1994. - С. 77.

Боровий С. А. Євреї в Запорозькій Ciчi. // Праці Інституту єврейської культури ВУАН. - К., 1930

 

14 juillet 2021

De rabbin hassidique à femme transgenre (Mtf) le long et difficile parcours de Abby

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Pour connaître son histoire peu banale je vous mets le lien ci-dessous :

Abby Stein — Wikipédia (wikipedia.org)

Il lui a fallu beaucoup de volonté et énormément de courage pour affronter  ce qui lui arrivait. Quand on connaît un tant soit peu le hassidisme et son monde clos, et le monde transgenre ce n'est plus un fossé mais le grand canyon. J'ai beaucoup d'admiration pour elle et lui souhaite tout le bonheur possible.

8 janvier 2020

Le Tower Bridge - Londres

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Comme convenu lors de mon précédent post, je vous avais parlé de notre visite à Londres le 15/10/2019 et de notre visite du Tower Bridge. Pour commencer, un petit morceau d'histoire.

A la fin du XIX siècle. La Tamise demeurait l'artère vitale de Londres et ce, depuis le développement de la ville. De l'époque romaine au Moyen Age, le pont occupa un quartier appelé Pool of London, s'étendant entre London Bridge et la Tour de Londres. Le premier London Bridge en maçonnerie, construit au XIIème siècle était couvert d'habitations. Plus tard, on y exposa les têtes des traîtes sur des pieux. Ce pont dura près de 600ans et empêchait les navires de mer qui remontaient la Tamise d'accéder à l'Ouest du pays.

Avec l'expansion de Londres au XVIIIème siècle, on inventa de nouveaux moyens pour traverser la Tamise à l'Ouest de la Ville. Le Poof of London se développa à l'est de London Bridge, en même temps que l'expansion maritime et commerciale de l'empire britannique. Le chargement et le déchargement des navires, effectués jusqu'ici aux abords des quais furent dès lors facilités par la construction de docks et d'entrepôts.

En 1870, un million de gens vivaient à l'est de London Bridge, seul moyen pour eux de franchir la Tamige. Chaque jour, 128 000 piétons et 20 500 véhicules empruntaient le pont, et il fallait parfois attendre des heures pour traverser. En revcanche, les 2,3 millions d'habitants résidant à l'ouest de London Bridge avaient 12 ponts à leur disposition pour passer d'une rive à l'autre.

La traversée pourvait se faire par wherries, petites embarcations à rames menées par les bateliers de la Tamise. L'importance du service de transport qu'ils offraient à l'époque peut se comparer aujourd'hui avec celle des black cabs, les célèbres taxis londoniens.

En 1843 un ouvrage de franchissement plus moderne et moins humide vit le jour avec l'ouverture du premier tunnel sous la Tamise entre Wapping et Rotherhithe. Construit par Marc Brunel et son fils Isambard Kingdon Brunel, il était considéré comme une véritable prouesse technologique. La nécessité d'un nouvel ouvrage de franchissement demeurait impérative. En 1872 une proposition de loi réclamant la construction dans l'est de Londres d'un nouveau Tower Bridge fut déposée au parlement. L'accord quant à sa conception et l'approbation du parlement ne furent obtenus qu'en 1885.Le projet de conception de Tower Bridge fut choisit à l'issue d'un concours comme ce fut le cas pour bon nombre des autres ponts sur la Tamise.

Comme tout ce qui est nouveau, le nouveau pont qualifié d'abberations eu ses détracteurs :

. En premier lieu, les bateliers de Londres, qui gagnaient leur vie en assurant ka traversées entre les deux rives de la Tamise. Idem en ce qui concerne les propriétaires de quais qui craignaient qu'il ne nuise à leur commerce.

. La reine Victoria elle-même était très contrariée  par l'idée qu'un pont soit construit près de la Tour de Londres qui abritait un arsenal et une prison célèbre depuis l'époque normande. Jusqu'en 1810, elle avait aussi abrité la Royal Mint (monnaie royale) où était frappée les pièces de monnaie du royaume.

Le projet retenu fut celui de Sir Horace Hones et Wolfe Barry consistant en un pont basculant avec deux tours néo-gothiques et des passerelles au niveau supérieur et fut officiellement adopté par le Tower Bridge Act, voté en 1885.

Ce que nous ne savions pas, c'est qu'il se visitait. Donc nous avons été agréablement surpris et pas question de manquer une telle opportunité. C'est d'un pas ferme et décidé que nous avons cherché l'entrée une fois trouvée (ce qui ne fut pas une mince affaire, le pont était immense et l'entrée par forcément bien indiquée) nous avons pu accéder pour une somme relativement modique aux différents étages qui le compose :

- Au 1er palier, grande salle regroupant des photos et des vidéos sur l'histoire de Tower Bridge et ses constructeurs.

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- Au 3ème palier, la passerelle avec plancher en verre, donnant vue sur la tamise, les docks et autres vues de Londres.

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- Au rez de Chaussée, sauf erreur, différents objets ayant appartenu au commandant du pont.

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Le second étage et la salle des machines victoriennes n'étient pas accessibles lorsque nous y sommes allés, mais cette dernière peut également se visiter.

Quelques chiffres : le pont a une longueur de 268 mètres, pour une hauteur de 43,5mètres lorsque le pont est ouvert (pour les passerelles à marée haute), 8,99 mètres de hauteur lorsque le pont est fermé, et 530 kilos pour chaque dalle de verre de la passerelle. Il est ouvert environ 1 000 fois par an.

23 juin 2019

Le Musée de la Vie Romantique - Paris

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La demeure du peintre Ary Scheffer construite en 1830 au coeur du quartier récemment loti de la Nouvelle Athènes, cette demeure restée dans la descendance familiale d'Ary Scheffer (1795-1858) et d'Ernest Renan (1823-1892) est, depuis 1983, un musée de la Ville de Paris consacré à l'évocation de la vie artistique et littéraire de la première moitié du XIXème siècle.

Avec sa cour pavée et son jardin, le musée de la vie romantique, bâti sur un terrain mitoyen du parc du comte Chaptal ayant appartenu aux abesses de Montmartre, est aujourd'hui l'un des derniers exemples des maisons d'artistes construites sous la Restauration et la monarchie de juillet.

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Au rez-de-chaussée du pavillon, les souvenirs, meubles et portraits ayant appartenu à Georges Sans (1804-1876), légués à la Ville de Paris en 1923 par sa petite fille Aurore Lauth-Sand, évoquent l'écrivain et son entourage. A l'étage, l'oeuvre du peintre Ary Scheffer est présentée dans sa diversité (portraits, peintures religieuses et d'histoire) parmi d'autres témoignages de l'époque romantique.

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Les deux ateliers, orientés au nord, situés de part et d'autre de l'allée, accueillent les expositions temporaires. A gauche de l'allée en arrivant, l'atelier-salon où Ary Scheffer recevait chaque vendredi l'élite artistique et littéraire (George Sand, Chopin, Delacroix, Rossini, Gounod, Liszt, Pauline Viardot, Tourgueniev) ainsi que des personnalités politiques (Thiers, Bérager, Henri Martin, Daniel Manin, Lamennais). A droite, l'atelier de peinture ocupé par Ary, son frère Henry et leurs élèves et assistants.

 

Mon avis : Volodia

Cela faisait longtemps que j'avais envie de visiter ce musée, mais le temps m'avait toujours manqué, et je dois dire que j'ai fait une agréable découverte, il s'agit d'un musée délicieux situé dans une rue calme du 9ème arrondissement, auquel on accède par une allée assez longue, pavée et ombragée.

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A l'intérieur de la maison principale on peut surtout admirer des références à George Sand et Chopin : Buste, vitraux illustrant ses oeuvres, tableaux, portraits. Reconstitution de l'intérieur d'un salon de réception et de celui de George Sand, ainsi que diverses peintures de l'époque romantique exécutées par Ary Scheffer. 

Le petit jardin fait office de salon de thé, ce qui est bien agréable, siroter une boisson réconfortante au calme, entouré de fleurs, sympa.

Des photos de l'intérieur de ce musée sont visibles dans la partie album du blog.

3 février 2021

Effets inattendus de l'homoromance

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Hum, j'ai offert il y a peu à mon compagnon une Liseuse électronique Kindle pour remplacer sa kobo qui faisait des siennes. De fait, et suite à un article sur l'homoromance que j'ai écrit dans la partie littérature lgbt du bloc Dobro Pojalovat, voir le lien ci-dessous :

http://chezvolodia.canalblog.com/archives/2020/10/08/38577232.html

que je dois bien avouer je ne connaissais pas, nous avons acheté des ebook dont de l'homoromance gay qui regroupe des histoires sentimentales, des thrillers, de la fan fanfiction, de la science fiction.

Notre domicile étant envahi de bouquins et n'ayant pas forcément envie pour une découvertre de ce type d'investir dans des livres papiers, nous avons opté pour les ebook. Alors après avoir dépassé les à priori et les préjugés qui s'attachent à ce genre de littérature nous avons constaté que ces livres sont assez bien construits, plaisants, addictifs et que ma petite caille indienne semble prendre beaucoup de plaisir à  leur lecture. hum dans tous les sens du terme... Il en est à sa 6ème ou 7ème histoire  gays dans pratiquement toutes les catégories. Les prix sont très attractifs et le téléchargement immédiat. Aussi, n'arrête-t-il pas de lire, y compris la nuit sa liseuse étant rétroéclairée. Il l'a trimballe partout, au point que je regarde à deux fois avant de m'affaler dans notre lit de peur de l'écraser.

Kindle

Ses ebook d'homoromance pour beaucoup font passer dans leurs histoires des messages sur l'homophobie, le sida, la tolérance, le validisme, l'acceptation et le consentement (hum pour les yaoïs et les hentaï le consentement est plutôt en option). Ce que je veux dire qu'en plus de leur rôle distrayant, il y a derrière une action plus ou moins militante. 

Toujours est-il que Subra qui a toujours été très discret et réservé y compris dans l'intimité même après 14 ans de vie commune,  se lâche beaucoup plus facilement. Il est chaud bouillant, avec les chausses en feu, nous faisant des crises de priapisme à pratiquement chacun de ces récits. Bon après je ne m'en plains pas. Ce type de lecture lui fait beaucoup de bien en lui faisant comprendre que ses désirs n'ont rien d'extraordinaires, qu'ils sont naturels et qu'ils n'a pas à en rougir. Aussi ais-je droit depuis quelques temps  à de magnifiques soupirs, à des prises d'initiatives, ce qu'il faisait peu en raison d'une timidité maladive. Et dire que ces romans sont écrits pour la plupart par des femmes... Merci mesdames ! 

 

28 septembre 2020

Yom Akkipurim 18/09/2020 à la tombée de la nuit au 19/09/2020 à la tombée de la nuit

 

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Hier soir a commencé le jour du " Grand Pardon" ou "Jour des Propriations". Cette fête qui se déroule le 10 du mois de Tichri (Septembre/octobre) correspond au 7ème mois de l'année dans le calendrier de la torah est pour la première fois mentionnée dans le Lévitique comme un jour solennel rendu par l'accomplissement d'un rituel d'absolution.

Lévitique 16, 29-31 : « C’est pour vous une loi immuable : au septième mois, le dix du mois, vous affligez vos âmes et vous ne faites aucun ouvrage, tant l’indigène que l’émigré installé parmi vous. En effet c’est ce jour-là qu’on fait sur vous le rite d’absolution qui vous purifie. Devant le Seigneur vous serez purs de tous vos péchés. C’est pour vous un sabbat, un jour de repos, où vous affligerez vos âmes. Loi immuable. »

Lévitique 23,26-32 : « Le Seigneur adressa la parole à Moïse : "En outre, le dix de ce septième mois, qui est le Jour des Expiations, vous tiendrez une réunion sacrée, vous affligerez vos âmes, et vous présenterez un mets consumé au Seigneur ; vous ne ferez aucun travail en ce jour précis, car c’est un jour d’expiations, où se fait sur vous le rite d’absolution devant le Seigneur votre Dieu. Ainsi, quiconque n’affligerait pas son âme en un tel jour serait retranché de sa parenté ; et quiconque ferait quelque travail en un tel jour, je le ferais disparaître du sein de son peuple. Vous ne ferez aucun travail : c’est une loi immuable pour vous d’âge en âge, où que vous habitiez. C’est pour vous un sabbat, un jour de repos, au cours duquel vous affligerez vos âmes. Depuis le neuf du mois au soir jusqu’au lendemain soir, vous observerez ce repos sabbatique". »

C’est seulement à cette occasion que le grand-prêtre pouvait pénétrer dans le Saint des saints, c’est-à-dire dans l’endroit du temple où résidait la présence divine. L’origine de la fête réside donc dans un « rite d’absolution ». Outre le sacrifice d’un taureau et d’un bélier sur l’autel, le grand-prêtre transfère symboliquement tous les péchés du peuple d’Israël sur un second bouc « pour Azazel ». Celui-ci est ensuite conduit au désert où il est abandonné. C’est l’origine de la notion bien connue de bouc-émissaire, qui désigne une victime destinée à expier les fautes commises par d’autres.

Cette journée est marquée par un jeûne intégral destiné à obtenir le pardon des fautes commises pendant l'année passée. C'est la journée la plus respectée du Judaïme.

Mishna Yoma 8,1 : « A Yom Kippour, il est interdit de manger, de boire, de se laver, de s’oindre, de porter des chaussures en cuir et d’avoir des relations sexuelles ».

Pendant la cérémonie de Kippur le talès est porté en continu et lorsque les fidèles sont réunis à la shull, l'office commence par  un chant traditionnel remontant à l'époque médiéval : le Kol Nidre

 

Traduction :

Au nom du conseil d’en Haut
et au nom du conseil d’en bas,
avec le consentement
de l’Omniprésent — loué soit-Il —
et avec le consentement
de cette sainte congrégation,
nous déclarons
qu’il est permis de prier avec les transgresseurs.

Tous les vœux que nous pourrions faire
toute interdiction ou sentence d’anathème
que nous prononcerions contre nous-mêmes,
toute privation ou renonciation que,
par simple parole, par vœu ou par serment
nous pourrions nous imposer,
depuis le jour de Kippour passé
à ce jour de Kippour
et depuis ce jour de Kippour
jusqu’à celui de l’année prochaine
(qu’il nous soit propice),
nous les rétractons d’avance ;
qu’ils soient tous déclarés non valides,
annulés, dissous, nuls et non avenus ;
qu’ils n’aient ni force ni valeur ;
que nos vœux ne soient pas regardés comme vœux,
et nos interdictions comme interdictions
ni nos serments comme serments

Et il sera pardonné
à toute la communauté des enfants d’Israël
et à l’étranger qui séjourne parmi eux ;
car l’erreur a été commune à tout le peuple.

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Le texte est chanté par un seul, le psalomiste, dos tourné à l'assemblée des fidèles. Son chant douloureux et triste résonne par tois fois dans la shull et c'est seulement après l'avoir écouté que d'une seule voix, les fidèles répondent par la formule suivante :

"Qu'il soit pardonné à toute la communauté des enfants d'Israël comme à l'étranger qui séjourne au milieux d'eux, car toute la communauté a failli". Alors peut commencer la longue litanie des prières et de contritions qui ne cessera que lorsque résonnera le shofar.

Selon le rite ashkénaze, le texte est dit en araméen. Mais, au coeur du Koil Nidré une phrase est écrite et prononcée en hébreu : "Depuis ce jour de Kippur jusqu'au prochain Kippur". 

L'origine du texte est inconnu. Il serait apparu dans la liturgie au VIIème siècle. On ignore ses origines et les circonstances de son émergence dans la liturgie. En revanche on sait qu'une fois apparu, il fut pendant des siècles l'objet de multiples disputes et controverses au sein des communautés juives. Il a été subverti, affadi, modifié, annulé, rejeté, suscitant un embarras de taille pour les talmudistes, du fait de son contenu manifeste irrecevable, mais aussi à cause des conséquences funestes qu'il eut sur la vie des communatés. Il a servi d'argument et de justification aux persécutions antisémites. Ce texte offre encore et toujours un argument probant, servi sur un plateau par les juifs à leurs persécuteurs.

Ouvrant la fête la plus importante du judaïsme, il a pu être interprété par certains en ces termes : « Nous, Juifs, nous nous déclarons par avance déliés de nos engagements ; nos serments n’ont pas à être tenus, nos promesses sont de pure forme… d’ailleurs nos serments, nos engagements et nos promesses n’en sont pas ! »

Quelle aubaine pour les antisémites ! Quel appui donné par la liturgie même pour conforter la représentation du juif trompeur et perfide !

La raison aurait voulu qu’il soit effacé des livres de prière. Il n’en fut rien. Ce texte, dans ses différentes versions, a toujours sa place dans la liturgie. Dans toutes les synagogues du monde, à de rares exceptions près (certaines communautés juives réformées), sa psalmodie ouvre l’office de Yom Kippour.

Accordons-lui donc la force d’un dire impossible à annuler, d’une trace impossible à effacer, d’une contrainte de répétition, donnons-lui la valeur d’une tradition au sens où Freud l’entendait, à savoir la transmission de génération en génération de contenus mnésiques, de traces de l’histoire et du vécu des ancêtres indépendamment de toute communication langagière.

Mes sources : Rachi, le Talmud, la Torah.

 

 

17 septembre 2020

Marche des Fiertés et Cortège "racisé"

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Depuis deux ou trois ans maintenant, la Marche des Fiertés, qui réunit tous les groupes LGBTQI se trouve affublée de participants voulant se démarquer, aux motifs qu'ils rencontrent plus de difficultés en raison de la couleur de peau.  Lesdits participants ont décidé de faire un cortège dans le cortège, spécifiquement pour ne plus être "invisibilisés, pour attirer l'attention sur leur problématique et revendiquer un changement dans la vision que les hommes dits blancs ont sur eux.

Ce cortège d'hommes et de femmes racisés sous entendrait, toutes les personnes non blanches et/ou typés, donc devrait, si elles le souhaitent en faire partie, les personnes :   d'Amérique : latine, centrale, du sud, les asiatiques : du Sud Est et Méridionale. Or dans ledit cortège n'est représentée que la communauté noire : antillaise et africaine ? et pourquoi ?

Il y a quelques années, ces mêmes communautés ont fait un foin du diable parce que le mot race, sous entendait un racisme latent en les ramenant à des hommes/femmes de seconde zone, et qu'en fin de compte il n'y avait pas de race, mais simplement des êtres humains,  ce mot a donc été banni.  D'accord, mais pourquoi remplacer ce mot par "racisé" qui veut dire plus ou moins pareil et choque bien plus mes oreilles que "race". Bref, Il est à noter toutefois - que les races ont été définies pour reconnaître les peuples en fonction de leurs caractéristiques physiques - après ce que le dévoiement des hommes en a fait, il y aurait beaucoup à redire. Toujours est-il que la communauté noire qui à l'écouter ne désire qu'une chose : être acceptée à égalité par la communauté blanche puisque dominante, et peut être par les autres, se fait remarquer en se démarquant d'un cortège censé unir toutes les communautés sous la bannière des LGBTQI quelque soit la couleur de peau, la religion, la catégorie sociale, les opinions politiques.

Je dois avouer que ce cortège me gêne, car il se met "à part" en ne regroupant en l'occurrence que des personnes noires avec qui il n'y a pas d'interaction ou si peu. La plupart parlant le créole ou leur langue d'origine et restant entre elles, la musique de leur char est à leur image et nous entendons beugler à fond la caisse la madona des banlieues Aya Nakamura et ce, pendant tous le trajet. Ce char regroupe derrière lui uniquement des personnes de cette même communauté et on se sent "en trop". Quant à leurs tenues, quelles soient habillement ou attitudes il semblerait que certaines soient plus canarval de Rio ou des Antilles. A l'opposé nous avons des attitudes plus qu'indécentes voire obscènes (scènes "d'amour" homosexuelles mimées par des participants sur les chars) Je ne suis pas prude, mais quand même, une horreur !

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Ce qui me dérange, c'est qu'en voulant soi-disant être plus visible et intégré, c'est tout le contraire qui se passe ( au niveau de l'intégration). Nous nous rendons chaque année à cette marche, non que nous soyons spécifiquement militants, mais pensons qu'il est important de se montrer pour revendiquer une égalité des droits, et puis ça nous permet de faire des connaissances. Hum oui, c'est l'occasion pour nous de cotoyer toutes sortes de personnes avec qui parler. Malgré notre réticence, nous avons essayé de parler avec les participants de ce cortège mais vu le peu de sympathie qu'ils dégageaient nous les avons laissé entre eux, et nous nous sommes rabattus sur les autres communautés : Thaïlande, Inde, les hommes fleurs, les trans d'Amérique du Sud, les cuirs. un couple de lesbiennes a engagé la conversation avec nous, nous étions contents car de notre côté n'aurions pas osé les aborder de peur d'être importuns, bref. Nous parlons à tout le monde et avons du mal à comprendre cette ségrégation volontaire.

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Ceux qui me suivent et/ou me connaissent savent que mon mari est indien et lui aussi, ne comprend pas cette volonté de faire bande à part. Tous ceux qui viennent à cette marche des fiertés ont des difficultés - qu'elles soient d'acceptation pour les trans, de reconnaissance de couple pour la procréation, de solitude pour les gays handicapés ou malade ou âgés, danger de mort pour les iraniens et autres pays du Moyen Orient ou du Magrheb - et viennent pour en parler, pour faire changer les mentalités et ne sont en aucun cas invisibilisés -. Les chars sont là pour représenter chaque communauté, chaque groupe et afficher leurs problématiques et revendications, tous ensemble !

J'ai l'impression que certaines personnes de cette communauté dite "racisée" veulent importer les problèmes de l'Amérique du Nord en France, en faisant un amalgame entre contrôles policier au faciès, violence et délinquance, etc... et ce faisant s'évertuent à destabiliser tout ce qui peut l'être par leur attitude et une dictature de la pensée, ça devient insupportable, c'est du grand n'importe quoi, La Marche des Fiertés n'est pas faite pour ça ...!

4 novembre 2021

Pas si éloigné que cela !

Certains (nes) pourraient s'étonner, outre le mariage entre deux hommes, du fait qu'il se soit produit entre un Russe d'origine juive et un Indien de religion Hindoue, l'un venu du froid l'autre du chaud, pays séparés par des milliers de kilomètres.

Et bien, la situation n'est pas si extraordinaire qu'elle veut bien le paraître. En effet, nous ne sommes pas si éloignés que cela culturellement et affectivement, bien que nous nous soyons connus en France, où nous vivons actuellement.

 

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Historiquement  les liens juifs avec l'Inde :

L'histoire des juifs en Inde recouvre celle de trois communautés : Au Sud Ouest de l'Inde, dans l'Etat du Kérala et plus précisemment dans la ville de Cochin s'est établie la toute première communauté juive. Les Bene Israël dans les environs de Bombay et les Baghdadi aux alentours de Calcutta et Bombay. La communauté de Cochin étant divisé en deux groupes : les plus anciens qui sont les juifs noirs et sont arrivés  après la destruction du second temple de Jérusalement en 70 après Jésus-Christ. Les juifs blancs d'origine plus récente arrivés au 16ème siècle, chassés du Portugal et D'espagne par Isabelle la Catholique, ils devinrent rapidement "supérieurs" aux juifs noirs, non seulement en nombre, mais également par leur richesse, et les liens commerciaux qu'ils ont gardé avec les autres communautés juives. Ils prendront le nom de Paradesi.

 Historiquement les liens de l'URSS avec L'inde :

Ces deux pays sont intimement liés dans l'histoire. Leurs relations se caractérisent par la proximité, la stabilité et la continuité. Au moment ou l'Inde obtient son indépendance en 1947, c'est la rivalité entre les deux superpuissances qui pèse sur les affaires du monde. Toutefois les dures réalités politiques  de la guerre froide vont pousser l'Inde dans le camps de l'URSS. L'Inde est prise en tenaille entre deux pays hostiles : la Chine et le Pakistan soutenus par les USA. Seule la Russie soutient l'Inde eu égard au profit qu'elle peut tirer d'une relations forte avec la puissance hégémonique de la région. 

La coopération formelle entre l'Inde et l'URSS commence en 1962 avec un programme militaire et technique. L'URSS devient le principal fournisseur de matériel militaire et d'aide économique des Indiens et le restera plus de 40 ans. Les forces armées indiennes, la sécurité de l'Inde ont largement reposé sur le matériel livré par les Soviétiques. L'assistance de l'URSS est sans équivalent à cet égard. Pour l'URSS, l'Inde a été un très gros marché d'équipement militaire fourni à bas prix, mais sur la durée. Cette coopération s'intensifiera et culminera en 1971 avec la signature du traité de paix, d'amitié et de grande coopération. Quand il s'est agi de choisir stratégiquement entre l'Inde et la Chine, Moscou a délibérément opté pour la défense de l'Inde contre des menaces potentielles émanant de la Chine et/ou du Pakistan.

Depuis, bien que les relations aient changé : Mme Gandi qui vendait les récoltes de l'Inde à l'URSS pour avoir des armes étant décédée et le parti communiste ayant été relégué au rang d'indésirable à Calcutta (un fief), elles sont restées  cordiales au point d'être ressuscitées pour diverses raisons politiques qu'ils seraient ennuyeux de développer ici, ce blog n'étant pas fait pour ça.

Bref, tout cela pour dire que l'Inde est extrêmement tolérante et ne rentre pas dans le jeu d'une guerre  ou d'un terrorisme exporté contre les juifs, et ce, malgré les derniers attentats de Bombay visant la communauté en 2009.

Par ailleurs, compte tenu des problèmes rencontrés par les juifs d'europe en général avec les ressortissants musulmans qu'ils soient du Maghreb ou autres, les emplois que ceux-ci occupaient au sein de magasins, restaurants, grossistes juifs ont été dévolus aux Indiens et Sri-lankais. Les uns comme les autres ne sont pas perdants d'autant que les asiatiques méridionaux sont excessivement gentils.

Donc rien d'incongru dans ma rencontre, mon amitié et mon amour pour mon petit Subra et son pays, hormis le fait que nous soyons deux hommes.

 

4 octobre 2020

Qui sont ces femmes hétérosexuelles qui écrivent de la FanFiction de romance gay ?

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Depuis quelques années maintenant ont émergé, en premier lieu sur la toile, des histoires d’amour écrites par des femmes ce qui en soit n'a rien de nouveau. Ce qui l’est par contre, c’est que ces histoires sont des romances gays imaginées par des femmes hétérosexuelles où les descriptions érotiques sont légion et assez "poussées".

Qu’elle n’a été ma surprise ! Mon interrogation sur ce qui pousse ces femmes à écrire de telles histoires ?  Les gays et surtout leur sexualité, ce n’est pas un secret, ont toujours intrigué, voire fasciné  les hétéros (hommes et/ou femmes) mais est ce suffisant pour vouloir écrire sur le sujet ? Qu’est-ce qui les motive. Un désir de s’évader d’un quotidien un peu banal ? Vouloir s’affranchir de certains interdits ? Pimenter  leur propre sexualité ?  Car bien évidemment on ne se lance pas comme ça dans ce genre de littérature.  D’accord, ce n’est pas du Baudelaire, mais plutôt du style Arlequin.  C’est distrayant, ça se lit sans prise de tête et permet de voyager dans un monde imaginaire par rapport à leur propre vie, mais touchant quand même à une certaine réalité. Ces romans sont écrits en sagas, en feuilletons, dévorés aux kilomètres et rencontrent beaucoup de succès  auprès d’un public majoritairement féminin avec une moyenne d’âge comprise entre 17/18 et 30 ans. Dans ces romances, on retrouve certains des stéréotypes collant à la gent féminine et appliqués à la gent masculine, tels un dominant et un dominé, forme de soumission du plus fragile, plus sensible,  plus délicat tant niveau physique qu’émotionnel envers celui qui est le plus entreprenant, le plus sûr de lui, le plus fort physiquement et de caractère.

Les auteures sont des femmes de tous âges et de toutes conditions sociales. Au départ, elles mettaient en ligne leurs romances (écrites sur Wattpad) pour des amateurs du genre,  puis des maisons d’édition s’y sont intéressées et se sont même spécialisées dans ce genre de catégories :  FanFiction, romances FM, romances MM et/ou FF.  Certaines de ces auteures prolifiques sont  connues et suivies par des dizaines fans (sinon plus) qui attendent  avec impatience les nouvelles sorties.

Leurs livres sont semblent-ils assez bien construits et les histoires souvent crédibles..  Les jaquettes de présentation sont attrayantes avec des photos ou des dessins équivoques,  un peu mièvres, mais  jolis et ça « fait mouche ».  Qu’est ce qui nourrit leur imagination ? Pendant un temps, j’ai pensé que les Hentaï en étaient la cause, mais je ne vois guère une femme regarder ce genre de dessin animé. A moins que ce soit les Yaoï, dans le même genre que les Hentaï mais version papier, donc plus visualisables ?

Pourquoi n’écrivent-elles pas des histoires d’amour de femme entre femme, ou plus conventionnelles de femme avec homme ? Cela ne laisse pas de m’intriguer. Est-ce un moyen pour elles  de  s’extirper de leur propre genre et de leur sexualité pour s’en approprier une plus conforme à leur attente et/ou désirée et/ou fantasmée ? ou peut être certaines se sentent-elles concernées par les discriminations que rencontrent la communauté LGBT, à moins qu’elles aient dans leur propre famille une personne ayant cette sensibilité et dont elles sont proches ? où tout simplement, il y avait un nouveau créneau à exploiter et pourquoi ne pas s’y engouffrer ?

Il y existe bien sûr des hommes et des femmes qui  écrivent de l’homo-romance, mais ils sont gays et/ou lesbiennes et il est tout à fait logique qu’ils ou elles écrivent des émotions, des sensations partagées pour leur communauté respectives à même d’apprécier leurs ressentis. Mais les femmes hétéros ?

Je reste avec mes questions. Si une auteure d’homo-romance lit cet article, j’aimerai bien qu’elle m’explique, ce qui la motive. Je suis curieux et c’est en toute bienveillance que je lirai ces commentaires.

Il semble que mon voeu ait été exaucé. Christ Verhoest auteure d'homoromance a bien voulu me donner des précisions sur ses motivation.

Tout d'abord qui est Christ Verohest. Une jeune femme, mariée mère de 2 enfants. Titulaire d'une licence de lettres modernes et d'un CAPES qui lui a permis d'exercer en qualité de Professeur de Français, avant de se consacréer à la littérature, et qui l'a certainement beaucoup aidé dans sa nouvelle carrière d'écrivain,    Elle a à son actif une cinquantaine  de livres sur une période de 10 ans, ce qui est conséquent et ses livres sont toujours attendus avec impatience et enthousiasme par une communauté de lecteurs toujours plus nombreuse. Pour plus de facilité je vous mets le lien Amazon et de la llibrairie "Les mots à la Bouche" ou vous pourrez retrouver tous ses titres qu'ils soient en livres papier ou ebook :

https://www.amazon.fr/kindle-dbs/entity/author/B004N474L2?_encoding=UTF8&node=301061&offset=0&pageSize=1

https://motsbouche.com/recherche?controller=search&s=christ+verhoest

Les motivations de cette auteure à écrire de l'homoromance sont multiples et complexes, car bien que mariée elle ne se définit pas comme hétérosexuelle. Mais laissons la parler avec  ses mots :

"J'ai toujours senti que j'étais différente. Je ne pensais pas comme mes camarades, j'étais désolée quand on m'habillait en fille, mais aussi quand on m'habillait en garçon avec des vêtements trop moches, et avec des cheveux courts.

La relation Alix Enak dans la DB éponyme m'a troublée très jeune... Ma nature me porte vers les hommes, les femmes. Vers les personnes trans. Je suis mariée avec un homme suite à un coup de foudre, mais j'ai eu avant deux petites amies à l'université.

En 2014 on m'a diagnostiqué une dysphorie de genre. J'ai des côtés masculins, d'autres féminins, et j'aurais vraiment aimé naître homme... Tous en ayant goût pour des choses féminines. Si je devais me donner une étiquette je dirais pansexuelle gender fluide. Trans est un mot qui me gêne pour me qualifier, car j'ai des jours ultramasculins et d'autres ultraféminins.

Alors pourquoi écrire des romans gays ?

Parce que je me reconnais dans la façon de penser d'un homme. Parce qu'il y a une égalité qu'on n'a pas dans un couple hétéro. Ne nous voilons pas la face. Je me fais insulter et bousculer dans les magasin. Pas mon mari. Les femmes sont frappées, moins payées... Il y a beaucoup de sexisme en France et l'homme hétéro a tendance à s'ériger comme supérieur, protecteur, dirigiste, même en croyant bien faire. J'ai vécu cela chez moi, bien que venant d'une famille bourgeoise.

Enfin je trouve qu'il y a plus de messages dans une romance gay qu'hétéro, pleins de sujets. Le VIH pourtant indétectable mais toujours sujets à préjugés. Le fait qu'un surfeur doit être blond séducteur de fille. 

En fait la l'homoromance permet à Christ de faire passer des messages sur les différentes formes d'intolérance que l'on peut rencontrer dans la vie courante et exprimer ainsi son ressenti face à ces injustices. Ses romans les plus représentatifs de la communauté LGBT sont :

. Tu a brûlé mon coeur, avec un personnage gender fluid

. Le choix que je n'ai pas eu, avec atavisme et homophobie familiale, et aussi des flash backs sur la guerre du Vietnam pour montrer ce que pouvait faire un soldat en aimant un autre...

. Wish, sur le rejet lié au VIH,

. Les étoiles brillent si tu leur demandes, avec un surfeur gay et paraplégique,

. Attrape la bonne vague, dont l'histoire se passe en France, dans un endroit ou je vais en vacances depuis 20ans.

Toutefois, l'homoromance n'est pas qu'une question d'écriture, elle met en relation d'autres intervenants : relecteur pour corriger les coquilles et assurer une mise en page professionnelle, graphiste qui retravaille les photos (que Christ réalise elle  même) pour la couverture de ses livres, Editeurs et Service de Presse donc toute une catégorie de professionnels pour en assurer la diffusion au même titre que de la littérature classique.

Vous l'aurez compris, Christ est une auteure engagée qui n'hésite pas à exprimer ses idées et ses émotions au travers de ses livres. Pour information, elle fait partie des auteurs (es) cités (es) avec une partie de leurs oeuvres dans le livre de Thierry Goguel d'Allondans et Michaël Choffat : Une bibliothèque gay idéale (Page 960 - 2430 à 2430-3).

Je remercie Beaucoup Christ d'avoir répondu à mes interrogations. Car je l'ai constaté en diverses occasion, il est très difficile d'amener les gens à se dévoiler, surtout sur des sujets sensibles comme la romance qu'elle soit gay ou non et autres..., si on ne fait pas partie d'une cause militante, si on n'est pas reconnu soi-même comme écrivain, si on n'a pas "pignon sur rue" et ou sans contre-partie. C'est pourquoi j'apprécie particulièrement la simplicité et la gentillesse de cette auteure.

 

 

30 juin 2019

Marches de Fiertés ou Gay Pride 2019 - PARIS

Prévue samedi 29 juin avec rendez vous Gare Montparnasse pour départ à 14h.

Ma petite caille indienne n'étant pas rentrée de tournée, c'est la première fois depuis notre rencontre que je devais y aller seul. Compte tenu de cela, de la chaleur, je me suis sérieusement interrogé sur ma motivation à m'y rendre, mais des amis se sont proposés de m'accompagner et donc nous nous sommes retrouvés à l'Indiana Café à Montparnasse.

Nous avons pris le temps de déjeuner, puis avons fait le tour des chars alignés en rangs d'oignons de chaque côté du boulevard de montparnasse entre Duroc et la place Bienvenue. Ce qui nous a permis de faire quelques photos sympathiques avant que les participants ne soient agacés de poser, ou trop incommodés par la foule et la chaleur.

De fait, nous avons pu admirer les chorégraphies du Flag, du Beit Haverim et de Air France

Chorégraphie Beit Haverim Marche des Fiertés 2019

 

A l'inverse des 2 ou 3 années précédentes, il semble qu'il y ait eu moins de bandes de jeunes venus pour embêter et voler les participants. Moins de fesses à l'air également, sauf quelques irréductibles soient très jeunes : lycéens, étudiants ? et quelques vieux beaux.

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Les trans d'Amérique Centrale ou Latine se sont faites si discrètes que je ne me souviens pas les avoir vu.. Le SRAS mouvement pour la reconnaissance de la prostitution était absent ceci expliquant sans doute cela, Toutefois, comme nous ne sommes pas allés jusqu"à République, peut être ne les avons vous pas rencontrées tout simplement !

Beaucoup de chars contrairement à l'année passée. Toujours des jeunes, certains à peine majeurs pour qui la Marche des Fierté est un moyen de faire la fête à peu de frais.. Moins d'acool assomoirs parmi eux, mais des bouteilles de bière pour compenser, cumuler avec la chaleur  ils sont vite devenus intenables, bousculant tout le monde, nous hurlant dans les oreilles, sans compter qu'il nous a fallu nous écarter d'urgence pour que certains puissent évacuer le surplus qu'ils avaient ingurgité. Bref, inintéressants et très "chiants".

Autrement, comme à l'accoutumée quelques extravagants qui confondent carnaval de venise, cabarets, avec Marche revendicatrice.Tous les genres de la communauté homosexuelle étaient représentés. Des lesbiennes plus vraies que vraies, Beaucoup collaient à la caricature dites des camionneuses. Des ftm en transition avec un  début de barbe et duvet sur la lèvre supérieure et mamectomie pas encore effectuée, des "folles" véridiques ou surjouées ça fait bien dans le décor. Des homos et des lesbiennes" normaux" , mais la normalité n'est-elle pas que relative ?

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Des gays "cuirs" ' (valeur sûr les cuirs) déclinés en sous groupes : fétichistes, sm avec nouveauté dans ce microcosme particulier, quelques femmes, je n'ai pu m'empêcher de me gausser de leur masque de chien, leur harnais entourant leurs seins volumineux et leurs bourrelets les faisant ressembler à des morceaux de viande saucissonnés. Comment peut on se ridiculiser ainsi ? Déjà pour des hommes ... mais alors pour des femmes ...!

Un des gars portaient une couche culotte. Hum, Accessoire ou trop de fist ?

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Fidèles au poste les soeurs de la perpétuelle indulgence bien aimées de la communauté homosexuelle pour tout le dévouement dont elles font preuve à récolter des dons auprès des boites du Marais et autres, de la prévention, et de l'aide aux malades ou envers tous ceux qui font appel à elles.

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Les revendications affichées sur les chars et sur les pancartes des participants étaient très claires : Contre l'homophobie. Contre les discriminations dans l'entreprise. PMA pour tous y compris les hommes trans - inutile de dire que j'ai un peu "tiqué"  pour les hommes trans. Ma position vous la connaissez : je suis affreusement binaire, certains pourraient me taxer de transphobe, ok, j'assume, bien que ce mot soit galvaudé à tout va pour tout ce qui est contraire à la pensée des trans. Mais bon tu te dis homme, Tu effectues ta réassignation d'identité et ne gardes rien de tes attributs féminins. Auquel cas, tu n'es pas un homme mais une travestie -  Enfin bref, si ça marche pourquoi pas, ça me choque un peu dans le principe, mais pas plus que cela et si cela peut rendre un couple heureux... 

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Quelques représentations opportunistes d'Air France, de la SNCF, de la CGT,  mais on leur pardonne volontiers. La communauté homosexuelle voyage beaucoup, donc il est toujours intéressant de savoir quels groupes sont gay friendly.

En queue de Marche, le ou les chars des Caribéens et Africains, qui beuglaient une chanson de la madonna des banlieues Aya Nakamura. Hum depuis l'année dernière, ils ont décidé de faire une marche "séparée" car ils se disent discriminés et veulent une plus grande visibilité. Sur ce char comme l'année précédente des greluches déguisées mimant des actes sexuels, immondes d'obscénités et de vulgarité. On peut être homosexuel (le) et ne pas se conduire comme des animaux pour se démarquer dans un défilé dédié justement au LGBTQI. mais apparemment, ils leur manquent comme pour beaucoup d'autres choses du savoir vivre et de la retenue. Entre ceux et celles emplumés qui se croyaient à RIO et les autres qui voulaient absolument se faire remarquer par leurs insanités...Toutes les personnes de couleur (racisées nouveau mot à la mode) se sont regroupées à la fin de la marche..... 

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La chaleur devenant intenable, et la fatigue aidant, nous ne sommes pas allés jusqu'à République. Nous nous sommes arrêtés dans notre fief, le Marais. magnifiquement décoré de drapeaux, de parapluies arc en ciel; Nous y avons diné puis, bu un dernier verrre au Cox avant de rentrer chez nous complètement épuisés et sentant le fauve.

Sinon pour plus de photos de la Marche des Fiertés, voir dans la catégorie album du blog.

16 juillet 2016

Musée Zadkine - Paris

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Ossip Zadkine est né en 189 à Vitebsk, en Russie. Son père Ephime est un lettré qui eseigne le grec et le latin au séminaire de cette ville. Juif, il s'était convertit à la religion orthodoxe en épousant Sophie Lester descendante d'une famille écossaire émigrée en Russie à la fin du 17ème siècle.

Le musée Zadkine a été créé par la Ville de Paris en 1982, conformément à la volonté et grâce aux legs de son épouse. Lieu de mémoire et de charme, le musée est installé dans les ateliers et la maison où Zadkine vécut et travailla pendant près de 40 ans. Rénové en 2012, au plus près  de l'esprit d'atelier, la présentation de ses collections a été repensée autour de la question de la matière pour faire dialoguer, sous la lumière des verrières, plâtres, terres, bois et pierres.

Nous avons eu beaucoup de plaisir à découvrir ce musée, nichée en plein coeur du 6ème arrondissement au fond d'une cour de la rue d'Assas près du jardin du Luxembourg. Dans le jardin minuscule, cachées pour certaines par de la végétation, s'offrent à la vue des visiteurs de superbes sculptures en bronze, aux traits marqués et à la forte personnalité.

Dans l'atelier au fond de ce petit jardin, on peut admirer quelques scuptures architecturales et des médaillons sculptés en albatre représentant des natures morts magnifiques.

La maison quant à elle, se présente sur deux niveaux ,dont un interdit au public, et concentre sur son rez-de- chaussée, formé de quatre petites pièces, des sculptures en bois de cormié, et autres essences d'arbres, de blocs de pierre laissés bruts pour les unes, polis pour les autres, en marbres, en pierre granulée. Certaines en pied, d'autres en portraits composées en courbes et en contrecourbes, en construction en plans à angle droit telle la tête aux yeux de plomb, la maternité, léda,etc...

Musée Zadkine

7 décembre 2017

Le Yiddish

 

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Est une langue parlée par les juifs askhenazes,  c’est-à-dire par les juifs d’Europe du Nord puis, essentiellement ceux que l’on appelait les juifs de l’Est (Allemagne,  Europe Centrale et Orientale).  Langue errante et vernaculaire par excellence,  le yiddish a émergé au moyen âge aux alentours du 13ème siècle. Elle s’apparente à de multiples dialectes germaniques venus se greffer sur des bases d’hébreu, d’araméen et d’ancien français. La première inscription en yiddish date de 1242 et provient d’un fragment de prière qui se trouve actuellement à la bibliothèque d’Israël. Le premier texte littéraire en yiddish est le manuscrit de Cambridge en 1382. Le yiddish peut s’écrire de deux façons. Pour les puristes, on utilisera des caractères hébraïques, pour les plus « modernes » des caractères latins.

Au 14ème siècle, suite aux nombreuses persécutions dont ils font l’objet en Europe Occidentale, les juifs remontent massivement en Europe Centrale (Bohême, Pologne, Lituanie, Hongrie, etc…). Le yiddish  se transforme en profondeur au contact de ces cultures et s’enrichit alors  de locutions en langues slaves : Tchèque, Ukrainienne, Biélorusse, Polonaise et Russe. Parallèlement, au développement de l’imprimerie, de nombreux textes en yiddish sont édités, le plus souvent des bibles et des ouvrages religieux.  Il faut préciser que les femmes n’avaient pas accès aux études religieuses, réservées aux hommes, et que pour elles, seuls les livres de prières écrits en yiddish leur étaient accessibles. 

Au 18ème siècle,  les populations juives d’Allemagne et  d’Autriche abandonnent le yiddish pour la langue allemande en accord  avec la Haskala (mouvement  de pensée juif, influencé par le mouvement des lumières) d’où le mépris qui s’ensuivit pour ce « jargon » des ghettos, stigmates d’un passé détesté et emblème d’une culture rejetée en bloc comme irrémédiablement obscurantiste.  Néanmoins et malgré la naissance du Hassidisme qui argumente sur la sacralité de la langue hébraïque, donnant le départ d’une littérature d’ambition et de fiction, les intellectuels juifs continuèrent à écrire en yiddish, langue parlée par les couches populaires de la société, afin de continuer à diffuser leurs idées au plus grand nombre, ce qui ne les empêche pas de s’en prendre au Hassidisme perçu comme un frein à la modernisation sociale.  

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Au 19ème siècle L’industrialisation et l’urbanisation des populations font du yiddish la langue du prolétariat juif et favorisent  la sécularisation de la culture traditionnelle.  La presse écrite et le livre, diffusés en masse à des prix abordables deviennent accessibles à l’ensemble de la communauté. Les troupes de théâtre se multiplient.  A la fin du 19ème siècle, la lutte pour le développement du yiddish est entreprise avec ferveur par le BUND (mouvement ouvrier juif). Cette langue parlée par les communautés juives d’Europe Centrale et Orientale se répandra dans le monde, principalement  en Amérique du Nord avec les vagues d’immigration de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle (dues principalement aux pogroms incessants dans toutes ces régions). 

Le 19ème siècle voit naître également une langue : la Klal  shprakh, avec une grammaire normalisée et un enseignement universitaire. Elle est fondée sur le yiddish lituanien. Cette langue a pour objectif de «lisser » les différences entre les dialectes et donne au yiddish  une plus grande uniformité et respectabilité.  A cette époque le yiddish intègre dans son vocabulaire de nombreux mots issus du grec ou du latin, dans le lexical politique, technologique ou scientifique.  Samuel Joseph Finn (1820-1890 avec d’autres auteurs lituaniens ont créé les fondations de l’historiographie de la littérature juive en yiddish. 

Le yiddish grâce à une langue stabilisée dans sa forme, devient un outil de création littéraire intimement lié à la tradition religieuse. Mendele Moîcher Sforim, Sholem Aleykhem, Isaac Leib Peretz donne à la littérature yiddish ses lettres de noblesse. Le yiddish est revalorisé, sa littérature s’ouvre sur le monde et suit le 20ème siècle. 

Le yiddish a toujours eu son importance pour les juifs de l’est. Obligés de résider dans des endroits spécifiques décidés par le tzar et/ou le gouvernement en place, ces zones appelées  shetelt  (bourgade juive) dans les campagnes et  zone de résidence en ville, n’étaient pas clos de mur, mais regroupaient les populations juives d’une région. Bien souvent  ces populations écartées des non juifs (goys) vivaient en marge et ne parlaient pas la langue du pays dans lequel ils résidaient. Le yiddish était la seule langue qu’ils connaissaient et qui leur permettaient de se faire comprendre des autres juifs vivant ailleurs, dans d’autres régions ou pays. 

En 1934 Staline crée  Le Birobidjan une région autonome juive  situé à l’extrémité orientale de la Russie, à  la frontière Russo-Chinoise. Les juifs sont vivement encouragés à s’y installer. Au début, la région autonome accueille des milliers de personnes, qui devaient y organiser une certaine vie nationale juive. L'oblast a une langue officielle : le yiddish, l’hébreu étant considéré alors comme une langue liturgique donc contraire à l’idéologie soviétique, et de ce fait, la vie culturelle en yiddish se développe progressivement : un théâtre juif est créé en 1934, et un journal en yiddish, « L'étoile du Birobidjan » parait régulièrement. Des écoles en yiddish se développent pour faire face à l'afflux de nombreux migrants avec enfants.

Parallèlement, aux Etats-Unis, la littérature yiddish commence à se développer après la 1er guerre mondiale, et ce, toujours en raison des pogroms, des changements de frontières : régions anciennement polonaises devenant  hongroises, russes et/ou allemandes, etc… ce qui engendra de grands déplacements de populations. Isaac Bashevis Singer  Qui émigra aux Etats-Unis en 1935 et obtint le Prix Nobel de littérature en 1978 en est le plus illustre représentant. 

Le yiddish étant proche de l’allemand, il est tout naturel  qu’un Allemand et un Juif de l’Est se comprennent mutuellement même si certains mots d’origines slave ou hébraïque nécessitaient au juif de trouver d’autres mots pour se faire comprendre, car même si les concordances du yiddish avec l’allemand sont  nombreuses, les différences sont importantes.  Dans tous les cas, une personne parlant  allemand  pouvait aisément circuler  dans certaines parties de l’Europe de l’Est. 

 

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A la fin des années 1930,  environ 11 millions de personnes parlaient le yiddish et principalement en Europe (Russie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Hongrie).  Dès 1940 de nombreuses collections ancienne juives au caractère précieux, des documents d’une valeur inestimable, des incunables,  des camions entiers de livres religions ont été détruits. La Shoa de la seconde guerre mondiale, a pratiquement anéanti le monde juif, sa culture et le yiddish. 

Entre les années 1940-1950 les purges soviétiques vont bon train et une féroce répression s’abat  sur les intellectuels et les locuteurs du yiddish. En 1948 toutes les écoles juives sont fermées y compris les orphelinats, jardins d’enfants et classes juives de Lituanie, Biélorussie et d’Ukraine.  Toutes les collections de folklore, de dialectologie des institutions académiques juives de Minsk et de Kiev sont détruites. Les auteurs yiddish interdits, y compris au Birobidjan. 

Mais depuis quelques années, le yiddish semble renaître de ses cendres. La Maison de la Culture Yiddish – Bibliothèque Medem à Paris participe à la mémoire juive et dispense divers cours : de langue, de littérature, et t organise différents ateliers : théâtre, concerts,  chants, rencontres avec des écrivains et des traducteurs, etc…pour adultes et enfants.  Le musée d’Art du Judaïsme à Paris, organise des concerts de violons à prix très réduits par rapport à l’Opéra, voire même certains sont gratuits (réservations à faire très à l’avance).

11 mai 2014

Tatoueurs - Tatoués-

Tatoueurs et tatou+®s 019Cette exposition se tient au Musée du Quai Branly  à Paris -  du 06 mai 2014 au 18 octobre 2015.

Prix d'entrée 9 euros, mais possibilité pour 11 euros de la coupler avec l'exposition "Indiens des Plaines".  Prévoir plus d'une heure de queue si vous venez aux alentours de 14 h. Les photos sont autorisées sans flash.

Cette exposition nous présente toute la dimension contemporaine et esthétique du tatouage ; elle retrace aussi bien l'ancienneté, l'omniprésence, et la diversité des formes de taouage que la richesse et la qualité esthétique des oeuvres contemporaires.

Cette exposition montre de nombreuses oeuvres et objets, allant de la figurine Egyptienne du XIXème siècle avant J.-C. aux créations temporaines des tatoueurs qui ont été sollicités, en passant par des peintures et dessins de tatouages ou des films rares. Cette exposition offre un éclairage ethnographique et sociologique sur une pratique universelle et plurimillénaire, en y associant un questionnement artistique.

Il n'y a jamais eu véritablement une histoire écrite du tatouage pour diverses raisons. Le fait qu'il s'agisse d'un art éphémère puisqu'il est censé disparaître avec la peau qui le porte, mais également parce qu'au cours des siècles en divers endroits de la planète, le tatouage a été réprimé par les colonisateurs et les religieux en particulier. Le tatouage s'est toujours transmis en personnes initiées de tatoueur à tatoueur.

Dès le milieu du XIXème siècle en Europe,  puis plus tard aux Etats-Unis, des tatoueurs ont revendiqué le titre de  "tatoo artists". Ceux qui sont appelés Maîtres Tatouteurs et qui sont reconnus par leurs pairs, sont incontestablement des artistes : on reconnait leur main, c'est à dire leur composition, leur utilisation des couleurs, leur trait, leur sujet, ainsi que leur façon de poser leur création sur un corps.

Cette exposition est organisée en séquences avec de nombreuses vidéos sur les différents pays et les diverses manières de procéder aux tatouages. 

Du global au marginal : La rue, l'armée, la prison.

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 Sideshows : "Spectacles", artistes de cirque.

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 Nouvelle donne : Le Japon, La Chine, les USA, l'Europe.

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 Renouveau du Tatouage traditionnel avec l'Océanie, Taïti, les Iles Marquises, La Nouvelle-Zélande, Les Iles Samoa. 

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 L'Asie avec : La Thaïlande, Bornéo-Indonésie, Philippines.

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 Les Nouveaux Territoires avec : Les Latinos et les Chicanos.

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 Mon avis : Volodia

Nous (Roudoudou et moi) avons beaucoup aimé cette exposition, qui est très riche tant aux niveau des oeuvres et objets présentés, que dans sa mise en scène, et dans les explications données.

Nous avons eu les éléments pour comprendre le pourquoi et dans quel contexte certains tatouages étaient exécutés. La signification des dessins et motifs, leur représentation sociale.

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Nous avons vu les différents moyens de tatouer et de poser l'encre. Certains sont traditionnels, d'autres plus modernes utilisant l'impulsion électrique, d'autres fabriqués avec les moyens du bord (prison).

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 Important également, sur des estrades étaient suspendus ou posés des membres en silicone (matière imitant parfaitement la chair humaine) ornés de tatouages représentatifs d'un artiste renommé.

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Le tatouage n'est jamais anodin, qu'il soit ethnique, ou social, il représente toujours une partie de la vie de la personne qui le porte. Certains de ces tatouages m'on rendu plus que triste comme ceux destinés à marquer les humains comme du bétail, notamment celui des personnes déportées, ou de ces femmes Arméniennes  emmenées en esclavage par les Turcs en 1920 et vendues à des maisons closes. Tatouées par les souteneurs pour décourager toute velléité d'évasion.

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A partir du moment ou le tatouage est fait de façon volontaire, et en tout conscience à savoir qu'il va rester à vie  je ne trouve rien à redire. Mais quand je vois que pour répondre au dictat de la mode certains (aines) se font tatouer, je trouve que là ça relève de la débilité profonde, car les implications sont nombreuses notammement une marginalité que l'on peut se permettre ou non d'assumer :  difficultés à trouver du travail, synonyme de forte tête dans l'armée (même dans la marine), ancien tôlard, etc...

La vidéo faite avec nos photos personnelles est dessous :

Tatoueurs & Tatoués Musée du Quai Branly

26 avril 2019

Trans FTM et susceptibilité mal placée

 

Harnais

Il y a quelques temps, sur un forum, nous a été relaté la mésaventure d'un trans ftm, voir ci-dessous :

Un jeune homme trans a raconté une cuisante mésaventure dans un établissement Londonien, lequel se défend de toute discrimination. 

https://www.gaystarnews.com/article/trans-man-sauna/#gs.84ijzu

On connaissait la polémique qui a fait rage cet été au Royaume-Uni sur l’inclusion des femmes trans dans les espaces féministes et lesbiens. 

C’est en quelque sorte le reflet masculin de cette controverse qui s’est produit à la fin du mois dernier dans un sauna gay de Londres. 

Un jeune homme trans de 26 ans avait décidé de visiter un Sauna en compagnie d’un copain. Non sans avoir au préalable vérifié sur le site web qu’il n’avait pas de politique spécifique sur les clients trans. 

«Il n’y avait rien qui dise que les hommes trans n’était pas les bienvenus», raconte-t-il à GayStarNews. 

Mais au bout d’une heure de déambulation entre hammam et cabines, un membre du staff s’est présenté à lui et l’a prié de quitter les lieux, en répétant que c’était «un espace masculin». 

«On m’a dit que je n’étais pas autorisé à rester à cause de mes parties génitales», explique-t-il. En effet, le jeune homme est non opéré. Par contre, il est reconnu officiellement en tant que personne de sexe masculin. Il a ainsi montré son passeport à l’employé, qui n’a rien voulu savoir. 

«On m’a dit que si j’avais eu des seins et une bite, ç’aurait été; mais pas un vagin.» Une humiliation, selon le jeune homme. 

Le Sauna a confirmé l’incident, déclenché selon lui par la plainte d’un client. La direction s’est justifiée en plaidant l’excès de prudence. Le staff n’était pas sûr que sa licence municipale l’autorisait à accepter des personnes «en cours de transition» – ce qui s’est pourtant révélé être le cas. 

Le client a été remboursé, assure le sauna, qui lui a présenté ses excuses. GayStarNews rappelle que la loi sur l’égalité en vigueur depuis 2010 au Royaume-Uni sanctionne la discrimination visant les personnes trans. 

Mon avis : Volodia

En principe j’évite de me mêler des affaires des trans, parce que la transidentité est un sujet  non seulement complexe mais très douloureux psychiquement pour les personnes concernées et qu’il est très difficile d’avoir une conversation soutenue sur ce sujet avec elles étant donné leur état d'esprit...

Toutefois, je ne peux résister à commenter cet article, car c’est un sujet récurrent chez les transsexuels (ftm - femme vers homme), de même que les sites de rencontre où semble-t-il ils rencontrent des difficultés à trouver chaussure à leur pied, et se font souvent "rembarrer"  sans ménagement.

Dans l’article qui nous occupe et, même si pour cette personne  l’humiliation a été cuisante, et au risque de passer pour transphobe, j’estime que le sauna a eu raison. Ce n’est pas la place d’un ftm surtout n’ayant pas effectué sa réassignation d’identité en totalité (chirurgie).

Pour une fois, mettons nous à la place des clients de ce sauna. Ils viennent pour se relaxer, voire trouver un partenaire d’un soir ce qui veut dire, pour qui s’est déjà trouvé dans ces endroits voir (lien ci-dessous) :

http://volodia.canalblog.com/archives/2009/12/21/16237565.html

Cette personne n’ayant pas le physique conforme à ce qui est attendu, peut génèrer pour qui serait intéressé, une déception et une frustration, voire même être considéré comme voyeur.

Il faudrait, et c’est un vœu pieux, que les transsexuels (et là je parle surtout pour les ftm) comprennent et se mettent dans la tête que certains endroits ne sont pas faits pour eux (sauna, lieux de drague gays, et sites de rencontres gay). Non non non, même en arborant  une musculature impressionnante et une profusion de tatouages (pour faire plus viril). Rien à faire, ils vous manque le principal pour ces lieux ou la plupart des clients viennent pour avoir des relations intimes, point final !

Il n’y a aucun transphobie là-dedans, la plupart des transidentitaires (nouveau mot à la mode) sont acceptés dans les milieux lgbt que ce soit des bars, des restaurants, et autres lieux de rencontres tant qu’il n’y a pas d’enjeux sexuels car comme ils le disent eux-mêmes la transidentité concerne "le genre" et n’a rien à voir avec la sexualité. Mais cela est valable des deux côtés vous ne pouvez vous revendiquer d’être d’un genre différent de celui auquel vous appartenez physiquement et vouloir une sexualité identique aux ci-genres (injure suprême) en allant sur des sites de rencontres. On vous renverra toujours en pleine figure ce qui vous manque et /ou que vous avez réellement dans le pantalon, et parfois sans ménagement.

La seule chose dont vous pouvez vous plaindre, c’est le manque de courtoisie, de délicatesse, voire la grossiereté dont certains font preuve, mais là encore vous subissez sur lesdits sites la dure loi de la sélection de même que les hommes cis-genre (voir lien ci-dessous) :

http://volodia.canalblog.com/archives/2016/04/18/33684024.html

Je suis gay, pas bi et ne partage mon lit qu’avec des hommes. Lorsque j’étais plus jeune ,il m’est arrivé de rencontrer des hommes avec qui j’aurais pu avoir une aventure et bien évidemment s‘ils m‘avaient attiré physiquement j’aurais pu « consommer ». Sans être un « queutard » (quel horreur ce mot !)

Si à ce moment l’homme en question m’avait dit je suis ftm, sans le planter là et sans lui faire de remarques humiliantes je lui aurais fait comprendre que je n’étais pas intéressé, mais je suis certain que quoi qu’il en soit et quelle que soit ma façon de procéder, je l’aurais blessé et ça sans intention de faire mal. Mais dans mon lit, je veux un homme complet et non un « homme »  dont l'intimité féminine ne me procure au mieux qu'indifférence et/ou au pire que dégoût.

Il faut arrêter de jouer les offusqués ou d'accuser de transphobie à tort et à travers. Si un ftm va dans un sauna ou sur un site de rencontre gays c’est qu’il s’attend à trouver un homme avec tous ses attributs donc il est normal que ce soit pareil pour le futur partenaire. S'il ne veut pas de remarques quant à ce qu'il a ou n'a pas qu'il aille sur un site trans, ça existe aussi ! 

19 novembre 2021

Le troll

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Comme toutes les personnes possédant une chaîne Youtube, un site Internet, tenant un blog et/ou ayant un compte sur un quelconque réseau social, vous avez certainement eu affaire à cet (te) énergumène, qui passe son temps à commenter de façon, toujours négative, voire de manière injurieuse de préférence, les contenus et les écrits que vous postez sur la toile.

Si vous n'avez pas activé la modération des commentaires, vous vous apprêtez à subir un harcèlement plus ou moins continu, jusqu'à ce que l'importun se lasse et/ou trouve une autre victime digne de son fiel. 

Etant de nature curieuse, oui je sais, je suis impénitent, je m'interroge sur les motivations de ces individus. Quel intérêt, quel jouissance, proche de l'orgasme, pour certains (nes) de perdre leur temps sur des chaines et/ou des blogs afin de trouver, celui ou déposer leur déjection ? Quelles pulsions les poussent à s'inscrire sur des sites avec des pseudos à la mord moi le noeud, ou ils/elles ne postent aucun contenu, mais qui leur permettent d'avoir accès aux chaînes ou aux blogs dont ils/elles veulent insulter les dépositaires ? A ce jour, je n'ai pas encore trouvé, si vous avez une idée je suis preneur !

Normalement, on regarde ou on lit machinalement un contenu. Si on aime on poursuit, voire on revient sur le site qui nous a plu. Si on n'apprécie pas, on passe son chemin. Le dépôt d'un commentaire vient d'une pulsion émotionnelle ou on fait part au dépositaire de la chaîne ou du blog de l'impression qu'a procuré ledit contenu, qu'elle soit positive ou négative. Et comme nous sommes bien élevés, on reste poli et dans la mesure lors de la rédaction du commentaire.

Ah bah non, le troll commente n'importe quel contenu, qu'il/elle a bien souvent lu en diagonale, mais cela lui suffit pour se montrer désobligeant, vulgaire, obscène, et injurieux, le plus souvent faute d'arguments. S'agit-il d'une pulsion ou d'une attitude réfléchie, visant à attirer l'attention sur son petit moi dans l'espoir d'une réponse sur le même ton, et ainsi engager la conversation pour une justification, une dispute ???

"Toujours très courageux", le troll se crée des pseudos à la pelle et des adresses mails bidonnées, ou bien navigue tout simplement sur la toile avec un VPN afin qu'on ne puisse pas remonter jusqu'à eux/elles. Mais toujours ce besoin irrépressible de laisser une trace négative de leur visite.  (Respire un bon coup chéri (e), un bon ramonage de cheminée et tu verras, ça ira mieux !).

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Perplexe, et n'arrivant pas à comprendre ce qui se passe dans leur esprit perturbé et malsain, je me les représente comme des êtres solitaires, frustrés et coincés dans une petite vie ou leur parole n'a aucun intérêt pour leurs interlocuteurs. Primaires dans leur réflexion pour ne pas dire incultent, ce qui se vérifie souvent au vu de la pauvreté des mots et/ou expressions employés (hum les cours du soir existent et devraient vous permettre d'améliorer grandement votre conversation).

Racistes, jaloux, envieux, esprit étriqué ? certainement un peu de tout cela, car quel que soit ce que vous publiez, ces tristes sirs trouvent quelque chose  de déplaisant à redire (quel culot, vous n'aviez sollicité personne). Le dépositaire de la chaine ou du blog a-t-il un physique différent de celui attendu, et vlan une attaque sur son apparence (bien fait pour toi). Une religion différente et c'est reparti pour une provocation. Un contenu LGBT et c'est une injure homophobe .

Sachant que l'anonymat d'internet induit presque automatiquement et de manière inextinguible ce genre de comportement, je n'y prête guère attention, prenant plus en pitié ces décérébrés, certaines personnes ayant un tel besoin d'exister et de le montrer quitte à le faire par des moyens plus que discutables.

Donc, comme beaucoup et par périodes, je subis ce harcèlement de trolls filles ou garçons en fait ce sont plutôt des filles, (et alors mesdames, jalouses,mmm ?) qui se font un malin plaisir de me traiter de : sale russe, sale pd. Hum oui, mais pourquoi sale ? je suis propre, je vous l'assure. Je me lave tous les jours  (si, si, puisque je vous le dis) certains (nes) ne peuvent en dire autant. Quant à être russe, et pd, pourquoi m'en formaliserais-je, puisque c'est vrai !

Dernièrement, le dernier troll en date a été une pauv' fille qui m'a laissé en commentaire : j'aime pas les PD, oui et ? Effectivement ma chérie, ça ne risque pas de t'arriver. D'ailleurs, la même voyant que je ne répondais pas à ses provocations, est allée déposer ses aigreurs sur le blog de mon mari, qui lui non plus n'a rien répondu, ayant l'esprit  bien au-dessus de cet égout ambulant.  Mais bon puisque tu insistes et pour te répondre sur le même ton : J'aime pas les greluches et encore moins les greluches à moules ! 

Je plaisante car je ne réponds jamais, n'ayant pas de temps à perdre en niaiseries. Les commentaires de mes blogs et de ma chaine youtube étant modérés, ils basculent directement dans les spams que je supprime en lots au fur et à mesure. Mais bon, vous les trolls, pourriez m'éviter cette manipulation qui il faut bien l'avouer se révèle fastidieuse. 

15 janvier 2017

The Color Line - Musée du Quai Branly à Paris

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cette exposition s'est tenue du 04/10/2016 au 15/01/2017

Elle avait pour objet le rôle joué par l'art dans la quête d'égalité et d'affirmation de l'identité noire dans l'Amérique de la Ségrégation. L'exposition rend hommage aux artistes et penseurs africains-américains qui ont contribué, durant près d'un siècle et demi de luttes, à estomper cette "ligne de couleur" discriminatoire.

Si la fin de la Guerre de Sécession en 1865  a bien sonné l'abolition de l'esclavage, la ligne de démarcation raciale va encore marquer durablement la société américaine. L'exposition The Color Line revient sur cette période marquante aux Etats Unis à travers l'histoire culturelle de ses artistes noirs, cibles majeures de ces discriminations.

Les historiens américains considèrent habituellement que la ségrégation débute en 1877 avec les lois dites "Jim Crow" qui sont mises en place à la fin des douze années de la période de reconstruction (période qui suit l'abolitation de l'esclavage en 1865). Il faudra attendre près d'un siècle pour que ces lois racistes soient abolies en 1964 par Lyndon B. Johnson qui promulga Le Civil Rigths Act, donnant enfin une satisfaction, au moins égale, aux longues et dures luttes menées par les Africains-Américains contre la condition qui leur était faite.

L'appellation "Africain-Américain" est utilisée de façon généralisée depuis la fin des années 1980. Cette évolution de vocabulaire utilisée pour parler des noirs américains depuis la ségrégation a été adoptée par et pour les noirs américain, elle affirme leur double identité à égalité. De nombreux termes, certains profondément raciste comme coon ou nigger, ont été utilisés par les blancs pour désigner les noirs aux Etats-Unis. Paradoxalement le terme nigger (ou nigga comme disent aujourd'hui les rappeurs) a aussi été utilisé par les noirs entre eux, alors que dans la bouche d'un blanc, il demeure une insulte intolérable. L'adjectif  colored, plus neutre, a beaucoup servi pendant la période de la ségrégation et a été repris  dans l'intitulé de la NAACP, La National Association for the Advancement of Colored People fondée en 1910. Certains autres termes ont été assumés par les intéressés eux-mêmes comme Negro ainsi que se désignait le grand écrivain Ralph Ellison. L'expression New Negro quant à elle a été lancée par le philosophe Alain Locke pour caractériser les acteurs de l'effervescence culturelle des années 1920 qu'on a ensuite baptisée Harlem Renaissance.

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Les années 1960-1970, marquées par de nombreuses violences, l'ont été sur le plan linguistique par l'utilisation généralisée du terme Black : Black Power, Bkack Muslim, Black Panthers, panters, Black is beautiful. Quant à l'Africain-Américain la date précise de l'apparition de cette apellation est difficile à repérer, mais le pasteur Jesse Jackson l'a utilisée dans un discours de 1988.

Des thématiques racistes du vaudeville américain et des spectacles du 19ème siècle à l'effervescence culturelle et littéraire de la "Harlem Renaissance" du début du 20ème siècle, des pionniers de l'activisme noir au réquisitoire de la chanteuse Billie Holiday, ce sont près de 150 ans de production artistique - peinture, sculpture, photographie, cinéma, musique, littérature ... qui témoignent de la richesse créative de la contestation noire, dont les artistes présentés dans cette expositin ont presque toujours été des marginaux en leur temps.

Les photos de l'exposition se trouve dans le côté album du blog.

Mon avis : Volodia

Très belle exposition, très riche tant au niveau culturel que par la diversité et le nombre des oeuvres présentées. Ces lois ont permis un racisme d'Etat en faisant passer les noirs pour des sous-hommes, et de ce fait, légitimer toutes les exactions commises à leur encontre.

Les oeuvres exposées en témoignent, mais mettent également en exerguent la volonté de ce peuple de vouloir exister en tant qu'hommes ! et de montrer le long chemin parcouru pour gagner une dignité et des droits, par seulement civiques, mais d'avoir droit au respect tout simplement, le droit de marcher debout la tête haute et non le devoir de descendre du trottoir pour laisser passer la race qui se croit supérieure. 

Grâce à cette exposition, j'ai enfin pu comprendre pourquoi les africains-américains de l'époque surexposaient leur photo, pour paraître plus blanc, idem le fait de se faire défriser les cheveux. Vouloir être accepté à tout prix, au risque d'en être ridicule à vouloir un physique impossible à atteindre et de perdre son identité !

24 octobre 2017

« Les forêts natales » arts d’Afrique équatoriale atlantique

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Cette exposition se tient actuellement au Musée du Quai Branly jusqu’au 21/01/2018. 

et nous invite à un parcours au cœur de l’immense forêt équatoriale, une forêt chaude et humide, traversée de fleuves qui forment un environnement unique. Elle est un foyer de création qui s’exprime principalement à travers deux types d’objets : 

. des statues reliées au culte des ancêtres (une pratique partagée par des  populations différentes telles que les Fang ou les    Kota. 

. des masques liés au entités spirituelles qui contribuent au bon fonctionnement de ces sociétés. 

Il s’agit du plus grand ensemble de productions artistiques d’afrique équatoriale atlantique du 17ème au début du 20ème siècle jamais exposé.

Au fil du parcours, nous allons comprendre ce qui caractérise un style et comme les échanges entre les différents peuples de cette région ont défini une diversité de styles reconnaissables. 

Les groupes culturels représentés peuplent une vaste zone correspondant aujourd’hui à la République de Guinée Equatoriale, au sud de la République du Cameroun, à la République Gabonaise et à l’ouest de la République du Congo. Ils résultent de migrations ou de déplacements de populations intervenus depuis le 14ème siècle. 

Tout en s’appuyant sur les traditions orales et les expériences de terrain, l’exposition présente différentes séries stylistiques en comparant les formes, les patines, les décors et les matières de nombreuses œuvres, constituant ainsi une véritable histoire de l’art africain. 

Le nord de l’Afrique équatoriale atlantique :

Le culte des ancêtres est au cœur de la vie spirituelle des Fang, qu’il s’agisse de la chance, de la fécondité des femmes, du succès à la chasse ou encore de la richesse. Les précieuses reliques familiales sont conservées dans des boîtes d’écorces cousues. Elles sont protégées par des gardiens de reliquaire statuettes qui matérialisent l’ancêtre.

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l'Est de l’Afrique équatoriale atlantique :

Le culte des ancêtres des Kota rappelle celui des peuples Fang. Cependant la représentation de ces figures d’ancêtre, les gardiens de reliquaire, est tout à fait différente et se caractérise par l’utilisation de lamelles et de plaques de fer,  de cuivre et de laiton.

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 Apparenté aux Kota, les Mbede pratiquent également le culte des ancêtres. Ils sculptent des figures qui sont, elles-mêmes, des boites-reliquaires, ou qui abritent une cavité dorsale dans laquelle sont conservés des ossements ainsi que des ingrédients magiques. 

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Le Centre de l’Afrique équatoriale atlantique :

Les grands masques ovales et colorés des Galwa sont couverts de fibres végétales. Ils apparaissent lors de l’okukwe, une danse en l’honneur de l’esprit d’un ancêtre vénéré, protecteur du village. Ils se caractérisent par un jeu d’aplats de couleurs ocre, blanc et noir opposés, ce qui est aussi le cas chez les Aduma.

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Le Sud de l’Afrique équatoriale atlantique :

Les Punu sculptent des masques qui évoquent la 1ère femme : La Mukaukila. Ils sont souvent couverts de kaolin, une terre blanche, couleur de la mort, de la même manière que les masque tsogho-vuvi

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Mon avis : Volodia 

J’ai visité cette exposition en continuité avec celle de l’Afrique des Routes, qui m’inspirait plus par les interconnections qu’elle avait avec d’autres  pays (Afrique du Nord, Orient, Asie, Europe), d’autres peuples, d’autres cultures. 

En principe, je n’apprécie pas l’art africain, que je trouve, lourd, grossier dans son exécution et sa représentation. Mais ne m’y intéressant pas, je ne le comprends certainement pas et vice versa. Toutefois, malgré mes a priori, et si certains « gardiens des reliquaires » m’ont paru dénué d’intérêt, tant il y en avait d’alignés avec tous la même forme. D’autres par contre m’ont fortement étonnés, voire impressionnés par leur beauté, leur pureté, et/ou encore par la grâce qui s’en dégageait.  Alors bien sûr,  je suis bien incapable de parler d’une culture que je ne connais pas, je ne peux que vous faire partager mon ressenti devant tant de beauté que je n’imaginais pas trouver dans cet art, dont bien souvent on ne nous montre que la même facette !

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