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15 août 2021

Quelques jours de vacances

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Nous sommes pour quelques jours en vacances du Tréport dans la Seine Maritime, ou mon conjoint possède une résidence secondaire. Cela nous fait du bien de nous retrouver tous les deux, après ces quelques mois particulièrement difficiles psychologiquerment et financièrement, pour tous les deux. En effet, si mon compagnon ne m'avait pas aidé j'aurais été obligé de prendre un prêt de l'état pour assumer toutes mes charges et je serais plus ou moins endetté. De son côté, il ne fait aucun spectacle, ses tournées sont annulées et il a été obbligé de puiser dans ses économies. Il a trouvé un petit job d'appoint mais ce n'est pas son métier, celui-ci consistant à faire connaître son art de la danse classique indienne.

Bref, il a vendu son appartement parisien afin de limiter les charges et recherche maintenant une résidence principale en province ou les biens à vendre sont plus abordables et souvent plus confortables en m2. En attendant, nous visitons, mais il semblerait que depuis la crise du COVID les gens sont  friands d'un retour à plus de normalité, de vérité et tout le monde se jette sur les biens. Les agences nous ont dit qu'un bien mis en ligne partait en 3 jours. Et nous nous en sommes aperçus car les maisons que nous avions sélectionnés ont été vendues pratiquement dans la journée de la mise sur le site. Tout se vend, à n'importe quel prix. Il n'y a plus de marché de l'immobilier, c'est l'offre et la demande. On ne désespère pas. Roudoudou à un budget modeste mais conséquent pour la région et il peut payer cash, étant contre le crédit, pour le vendeur, cela nous donne un point d'avance. Si nous ne trouvons pas nous envisageons de changer d'endroit. Nous aimons tous les deux beaucoup la Bretagne. Toutefois, il y a un obstacle conséquent à considérer, la plupart des villes sont inondables, donc...

En tout cas, Subra va beaucoup mieux, il s'est débarrassé matériellement du passé et envisage l'avenir avec sérénité. Je ne reçois plus de coup de pied la nuit et nous retrouvons notre intimité, quelque peu oubliée après toutes ces difficultés. Nos journées se passent entre petit déjeuner au calme, Déjeuner et/ou dîner de même, avec parfois le restaurant. Quant aux soirées, quand dire, elles sont amoureuses après 14 ans de vie commune et bien que nous soyons toujours fous l'un de l'autre, notre intimité était un peu laissée de côté en raison de soucis, d'horaires décalés et peut être d'une libido en berne. Mais ça y est, tout est oublié et redevient comme au premier jour de notre rencontre. Il se lâche enfin, lui qui a toujours été si réservé, si pudique et je n'ai qu'un souhait, que notre amour perdure !

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15 octobre 2022

Amiens - Cathédrale

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En septembre de cette année, nous avons pris quelques jours de vacances dans la maison nouvellement acquise par mon compagnon. Etant à quelques kilomètres d'Amiens, nous en avons profité pour visiter la ville.

Je ne sais au juste pourquoi, ou plutôt certainement en raison des "on dit" nous avions un à priori vis à vis de cette ville, pensant à tort je le reconnais volontiers, qu'elle était peuplée de gens "bas du front" pour ne pas employer les termes trop péjoratifs de "Cas sociaux". Comme quoi les gens sont vraiment malveillants, car nous avons trouvé cette ville très propre, très jolie avec de magnifiques chefs d'oeuvres architecturales, des rues larges, des gens sympathiques au premier abord et des boutiques à la pointe de la mode que ce soit en décoration ou en habillement. Beaucoup de monuments et musées à visiter, dont la Cathédrale (hum, je crois que c'est une cathédrale) et la Maison Jules Vernes, etc... 

Mais il est vrai que sortie des villes méditerranéennes, ou plus à la mode de Basse Normandie beaucoup de personnes ignorent la beauté des Hauts de France. Mon compagnon possédait déjà un appartement sur la Côte d'Opale et lorsqu'il a vendu son appartement sur Paris, qui faisait double emploi avec le mien. Il a racheté une grande maison toujours sur la Côte d'Opale, dans la même ville, et nous ne le regrettons pas.  Nous avons la mer, et une très belle campagne aux alentours.

Bref, nous sommes arrivés à Amiens par l'autoroute n'ayant pas réussi à trouver le chemin par les départementales. Nous avons déjeuné sur place en face de la Cathédrale que nous nous sommes fait un devoir, mais surtout un plaisir de visiter.  

Chef d'oeuvre de l'art gothique si j'ai bien retenu les explication, c'est la plus grande cathédrale de France. A l'extérieur autour des portes figures de curieuses statues....

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A l'intérieur, nous avons été extrémement surpris par la hauteur des voutes, les magnifiques vitraux, les retables et les peintures encore visibles sur les pierres. 

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Nous avons commis l'erreur de suivre les panneaux indicatifs pour nous rendre à la Maison Jules Verne ce qui contrairement à ce qui était annoncé sur lesdits panneaux : 15mn à partir de la cathédrale, nous a pris plus de 30 mn de marche et encore nous avons eu un mal fou à trouver ce musée, celui-ci  étant situé dans une petite rue montante mal indiquée. Mais ceci fera l'objet d'un autre post.

Le retour a été tout aussi compliqué que notre arrivée, même raison, nous nous sommes perdus dans la campagne pendant environ deux heures roulant au petit bonheur en essayant de retrouver la départementale et/ou l'autoroute ce qui nous a gâché un peu la journée. Nous sommes rentrés à 21H30, en plus d'être épuisés, roudoudou était de mauvaise humeur (ce qui est suffisamment rare pour que je m'en inquiète), car nos minettes étaient toutes seules dans le jardin et, n'avaient pas mangé n'ayant plus rien dans leurs assiettes. Je comprends son angoisse, car cela faisait seulement 15 jours que nous les avions accueillies chez nous.

Si vous voulez voir d'autres photos de Amiens, et de la cathédrale, rendez-vous dans l'album photos du blog

17 juin 2013

Titanic - Exposition du 01/06 au 15/09/2013 Porte de Versailles à PARIS

P1010546Je dois avouer ne pas être fan de l’histoire du Titanic, racontée sous toutes les formes et montée en films à gros budget romancée à souhait. Toutefois, mettant trouvé dans le quartier de mon roudoudou pour avoir aéré son appartement et relevé son courrier pendant son absence et ne sachant comment occuper mon dimanche après-midi, j’y suis allé faire un tour.

Après avoir affronté une queue relativement fluide, et pris mon billet à l’entrée, il m’a été remis en plus d’un audiophone me donnant des explications sur chaque photo et/ou objet numéroté, une carte d’embarquement comportant au verso le nom d’un passager, la classe choisie, sa destination et le motif, etc.. réplique exacte de celle détenue par les véritables passagers du Titanic.

Nous découvrons sur les murs de la première salle d’exposition, des photos des journaux d’époque, relatant les circonstances du naufrage, l’appel de détresse et la photo de l’officier radio, ainsi que deux maquettes du bateau.

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Dans les salles suivantes, les murs se couvrent de photos nous montrant les ingénieurs qui ont conçu et réalisé le projet, les plans, sa technologie, ainsi que des schémas pour nous aider à comprendre et situer les répartitions du bateau, ainsi que les classes. Au milieu de ces salles, sont exposés sous vitrines, divers objets remontés des eaux, tels : objets de toilettes, flacons de parfum, monnaie et billets de banque, vêtements, vaisselles, bijoux, etc... 

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Au fur et à mesure que nous traversons les salles d’exposition, nous pénétrons un peu plus dans l’intimité du bateau et des personnalités s’y étant embarquées, des portraits muraux sont là pour nous les rappeler ainsi que leurs histoires. Nous parcourons les cursives reconstituées, ainsi que les cabines des 1ères classes très luxueuses avec chambre, salon, salle de bain dont tout le mobilier est en acajou serti de bronze. Pour les 3ème classe, le confort est plus spartiate puisque les lits sont superposés et ressemblent plus à des caisses de bois, d’autant que les voyageurs pouvaient s’y entasser à 10 par cabine.

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Une salle à manger  a également été reconstituée avec son mobilier, ses ustensiles de cuisine et sa vaisselle. Les menus pour les différentes classes sont affichés et l’on peut alors mesurer la différence de traitement des passagers selon la classe sous laquelle il voyage (rareté et complexité des mets servis). 

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En quittant les appartements des voyageurs, on pénètre au cœur du bateau, dans la salle des machines où s’entassent les ouvriers, les photos mises sur les mur nous rappellent que si pour certains c’était une croisière d’agrément pour d’autres, il en était tout autrement. Nous pouvons nous rendre compte de l’épaisseur des portes étanches 

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P1010539de la grosseur des vis et des écrous. Reconstitution est faite de l’ultime rencontre entre l’iceberg et le bateau. Au milieu de cette dernière salle, sont présentés différents appareils de navigation, au mur, la liste et les noms des passagers ayant survécus ou non  - (en regardant au verso de la carte d'embarquement qui vous a été remise à l'entrée vous pourrez ainsi voir si "vous avez survécu") - ainsi qu'un petit film nous expliquant la rencontre entre le bloc de glace et le bateau.

La visite se termine bien évidemment par la boutique ou l’on peut acquérir nombre de reproductions et/ou d’objets, de cette tragédie, tous plus laids les uns que les autres avec le nom Titanic figurant en grosses lettres sur chacun d'eux. mais également de magnifiques et très intéressants ouvrages racontant l’épopée de ce navire, du projet, à son naufrage en passant par sa construction, sa vie en propre, ainsi que celles de ses passagers les plus prestigieux.

La vidéo de l'exposition faite avec nos photos personnelles :

 

Mon avis : Volodia

Malgré l'endroit où se déroule l'exposition (de grands hangards) celle-ci est très bien mise en scène. Dès notre entrée dans la première salle on est tout de suite mis dans l'ambiance d'autant que les salles suivantes ont des lumières tamisées, vaguement bleu pour imiter les fonds marins, un peu orange lorsqu'on arrive vers les portes étanches et la chaufferie.

J'ai été étonné du nombre d'objets ayant pu être remontés du fond des eaux et surtout leur bon état malgré des années dans les profondeurs. Les explications et commentaires entendus dans l'audiophone suffisent à vous mettre dans l'ambiance au point que je me suis pris au jeu, et que c'est de bon gré que je me suis laissé guidé au travers des salles, à ressentir l'atmosphère qui se dégageait de tous ces vestiges.

Malgré tout, même si voyager sur ce paquebot fait un peu rêver, je ne peux m'empêcher de penser aux ouvriers et surtout aux machinistes qui faisaient avancer ce géant des mers. Le rêve n'était pas pour tout le monde loin s'en faut et ma compassion va plutôt à ces humbles qu'à ces personnalités prestigieuses et nantis qui le peuplaient.

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En bref, c'est une exposition très intéressance et chargée d'émotion, qui n'a rien à voir avec les romances dont on nous a rabattu les oreilles et les yeux. Et c'est avec un plaisir non dissimulé que j'ai passé cet après-midi. 

7 mai 2014

Sur la déportation des homosexuels (les)

triangle rose

Pour remettre les choses dans leur contexte, et surtout savoir de quoi il s'agit et de quoi on parle : entre autre du refus des déportés politiques et raciaux d'accueillir lors de la commémoration de la déportation les organisations homosexuelles.

Aux risques de jeter un pavé dans la mare et de me faire lyncher, je peux comprendre le refus desdites organisations des déportés, d'accepter d'unir ce jour du souvenir avec des homosexuels. En effet, lorsqu'on se penche sur ce passé, on doit bien reconnaître qu'il est peu glorieux pour les homosexuels qui pour la plupart avait dans un premier temps bien accueillis le nazisme, qui glorifiait certaines valeurs et les corps sains et qui ont eu, pour certains, des amis faisant parti de la S.A, de la SS, de la Wermacht, et ce, aux plus hauts grades.

Ils ont été déportés oui, mais, beaucoup parce que leur ami en avait assez d'eux, ou parce qu'ils étaient trop compromettants pour leur carrière. Parce que dès 1933, et malgré la surveillance dont il faisait l'objet, malgré le risque d'une seconde déportation pour certains, ils s'obstinaient à draguer dans les endroits publics et "consommaient" au dépit de toute prudence les parcs et autres lieux interlopes. Le film "Bent" britannique de  Sean Mathias illustre très bien la réalité de ce qui a été, à savoir :

Sous l'Allemagne Nazie en 1934, Max, qui fréquente les lieux interlopes de la capitale du Reich, vit avec Rudy, un danseur de cabaret Rudy. A la suite du meurtre brutal d'un S.A dont il venait de faire la conquête par des SS, sensuit une fuite tragique au cours de laquelle Rudy est tué et qui se termine pour Max à Dachau.........

Par ailleurs,  si dans les camps, certains ont fait l'objet d'expériences médicales, ils ne l'ont pas été plus que les autres déportés jugés comme racialement indésirable tels les juifs, les tziganes, et les handicapés physiques et mentaux. Nombreux sont ceux qui ont trouvé "des planques" dans les services de l'infirmerie grâce à certaines "complaisances", se sont pavanés en blouse blanche à travers les camps alors que les autres déportés trimaient sang et eau dans les carrières, les usines souterraines. Ne croyez pas que ce sont des contre-vérités Il suffit de lire :

"Etre sans destin" de Imre Kertész,déporté seul à l'âge de 14 ans à Buchenwald, puis Zeitz

"...Lorsque je me suis relevé, mon voisin de droite me demande rapidement si j'avais eu mal. Je lui dis exprès à haute voix : "pas du tout" "Alors, jugea-t-il  tu ferais mieux de t'essuyer le nez" j'y portais la main, effectivement mes doigts se tachèrent de rouge. Il me montra comment renverser la tête en arrière pour arrêter le saignement, et à propros de l'homme en noir, il fit la remarque suivante : "c'est un tzigane". Puis après un bref moment d'hésitation, il ajouta "Il en est, c'est incontestable". Je ne comprenais pas très bien ce qu'il voulait dire et lui demandait le sens de cette expression. Alors il eut un petit rire et dit ; "Un Pédé quoi !" Dit comme ça je savais déjà de quoi il s'agissait, plus ou moins je crois,..."

" La nuit" de Elie Weisel  qui a été déporté avec son père en 1944 à l'âge de 13 ans et qui raconte à propos du camps de Buna :

"... Notre Chef de tente était un Allemand. Le visage d'un assassin, les lèvres charnues, les mains pareilles aux pattes d'un loup. La nourriture du camp ne lui avait pas mal profité : c'est tout juste s'il pouvait se remuer. Comme le Chef de Camp, il aimait les enfants. Aussitôt après notre arrivée, il leur avait fait porté du pain, de la soupe et de la margarine. (En réalité, cette affection n'est pas désintéressée : les enfants faisaient ici l'objet, entre homosexuels, d'une véritable traite, je l'appris plus tard)..."

et d'autres témoignagnes encore dont je n'ai pas les livres sous la main.

Les kapos eux-mêmes avaient tous leur "pilpul" qu'ils choisissaient dès la sortie des trains et/ou leur arrivée au camps, et ce, pour éviter, les coups, la chambre à gaz ou un peu de nourriture pour eux et leur famille, ces gamins subissaient les assauts des kapos et de leurs "confrères" lorsqu'ils se recevaient. Toutefois, on ne peut pas dire qu'il s'agissait pas de pédophilie à proprement parler, mais plutôt de remplacer les femmes absentes dans les camps.

Donc non que je veuille minimiser l'innommable, car il n'y a pas d'excuse à martyriser un être vivant, aucune excuse pour valider l'horreur. Je veux simplement dire pourquoi je comprend la réticence des déportés politiques et raciaux à accepter les organisations homosexuelles lors de la commémoration du souvenir de la déportation. Ce besoin que nous avons de nous vouloir martyr pour notre orientation sexuelle.

28 décembre 2012

Exposition Yue Minjun - L'ombre du fou rire

1Présentée à la Fondation Cartier du 14 novembre 2012 au 17 mars 2013.

L'exposition présente un choix d'oeuvres réalisées au début des années 1990. Ces toiles parmi les premières de Minjun sont très importantes tant elles témoignent d'une recherche et d'une définition progressive de son style. La représentation est encore réaliste et les physionomies des visages très diversifiées. Il choisit ses amis pour sujets. Mais peu à peu, de nombreux éléments stylistiques propres à son travail, prennent place dans ses toiles : le portrait, la répétition, l'absurdité des situations ou encore la représentation d'éléments réels, comme certains monuments historiques.

Peu à peu, les différentes physionomies s'effacent et tous les visages commencent à ressembler à celui de l'artiste qui se met en scène dans des situations extraordinaires, improbables, ou très poétiques. Parfois, le visage se déploie en gros plan, la bouche grande ouverte sur l'ensemble de la toile. Ces oeuvres laisse le spectateur face à la capacité de variation infinie de l'artiste et rappellent aussi une tradition surréaliste où certaines toiles avaient pour intention de rendre visibles les mondes du rêve, de l'imaginaire et de la pensée.

Yue Minjun compare l'élaboration de ces toiles immenses qui semblent raconter une histoire à certaines scènes de dessins animés : l'expression du visage change peu, alors même que les situations dans lesquelles il se met en scène sont toutes marquées par la stylisation des formes, l'absurdité ou la cocasserie. Pourtant l'artiste ne donne aucune indication quant à l'histoire de ses tableaux.

 imagesCATYBBEKA propos de l'auteur :

Né en 1962 à Daquing, dans la province du Hei Long Jiang en Chine, Yue Minjun peint d'abord en amateur, avant de partir étudier l'art en 1985 à l'école normale de la province du Hebei.

C'est dans la communauté d'artiste du village du Yuanmingyan, près de Pékin, au début des années 1990 qu'il commence à définir son style et trouve le sujet qui deviendra ominiprésent dans ses toiles : le rire.

Au même moment se développe le "réalisme cynique", un courant artistique qui se caractérise par un désenchantement face aux mutations socio-politiques de la Chine et dont Yue Minjun a souvent été considéré comme l'un des principaux  représentants.

Après une participation remarquée à la 48ème biennale de Venise en 1999, Yue Minjun acquiert une renommée internationale et ses oeuvres entrent dans de nombreux musées et collections du monde entier. Aujourd'hui, il poursuit son activité dans son studio près de Pékin et est considéré comme  l'un des artistes les plus influents de sa génération.

 

Mon avis : Volodia

Tout d'abord, nous ne connaissions pas la Fondation Cartier ni l'endroit où elle se trouvait. Il s'avère qu'on nous indique de descendre à Montparnasse, alors qu'elle se situe plus près du métro Raspail soit deux stations de métro plus haut. Et bien évidemment, nous avions pris l'avenue Raspail dans le mauvais sens (c'est de ma faute je sais que les premiers n° démarrent à la Seine donc le 261 se trouvent en haut et non en bas), bref ...

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La Fondation Cartier est un grand bâtiment tout en verre, entouré d'un jardinet  ou trône malicieusement  3 salons en pierre ? composée de deux, trois spacieux fauteuils de style, peint en orange (très sympathique).

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A la caisse comme à l'intérieur, nous sommes prévenus, les appareils photos, les portables sont interdits. Seules prises autorisées : la photo de l'exposition située sur le boulevard et celles du jardin (en trichant un peu on arrive péniblement à prendre à partir du jardin, quelques toiles, ce que nous avons fait sans vergogne).

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L'exposition proprement dite est géniale, nous étions sous le charme et c'est pour notre part, un visage affichant un sourire communicatif,  certainement niais, mais béat d'admiration que nous avons offert aux autres visiteurs, toutefois, je me dois de m'interroger sur le travail de l'artiste, à savoir va-t-il rester original ou va-t-il être reproduit à la chaine comme tout ce qui nous vient de Chine ?

Ma réflexion provient d'un magasin situé rue de la Verrerie dans le 4ème arrdt de Paris, qui affiche des toiles de cet artiste mais reproduit en je ne sais combien d'exemplaires à moins que ce ne soit déjà des copies ??? Le galériste français dont j'avais fait la connaissance il y a environ deux ans lors d'une exposition de ces toiles à la foire de Paris, m'avait dit alors, qu'il avait vécu deux ans en Chine et qu'il était le seul sur Paris à vendre ce genre de peinture. Il exposait des toiles faites à la demande et/ou à la chaine en Chine ? (j'avais déjà remarqué que certaines des toiles en vente étaient en plusieurs exemplaires, seules les couleurs changeaient). 

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13 septembre 2015

Oh mon amour je t'aime (5)

Jeune homme endormi dans un fauteuilSi le dimanche matin, je travaille, je ferme mon magasin vers 13h-13h30, selon la clientèle et le monde qui reste encore au marché, hum oui, ma librairie se trouve en plein milieu ce qui m'assure une clientèle de passage assez régulière trois fois par semaine.

Je rentre à la maison aux environs de 13h30-14h, le temps que le dernier visiteur s'en aille et que je passe chez le fleuriste prendre mon bouquet du dimanche pour S... Môssieur se pâme devant les anémones (lorsque c'est la saison) et les pivoines comme actuellement. Il a une préférence certaine pour ne pas dire exclusive des fleurs aux teintes, rouge, cerise, grenat, violette, fushia, orange et jaune. Aussi, je veille à ce que la fleuriste ne me mette que des fleurs de ces couleurs dans le bouquet.

Lorsque je suis arrivé chez nous, il m'attendait et m'avait déjà servi ma vodka, ne voulant pas être en reste, après lui avoir offert les fleurs, qui furent accueillies comme il se doit (avec force remerciements), je lui ai à mon tour préparé un giz fizz. Nous avons conversé agréablement le temps de siroter nos apéritifs puis nous sommes passés à table pour déguster un byriani de gambas. Je suis persuadé que le meilleur restaurant de Paris, n'en fait pas d'aussi bon.

Comme il était de réprésentation en soirée, et qu'il se sentait fatigué n'ayant pratiquement pas pu se reposer de la semaine, nous avons convenu de rester chez nous. S... à fait une petite sieste, avec sa minette, pendant que je m'attelais à une traduction (nos charges ayant dépassé toutes les augmentations prévues, pour les assumer, je fais des petits travaux). Je l'ai réveillé pour le thé et nous avons repris notre conversation jusqu'à ce que soit l'heure pour lui de partir.

Histoire de prendre un peu l'air et de voir d'anciens amis, je suis allé au Wolf boire un verre. J'y ai rencontré Sergeï, puis Davidek est venu ce joindre à nous et c'est en groupe que nous avons trainé nos guêtres rue des Rosiers, pour terminer chez Ptizmann devant des begels aux pâvots. Roudoudou en étant "fou", j'en ai rapporté pour lui. En principe il dîne et soupe avec la troupe mais, au cas ou il aurait une petite faim supplémentaire en rentrant et/ou avant de se coucher, je sais que cela lui fera plaisir.

Aujourd'hui c'est mon jour de repos complet, par contre lui travaille jusque tard dans la nuit et c'est demain, jour de relâche qu'il sera tout à moi. J'en salive de contentement. Il se réveillera sûrement tard le matin mais ensuite, il viendra me tenir compagnie au magasin et quoi de plus agréable pour moi que de le voir fouiner dans les rayonnages, compulser les catalogues de bouquins pour finir par s'asseoir dans le fauteuil qui lui est normalement ,réservé mais dont sa minette lui dispute la préséance.

Il finira par s'endormir (le chauffage étant près de lui, ça aide).C'est avec une tasse de thé et/ou de café, ou qui sait, par le va et vient des clients autour de lui, qu'il finira par se réveiller l'oeil rond étonné, les lèvres encore gonflées de sommeil avec sa minette elle aussi endormie sur ses genoux , ayant de guerre lasse abandonnée une partie perdue d'avance. Ce sont ces moments simples et ou nous ne sommes que tous les deux que j'aime, mais qui je dois bien en convenir se font rares.

26 novembre 2015

Exposition Diego Tolomelli -

Diego TolomelliOrganisée par le Musée de l'Erotisme à Paris de Novembre 2012 à Mai 2013.

Diego Tolomelli  nait à Pavie (Italie) en 1974. Il termine  avec succès ses études de géomètre mais préfère s'engager dans une voie artistique. Il commence  alors à étudier dans un atelier où il apprendra l'art du vitrail avec la technique Tiffany.

En 1998, il décide de partir à Londres. Diego Tolomelli est un artiste unique tant par son expérience technique que par sa volonter de pousser l'art du vitrail vers un nouveau public. Comme beaucoup d'artistes contemporains, il s'intéresse aux thèmes de l'érotisme et de la subversion ; Il s'est inspiré de Pierre et Gilles, Gilbert et George, Edward Burns-Jones, Harry Clarke, mais aussi d'artisans médiévaux anonymes. Il a appris son métier en travaillant dans les ateliers de vitraux les plus prestigieux en Angleterre, tels que le John Hardman Studios qui l'a contacté après l'avoir repéré sur le marché de Portobello où il vendait  des pièces en verre de sa création.

imagesCAN3VL5JAvec le John Hardman Studios, Diego a travaillé sur certaines commandes spectaculaires comme les "Houses of Parliament Millenium Window's", des vitraux pour Elisabeth Taylor ou encore pour la Cathédrale Sainte Rose de Tokyo. En 2007, il rentre en Italie pour  se "réchauffer" et "sécher" du climat britannique. Il travaille alors pour un studio renommé mais malheureusement en déclin. En 2008, il décide de faire cavalier seul. Après une année d'exploration prolifique, Mario Miele, un organisme de bienfaisance à Rome lui propose sa première exposition personnelle dans le cadre d'une vitrine des jeunes artistes gays.

A la suite de cette FAG OFF, il est invité à un projet singulier à Rome : organiser une exposition privée nocturne pourune plus grande  mixité des genres. Les vitraux de Diego furent accrochés au mur de la boîte qui hébergeait l'évènement et furent très bien accueillis par le public. Ensuite, il travaille  à deux projets inhabituels : le premier  est un vitrail illustrant la couverture du roman érotique intitulé "Draquala" de William Maltese : le deuxième est un grand vitrail façon cathédrale pour le futur musée de l'érotisme d'Edimbourg représentant des scènes érotiques dans le style "Decameron". En 2008, Diego est également demi-finaliste pour le concours "Signature Erotique".

En 2009, il expose à la galerie Ferraro, juste à côté de la Cité du Vatican et la galerie Mondo Bizarro lui commande une série de décorations de Noël "déviantes" pour leur boutique. Entre 2008 et 2009, la presse italienne et internationale découvre Diego Tolomelli et ses étonnants vitraux qui, sont des "vitraux pas catholiques". Entre 2009 et 2010, Diego se consacre  au développement de son atelier Iko Studio. En 2011, il quitte Rome pour l'ombrie où il travaille à ses nouvelles créations et où il organise des stages de formation à l'art du vitrail.  2012 est l'année de la première exposition personnelle de Diego Tolomelli à l'étranger. C'est celle qui nous est présentée actuellement par le Musée de l'Erotisme et que nous sommes allez voir avec bonheur.

Quelques photos de cette exposition ci-dessous :

 

3 novembre 2012

Scène de vie intime

1156Quelles sont belles, étroites, rondes, et fermes à la limite de la dureté, leur velouté, leur couleur ambrée, le léger duvet affleurant à la surface, les fait ressembler à de magnifiques abricots bien murs, dont ont n'a qu'une envie mordre dedans à l'envie, le tout en douceur bien entendu, il serait dommage d'abimer de si jolis fruits.

C'est assez rare que je puisse les admirer ainsi, en prenant mon temps, sans risquer d'être interrompu par l'arrivée brutale d'une serviette et/ou d'une couverture, et je dois avouer que je savoure chaque instant qu'il m'est donné d'admirer, de caresser ce que je suis bien souvent amené à imaginer car cachés à ma vue par d'encombrants vêtements.

Mon amour s'est endormi sur le ventre repu d'amour, les draps et couvertures repoussés, car il a eu chaud, fait tout aussi rare que ce qu'il me présente sans vergogne. Allongé à son côté, je ne peux qu'admirer sa plastique. Petit, de taille plus comme un Maldivien que comme un Tamoul. Bien proportionné toutefois, une musculature apparente, toute en longueur, et couvert de poils longs et soyeux. Mon amour en a le torse, les jambes et les avant bras recouverts, et depuis quelques mois, un léger duvet sur les fesses J'adore. Qui a osé dire que les poils c'étaient moches, désagréables au toucher et faisaient ressembler les hommes à des animaux. Encore quelques uns qui n'y connaissent rien. En le caressant, j'ai l'impression de caresser son chat, et chose curieuse, chaque poil semble vivre indépendamment des autres, les sensations ressenties par mon chéri sont "électriques" pour mon plus grand bonheur.

Lorsque je me serai lassé de contempler le côté pile, je sais qu'en l'embrassant doucement, il se retournera me faisant cadeau du côté face, et je dois bien avouer que l'endroit vaut l'envers. Ses petits têtons perdus dans la toison du torse ne demanderons qu'à se durcir sous mes lèvres et l'action de ma langue. Son sexe actuellement au repos dans les replis de son nid, ne demandera qu'à s'éveiller et prendre vie pour ma plus grande joie.

Mais chut, pour l'instant laissons le reposer, il sera toujours temps de le réveiller. 

27 octobre 2012

FIAC 2012 du 18 au 21/10/2012 à PARIS

4Après l’exposition Jacques Emile Blanche à la Fondation Pierre Bergé, nous nous sommes rendus à la FIAC qui se tenait au Grand Palais, puis dans les jardins des Champs Elysées et des Tuileries.

Qu’en dire ? Nous savions que les œuvres exposées ne nous correspondraient pas, mais par curiosité  pour avoir une idée de ce qui pouvait inspirer les artistes et connaître les tendances du moment, les aspiration du milieu de l’art, nous avons fait preuve de présence et surtout de constance.

Tout d’abord, l’entrée était assez onéreuse 35 euros, et si vous y ajoutiez le catalogue plus 35 euros, soit 70 euros, ou alors vous preniez le forfait avec catalogue 60 euros.  Roudoudou ayant moins de 26 ans a bénéficié d’un tarif réduit à 20 euros.                                                                   

Des œuvres du monde entier à «admirer» mais peu on trouvé grâce à nos yeux.  Eu égard aux

2objets intéressants, trop d’horreurs et d’objets hétéroclites et inintéressants.  Nous avons pu circuler tranquillement à l’intérieur du Grand Palais, les allées étant assez vides,  le prix d’entrée a du faire barrage… Le peu d’intérêt que je portais à cette exposition m’a permis d'être attentif à ceux qui se trouvaient autour de moi ; artiste exposants, galeristes, futurs mécènes et  éventuels clients, dont nous ne ferons pas partis vous vous en doutez, non seulement pour des raisons financières mais surtout de goût. (une toile blanche sans rien dessous restant une toile blanche) quant à trouver de l’esprit à un urinoir, désolé, la seule chose que cela m’inspire c’est, pardonnez-moi l’expression : d’y lever la patte.

Bref, un petit monde jouant un rôle, convenu d’avance, et difficilement supportable. L’artiste, assez ouvert (hum oui, faut vendre),  mais persuadé d’avoir «pondu la colonne» ce qui en clair veut dire : je ne supporte aucune critique négative,  tout juste interrogative, ce qui me

3permets de vous expliquer le cheminement de mon esprit ayant conduit à  l’aboutissement de mon œuvre. Le galeriste qui essaie d’attirer l’artiste qui lui semble le plus prometteur voir celui susceptible d’être sponsorisé par un mécène. Quant à l’acheteur éventuel, il suppute sur les chances qu’auront certaines œuvres de prendre de la valeur et si son investissement serait  récompensé. Tout ce petit monde parlant avec emphases,  avec force termes techniques, et suffisamment fort pour que les néophytes que nous sommes puissions en prendre plein les oreilles et soyons bouche bée d’admiration et d’envie.

A la sortie, nous avons prolongé notre visite hors les murs, dans les jardins des Champs Elysée ou avait été montés des préfabriqués tout aussi laids que ce qui y était présenté à l’intérieur. Entrée payante également : 15 euros pour chaque baraquement (hum, oui pas de petits profits). S… n’avait pas envie de poursuivre, aussi sommes-nous allés au musée des Arts Décoratifs, en passant par le jardin des Tuileries ou nous n’avons pu échapper à une suite de la FIAC, sauf que là c’était gratuit. De charmantes hôtesses donnaient aux promeneurs un catalogue répertoriant les œuvres, l’endroit ou elles étaient situées ainsi que leurs descriptions et explications. Comme les photos étaient autorisées, nous en avons fait de quelques unes des oeuvres qui nous ont un tant soit peu interpellées, et que je mets pour illustrer cet article.

En bref, la Fiac est une exposition, à mon sens, très surfaite.

21 octobre 2012

Du Côté de chez Jacques-Emile Blanche - du 11/10/2012 au 27/01/2013

du-cote-de-chez-jacques-emile-blanche_xlA voir, cette superbe exposition.

La Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent consacre cette exposition au peintre Jacques-Emile Blanche (1861-1942). Portraitriste incontournable de la fin du XIXème siècle qui a fréquenté dès son plus jeune âge les figures artistiques les plus emblématiques de son temps.

L’exposition se concentre sur sa période faste d’avant 1918 en réunissant plus de soixante-dix oeuvres du peintre dans un décor Belle Époque où l’on croisera le jeune Proust, Gide, Rodin, Cocteau, Debussy, Stravinsky, Degas, Mallarmé, Louÿs, Claudel… Elle révèle le regard libre de ce témoin exceptionnel d’un monde qui allait être emporté par la Grande Guerre.

Les toiles et dessins sont mis en scène dans un décor fastueux qui ce qui ne fait qu'ajouter à la préciosité de l'exposition. Les lumières y sont tamisées, l'ambiance feutrée on se croirait hors du temps. Roudoudou, il fallait s'y attendre, est tombé en extase devant une peinture représentant Nijinski dans un décor baroque. Dommage, mais nous le comprenons, les photos sont interdites, puisque la Fondation est privée. Aussi, nous sommes-nous "vengés" sur le catalogue.

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La Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent qui est l'ancienne maison de Haute  Couture s'est fixée trois missions :

. La conservation des 5 000 vêtements de haute couture et des 15 000 accessoires, dessinset  objets qui témoignent de la création d'Yves Saint Laurent durant quarante ans.

. L'organisation d'expositions de mode, peintures, photos, arts décoratifs, etc...

. Le soutien d'action d'actions culturelles et éducatives. 

 

8 novembre 2010

Morne et triste journée

l_5185070212cc4d119c55b9346f06eb40Roudoudou tire une tête d'une aune, mais je ne lui en veux pas car je sais pourquoi. Quant à Babouchka elle me téléphone régulièrement 3 fois par jour pour me demander si je passe le dimanche et/ou le lundi... Elle veillit et cela m'attriste. Elle qui était si dynamique, si vive d'esprit comme de mouvements, devient malhabile dans ces gestes et sa façon de se déplacer, me raconte une histoire qu'elle me répète un quart d'heure plus tard, ne se souvenant plus me l'avoir déjà conté. Elle devient comme ces charmantes petites vieilles qui vous bourre de gâteaux et de confiseries lorsque vous passez chez elle et qui se raccroche à la vie en buvant vos paroles, même les plus insignifiantes. Elle calme mes ardeurs, mon caractère belliqueux et mes humeurs impétueuses par de doctes sentences comme seule savent les trouver les personnes âgées qui ont vécu. Ma babouchka, ma petite mère russe...

Décidément ce mois d'otobre a été néfaste pour S... et novembre ne s'annonce guère mieux. Si encore il faisait un froid sec, mais cette pluie nous rend tous morose. Avec une seule idée en tête rester chez soi au chaud, avec un bon bouquin, un verre de vodka et son amour à portée de mains. Je déteste être ainsi, rien ne trouve grâce à mes yeux, même baboucka qui s'est allée à me faire un bortsch pour le déjeuner et devant lequel j'ai trouvé le moyen de chipoter alors que d'habitude je me "tiens bien à table".

Pour l'instant, mon rayon de soleil de la journée a été de voir les prix littéraires. Je n'apprécie pas spécialement Houllebecq, j'aurais préféré que le goncourt aille à Mathias Enard pour son superbe livre "parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants", je suis content pour Virginie Despentes auteure engagée ayant son franc parler et ravi ainsi que roudoudou pour Abdellah Taîa qu'il ait le prix de Flore. Nous adorons ces livres écrits avec beaucoup de vérité, de sincérité et de délicatesse.

Roudoudou travaille ce soir, il va donc souper avec la troupe à la fin de la représentation. Shivana et moi allons donc diner en tête à tête, elle son steack haché et moi une omelette ça va vite à faire, c'est pas compliqué et ça remplit bien. J'irai chercher mon petit S...vers minuit. Hum oui, je ne suis pas tranquille lorsqu'il rentre seul à la nuit tombée surtout par les transports en commun.

15 août 2011

Son Excellence Otto - Musée de L'érotisme

son Excellence Otto

Otto a vu le jour l’année 1896 (c’est du moins ce qu’il prétend). Survivant en bonne forme pour son âge présumé, il vit aujourd’hui à Paris. Entre ses duels improvisés, ses errances génitales et ses beuveries de carabin, Otto taquine la plume pour, dit-il, tromper l’abyssal ennui de l’existence» et entretenir le double mythe d’une longévité inexplicable et d’un passé glorieux qu’aucun historien n’est venu entériner à ce jour.

Un conteur d’obscénités

Son Excellence Otto est l’auteur du Foutre de guerre (Tabou, 2006) et de La Philosophie dans le devoir, les deux premiers volets d’une vaste autobiographie que justifie une existence riche et prolongée (voir plus haut), s’apparentant parfois à une interminable farce de mauvais goût.
 
Du monde qui l’entoure, il a choisi de ne retenir que les laideurs et les fautes qu’il se plaît à décrire sans retenue ni complaisance, en soulignant d’un style volontairement fleuri les détails les plus sordides. En observateur scrupuleux, et de nature parfois ombrageuse, il juge, avec moquerie, haine ou dédain, mais jamais sans humour, ce que chaque jour fait de petites gloires et de grands fiascos. Mais il sait aussi retourner l’arme contre lui, en individu lucide et sceptique, qui n’a pas la vanité de se croire infaillible ni de prétendre à l’unanimité, ce signe douteux de qualité. Car savoir rire de soi, c’est pouvoir rire de tout.
 
Fiasco - L'échec triomphant

Un aristocrate libertaire Personnalité ubuesque et félinienne, toute en baisemains et claquements de talons, E. Otto est le trublion bien connu d’une scène parisienne affranchie de certains tabous, qu’il hante de sa silhouette baroque et martiale.

"Abandonnés, interdits, condamnés, censurés, perdus...ces audacieux projets présentés au Musée de l'Erotisme sous forme d'affiches de grand format (en noir et blanc), n'ont jamais été menés à terme et constituent  une étonnante topologie  de l'égarement, n'ayant eu d'autres conséquences qu'une bonne frayeur pour les rares témoins et un amer dépit pour leur créateur."

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Mon avis : Volodia

C'est toujours avec plaisir et un grand intérêt que je vais voir les expositions temporaires du Musée de l'Erotisme. Celle-ci se tient du 29.06.2011 au 01.09.2011. Réservée aux adultes avertis bien évidemment.

Amateur de mauvais genre et de transgressions artistiques cette exposition est pour vous. 

 

16 août 2011

Alex Varenne - Musée de l'Erotisme à Paris

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Pour qui me connait, je ne suis absolument pas intéressé par la gent féminine avec laquelle je ne me sens aucune affinité. Toutefois n'étant pas sectaire ni égoîste, j'ai pris le temps (puisque j'étais sur place) de visiter l'exposition de cet artiste, ceci afin de vous en rendre compte, mesdames - qui vous vous en doutez ou vous le constaterez, par vous-mêmes, a "le goût des femmes", car peut être plus que l'amour, Varenne aime les femmes

P1080023Alex Varenne est né en 1939 et est un dessinateur et auteur de bande dessinée érotique. Après ses études il devient enseignant d'arts plastiques.

Cette exposition est une introduction à l’oeuvre foisonnante, à la fois sexuée et graphique, d’un libertin moderne Varenne ne ressemble à rien, il vient d’un autre univers: celui de la peinture et de la vie rêvée des fantasmes.

Avec ses histoires sophistiquées pleines de références et de citations, avec son trait moderne, pas forcément séduisant, qui peut paraître un peu «difficile», avec ce choix intransigeant du noir et blanc, Varenne tient une place à part dans l’univers de la BD érotique. Il ne fait aucune concession à la vulgarité, il travaille pour un public d’esthètes. Cette exigence a son revers, elle l’a empêché de toucher un large public. Mais il reste l’un des plus grands auteurs du genre. Je le place parmi les cinq meilleurs dessinateurs érotiques de bande dessinée, au même rang que Guido Crepax – avec lequel il partage ce goût de la belle image sans concession commerciales, Georges Pichard, Milo Manara et Georges Lévis. Henri Filippini

Le goût des femmes : Ses tableaux de genre n’ont pas de filiation marquée avec d’autres auteurs de bande dessinée. On y discerne surtout les influences mêlées de la peinture chinoise et des estampes japonaises, de l’expressionnisme abstrait et du pop art, de l’art classique aussi. Au fil des cases, les poses photographiques alternent avec des compositions aux allures de statutaire bien vivante. Et le censeur se rassure: c’est de l’art, monsieur, pas du cochon !

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L'exposition se tient au Musée de l'Erotisme à Paris, de Juin à Octobre 2011, musée ouvert tous les jours de 10h le matin à 2h le matin. - Adresse : 72 boulevard de Clichy 75018 PARIS - Tel 01.42.58.28.73 - Prix entrée 9 euros. (photos autorisées)

Mon avis : Volodia

Cette exposition est située au 4ème étage du musée. Les oeuvres d'Alex Ravenne sont traitées de 3 façons : bandes dessinées, le trait est net, précis,  les couleurs franches, parfois criardes et/ou à la plume en noir et blanc. D'autres, bien que le trait reste précis , sont traitées avec des couleurs plus douces façon "grands maîtres" avec des objets figuratifs mettant en valeur les chairs et participant à une savante mise en scène. Ce sont celles que je préfère.

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Hum oui, s'il aime les femmes tant mieux pour lui mais je dois avouer que de voir toute cette intimité féminine dévoilée dans tout ce qu'elle a de personnelle, m'a mis un peu mal à l'aise. Ceci dit c'est une exposition intéressante.

Mes photos sont là : https://picasaweb.google.com/100427006735614065445/AlexVarenne?authkey=Gv1sRgCI_bh8rK2e2QKQ#

  

5 octobre 2011

Yom Hakippourim de l'an 5772 יום הכפורים

"Ketiva ve-hatima tova"

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Du 07/10/2011 au 08/10/2011 à la tombée la nuit, pensez-y !

Cette année, j'ai décidé que nous irons (Tzipora, roudoudou et moi) à la Schull avec des membres du Beit Haverim. Cela me permettra de vivre un moment fort de spiritualité tout en ne reniant pas mon homosexualité. Bien que ce ne soit pas sa religion S...s'intéressent aux rites et jusqu'ici, je ne peux que me louer de son attitude. Sa curiosité naturelle pour tout ce qui lui est étranger fait qu'avant de venir, il me pose moultes questions sur la signification, les usages et n'a jusqu'ici jamais commis d'impair et sa gentillesse fait qu'il a été accepté sans problème.

Bien évidemment hormis les personnes du Beit Haverim, les autres membres de la communauté ne savent ce que nous sommes. Je ne vois pas l'utilité, ni l'intérêt de choquer par des attitudes, des révélations et/ou des revendications déplacées. Chacun son époque et son monde le respect commence là !

24 avril 2012

Le outing

1Est la révélation publique de l’homosexualité d’une personne sans son consentement. Toutefois, il n’y a outing d’un point de vu juridique (c'est-à-dire la possiblité de porter plainte au tribunal pour atteinte à la vie privée) que si la révélation est publique, à savoir produite et diffusée sur papier ou tout autre support avec ou sans image.

Cette révélation connait différent degré selon qu’elle concerne une personne plus ou moins "dans le placard" (non ouvertement homosexuelle).

La presse et la plupart des mouvements homosexuels considèrent comme délateur et improductif cet acte violent qu’est le possible outing.

 "… L’homosexualité est confinée à la sphère privée et assignée au silence. On peut tout dire des gays et des lesbiennes sauf leur nom…(Act Up)".

Or, depuis quelques années, je constate qu’entre ce qui est dit et ce qui ce fait, le fossé est au moins aussi large que le Grand Canyon. Cf : "la polémique" sur le récent décès de Richard Descoings à qui certains font le reproche d’avoir été gays pour une certain public et ne pas l’avoir été pour un autre.

Pour ma part, peu importe que la personne ait ou non révélée son homosexualité. J‘ai pour principe et pour éthique qu‘on ne doit pas juger une personne sur ce qu’elle fait en fonction de son orientation sexuelle qu’elle soit connue, dévoilée ou non. En vertu de quoi s’arrogerait-on ce droit ? Qui sommes-nous tous, les uns et les autres, pour nous permettre de porter un jugement sur ce qui est soit disant bien ou mal pour la communauté homosexuelle ?

Didier Lestrade que par ailleurs, j’apprécie pour beaucoup de choses se permet de dire que l’homosexualité ou le lesbiannisme d’une personne se doit d’être révélée surtout si elle est publique, pour servir d’exemple à de jeunes gays mal dans leur peau. Ah bon ! S’il suffisait de ça pour que tous les jeunes et moins jeunes gays ou lesbiennes mal dans leur peau se sentent mieux ça se saurait !

 http://www.rue89.com/2012/04/11/mort-de-descoings-ceux-qui-ne-font-pas-leur-coming-out-et-les-autres-231044

imagesCAUYF8BGNul n’a à donner des leçons de vie, voire de morale, aux autres. Chacun est libre d’étaler sa vie en place publique ou non. De quel droit certains s'arrogent-t-ils le droit de dévoiler l'intime d'une personne ? Nous n’avons pas à nous ériger en donneur de leçon quelque soit notre nom, les fonctions et/ou le statut que nous occupons au sein de la communauté gay, qui soit dit en passant n’est pas si tolérante quelle veut bien le laisser supposer, car nous n’avons pas tous des âmes de militant ( moi par exemple, et sans vouloir m’avancer roudoudou).

 

25 février 2012

Le Fête de la République

Si vous vous rendez en Inde en janvier, et en particulier les 26 et 27, ne manquez surtout pas la Fête de la République. C'est une véritable merveille, une démonstration de la puissance militaire indienne bien évidemment, mais également une débauche de couleur, des uniformes reflétant l'empreinte de la domination britannique durant plusieurs siècles.

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Tous les ethnies indiennes semblaient représentées, tous les Etats, toutes les religions reconnaissables à leurs turbans et à la façon dont ils étaient drapés. Tous les Etats réunis pour ne former qu'une seule Inde, malgré les différences. Les indiens sont souvent en désaccord entre-eux (ethnies, castes, religions, intellectuels, bureaucrates, paysans) , mais ils ne font qu'un dès qu'une menace se profile à l'horizon. Ils savent mettre leurs différents de côté au profit de leur nation.

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Nous avons assisté à ce défilé lors d'un précédent voyage, et roudoudou était fier de me montrer la puissance de son pays, de me montrer que celui-ci était autre chose que ce que veulent bien nous en montrer les médias, ce que j'ai parfaitement compris. Je n'ai du reste pas été avare de questions, voulant lui montrer ainsi, que je l'aimais lui, son peuple et sa nation.

Les régiments ayant le plus de succès et qui étaient très attendus, sont ceux de l'aviation seul corps d'armée où les femmes sont représentées, et le régiment des cavaliers du désert perchés sur des chameaux somptueusement harnachés.  Malheureusement, bien que nous ayons été à l'affut depuis plus de 2 h avant le commencement des festivité, nous n'avons pu photographier tout ce que nous voulions y compris le régiment féminin la foule était trop compacte et les indiens très curieux de voir des femmes défiler en habits militaires.  

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29 janvier 2012

Oïe les vacances enfin !

LandingPage_GL_overview_001_lJe suis officiellement absent pour 4 semaines. J'ai laissé mon magasin dans les mains de Babouchka et de mon replaçant. Ce qui je l'avoue n'a été  pas une mince affaire. Dans quelques jours roudoudou et moi serons en Inde. Bien que notre budget soit un peu serré, il m'était plus que difficile de lui dire,  ah ben non, cette année ce n'est possible ! Il a tellement travaillé et ce fait une telle fête de revoir sa nounou qu'un refus aurait été inhumain.

Donc d'ici une dizaine de jours, nous serons dans le pays de mon amour. Nous commencerons par retourner dans le nord où il a quelques amis et où nous reprendrons contacts avec les villes et villages que nous avons particulièrement aimé. Puis nous redescendrons dans le Tamil Nadu, région dont il est originaire. Et sous toute réserve, nous ferons une incursion au Sri-Lanka pays que je ne connais pas mais dont j'ai beaucoup entendu parlé et avec qui je suis lié par la force des choses et de roudoudou. Mais tout dépendra de nos finances à ce moment là et surtout de l'état d'esprit dans lequel mon amour se trouve....

En attendant, nous n'avons que très peu de temps pour être à nouveau en forme et surtout boucler nos valises. Nous avons un gros avantage sur le touriste lambda c'est que nous descendons en pays connu et dans la maison familiale de S... ce qui fait que nous ne sommes pas obligés de penser à tout. Un oubli ne sera pas une catastrophe, nous trouverons éventuellement ce qui nous manque sur place.

Je vais à nouveau laisser les rennes à S... c'est son pays, c'est lui qui sait et moi qui me laisse guider. J'espère seulement ne pas être un paquet trop encombrant et pouvoir l'aider d'une façon ou d'une autre. Mais euh pour quoi ? Je ne parle pas la langue ou devrais-je dire les langues usitées et il se débrouille très bien tout seul pour notre confort et notre sécurité à tous les deux.

16 janvier 2012

Apathie

Les fêtes de fin d'année sont terminées, hum, ce n'est pas un regret. Non que j'ai spécialement eu à m'en plaindre, au contraire, mon magasin à cette époque de l'année ne désemplit pas. Paraît que les gens ne lisent plus ? Ah bon, c'est possible qu'ils lisent moins mais ils lisent encore et un peu de tout, heureusement. Cela va de la bande dessinée que je ne vends pas. Pourquoi ? parce que. Repourquoi, reparce que ! aux livres ayant obtenu un prix, en passant par les romans policiers et de science fiction qui ont le vent en poupe.  Cette période est celle ou je gagne suffisamment pour me verser un salaire correct, ce qui n'est malheureusement pas le cas les autres mois de l'année.

Toujours est-il que cette fin année ne se déroule pas comme prévue. Tout ce que nous avions prévu de faire avec roudoudou est tombé à l'eau, en raison de sa tournée à Rome. Un des danseurs prévu pour cette tournée étant tombé malade, le maître de ballet a demandé à S... s'il pouvait prendre sa place et il était hors de question pour lui de refuser (à la mort de ses parents, celui-ci l'a fait beaucoup travailler sachant qu'il avait besoin d'argent, et pour lui éviter de se retrouver seul avec lui-même.

Malgré cela, le 25 décembre, nous avons pu comme à l'accoutumé visiter des personnes hébergées en appartements thérapeutiques auxquelles nous apportons un peu de notre présence, et de menus cadeaux (confiseries pour ceux qui n'ont pas de régime particulier, pour les autres : bouquins,) et cette année S... a dansé pour eux. Ca lui avait été demandé l'année passée, comme une faveur, et ne voulant pas se faire prier, sachant que pour certains, ce serait peut être le dernier noël, il a fait une petite représentation de Baratha Natyam qui je dois le dire a été très appréciée.

Roudoudou est parti en tournée 2 jours plus tard.   Aussi, me suis-je retrouvé seul avec sa minette et babouchka. Nos ailleurs nos amies Maud et Chloée se sont proposées de m'aider à la boutique et Rome est sans conteste baucoup plus attrayant qu'un nouvel an avec moi ! Oulà, je ne me reconnais plus, quelle amertume se dégage de ces lignes !. Je suis injuste !

La_nuitToujours est-il qu'il m'a envoyé une photo, histoire de bien enfoncer le clou. Désespéré par tant "d'insouciance", je suis tombé dans une apathie où je me suis profondément enfoncé jusqu'à dimanche dernier, jour de son retour.

Durant ces trois semaines, je me suis lamentablement traîné de mon lit au magasin et du magasin à mon lit. La minette de S... pareillement, de son panier à notre lit et de notre lit au magasin squattant d'autorité le fauteuil où son petit maître adoré s'intalle à chacune de ses venues. Elle avait même réussi à se vautrer sur le pyjama qu'il garde derrière son oreiller le respirant et le têtant d'un air inspiré, avançant une patte agressive lorsque j'ai voulu m'en saisir pour le mettre à laver.

Et pour couronner le tout, je me suis cassé deux fois la figure dans la même journée. La première fois, en dévalant les marches du métro. Je ne sais comment je me suis débrouillé, je me suis retrouvé à plat ventre les bras projetés en avant des marches, la tête en bas, le reste du corps vautré sur les marches à la verticale. Un jeune homme (collégien) qui était derrière moi s'est gentiment proposé pour m'aider à me relever, Hum oui j'étais un peu étourdi, n'empêche que je me suis fait affreusement mal, les marches étant terminées par une barre de fer. Heureusement que ma canadienne, a amorti un peu ma chute. La seconde fois, c'était dans la rue. Le ciel éructait sa rage en soufflant et crachant comme s'il voulait foudroyer tout ce que ce trouvait en-dessous. Mon parapluie était ouvert et le vent s'est engouffré dedans comme dans une mongolfière, je ne pouvais le fermer et j'ai été tiré sur plusieurs mètres, finissant ma course contre un muret auquel je me suis raccroché avant de me retrouver à plat ventre. Re-humiliation, là c'est un confrère avec qui je venais de déjeuner qui m'a relevé.  Résultat, le poignet écorché et foulé et les genoux auréolés d'une ravissante couleur violette, tirant à présent sur le jaune verdatre. Il y a des jours de chiottes !

Si bien que c'est claudiquant et la main recouverte d'un bandage que je suis allé chercher S.. à l'aéroport. Succès boeuf garanti !

9 décembre 2015

Hanukkah - fête des lumières

Pour l'année 2011 - du 20 décembre au coucher du soleil au 28 décembre au coucher du soleil.

ihannukkahDepuis longtemps, hélas ! Jérusalem, la cité sainte, était au pouvoir des rois de Syrie, et le culte des dieux païens avait remplacé dans le Temple le culte de Jéhova. Mais un jour les Macchabées se lèvent enflammés de l'amour de leur Dieu et de leur patrie, exaspérés du joug de leurs vainqueurs. Ils arborent l'étendard de la liberté, se mettent à la tête d'une poignée d'hommes déterminés comme eux, battent leurs ennemis bien supérieurs en nombre et délivrent Jérusalem de la présence de l'étranger.

Juda Macchabée, après avoir fait renverser les autels où avaient sacrifié les gentils, fait reconstruire l'autel du vrai Dieu, y fait replacer les objets sacrés rebâtit le sanctuaire, purifie le temple, et allume les lampes dans les saints parvis, au son des instruments et du chant des Lévites. Cette fête, car c'en était une, appelée fête d'inauguration, en hébreu Hanouka, dura huit jours entiers, et il se fit un grand miracle : on n'avait retrouvé dans le temple qu'une seule et unique fiole d'huile sainte, et elle suffit pour alimenter le chandelier d'or pendant toute une semaine.

Telle est l'origine historique et religieuse de la fête des Hanukkah.

Pour commémorer ce "miracle", la coutûme veut que devant la fenêtre de chaque maison juive brûle les lumières de hanukkah. Une bougie est allumée sur la ménorah chaque soir que dure la fête par le plus jeune membre de la famille.

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15 décembre 2011

Lyon

P1080678Hier je me suis rendu à Lyon pour un rendez-vous professionnel, un confrère avait piqué ma curiosité en acquérant quelques livres anciens suite d'une succession qu'il désirait me montrer et si j'étais intéressé par certains, il était prêt à me céder quelques livres. Ayant conclu l'affaire à nos deux avantages, il m'est resté du temps de libre pour visiter Lyon.

Je comprends l'enthousiasme de roudoudou pour cette ville. Il aime les villes possédant un fleuve et je dois dire que là, il est gâté. Lyon étant traversé par le Rhône et la Saône ne peut que l'enchanter. Cette ville a une majesté et un charme certain. Avec sa place Bellecour (j'ai appris que c'était la plus grande d'Europe, car non traversée de voitures), les Traboules et ses petits restaurants où l'on peut déguster des spécialités du coin. Hum, en fait, je n'aime pas trop leur nourriture, exception faite peut être du saucisson chaud en brioche pour le reste : tête de veau, andouillette, quenelle de brochets, etc... je laisse allégrement ma part à ceux qui veulent.

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Donc, après le déjeuner (d'affaires) avec mon confrère, j'ai flané, le nez au vent, au hasard des ruelles et des venelles, découvrant dans les passages des maisons un magasin de costumes du moyen âge, une boutique de "guignol", la sympathique patisserie dont S... a fait mention dans son blog que je me suis fait un devoir de visiter et où j'ai fait emplette de quelques friandises pour nos amies, notre nièce et sa maman (les mignonnes sont délicieusement gourmandes). Sur un des quais, je ne me rapelle plus son nom, j'ai découvert des boites de nuit (hum oui, non non non c'était pas fait exprès).

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Je suis revenu sur la gare Lyon Perrache à pied en traversant un pont qui à cause du vent remuait au fur et à mesure des rafales, je n'ose penser que ce soit mon poids qui le faisait bouger. Ce que je regrette c'est d'avoir raté les illuminations qui ont eu lieu du 08 au 10 décembre 2011 sauf erreur. J'y aurais emmené mon amour et il en aurait été ravi.

P1080684Pour rattraper la place Bellecour où j'ai fait quelques photos de la grande roue qui se trouvait là. Malgré les gouttes de pluies, le soleil luisait un peu et la couleur des maisons et le ciel nuageux donnaient aux choses une luminosité intéressante les faisant ressembler à des peintures anciennes. 

Je suis rentré vers 20h chez nous où m'attendait mon petit S... Il avait préparé notre dîner et nous nous mîmes à table sans attendre pour nous retrouver ensuite devant une vodka et un café à passer une soirée tranquille à parler de nos activités respectives et des fêtes à venir, ce que nous comptions faire pour ma famille, nos amis et relations. Une soirée comme nous aimerions en avoir plus souvent et que nous savons savourer puisque assez rares.    

5 novembre 2011

Promiscuité des transports en commun

Affluence_dans_le_m_troVendredi soir, nous rentrions par le métro et bien évidemment vu l'heure à laquelle nous le prenions, il était bondé. Aussi nous sommes-nous retrouvés debout agrippés à la barre centrale, coincés entre un couple (mais non voyons, hétéro) et un homme d'une cinquantaine d'années bien sonnées.

Au bout d'un moment, notre attention fut attirée par le manège du couple. Je ne sais qui de l'homme ou de la femme était le plus exubérant ? le type était pratiquement affalé sur sa greluche, celle-ci gloussant et poussant des cris d'orfraie chaque fois que son mec lui roulait une pelle. C'en était particulièrement gênant pour nous (tous les péquins qui pouvaient admirer et entendre le bruit de ventouses que faisaient les lèvres en se décollant) , mais que nenni pas pour eux qui au fur et à mesure que les stations passaient se faisaient de plus en plus bruyants.

Aux fins d'échapper à ce dégoulinant étalage d'intimité, nous (S... et moi) nous mîmes à regarder autour de nous, selon nos possibilités visuels. Le type à côté de S..., oui, c'est cela, le type à la cinquantaine bien tassée, ne quittait pas le couple des yeux et de temps à autre se caressait le devant du pantalon, les yeux exorbités, la bouche entrouverte, salivant et s'essuyant les lèvres d'un revers de main. Détournant à nouveau le regard, vers le couple, ce que nous (S.. avait vu aussi) nous fit frémir. Si son mec ne voyait rien tout occupé à la mignoter, elle au contraire se rendait parfaitement compte de l'embarras qu'elle provoquait et s'en amusait. Elle avait parfaitement remarqué le pauvre type en rut et s'en amusait. Et nous, nous étions entre-les deux, jouant les arbitres. Tu pelotes ta femelle, elle glousse et le pauvre péquin à moitié débile (après un regard plus attentif, j'en ai eu confirmation) n'en peut plus de désir et se mord la paume des mains frénétiquementt s'imaginant à la place de ton mec. Quelle galère cette scène !

Dans l'espoir d'y échapper, nous nous sommes absorbés dans l'étude du trajet, comptant les stations. Roudoudou était aussi mal à l'aise qu'il est possible de l'être, moi, bien que n'étant pas prude, je trouvais le temps particulièrement long, et le crétin cinquantenaire était au comble de l'excitation. La forme que prenait son pantalon était monstrueuse, et il se mordait de plus en plus frénétiquement l'intérieur des mains en bavant et poussant de petits gémissements. Quant à la pouf son mec n'allait plus avoir d'autre choix que de lui sauter dessus tellement il était vautré sur elle.

Comme, nous nous étions bien rapprochés, nous sommes descendus 2 stations avant la nôtre préférant marcher que d'avoir à supporter pareils tordus. D'autant que je sais que S... a une peur bleue des handicapés mentaux et celui-là, même si ce n'était pas sa faute était particulièrement excité et monstrueux dans son désir.

Je ne peux m'empêcher de conseiller aux uns comme aux autres d'avoir un minimum de tenue dans un lieu public, ne sachant jamais qui se trouve à côté de vous. En gros, vous les mecs si ce qui se trouve dans votre pantalon vous titille, que vous n'êtes pas capable d'y faire abstraction et si vos pétasses sont des hystériques, allez dans un hôtel de passe, c'est fait pour ça, sinon réservez vos ébats dans l'intimité de votre domicile. Tout le monde n'est pas apte à recevoir ce déballage en pleine figure ! Un peu de tenue et de pudeur que diable !

31 octobre 2011

Hum oui, Tonton ronchon

imagesCAFBBE40Nous avons beau travailler comme des forçats, nous arrivons tout juste à boucler notre budget. Cette année les augmentations d'impôts locaux et fonciers nous ont "ratissé". Sur deux ans nous avons du régler presque 1000 euros en plus. S... a pour sa part et pour ses deux appartements du régler 430 euros supplémentaires quant à moi, pour la boutique et l'appartement  j'ai du faire face au reste. Ok si je paie des impôts c'est que je le peux, mais il ne faut pas exagérer. Roudoudou enchaîne les tournées pour que nous ne manquions de rien, quant à moi en plus du magasin j'effectue presque en continue des traductions pour assumer mes charges. Résultat, c'est encore et toujours Roudoudou qui au regard de son salaire et de ses charges est le plus pénalisé. Grrr.

Enfin, comme dirait S...  c'est la vie comme ça. Il faut reconnaître que grâce à lui, j'effectue chaque mois de conséquentes économies. Avant de le connaître, je ne faisais jamais les courses, me faisant livrer par le petit épicier du coin lorsque j'étais à la maison. Mais je déjeunais et dînais souvent dehors. Je prenais une entreprise pour nettoyer mes vitres (celles du magasin et de l'appartement). J'avais une femme de ménage à temps plein, etc... Roudoudou fait les vitres (hum oui, j'ai le vertige rien qu'en montant sur une chaise), et nous faisons ensemble les courses dans un supermarché, où les produits courants sont aussi bien qu'à l'épicerie et en 3 fois moins cher. Il faut juste avoir la patience de chercher dans les rayons, transporter et décharger le tout de la voiture à l'appartement. Mais bon, on ne va pas chipoter hein ! La femme de ménage va chez S...  2 fois par semaine et vient 3 fois chez nous avec en plus le magasin. Mais ça lui convient, puisque employée par nous toute la semaine avec ses week end libres. Quant aux frais de sorties ou de vêtements c'était une horreur. S... m'a fait connaître des magasins et des entreprises indiennes et Tamouls où nous trouvons tout ce dont nous avons besoin et/ou qui nous est nécessaire. Quant aux sorties, depuis mon mariage avec roudoudou elles se sont restreintes. S... est plutôt casanier. Il préfére visiter des expositions, et sortir en amoureux de façon imprévue. Comme il rentre claqué après ses représentations, les sorties sont moins fréquentes mais de qualité, je dois bien le reconnaître. Petit bémol pour ce qui est des chaussures  ou là il nous est impossible de faire des économies. S.... travaillant avec ses jambes et ses pieds et moi piétinant toute la journée.

Enfin bref, avec tout cela, je ne suis pas sûr que nous puissions partir en Inde cette année et ce, malgré le fait que nous n'aurions que le voyage à payer, les frais sur place étant dérisoire. Mais quelle déception ce serait pour S... Non,c'est impossible.  On m'a proposé de "donner" mon avis sur quelques livres. Mouais, bon, mais après tout, ce que je fais par plaisir sur notre blog littéraire je peux le faire pour un éditeur en étant payé de surcroît. Reste qu'il me faudra prendre encore un peu plus sur mes nuits pour arriver à lire et à écrire. Par ailleurs, ce que l'on fait par plaisir devient vite une corvée si on s'y sent obligé...

 

13 octobre 2011

Les bordels masculins

P1050250Durant toute l'antiquité, les bordels d'hommes ont existé, aussi nous intéresserons-nous plus particulièrement  ceux du 19ème et du 20ème siècle. Ils ont fonctionné jusqu'en 1946 date de fermeture officielle de tous les bordels Loi de Marthe Richard.

Sous Louis-Philippe, au temps du Second Empire, il y avait de nombreuses maisons et hôtels garnis pour homosexuels. Le gérant devait fournir aux clients des "jésus" qu'il trouvait à la Galerie d'Orléans, au Palais Royal, au Jardin des Tuileries (déjà).

A la fin du 19ème siècle, il existait aussi de nombreux établissements de bains à Paris où les services particuliers pouvaient être monnayés.

Les gitons et les filles faisaient leur métier dans des camps très distincts. Plus tard, ces maisons tenaient à disposition en permanence deux ou trois gitons sur place dans l'établissement ou sinon, ils se trouvaient prêts à répondre au premier appel. Certains sont efféminées, ont les désigne par "tante", "tapette", ceux qui raccolent dehors sont appelés "persilleuses". Mais pour la police ce sont des pédérastes, des infâmes, des honteux.

Les bordels d'hommes avaient souvent une entrée séparée de celui des femmes. La forme du heurtoir en était spécifique : Un pénis ou un homme aux testicules hypertrophiées.

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En 1917 Albert le Cuziat ouvre le plus célèbre bordel exclusivement réservé aux hommes "hôtel Marigny" dans le 8ème arrdt. Le Cuziat était l'ancien valet de chambre du Prince Radziwill et de la Comtesse Grefuhle. Pour cet établissement ainsi que celui de la rue Godot de Mauroy (Les Bains de Cuziat), Marcel Proust participa à l'investissement initial. Il ne se vantera jamais de ces placements et les attribua au Baron de Charlus commanditaire du bordel de Jupien. Une partie du mobilier de ses parents sera installé rue de l'Arcade. C'était une maison de plaisir célèbre pour la très grande liberté des échanges masculins qui s'y déroulaient. Pour la petite histoire : Proust contemplait par un trou aménagé dans le mur de la chambe voisine, les ébats des autres hommes dont la fameuse scène de la flagellation donnée à un riche industriel par un garçon rétribué pour infliger les coups de fouets.

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En 1918, après dénonciation, la police intervint dans l'hôtel pour mettre fin aux beuveries avec les mineurs et, à la vente d'alcool en dehors des horaires légaux. Hum, Marcel Proust était un habitué de ces soirées. L'hôtel fut mis sous surveillance et reçut l'ordre de ne plus recevoir de militaire (péché mignon entre autres de l'écrivain).

 Si de nos jours les bordels n'existent plus officiellement en tant que tels, la libération des moeurs fait, qu'il existe de nombreux lieux de drague ou à mots couverts de rencontres ou exercent les nouveaux jésus et persilleuses du 20 et 21ème siècle. Pour n'en citer que quelques uns qui ont eu leurs moments de gloire dans les années 1980, citons "La Mendigotte" qui était sise Quai de la Mégisserie dans le 4ème arrdt de Paris. Toutes les "boîtes" de nuit et bars de la rue St Anne, qui pour ceux qui ne le savaient pas avaient pour principal bailleur de fonds Roger Peyrefitte.

Tous ces lieux furent fermés pour avoir accueilli des mineurs avec une certaine complaisance, pour consommation de drogue, voire trafic et/ou tout simplement par manque de clients, le sida étant passé par là et ayant fait de conséquents ravages dans le milieu homosexuel.

Autres lieux de drague de ces années là : la rue de Rennes, notamment devant le Drugstore Publicis qui a vu son trottoir arpenté par des jeunes gens, à peine majeurs (je ne veux pas jouer les langues de putes en disant que certains étaient encore mineurs), drogués jusqu'à la moëlle, défendant leur espace vital à coups d'invectives et de poings s'il le falllait. La rue Germain Pilon dans le 18ème arrdt de Paris était connue pour ses hommes travestis. Le boulevard de Clichy, de la place Blanche à Pigalle, pour ses gitons et/jésus habillés en hommes mais fardés comme des poules, spécialistes des hommes vieillissants.

 Toujours en vogue à ce jour : le jardin des Tuileries (Galerie et Esplanade du jeu de paume) les pissotières en bas de cette fameuse galerie ont été retirées depuis plusieurs années. Les jardins du Trocadéro, les bois de Boulogne (vers la porte Dauphine) et Vincennes (vers le château) possédant des bosquets accueillants, sans compter les hammams et saunas pour une consommation immédiate sans avoir à payer la chambre.

P1050216Pour les moins raffinés ou ceux ayant des goûts particuliers (anciennement nommés "les renifleurs"), ll y a les urinoirs des gares ceux-ci ayant avantageusement remplacé les pissotières et les tasses (vespasiennes) des siècles derniers. Ceux des nouvelles boites gays (nouveau mot à la mode pour nous désigner) créées dans le Marais, qui en plus d'un sous-sol spécifique sont souvent agrémentées de sling, de cabines de "baise" et autres choses non négligeables, de préservatifs, de lubrifiant et de gel de toutes sortes, ainsi que d'autres accessoires indispensables à tout ébat avec des inconnus de rencontre. Le tout mis gracieusement à disposition des clients par des gérants soucieux de notre santé et surtout de celles des autres. Hum oui, on va pas commencer à se refiler toutes les saloperies qui trainent, le commerce en souffrirait !

 Pour ceux que cet article ont intéressé, une partie de mes sources a été :

. Le musée de l'érotisme à Paris.

. Les deux prostitutions (la prostitution antiphysique) (François Carlier). 

2 octobre 2011

S...

20100814004835Dors paisiblement sur le ventre, après une longue et mémorable nuit d'amour. Le drap recouvrant son corps partiellement de la taille, aux chevilles, laissant à nu son dos sur lequel je me laisse aller à souffler sur le duvet recouvrant ses épaules. Je ne me lasse pas de le regarder. Sa respiration profonde et régulière signifie qu'il en a pour un moment encore avant de se réveiller.

Notre soirée a été très agréable et pleine de surprises. Il est venu me chercher au magasin pour m'aider à faire la fermeture. Nous sommes remontés à l'appartement pour nous changer en vue de sortir, hum oui, il en avait envie chose assez rare chez lui. Nous avons diné à la "Cafetière" puis sommes allés danser, dans une boite gays, ne pouvant exercer ailleurs nos talents.

S... a souhaité boire autre chose qu'un jus de fruit, ce qui de sa part est au combien inhabituel et laisse présager toutes les audaces. J'ai attendu patiemment qu'il se sente suffisamment à son aise pour l'emmener sur la piste. Au bout d'un moment, tous les yeux furent  braqués sur nous. On voit de suite que mon roudoudou est un danseur. Sa souplesse et sa grâce sans affectation font qu'à côté de lui, je ressemble à un lourdeau. Mais peu m'importe, ce qui comptait c'était qu'il n'avait d'yeux que pour moi. Il dansait pour moi.

L'excitation n'a pas tardé à me gagner et lorsque nous sommes revenus à notre table, je n'avais qu'un désir : l'embrasser. Ce que j'ai fait au risque de voir ses sourcils se froncer. Mais non, non seulement il a accepté mon baiser, mais il me l'a rendu. Poussant mon avantage un peu plus et profitant de ses bonnes dispositions à mon égard, ma main s'est faite baladeuse ma voix caressante et ma respiration s'essouffla. Sa réponse à mes avances a été visible rapidement. et nous n'eûmes qu'une hâte, vérifier jusqu'à quel point  nous étions l'un pour l'autre désirable.

Notre lit accueillit nos ébats avec bonheur et nous remîmes cela au petit jour. Nos sens apaisés, nous nous sommes endormis du sommeil du juste. Le réveil m'a été un peu pénible puisque travaillant  ce matin. Quant à roudoudou il a encore un peu de temps pour récupérer.

26 juin 2011

Gay Pride ou Marche des Fiertés 2011

P1070556Pour ma part je préfère Gay Pride que Marche des Fiertés. Hum oui, être fier de quoi, d'être gay ? non, si je n'en suis pas honteux je n'en suis pas fier. Je suis comme je suis et je fais avec. Ceci dit, nous étions comme prévus au départ du défilé à 14h et même avant, ce qui nous a permis de faire de sympathiques photos avant la foule.

Tout d'abord que je vous raconte notre journée. : Levé tard pour roudoudou après une merveilleuse nuit d'amour partagé. Il a décrété qu'il ne mettrait pas le bermuda que je lui avais préparé. Ah bon ! Il a (n'est-il pas contrariant et difficilement sondable ?) décidé de porter son short en cuir, ses rangers et un polo blanc. J'ai donc fait de même pour être en harmonie avec lui mais, craignant un peu la réaction des gays cuir, car cela est déjà arrivé que l'on nous propose de monter sur un char. Oups, question discrétion c'était pas tout à fait ça.

P1070552Donc nous voilà partis et arrivés à Montparnasse à 13h30, ou nous ne sommes pas passés inaperçus, mais roudoudou semblait être content d'afficher notre visibilité et le fait que nous soyons un couple. Donc si roudoudou était content, moi aussi ! Nous avons pu tout à loisir regarder les chars regroupant les diverses associations, nombreuses cette année surtout les féministes, les lesbiennes et les homoparentalités. Nous avons vu les "figurants et les participants se préparer" et avons pu prendre quelques photos après avoir bien évidemment demandé les permissions. Celles-ci nous ont été accordées avec beaucoup de gentillesse et une certaine complicité. Le fait d'être reconnu comme gays et de participer à ce genre de manifestation semble nous relier tous malgré nos différences : homosexuels (les), travestis (ies), transsexuels (les). Notre "accoutrement" bah oui je ne peux appeler autrement la manière dont nous étions vêtus nous a permis beaucoup de privautés... les cuirs ont bien voulu poser pour nous, la gentillesse de S...  a fait le reste auprès des communautés de travestis et de transsexuelles y compris les brésiliennes.

P1070651Malgré notre désir nous n'avons pu qu'entendre la voix d'Arielle Domballe donner le départ du défilé, impossible de l'approcher, ni même de la voir, il nous aurait fallu batailler avec un amas compact de journalistes, de gens de la sécurité, de fans et nous n'étions pas de taille. Par ailleurs, notre dignité nous empêchait de nous conduire en  groupies.

14h ébranlement des convois. Nous avons beaucoup apprécié les tambours brésiliens et nous avons esquissé quelques trémoussements vite réprimés lorsque nous nous sommes aperçus qu'on nous regardait. Nous avons donc suivi sagement le cortège.Je ne sais au juste quel était le premier char, mais nous avons repéré :

P1070491Aides, Act Up, Halte à l'Homophobie, Homoparentalité, notre char : celui du Beit Haverim, Gay Elit autocar rose bonbon, Les Dérailleurs, associations à vélos, Amnistie Internationale en petite voiturette trainée par un vélo et vêtu de jaune, Le char contre la répression de l'homosexualité au moyen orient, orné de pendus mentionnant le noms des pays qui pratiquent ce châtiment. Sida-info avec sa capote rose géante. Le flag avec les policiers arrosant les marcheurs avec leur pistolet à eau, les Hôpitaux de Paris : donneur d'orgasmes, les Sourds Muets à qui nous avons fait des signes pour qu'ils voient que nous sommes avec eux-même s'ils ne nous entendent pas., les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence toujours en première ligne et sur tous les fronts, etc...Certains manquaient à l'appel : La Cantine des Ginettes Armées, Escualita, et d'autres plus festifs et commerciaux que revendicateurs.

P1070468Parmi les participants, beaucoup de travestis (hommes vers femmes), de transsexuelles idem, les habituels parasites qui confondent manifestation revendicatrice et fête foraine, vêtus d'oripeaux faits de bric et de broc, le corps barbouillé de dessins et de signes qu'eux seuls étaient aptes à déchiffrer. Nos "loulous" de banlieux, un peu moins nombreux à cette heure que vers 17 h carburant déjà aux rhum, vodka, punch et complètement bourrés et insupportables 1h après le départ.  Les filles pour certaines à demi-habillées pour d'autres les nichons au vent, se déchainant sur la musique sortant à flots des chars, les garçons pour ne pas être en reste, avec le pantalon découvrant largement le cul sur un slip plus ou moins net et beuglant je ne sais quoi à je ne sais qui.

Notre trajet nous a mené comme l'an passé, de Montparnasse à l'Observatoire, Bld St Michel, Gare du Luxembourg, bld St Germain, Mutualité, Arrivés sur le pont de Sully, nous nous sommes arrêtés un peu pour souffler avant de passer l'Octroi (petit barrage mis en place par les organisateurs pour leur permettre et d'annoncer les chars s'y présentant et récolter de la part de tous les participants quelques euros pour organiser la Gay Pride 2012) Juste avant le pont, nous sommes tombés sur des lesbiennes butch complètement déchainées et remontées contre la gente masculine qui hurlaient dans un haut parleur, pancartes à l'appui. Sur le pont lui-même c'était plutôt des gays qui regardaient passer le défilé, plus âgés souvent en couple, calmes et non exhibitionnistes ce qui a beaucoup plu à roudoudou (toujours très à cheval sur la tenue et les attitudes...).

P1070653Après avoir donné notre obole, nous sommes arrivés au boulevard Henry IV et ça bouchonnait ferme, donc nous avons fait une halte boissons-pipi dans un café. Il y avait un petit peu de vent, mais il restait que la température était très chaude au soleil et que malgré les petites bouteilles d'eau que nous avions déjà consommées, il faisait encore soif. D'autant que des petites voitures ambulantes et d'autres plus conséquentes, s'échappaient une fumée épaisse, parfois nauséabonde, de merguez, d'oignons, de gras (heureusement que les musulmans n'aiment pas les gays et nous vouent aux gémonies, par contre ils ne crachent pas sur leur argent...).

Nous avons vu passer les chars regroupant les associations politiques : CFDT, UMP, CGT, FSU, le Ecolos, les Eaux de Paris qui offraient des verres d'eau, bienvenus, aux participant à la marche. Ensuite, des associations, Musicales : le Gay Musette pour danser à deux du même sexe évidemment, les musicales pour les gays et lesbiennes jouant d'un instrument, les Dérailleurs pour les amoureux de "la petite reine", les randos pour les ramateurs de randonnées.

P1070668En dernier sont arrivés, les jeeps des SM Cuirs, les Hommes en Caoutchoux, les adeptes de ces groupes gays et nous avons été embarqués par eux (non non pas dans la jeep mais avec les marcheurs, ouf !). Nous avons fait connaissance avec des "Cuirs" portant des jupes plissés (en cuir  évidemment) et des rangers.  Roudoudou a eu beaucoup de succès, à cause de son physique et de ses origines, il faut reconnaitre que ce doit être assez rare de voir un jeune gay indien qui plus est vêtu de cuir. Mais je veillais, pas question qu'on lui fasse des propositions, qu'on le drague ou se permette des privautés avec lui. C'est mon mec et je ne partage pas !

Nous avons également taillé une bavette avec des hommes seuls qui portaient comme seul ami ? un petit chien. D'autres vêtus de tartan avec toujours les rangeos aux pieds. Nous avons croisé beaucoup de lesbiennes mais tellement surexcitées et en groupe compact, quand ce n'était pas en couple, que nous ne nous sommes pas attardés à les saluer. Quelques transsexuelles très sympathiques ont bavardé avec S... c'est vrai qu'il intrigue beaucoup le chéri !

Un kissing géant était prévu à 20 h à la Bastille ou était dressé un podium déversant une musique abrutissante, mais vu le monde sur la place et surtout dans quel état la plupart était, nous ne sommes pas restés. Des bouteilles d'alcool étaient cassées un peu partout sur les trottoirs et la chaussée, des personnes faisaient des comas éthyliques et des overdoses ? sur les trottoirs. La tension était propice à tous les excès, bagarres comprises. Pourtant la police et les secours étaient sur le pied de guerre. Les poubelles criaient leur désespoir d'être pleines attendant désespérément le passage des éboueurs. Mais je ne regrette pas d'avoir raté le kissing géant, mon amour m'en a fait un pour moi tout seul, dans une petite rue ou nous ne risquions pas de regards indiscrets et celui-là, je l'ai savouré comme jamais je n'aurais cru. Tout mon corps était en émoi et d'après ce que j'ai ressenti, celui de mon roudoudou aussi.

P1070678Comme nous ne souhaitions pas rentrer tout de suite, nous nous sommes dirigés dans le Marais, en évitant le quartier juif (hum oui shabbès étant terminé je risquais de rencontrer des connaissances et pas question de les embarrasser voire de les choquer, apikorsim oui, mais il y a des limites). C'était merveilleux et magnifique toutes les boutiques gays et gays friendly étaient pavoisées de drapeaux arc-en-ciel. Nous avons croisé des camions qui certainement se rendaient à la Bastille. Les bars vomissaient leur clientèle sur le trottoir, tous les magasins de bouche : restaurants, boulangeries, bars  étaient remplis de monde. Pour les voisins par contre, ça devait pas être top, la musique tonitruante ajoutée aux bruits des voix, des verres ...Il m'avait pourtant sembler lire un tract qui disait que les habitants du Marais, ne tolèreraient pas de tapage outre-mesure mais bon...

Nous avons diné dans notre restaurant habituel, bien que n'ayant pas réservé nous avions notre petite table attitrée qui nous attendait, et nous avons fait des envieux en allant nous y installer après y avoir été invités par les patrons eux-même, pendant que d'autres faisaient la queue depuis un moment sans succès. Nous avons pris notre temps, puis nous sommes allés au Yono passer le reste de la soirée. Nous sommes rentrés à point d'heure et mon amour s'est à nouveau déchainé. Très heureux de sa journée, il tenait à le manifester et à me remercier comme il se doit. Va s'en dire que je n'ai pas dis non.... 

P1070680

FIN de la journée ! mais, pas de la nuit ! Toutes nos photos sont là : https://picasaweb.google.com/Wolitzcek/GayPride2011APARIS?authkey=Gv1sRgCL3TubXksMz-Hw#

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