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12 juillet 2015

Du Nô à Mata Hari – 2000 ans de théâtre en Asie du 14/04 au 31/08/2015 - Musée Guimet à Paris

Comme toujours c’est un réel plaisir que de nous rendre à ces expositions dont les mises en scène sont particulièrement soignées et excitent la curiosité du visiteur sans jamais le lasser. Les salles se décomposent par pays et sont plongées dans la pénombre, avec quelques spots de lumière placés ça et là pour mieux faire ressortir la magnificence des objets et pièces présentés.

A l’entrée de la première salle, figure un superbe dragon chinois, une bicyclette coiffée d’un chapeau colonial, et une carte ou sont représentées les pays et régions concernées par cette exposition : il s’agit de l’Inde du Sud, du Cambodge, du Laos, de la Chine, et de la Corée, du Japon en passant par l’Indonésie : Birmanie et Thaïlande.

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Chaque salle comporte un panneau sur lequel est mentionné le pays et la région ou  est pratiqué ce théâtre, son origine, son histoire, son répertoire, le nombre d’acteurs prévus pour exécuter ses pièces. Sont également précisés la signification des costumes, le maquillage des personnages. Nous voilà donc partis à la découverte de l’Asie, par le bais de sa culture, la plus ludique qui soit.

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Nous commençons par l’Inde du Sud et plus précisément par le Kérala qui a une grande tradition de théâtre mimé, le Khatakali dont le nom signifie  « représentation des contes » est apparu au 18ème siècle. Il a été influencé par le Krishnattam qui utilisait des masques-casques en bois sculptés. Il marque le passage du théâtre sanskrit au théâtre en langue vernaculaire.  Le chant devient l’apanage des musiciens alors que la danse revient exclusivement aux acteurs.

 

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Cette forme de théâtre reprend le langage des gestes et du sentiment esthétique. Le mouvement des yeux est central car il accompagne le geste et le déplacement afin de souligner une attitude spécifique. Le costume, composé de plusieurs couches superposées est particulièrement impressionnant et vise à restituer la puissance des dieux et des démons. L’intensité visuelle et sonore remplace les dialogues, toute l’action étant narrée par les récitants chanteurs. La coiffe est imposante et le maquillage fait ressembler le visage de l’acteur à un masque. Ce répertoire visuel traduit les mérites et les talents des personnages, et chaque couleur évoque un symbole : le vert pour le héros, le rouge pour son ennemi, le noir pour les démons

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L’Asie du Sud Est  est principalement représenté par le théâtre Khon, semi masqué de Thaïlande, et le Khol au Cambodge, ainsi que par les différentes traditions de Wayang en Indonésie. Ils mettent en scène les versions autochtones du Ramayana ou encore, sa déclinaison javanaise introduite progressivement à partir du 8ème siècle.

Le Khon est un théâtre dansé, certainement dérivé du théâtre d’ombres joué à la cour. Il est représenté en plein air. Les personnages humains ou divins ne portent pas de masques, contrairement aux animaux et aux démons. Les costumes sont très travaillés. Les femmes portent une robe ceinturée et une tunique. Les hommes sont vêtus d’un pantalon drapé entre les jambes qui s’arrête aux genoux et d’une tunique richement brodé. Des épaulettes en forme d’ailerons soulignent les mouvements du torse et des bras. Le Khol, joué au Cambodge est la version Khmer du Khon et suit les même codes.

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En Indonésie, le Wayang, principalement joué à Bali ou à Java tous les acteurs dissimulent leurs visages sous des masques. Il remonterait au 15ème siècle, mais est sans doute plus ancien. Il met en scène la lutte entre dieux et démons. La couleur des masques varie : doré pour les divinités, blanc pour les princes et les hauts dignitaires, rouge et brun pour les démons. On représente le théâtre de marionnettes à tiges dont le répertoire est tiré des épopées, mais parfois aussi de l’histoire locale, à l’occasion des fêtes, de mariages ou d’offrandes.

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Le théâtre d’Extrème-Orient purement dramatique narre des histoires dans un but de divertissement ou esthétique et non dans un but d’édification comme le théâtre épique. Ce théâtre s’est développé essentiellement en Chine et au Japon.

En Chine. Le théâtre Chinois, religieux à l’origine, devient profane au fil des siècles pour donner naissance à l’Opéra Chinois. Il représente une synthèse de tous les styles de théâtre vivant mais mêle aussi, les traditions dramatiques de nombreuses provinces chinoises afin de symboliser l’unité artistique du pays.

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L’Opéra Chinois, prend sa forme définitive au 19ème siècle. Il mêle chant, musique, mime, danse, acrobatie, jonglerie, en plus de l’art théâtral. Son répertoire s’étend aux pièces de mœurs, aux histoires d’amour et aux comédies policières. Toutefois, il traite pour l’essentiel de l’histoire et des mythes fondateurs de la Chine.

Les costumes de l’Opéra de Pékin (ou Opéra Chinois) sont riches et exhubérants. Les codes rigides répondent aussi bien à un souci esthétique que thématique et dramaturgique. Interdit pendant la Révolution Culturelle il fut remplacé par un opéra réaliste socialiste, mais fut rétabli en 1977.

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Au Japon parmi les arts scéniques les plus importants figurent le Kabuki et le Nô. Le Kabuki signifie : chant (ka), danse (bu), jeu de scène (ki). Cette forme théâtrale est née entre 1597 et 1607. D’abord interprété exclusivement par des actrices, le kabuki fut réservé aux hommes à partir de 1629 à la suite d’un décret du gouvernement interdisant la scène aux femmes. Il possède comme toute forme théâtrale ses propres codes et caractéristiques : maquillage, costumes remarquables, poses spécifiques, danse, musique, dispositifs scéniques complexes.

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Les costumes jouent un rôle primordial permettant de différencier au premier regard un personnage masculin d’un rôle féminin. A chaque type de rôle correspondent une forme, des couleurs, des symboles, des accessoires, et un maquillage. Le répertoire des pièces couvre un large éventail de thèmes : pièces écrites spécialement pour le kabuki ou adaptées du théâtre Nô, inspirées des drames historiques ou de récits traditionnelles, mais également du théâtre de marionnettes.

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Le Nô est certainement un des théâtres les plus stylisés au monde. Il émerge au 14ème siècle. A ses débuts il est joué en plein air dans l’enceinte d’un temple ou d’un palais. La scène devant laquelle est planté trois sapins, comprend un passage couvert. En fond de scène siègent les musiciens.

Les costumes sont d’une qualité exceptionnelle, tissés à l’aide de lamelles de papier doré rigidifiant le tissu, ils suivent le mouvement du corps pour accompagner le geste de l’acteur. Le masque Nô est une véritable sculpture. Son lien avec l’acteur est très fort. Il forme une part intégrante du processus dramatique et son aspect s’harmonise avec l’aspect hiératique de la danse. Il participe avec les mouvements de l’acteur, à la création de l’atmosphère du drame.

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L’exposition se termine par une fabuleuse mise en scène de kimono « paysages » à tomber par terre. Jusqu’ici j’avais toujours trouvé que la plus belle robe du monde était le sari. Hum, je dois avouer qu’au vu desdits kimonos j’ai un rajusté mon jugement par le sari est une des plus belles robes du monde, celui-ci à l’inverse des kimonos pouvant se porter de différentes façons selon les régions de l’Inde. 

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13 février 2020

Les Contes étranges de Niels Hansen Jacobsen - Un Danois à Paris (1892-1902)

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Cette exposition se tient  depuis le 29/01 et jusqu'au 31/05/2010 au Musée Bourdelle à Paris. Prix d'entrée 9euros. Photos autorisées sans flash. Le prix d'entrée comprend également l'accès aux expositions permanentes du Musée.

C'est une première exposition en France consacrée à Niels Hansen né en 1861 et décédé en 1941, qui invite à un plongée onirique dans l'univers du sculpteur et céramiste danois, contemporain d'Antoine Bourdelle (1861-1929). Son oeuvre est fortement marquée par un goût pour l'étrange, l'ambigüe, voire le macabre - une "inquiétante étrangeté", pour reprendre la formule de Sigmund Freud. Ses culptures renouent avec la mythologie nordique et les légendes scandinaves, avec l'oralité du folklore et le fantastique des contes d'Andersen.

Neils Hansen Jacobsen, fils d'agriculteur, nait à Vejen et se forme à l'Académie Royales des Beaux-Arts de Copenhague dans la tradition du sculpteur néoclassique Berthel Thorvaldsen. Une bourse de voyage distingue son talent et le mène de l'Allemagne à l'Italie, puis à Paris, la capitale des arts, où il s'installe en 1892 pour 10 ans.

De montmartre à Montparnasse, on voit surgir de terrre des cités d'artistes. Au 65 boulevard Arago un entrepreneur avisé dispose des pavilons, reliques de l'Exposition Universelle de 1878 autour d'un jardin ; c'est dans cette espèce de couvent artistique aujourd'hui la citée fleurie que Jacobsen et son épouse la peintre Anna Gabriele Rohde s'établissent. Ils y rejoignent une communauté de sculpteurs nordiquet et nord-américains.

Ses oeuvres :

La Petite Sirène : La fille des mers de l'écrivain Christian Andersen, appartient à ces figures de nymphes qui ne cessent de refaire surface. Des rêveries du romantisme aux mystères du symbolisme aux volutes de l'Art Nouveau. La transposition en ronde brosse que Niels Hansen Jacobsen donne de la Petite Sirène inscrit le corps serpentin de l'ondine dans une dynamique équivoque. 

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Le Troll qui flaire la chair de chrétiens : s'inspire d'une figure du folklore scandinave. Une queue, des cornes, des serres en forme de pince à trois doigts, déni diabolique de la trinité du christianisme ? La logique formelle du Troll, issu de la forêt des origines, naît d'un riche humus de références vernaculaires et plastiques.

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Masques et Méduse : affronter la Gorgone : Parce qu'il résume l'être à sa simple face, le masque est une forme largement plébiscitée par les artistes de la fin du XIXème siècle en quête d'expressions synthétiques et de symboles puissants. A ce titre, le Japon et ses masques du Théâtre No furent un réservoir majeur pour cette mode et ses variations.

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La part de l'ombre : Insaisissable par nature, l'ombre est une figue de l'incertitude voire de la mort. Elle est aussi signature du réel, car seul un corps tangible projette une ombre. Chez les symbolistes, l'ombre agit comme révélateur de l'irrationnel. Son royaume est celui des bêtes hybrides et nocturnes qui hantent les céramiques de Jacobsen.

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La Mort et la Mère: Du mouvement giratoire de la mort à la fluidité de la robe et des cheveux flottants, le féminin ouvre un espace ondulatoire où l'on peut sombrer.

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Mon avis : ChezVolodia

Nous avons beaucoup apprécié cette superbe exposition sur un artiste culpteur que nous ne connaissions pas et qui a mis son talent à donner une image à des êtres, des sensations  irrationnels (les), peuplant pour certains (es) nos pires cauchemars, mais qui bien que dérangeantes sont magnifiques. 

Les sculptures de Niels Hansen Jacobsen donnent une présence charnelle à l'épaisseur du temps, aux Mythes fondateurs, aux contes d'Andersen, à l'oralité immémoriale du folklore nordique affranchis des canons de l'académie comme des conventions du réalisme. Ces figures fabuleuses conjuguent dans leur inquiétante étrangeté la poésie du symbolisme et les prospections formelles de l'Art Nouveau.

D'autres photos de cette exposition sont visibles dans la partie album du blog.

24 juin 2016

Le Musée Cognacq-Jay (3)

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Après avoir évoqué le Marais Juif, puis le Marais Gay. Il est temps pour moi de parler du Marais des musées, pour la plupart sis dans d'anciens hôtels particuliers et pour certains méconnus du grand public. Mon objectif est de vous les dévoiler au gré de ce blog. 

Le Marais est un endroit passionnant à plus d'un titre, hormis les raisons évoquées ci-dessus, des nombreuses boutiques à l'avant-garde de la mode, de ses prix prohibilitifs et ce quelque soit le produit convoité, le Marais concentre  de multiples centres d'intérêts que je me fais un plaisir de découvrir ou de redécouvrir, avec parfois plusieurs années d'intervalles. 

Parmi les musées les plus connues du Marais, figurent en bonne place, le Musée Carnavalet, celui de la Chasse et de la Nature, la Maison de Victor Hugo, le Musée d'Art du Judaïsme, le Musée Picasso, mais encore le Musée Cognacq-Jay, dont j'avais entendu parler mais que je n'avais jamais visité. C'est à présent chose faite.

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Cet adorable musée est niché rue Elzévir dans un ancien hôtel particulier, comme il se doit, On y accède par une porte qui sans la pancarte située sur son fronton, ne laisserait rien deviner des trésors qu'il recèle.

En effet, ce musée présente des collections d'art réunies par Ernest Cognacq-Jay, fondateur des magasins de la Samaritaine, et de son épouse Marie-Louise Jay léguées à la Ville de Paris en 1928. 

Pour les personnes qui n'ont pas acquis la carte Paris Musée (40 € par an) vous devrez verser un droit d'entrée de 6 € sauf erreur. A l'exception notable d'un tableau de jeunesse de Rembrandt, l'essentiel des oeuvres présentées date du XVIIIème siècle. 

Votre voyage commencera au rez-de chaussée par des boiseries peintes d'angelots joufflus et espiègles, d'eaux-fortes, de peintures de Canaletto, Tiepolo, Greuze, Reynolds, et Perronneau, représentant des paysages bucoliques et de chasse, d'hommes romantiques et de femmes mutines peintes par Boucher, Fragonard,et Fantin La Tour.

Au premier étage, il est important de noter également un salle dédiée à l'enfant, à sa place dans la société et le pseudo amour maternel de cette époque.

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Des portraits d'hommes et de femmes, intéressants à mon sens, car il sont le témoignage de la condition sociale et de la mode. Du mobilier, dont un sompteux et imposant lit à baldaquin dont moi qui ne suis pas spécialement grand j'aurais eu du mal à allonger mes jambes.

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Au seconde étage, de ravissants biscuits et porcelaines de Saxe, d'orfèvrerie, de meubles estampillés, et d'objets de curiosités orientales et chinoises pour la plupart. De superbes bustes sculptées par Houdon, Lemoyne, Claudion, et des tapis faisant certainement partis de commandes spéciales au vu des motifs tissés.

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Au troisième et dernier étage on peut admirer un merveilleux enchevêtrement de poutres composant la toiture. chaque fenêtre donne vue sur une cour d'apparat pavée, le musée étant organisé en arc de cercle. Le musée n'est pas grand, mais contient une collection magnifique d'objets qui nous donne une idée du raffinement dans lequel vivait les personnes de qualité de cette époque. A noter également que ce musée organise des expositions temporaires d'où l'intérêt d'y venir et d'y revenir. Les photos prises lors de visite de ce musée se trouve dans la colonne photos du blog.

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17 juillet 2017

Gay Pride ou Marche des Fiertés Juin 2017 à Paris

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Depuis de nombreuses années à présent, nous participons (mon compagnon et moi) à cette manifestation essentiellement pour faire cohésion avec les associations lgbt qui se démènent toute l'année pour que nous obtenions des droits identiques à ceux des hétérosexuels.

En effet, je ne vois pas pourquoi nous ne serions que les portefeuilles des couples hétérosexuels que les divers organismes de l'Etat se charge de ponctionner au maximum et sans état d'âme. Non seulement les impôts divers et variés dévolus à tous : Revenus, Taxe d'habitation, Foncière  URSSAF, Sécurité Sociale, et pour ceux qui comme moi sont à leur compte, la fameuse usine à gaz qu'est le RSI,  mais également la CAF alors que nous n'avons pas d'enfants et qu'on nous dénie ce droit. Donc je ne vois pas pourquoi nous devrions assumer les marmots engendrés par des hétéros, faisant preuve parfois d'inconséquence en ne se limitant pas à un ou deux, mais en en faisant une kyrielle, à charge de la Société de payer l'accouchement des femmes, et de quoi les élever et je ne parle pas de la rentrée scolaire manne providentielle dont on nous rabat les oreilles et qui est plus que bienvenue pour toutes ces familles.

Moi je suis pour : Tu veux des gamins, tu les assumes dans tous les sens du terme et tu demandes pas à la Société de se substituer à toi ! Après je sens que je vais faire hurler dans les foyers mais bon ça va bien. Ras le bol de payer pour des gens qui nous méprisent et qui nous salissent à la surenchère ! Trop contents quand ils ne nous agressent pas physiquement ! 

Bref, je disais donc que nous nous y sommes allés. Cette année le parcours a été modifié et ne part plus de Montparnasse pour se terminer à la Bastille, mais de la Concorde pour se terminer place de la République, en passant par la rue de Rivoli, le boulevard sébastopol, puis on bifurque au niveau de la porte St Martin pour arriver à République. Pourquoi ce changement ???

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Contrairement aux années précédentes, celle-ci était marquée par les revendications de toutes sortes mais en particulier pour la PMA. Moins de culs à l'air et c'est un mieux, toutefois, une nouveauté à fait son apparition : le char Paris Black Pride sous l'égide de Louis-Georges Tin (mais si vous savez, cet antillais qui qui fait feu de tout bois pour défendre les personnes racisées nouveau mot à la mode pour ne pas dire de couleur, sous entendu noire). Et alors là, nous  tombons dans le comble de la vulgarité et du sectarisme. Les hommes et les femmes qui composaient ce char étaient vêtus de façon aussi provocante que vulgaire. Leur attitude sur ledit char étant obscène (mime de l'acte sexuel sur une musique saccadée).

Je peux comprendre que les personnes typées soient parfois rejetées dans le milieu lgbt, toutefois, elles ne le sont pas plus que les gros, les laids, les maigres etc... Je suis d'ailleurs, un des premiers a être scandalisé lorsque je vois ou entend : pas d'asiat, pas de noir, d'arabe. Mais bon, il faut reconnaître ce qui est : si les gays hésitent à sortir avec des hommes noirs, et/ou musulmans, Ils ne sont peut être pas tous à blâmer. Car combien sont tombés dans des pièges, ont subi des agressions, en invitant chez eux ou en se rendant à des rendez-vous fixés par des individus issus de ces communautés et, malheureusement on juge un peuple sur la conduite de ses ressortissants.....!

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Ceci dit, les revendications étaient intéressantes : on se préoccupe du bien être des employés dans le cadre de leur entreprise à partir du moment ou ils ont fait leur coming out, celui des hommes gays vieillissants, les séropositifs, mais également nombreuses sont les associations proposant des activités sympathiques : le vélo, les chorales, différents sports, les randonnées, etc...Beaucoup de chars étrangers : Les Pays-Bas, le Royaume Unis, les USA marquant leur soutien à notre cause.

Des déguisements, des travestissement, des strass, des paillettes, mais moins de culs à l'air, les transsexuelles brésiliennes ou autres pays d'Amérique du Sud ou Latine ont renoncé à dénuder leurs corps couturés et déformés par les interventions chirurgicales et ont opté pour des tenues plus "sobres". Par contre, toujours plus de jeunes complètement déjantés qui n'ont rien à faire dans cette Pride, et qui sont là uniquement parce que c'est le moyen pour eux de se biturer et de faire la fête gratuitement. Peu importe si la quantité d'alcool ingurgitée les faits tituber et emmerder les autres participants, idem le fait de s'affaler sur le trottoir ou de décorer de vomi chaque coin de porte, nécessitant l'obligeance des services de secours. Et toujours les mêmes opportunistes, intolérants mais ne crachant pas sur l'argent des homos, les vendeurs de rues (essentiellement maghrébins) de brochettes, de boissons fraiches ....!

Nous avons également repéré d'autres habitués, les bears (ours), les cuirettes et leur dog, les chars faisant de la publicité pour des boîtes de nuit, pour des séjours à l'étranger entre autre cette année : l'Espagne est à l'honneur. Le Beit Haverim, Les transports en commun sont également de la fête : la  RATP,  la SNCF, Air France, et bien évidemment les syndicats dont la CGT qui ne perd par une occasion de se mettre en avant.

Place de la République, il était prévu un concert à 21h30, mais nous n'y sommes pas restés. En effet, déjà 19h à peine , et il y avait énormément de personnes alcoolisées, certaines affalées sur le pavé, et nous marchions au milieu de détritus dont des bouteilles de verre aussi, avons-nous pris la décisions comme les précédentes années de finir notre soirée dans le Marais ou nous étions plus en pays de connaissance et donc plus à l'aise.

Mais bon, nous sommes contents de nous y être rendus. Pour les photos, voir dans la rubrique album du blog.

15 août 2018

Musée Yves Saint Laurent - Paris

 

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En 1962, Yves Saint Laurent (1936-2008) ouvre, avec Pierre Bergé (1930-2017), sa propre maison de couture au 30 bis sur Spontini, dans le 16ème arrdt.

Forte de son succès florissant, la maison de couture s'installe, le 14 juillet 1974, dans cet hôtel particulier du 05 avenue Marceau, de style Napoléon III.

 

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La maison, qui ferme ses portes en octobre 2002, se transforme en Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, reconnue d'utilisé publique cette même année. Elle a pour principales missions d'assurer la conservation et le rayonnement de l'oeuvre d'Yves Saint Laurent.

Cette conscience patrimoniale est née dès 1964, lorsque Yves Saint Laurent décide au lendemain des défilés de haute couture de faire un choix de modèles destinés à être conservés. En 1982, la mention "Musée" apparaît sur les fiches d'atelier de ces pièces, retirées du circuit commercial, et conservées dans des réserves muséales aménagées à partir de 1997. Ce patrimoine, constitué de milliers de modèles, mais également de toute la documentation relative à leur création, est sans équivalent dans le milieu de la mode.

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De 2004 à 2016, la Fondation organise des expositons d'art, reflétant les goûts éclectiques du couple Bergé-Saint Laurent. Aujourd'hui, leur maison de couture devient musée, qui a reçu l'appellation Musée de France, célèbrant le génie de celui qui demeure l'un des plus grands couturiers du XXème siècle.

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Enfin, nous avons pu accéder à cet antre sacré et tant convoité qu'est ce musée. En effet, depuis l'ouverture de ce musée, nous n'avions pu le visiter en raison de la foultitude qui s'y presse. 

Nous étions de fervents visiteurs et admirateurs de la Fondation, qui organisait de sublimes expositions temporaires que ce soit sur la mode : vêtements confectionnés avec des fibres végétales, telles : les robes sculpture de Nourredine Amir, ou d'autres comme : les tapis et bijoux traditionnels du Maroc, ou d'autres encore comme :  Nureev, Jacques-Emile Blanche. Toutes ces expositions étaient très bien mises en scène avec les plus beaux objets dont certains provenaient de collections personnelles prêtées pour l'occasion.

Seul petit bémol, il était interdit de photographier, même sans flash, et je dois avouer que nous étions un peu frustrés car les salons d'expositions, rien qu'eux méritaient largement quelques photos. Pour les oeuvres exposées, il était toujours possible de se rabattre sur la librairie de la Fondation, quoi que certaines n'étaient pas en vente...

De même que pour visiter l'atelier d'Yves Saint Laurent, nous étions obligés de prendre rendez-vous en espérant que le nombre de visiteurs ne soient pas trop nombreux. A présent, les photos (sans flash sont autorisées), l'atelier visitable sans rendez-vous

 

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et nous avons le droit également de tomber bées d'amiration devant les tenues crées par ce couturier.

 

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En prime, une petite vidéo posthume de Pierre Bergé, avec sa voix ainsi que celle de Yves St Laurent nous expliquant leur manière de fonctionner : l'un créant, l'autre mettant en scène et dirigeant la maison.

D'autres photos de ce musée figurent dans les albums de ce blog

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24 juillet 2017

Picasso Primitif

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Cette exposition se tient au Musée du Quai Branly Jacques Chirac à Paris du du 28 mars au 23 juillet 2017

Bien que ce sujet ait fait l'objet de multiples recherches, Picasso s'est peu exprimé au cours de sa vie sur ses liens avec les arts on-occidentaux. Cette exposition propose donc, à travers deux approches complémentaires, de présenter sa relation avec les arts d'Afrique, d'Océanie, des Amériques et d'Asie.

La première approche présente les principaux points de rencontre entre Picasso et les arts dits "primitifs" à travers une enquête chhronologique dévoilant la constitution de sa collection personnelle et, par là même, ses intérêts et ses curiosités.

La deuxième approche fait dialoguer les oeuvres de Picasso avec celles d'artistes non-occidentaux ; dialogue que Picasso a entretenu avec les oeuvres de sa propre collection tout au long de sa vie

Ce "corps à corps" met en avant les recherches plastiques des artistes autour de préoccupation communes, portant sur la représentation du réel et notamment du corps humain. Schématisation, manipulation, assemblage, mutation, destruction... Autant de variations autour de la figure, employées par Picasso ou par des artistes non-occidentaux dans leurs oeuvres, qui entrent en résonance pour exposer les pulsions et les craintes à l'origine de leur création.

Si cette exposition vous intéresse et que vous ne pouvez vous y rendre ou si vous l'avez manqué, notre vidéo ci-dessous, vous donnera un aperçu de sa magnificence.

PICASSO PRIMITIF

Mon avis : Volodia

Cette exposition est magnifique, parfaitement mise en scène, par le bais de photos, de catalogues, de lettres, de témoignages, mais également certaines oeuvres et objets qui lui ont appartenu, ou bien  qui ont été remarqués par l'artiste lors de visites de musée, d'expositions ou de galerie.

Cette exposition très riche en oeuvres et/ou objets montrés a été pour moi une découverte, car j'ignorais que l'art nègre intéressait et inspirait Picasso. De même certaines de ces toiles ou autres oeuvres m'étaient inconnues et j'ai été bien aise de pouvoir les contempler et  comprendre le lien qui les unissait.

 

19 avril 2015

Indigo - Un périple bleu du 27/01/2015 au 02/05/2015

Cette exposition a lieu à la Bibliothèque Forney Paris 4ème. Prix d'entrée 6 euros. Photos autorisées sans flash.

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L'indigo serait ce fil bleu qui lie et réconcilie l'humanité, passant du Japon à l'Amérique Centrale en traversant la Chine, l'Inde, le Moyen Orient et 'Afrique.

Cette exposition très bien mise en valeur, nous fait découvrir au fil de son parcours combien les techniques ulilisées pour teindre, décorer, tisser, broder, imprimer, laquer les textiles, sont universellement partagées à travers le monde. C'est une immersion dans le bleu, un voyage dans des pays où le quotidien se teint en indigo. Ces textiles et costumes populaires révèlent des trésors d'inventivité communs à des populations n'ayant eu aucun contact entre elles.

L'exposition se décline en quatre salles :

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Salle 1 : Pastel contre indigo en Europe un peu d'histoire.

Le pastel, une plante à bleu encore appelée guède, a été cultivée de l'Italie jusqu'aux confins  de la Russie et utilisé en teinture depuis la plus haute antiquité.

Au cours des 15ème et 16ème siècle, dans le Pays de Cocagne, entre les villes de Carcassonne, Albi et Toulouse, on surnommait le pastel "l'or bleu", tant sa floraison jaune illuminait la région et son commerce générait d'importants revenus.

Il fallut attendre Marco Polo et les grandes découvertes pour que le pigment indien, dont le taux d'indigotine est 30 fois supérieur à celui du pastel, fasse son chemin jusqu'aux ateliers de teinture européens. La concurrence entre teinturiers de pastels et indigotiers fut rude, bien que les premiers  fussent privilégiés et protégés  dans la plupart des pays d'Europe par des édits royaux. Finalèment, la guède dut céder devant l'indigo importé des Indes ou des Amériques, et lui-même fut détrôné, dès la fin du 19ème siècle par l'indigo de synthèse, mis au point par l'industrique chimique allemande.

Au 19ème siècle, toute une panoplie d'humbles vêtements vit le jour. L'ouvrier, le pêcheur, le maquigon tous portaient des vêtements de travail bleus : blouses, tabliers, vestes, salopettes, vareuses, casquettes et bérets. On teint le chanvre, le lin, le coton, le métis, la laine, la serge. Des vêtements populaires de Provence  ou de Hongrie, de Slovaquie, d'Autriche présentent des similitudes avec des textiles indigo produits dans le reste du monde. Plissage, décor en réserve et cadrage.

En Europe le cadrage consiste à faire passer une toile entre deux ou plusieurs cylindres métalliques chauffés. Cette opération provoque une sorte de fusion superficielle et écrase les fibres, les rendant imperméables et lustrées. En Afrique ou en Inde, les tissus sont frappés avec un outil en bois pour leur donner un aspect brillant imitant la soie.

 

Salle 2 : l'Asie en bleu

Japon : Au Japon dès le 12ème siècle les samouraïs préfèrent le bleu. Le kimono, "la chose que l'on porte", celui des nobles comme celui des paysans revêts tous les décors et toutes les nuances de l'indigo. De nombreuses techniques permettent de démultiplier les effets en jouant sur le contraste bleu et blanc. Sensées protéger des insectes, les tenues teintes à l'indigo sont privilégiées pour travailler au champs.

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Chine : Dans la Chine des minorités ethniques, l'histoire de chaque peuple se brode  ou s'écrit sur l'étoffe indigo. C'est aux femmes que l'on doit la sauvegarde des traditions vestimentaires. Toute leur garde-robe est comme trempée dans une cuve de teinture. Elles confectionnent et portent leur costumes indigo très sombre, aux broderies multicolores, et assurent la transmission du savoir-faire auprès des jeunes filles.

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Salle 3 : Afrique

En Afrique de l'Ouest, diverses variétés de plantes à bleu se sont adaptées aux conditions climatiques. C'est au Nigéria, dans les villes de Kano et Sokoto que les teinturiers haoussa et nupe s'activent autour des cuves pour teindre les voiles touaregs, saturés de pigment indigo. Les tisserants baoulé de Côte d'Ivoire tissent des pagnes bleus et blanc où la technique de l'ikat côtoie les rayures. Au Cameroun, les Bamiléké décorent leurs tissages de motifs blancs en réserve, exécutés à l'aiguille et destinés à être décousus après teinture. C'est la même technique qu'utilisent les femmes dogons du Mari et les teinturières soninké et peul du Fouta Djallon, pour décorer leurs pagnes d'une grande variété de dessins réalisés en réserve, puis calendrés pour acquérir la brillance requise.

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Salle 4 : Amérique centrale et Amérique du Sud

En Amérique latine, bien avant 1520 et l'arrivée des Espagnols, les Aztèques connaissaient les propriétés tinctoriales de l'indigofera sulfructicosa, l'anil, ou xiquilite, une haute hervacée. Mais avec le développement des empires coloniaux espagnols et rançais de la Louisiane aux Iles Caraïbles et au Salvador, les plantations et les indigoteries où travaillait à bon marché une main d'oeuvre d'esclaves se sont multipliées.  La production du précieux pigment s'est intensifiée pour devenir un fructueux produit d'exportation destinés à l'industrie européenne. Son effondrement coîncide avec la découverte de l'indigo chimique.

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A ce jour, les traditions s'estompent, les jupes bleues sont encore l'apanage de quelques femmes du Chiapas et du Guatemala, alors qu'on dévouvre parfois sur le poncho d'un indien Quechua ou Aymara des rayures indigo.

Inde - Asie Centrale - Moyen Orient :

Voir le lien ci-après sur l'article réalisé par mon compagnon

http://indiangay7.canalblog.com/archives/2015/04/11/31874987.html

Vietnam - Laos - Tibet

En Asie du Sud-Est, les plantes à bleu varient d'une variété à l'autre, en fonction de l'altitude ou de la chaleur. L'usage de l'indigo est commun à presque toutes les tehnies qui dans ces paysn aiment l'indigo saturé, presque noir. Les costumes évoluent vite, le chanvre cède la place au tissu synthétique, des galons mécaniques remplacent les broderies au point de croix et le coton noir prend le pas la toile indigo.

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Mon avis : Volodia

Nous (mon compagnon et moi) avons beaucoup aimé. Cette exposition a été très bien mise en scène, instructive, car en plus de toutes les explications figurant dans chacune des salles, un petit film nous montrant la cueillette de la plante, ainsi que le montage de la cuve, la macération des plantes et la teintures des toiles était projeté, ce qui permet aux visiteurs de visualiser toutes les étapes de fabrication d'un tissu indigo.

Les pièces exposées étaient non seulement variées mais abondantes et très représentatives du travail exécuté par les différents pays concernés. Présentées dans les salles en fonction de leur provenance avec possibilité de lire les explications correspondantes donc pas besoin de revenir sur ses pas pour voir l'objet décrit.

Important également, des banquettes permettant non seulement de se reposer, mais d'avoir une vue d'ensemble et  regarder confortablement le petit film en totalité.

1 janvier 2016

Sepik - Arts de Papouasie et de Nouvelle-Guinée

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Cette exposition se tient du 27/10/2015 au 31/01/2016 au Musée du Quai Branly à Paris

L'exposition présente un ensemble de 230 objets liés à la vallée du Sepik.Ce fleuve océanien mythique est le plus long cours d'eau de Papouasie - Nouvelle-Guinée. Il se situe au nord de l'île et s'étend sur 1 126 km avant de se jeter dans l'Océan Pacifique. Immense marais, sa vallée abrite depuis le premier millénaire avant notre ère des populations qui vivent sur les berges ou dans des zones proches du fleuve et de ses affluents.

Cette exposition présente les résultats de 35 années de recherche menées par Philippe Peltiern Markus Schindlbeck et Christian Kaufmann.

On parcourt l'exposition Sepik comme on entrerait dans un village Papou : à bord d'une pirogue comme celle qui est présentée en début de visite. On navigue sur ce fleuve mythique puis on arrive sur ses berges, où l'on devine les maisons familiales, ces espaces dédiés aux activités quotidiennes, orchestrées essentiellement par les femmes. En continuant notre route vers le centre du village se dressent de grandes bâtisses aux façades élaborées : les maisons des hommes. érigées sur des allées accessibles aux seuls initiés, ce sont de véritables centres politiques et cérémoniels, foyer de l'initiation des jeunes garçons.

Cette traversée permet d'appréhender toute la complexité des sociétés qui bordent le fleuve Sépik installées là depuis des millénaires, et d'en dévoiler progressivement l'un de ses piliers : la figure de l'ancêtre fondateurs. Sculptures, crochets, poteries, tambours ou crânes surmodelés : objets sacrés ou du quotidien, tous évoques par leur forme, leurs métériaux ou leur usage la présence des figures ancestrales et toute la puissance de l'art traditionnel de la région.

Mon avis : Volodia

Bien que cette exposition ait été très bien mise en scène par le Musée du Quai Branly, je n'ai pas su l'apprécier. En effet, j'ai toujours trouvé l'art africain, oups désolé, il s'agit là d'art océanien, fort laid, car très grossier dans sa lourdeur, son style et que je fais à tort très certainement, la comparaison avec d'autres civilisations (asiatique, Moyen-Orientale, Orientale) de la même époque qui ont produit des oeuvres d'une grande finesse, d'une grande délicatesse, avec des outils également très primitifs.

Mais, bon il y a toujours des choses à voir et à retenir sur une civilisation et ses arts.

 

10 novembre 2021

Sérénité

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Il m'attendait  sur notre lit, nu, assis sur les talons, les mains posées sur ses cuisses, le sexe bien en vu reposant sur son support naturel. Calme à son habitude, mais le visage irradiant une sérénité que je ne lui vois qu'au retour du Temple hindou et/ou d'une fête religieuse. Ce spectacle était suffisamment rare pour que j'eusse envie de le faire durer.

Je montais à mon tour sur notre lit et pris position en face de lui, il avança les mains pour me dévêtir et je l'aidais tout en lui laissant l'initiative du geste. Lorsque je fus nu et en position semblable à la sienne, nous nous regardâmes dans toute notre nudité, sans honte et sans gêne et il me dit : "Je t'aime mon A". Je n'ai jamais douté de son amour pour moi, mais c'était la première fois qu'il l'exprimait en mots. Ce  pronom possessif mis devant mon prénom donnait plus d'intensité et de saveur à cette déclaration. Il s'est penché pour effleurer mes lèvres ce baiser a recouvert par sa douceur des années de larmes et de détresse.  Ne pouvant contenir mon émotion, j'ai fondu et mon petit S... a su me consoler à sa façon, c'est à dire sans paroles, mais avec des gestes d'une telle tendresse que celle-ci fût vite remplacée par de l'amour. L'amour que nous éprouvons l'un pour l'autre.

Son désir était devenu parfaitement visible et il ne faisait rien pour le subtiliser à mon regard, Il voulait se montrer, me montrer ce qu'il ressentait pour moi et j'en ai été flatté, car il était sincère. Roudoudou, je l'ai compris au fur et à mesure des années ne peut se donner s'il n'éprouve aucun sentiment. Il est magnifique tant physiquement que moralement. Pour lui, je suis son ami, son amant, son mari. Il n'est pas jaloux de mon passé. Il m'a pris tel que j'étais, il comprend  et il accepte  sans restriction, sans poser de question. Mon amour lui suffit.

Il a tout osé :  les avances et m'a laissé voir sa nudité, son émoi lors de mes caresses. Il m'a fait "comprendre" ce dont il avait envie, et m'a tout donné. Son amour, son corps, ses soupirs et ce petit cri suivi d'un  léger frisson au moment de l'étreinte. Il m'a tout donné. Je suis comblé !

12 août 2020

Les "chieurs"

 

Les chieurs

Voilà bien longtemps que je n'ai fait marcher ma langue de pute, aujourd'hui l'objet de mon courrou est les "chieurs", et nous en avons tous croisé au moins un, un jour ou l’autre dans notre vie. Nous avons tous malheureusement subi à un moment ou à un autre leur sans-gêne sans pouvoir dire quoi que ce soit, soit parce que ce sans gêne se manifeste en toute bonne foi, les auteurs étant persuadés de leur bon droit, soit parce que " c’est moi et j’estime que tout m’est dû", soit, parce que "je me moque de ce que peuvent penser les autres, ce qui m’importe c’est moi". Soit par  "pur plaisir de provocation". 

Les chieurs les plus courants :

Qui mettent à fond leur musique, que ce soit dans les appartements, les transports publics, les plages, vous font profiter de leur scène de ménage quand ils ne vous prennent pas à témoin. Qui racontent à qui veut l’entendre des histoires plus que beaufs, et de préférence dans un restaurant, un café, bref un endroit ou ils sont sûr d’avoir un public. Ceux qui se présentent à la caisse d’un supermarché avec un cadi plein alors que ladite caisse ne prend que 5 articles, ou qui passent devant vous sans vous demander la permission ou s’excuser, parce qu’ils/elles sont pressés (ées) parce qu’ils/elles doivent récupérer leurs moufflets à la garderie ou bien parce qu’ils/elles les ont laissés seuls chez eux, etc…Idem, ceux qui vous demandent sans un s’il vous plait, sans un merci, de les aider à monter ou descendre les marches du métro, avec leur poussette, valises, etc…(t’as voulu des gamins ? t’assumes. Tu te trimballes un tas de bagages, t’es encore jeune, pas handicapé ? tu gères, si tu n’en es pas capable, tu prends un taxi, je n’ai pas fait vocation de porteur).

Qui vous font supporter leurs petits surdoués, au motif que les enfants c’est l’avenir ! C’est eux qui paieront votre retraite… ! C'est cela oui ...! Vous avez donc droit aux gamins insupportables qui courent entre les tables au restaurant. Qui posent leurs doigts poisseux sur vos vêtements (clair de préférence). Qui vous hurlent dans les oreilles au motif d’appeler leurs parents ou d’attirer leur attention sur une quelconque interrogation. Qui vous bousculent sans vergogne sous le regard indifférent ou le sourire béat de leurs parents, pour se précipiter sur la seule place disponible dans un transport en commun, etc… 

Les mêmes parents et autres adultes qui malgré une plage quasi-vide, trouvent le moyen de poser leurs serviettes et leur séant juste à côté de vous en vous envahissant de leur radio, de leurs gamins, de l’odeur de nourriture sortant des glacières et des bruits de mastication et de paroles échangées à voix plus que hautes par des bouches pleines, et de leur chien qui ne trouve rien de mieux à faire que s‘ébrouer ou de poser « culotte » à quelques centimètres de vous…! Idem les sans-gêne qui dans un transport en commun sont deux et prennent 4 places, mettant leurs sacs sur les banquettes à côté d’eux, sans compter leurs pieds ….! Et les sacs à dos ? Ah qu'en dire, vous les recevez à tout bout de champ en pleine figure (ça c'est pour Roudoudou) ou dans l'estomac, car bien sûr, il ne viendra pas à l'idée du porteur d'ôter ce sac encombrant de ses épaules, non, il ne veut pas être gêné d'avoir à le réinstaller, par contre que ce soit les autres qui le supporte, pas de souci !

Dans un autre genre, chez nous, les gays c’est pas mieux :

Vous êtes sur la plage tranquille seul ou avec votre roudoudou et voilà t’y pas qu’un importun se met pas loin de vous, essaye d’engager la conversation par : Salut (désinvolte) ou s'il a un peu plus de conversation : "il fait beau aujourd’hui hein ? Vous êtes en vacances ? Vous n’auriez pas une cigarette ?". Et les plus serviables ; " je peux garder vos affaires pendant que vous vous baignez …!"

La suite devant être un rapprochement de serviettes, des présentations en bonne et due forme, quoi que parfois sommaires. Bref un échange de conversations voire de crèmes solaires. Et peu importe si vous ayez envie de profiter seul ou avec roudoudou d‘un moment de tranquillité et/ou d’intimité, que nenni, cet individu vous impose sa présence et son verbiage sans intérêt ! Quand il n’a pas la malheureuse idée, sans doute dégotée, dans un magazine de drague, de se tripoter « ou de s’astiquer » le manche se croyant ainsi éminemment irrésistible, sexy et désirable, alors que de votre côté vous ne savez ou regarder pour échapper à un tel spectacle…!

En boite de nuit c’est pareil, il se trouve toujours une « barbe » oui en clair "un casse-pied" qui vient se coller à côté de vous, malgré votre air rébarbatif, pour vous demander, comme c’est original  : vous êtes  ? Si  : vous venez souvent ? Si la musique est bonne ou trop forte ? et bla bla bla !

Pouvant difficilement y échapper, si vous êtes comme moi, dans mes bons jours, vous prenez votre mal en patience, si au contraire c’est un de mes mauvais jours, et/ou si vous êtes comme roudoudou, vous le regardez d’un air peu amène, ce qui a normalement pour but de lui faire comprendre qu’il vous importune et que vous n’êtes pas intéressé… S’il a un minimum d’éducation, il comprendra et s’éloignera. S’il a la comprenette difficile, ou qu’il est particulièrement têtu, il proposera de vous offrir un verre. Si c’est un sans gêne, il vous imposera de lui offrir un verre, le tout en finesse : "tu m'offres un verre, je prendrais un...." commandera-t-il au serveur sans vous laisser le temps d'aquiescer ou non. Que vous le vouliez ou non, c’est comme ça, difficile d’y échapper à moins d’être un laideron et/ou d’avoir passé la cinquantaine…!

Ne voulant pas être désagréable, j’essaye de supporter ce qui peut l’être en m’éloignant. Pour le reste, et mon âge me donnant certains droits, je me permets de regimber n’étant la plupart du temps pas d’humeur à laisser envahir mon espace vital.

Alors oui, je suis peu aimable, oui j’ai mauvais caractère, oui je suis belliqueux , mais je fais chier personne. A bon entendeur….! 

5 août 2015

Homophobes, Transphobes, le galvaudage des mots

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 Ce billet d’humeur pour exprimer mon ras-le bol de voir galvauder ces mots par des personnes censées en connaître la signification, les brandir à tout bout de champs, et frapper d’anathème ceux et celles qui ne pensent pas comme eux et qui ne mettent pas en avant leur différence pour exister.

Assez de voir la parole du citoyen lambda qu’il soit hétéro, gay ou autre, confisquée, voir niée par des mouvements lgbt extrémistes, eux-mêmes intolérants et irrespectueux de la pensée, et de l’opinion de l'autre. Mais oui, l’autre, vous savez, celui que vous honnissez, que vous regardez avec arrogance du haut de votre supériorité de pseudo intellectuel, celui que vous définissez comme la folle honteuse, placardisée ou injure suprême : le cisgenre binaire, oui oui ceux-là justement. Nous qui ne sommes pas des militants purs et durs, qui ne faisons pas d‘exhibitionnisme, ni d‘actions d‘éclats pour manifester notre attachement à la cause. Nous encore qui nous permettons de trouver scandaleux le outing de personnalités publiques.

Alors cette parole, moi qui ne suis rien ou pas grand-chose, je la prends et me permets de vous demander , qu’en est-il de l’égalité, de la tolérance et de la fraternité, dans ce microcosme qu’est la communauté homosexuelle ? Vous les soi-disant adeptes de la différence et de la tolérance qui ne tolérez que votre propre différence, imposant vos choix à tous les autres ! Car c’est la pression d’un petit nombre qui engage tous les autres.

11 avril 2015

Les Tudors - 18/03 au 19/07/2015

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Exposition présentée au Musée du Luxembourg, prix  d’entrée 13 euros. Photos autorisées sans flash.

Tout au long du XVI siècle, les Tudors ont régné sur l’Angleterre et marqué profondément l’histoire de leur royaume. Le fondateur de la  dynastie Henri VII met fin à trente ans de guerre civile. Son fils  Henri VIII rompt avec l’Eglise catholique pour épouser Ann Boleyn. Avec Edouard VI et Marie 1ère, le pays se déchire entre protestantisme et cette « Reine vierge ». Cette exposition revient sur leur histoire et sur la légende qui leur est associée. Elle dévoile  l’image que ces cinq souverains ont voulu laisser à la postérité et dont se sont emparés après eux artistes, écrivains, compositeurs, au-delà même de leur propre royaume. Les portraits des Tudors, réunis pour la première fois en France, révèlent leur force symbolique et les formes originales de la Renaissance anglaise.

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Aujourd’hui le nom des Tudors évoque dans l’imaginaire un grand sujet cinématographique. Le succès international de la dynastie sur les écrans remonte au début du XXème siècle et doit  beaucoup aux arts de la scène. L’intérêt des Français pour le thème des Tudors date du XIXème siècle et des années romantiques. Il participe d’un engouement général pour l’histoire et pour l’Angleterre. Hors norme, dans des extrêmes opposés, les vies privées d’Henri VIII et d’Elisabeth 1ère excitent la curiosité. Les victimes innocentes de leur politique ou de leur sentiment deviennent dès lors les protagonistes d’un véritable drame historique. Le désespoir d’Anne Boleyn emprisonnée dans la Tour de Londres est ainsi représenté par le Peintre Edouard Cibot avec autant d’importance qu’un grand évènement historique.

La vie des Tudors réunit tous les ingrédients d’une bonne intrigue. Dès le début du XVIIème siècle, les écrivains, dont Shakespeare, en perçoivent la dimension dramatique. Au XIXème siècle, elle devient l’objet de mélodrames à grand spectacle où se mêlent sur fond d’histoire désir et devoir, justic et trahison. Les femmes d’Henry VIII et les favoris d’Elisabeth se retrouvent sous les projecteurs en position de victime. A ceux-là s’ajoutent Lady Jane Grey, reine de neuf jours, et Marie Stuart, reine d’Ecosse, arrière petites-filles d’Henri VII, décapitée sur l’échafaud. Le thème inspire les meilleurs représentants d la littérature française et de l’opéra italien : Hugo et Dumas, Rossini et Donizetti. A Paris, au XIXème siècle, autour des Tudors, un dialogue se noue entre la peinture et la scène, avec des artistes attentifs à l’actualité théâtrale comme Paul Delaroche et Eugène Devéria. Parfois ce sont eux qui donnent le ton au spectacle. Ainsi les œuvres de Delaroche se transforment sur les planches à plusieurs reprises en véritables vivants. 

 

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Mon avis : Volodia

Nous (Roudoudou et moi) avons beaucoup aimé. Pour éviter la foule du week end, nous nous y sommes rendus en semaine et à l’heure ou les gens sont encore à table. Cette exposition est magnifiquement mise en scène et d’une grand richesse, tant au niveau historique qu’à celui des pièces présentées.

Une grande partie de l’histoire de l’Angleterre défile sous nos yeux, la guerre des Deux roses sous Henri VII en 1485. La mort de Thomas More exécuté en 1535 pour avoir refusé de reconnaître me roi Henri VIII comme chef de l’Eglise d’Angleterre.  Edouard VI qui consacra pendant son règne à asseoir le protestantisme en Angleterre en écartant de la succession au trône sa demi-sœur catholique Marie, idem Elisabeth, au profit de sa cousine Jane Grey protestante. Et puis Marie 1ère proclamée reine en 1553 après une lutte âpre et longue qu’elle a menée pour faire valoir ses droits légitimes à la couronne, et enfin Elisabeth 1ère fille d’Henri VIII et d’Anne Boleyn  qui monte sur le trône en 1558 qui rétablie l’Eglise d’Angleterre et fait de son royaume une grande puissance maritime. Elle développe également les arts et notamment la littérature.

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Tout ce qui nous est présenté lors de cette exposition témoigne de cette richesse. Les tableaux représentant cette cour d’Angleterre sont peints sur bois et non sur toiles, ce que nous ne savions pas, la virtuosité et la dextérité des peintres dans la représentation des détails des costumes. Nous pouvons également admirer es livres de prières des rois et princes dont les enluminures n’ont rien à envier aux livres d’heures du Duc de Berry, des traités munis de sceaux énormes plaqués de matériaux précieux, ainsi que des dessins et maquettes réalisés pour jouer pour les pièces de théâtre de Shakespeare.

Nous étions ravis, d’autant que Roudoudou ne connaissait pas l’histoire de l’Angleterre et que mes connaissances avaient également besoin d’être rafraichies. C’est le regard émerveillé que nous avancions dans les différentes salles quant à Roudoudou, il ouvrait et fermait la bouche devant chaque toile, chaque objet lui procurant un plaisir visuel, faisant ainsi du mimétisme avec les poissons, signes que l’exposition était à son goût.

Nous avons pris quelques photos, afine nous rappeler ce merveilleux moment. Nos photos sont dans la vidéo ci-dessous.

8 juillet 2013

Gay Pride 2013 à PARIS

 

P1010681Un évènement que nous attendons avec impatience et plaisir d'une annéeH sur l'autre.

Comme les années précédentes, nous nous sommes rendus à Montparnasse à 14 h. Pour prendre l'ambiance, des photos, et nous montrer en tant que couple gays bien évidemment. Habituellement, nous sommes assez discrets, que ce soit dans nos attitudes et/ou notre tenue, mais cette année, nous avions opté pour la visibilité et donc l'extravagance.

Je portais donc un jupe pour homme (hum oui, je sais, qui l'aurait cru) en cuir noir, un polo blanc (oui les harnais c'est pas trop mon truc, et,  non non non, nous ne pratiquons pas le SM), des chaussettes blanches repliées sur des rangers.

Roudoudou aurait aimé être vêtu comme moi, mais il est tellement menu qu'il nous a été impossible de lui trouver une jupe à sa taille (je lui en ferais faire une sur mesure, s'il persiste dans son désir). P1010673Qu'à cela ne tienne, il a fait contre mauvaise fortune bon coeur et a mis son short en cuir noir (il ne le met que dans de très rares occasions), polo, chaussettes et rangers assortis aux miens. 

En raison de la chaleur, mais surtout pour éviter d'être confondu avec la gent féminine (quoi que avec tous les poils qu'il a sur le corps faudrait avoir de la m... dans les yeux), il avait relevé ses cheveux en chignon au-dessus de sa tête. Il était à mon sens, d'une grand beauté, oui, bon, je suis partial !

Nous aimons arriver avant le lancement de départ pour admirer les chars, voir et commenter les nouveautés, prendre quelques photos avant que les participants ne soient submergés et excédés par nos clics voyeurs. Les bears font toujours preuve d'une originalité bien à propos, encore cette année.

 

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Cette année, j'ai trouvé qu'il y avait encore moins de chars que l'année passée, que les revendications étaient moins nombreuses, ce qui est logique puisque pendant des années, elles portaient sur l'égalité et le mariage homosexuel. Au jour d'aujourdhui, ces deux revendications (même si l'égalité n'est pas tout à fait présente partout) sont globalement satisfaites.

P1010662Les revendications étaient ciblées essentiellement sur la PMA, mais (chose curieuse pas trop sur la sur GPA). Donc beaucoup de lesbiennes et de femmes dénoncant l'hypocrisie de la France que les femmes qui souhaitent avoir un enfant quittent pour aller se faire inséminer en Belgique. 

En bon égoîste, n'étant pas concerné et n'ayant pas vraiment suivi les débats, n'ayant pas non plus d'avis je préfère laisser parler les principales intéressées.

Beaucoup de transsexuelles (ls) également, toujours aussi peu vêtues (je parle ici des MTF) et ne m'étendrais pas plus avant sur le sujet, la photo ci-dessous parle mieux que des mots...

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qui souhaitent avoir plus de facilité à l'accession aux interventions chirurgicales leur permettant de mettre en adéquation leur physique et leur mental ainsi que des papiers d'identité inhérants à leur nouveau genre. Et ça je suis pour, par contre, je ne suis pas tout à fait d'accord pour la prise en charge par la Sécurité Sociale de leurs interventions.

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Il y a en effet, une incohérence entre le fait de vouloir dépsychiatriser la transsexualité,  et celui de vouloir bénéficier d'une prise en charge par la Sécurité Sociale pour une réassignation d'identité. Les transsexuelles (ls) ne veulent pas être considérées (és) comme des malades mentaux et ils/elles ont raison, donc pas de raison de chouiner auprès de la Sécurité Sociale pour être pris en charge. Tu veux changer de genre (et de sexe, l'un ne va pas s'en l'autre), tu assumes. D'autres sont passés par là et ont eu un minimum de fierté et dignité pour se débrouiller seules (ls).

Toujours beaucoup d'associations, mais si quelques unes dénoncaient une atteinte aux droits de l'homme quant à l'homosexualité, telles : Aministie Internationale, et l'Iran. D'autres étaient plus ludiques, tels : les mâles fêteurs, les gays musette, avec en tête de défilé deux danseurs particulièrement doués, les sports aquatiques,les dérailleurs pour les amoureux de la petite reine.

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Et toujours plus que les années précédentes, des groupes de jeunes carburant à l'alcool et déjà bien éméchés, venus pour la plupart faire la fête à moindre frais et empoisonnant tout le monde, par leurs vociférations et leurs attitudes . Dans ces conditions, je ne sais pas si l'année prochaine nous participeront....

Petite vidéo faite avec nos photos personnelles ci-dessous :

17 novembre 2013

L'Inde des livres - Exposition du 16 au 17/11/2013


 

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Cette exposition a lieu à la Mairie du XXème arrondissement de Paris, et est organisée par l'Association des Comptoirs de l'Inde, c'est la troisième édition du Salon et sa marraine en est l'écrivain Kenizé Mourad.

Il va s'en dire qu'avec Roudoudou, il n'était pas question que nous manquions une telle oportunité d'approfondir nos connaissances sur la littérature indienne, ses éditeurs, ses auteurs, sa vulgarisation. Nous avions décidé que cette journée était pour nous, aussi avions-nous fait en sorte de nous exonérer de toutes obligations, et c'est l'esprit léger que nous sommes partis à la conquête du 20ème arrondissement.

Nous n'avons pas une prédilection particulière pour ce quartier, et de fait, avons eu quelques difficultés pour nous y rendre. Une fois la mairie repérée par d'immenses banderoles vantant les expositions en cours dont celle qui nous intéressait nous avons été dirigés par un agent de surveillance affable vers le 1er étage, ou nous avons été accueilis par le comité d'accueil de l'organisation ainsi que par un magnifique mannequin représentant un officier d'un des comptoirs français de l'Inde qui étaient, je le rappelle pour ceux qui ont un petit oubli : Pondichéry, Mahé, Karikal, Chandernagor , Yanaon.

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Le grand hall d'entrée était destiné à faire connaîssance avec l'Association, et comportait des stands, des dépliants touristiques à disposition relatifs à tous les Etats Indien, ainsi qu'un stand particulier pour faire connaître le sikkhisme en France et l'endroit ou se situe leur grand temple. Au mur était affichée une carte de l'Inde avec des précisions sur les endroits où se situaient les comptoirs.

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Les deux salons de réception étaient occupés pour l'un, par un stand rappelant les liens de la France avec l'Inde, notamment Pondichéry. Dans un coin de la salle des petites tables étaient à disposition pour les enfants désirant colorier des mandalas. Des photos sublimes de Sikhs étaient exposées. Une artiste peintre et une artiste peintre mosaïste présentaient leurs oeuvres. Une estrade était dressée pour les présentations du concert de sitar, de saris, et de Baratha Natyam.

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Dans la seconde salle, se trouvaient, les livres, des montagnes de livres, disposées par catégories sur différentes tables. La part belle était donnée avec des livres retraçant le passé de la France en Inde, la vie des officiers et des missions dans les comptoirs, les différents liens qu'ils y a eu, et qui sont encore restés avec la France.  Sur d'autres tables : La culture traditionnelle indienne avec Rabindranath Tagore, la politique indienne, les milices terroristes indiennes telles : LTT des Tigres Tamouls, les Maoistes, etc... . L'écologie avec les problèmes de pollution et d'eau, des livres sur le bien être : tel le yoga, la cuisine indienne. La poésie, les romans divers et variés, mais également l'histoire avec : le dernier Moghol, les trois dernières maharanis. L'histoire de la Compagnie des Indes. Les voyages à l'intérieur du pays et la découverte des Ragas (Poêmes chantés), de la spiritualités et du renoncement avec les Shâdus. La danse et la musique classique qui tiennent une grande part dans ce pays. Bref énormément de choix pour tous les goûts et toutes les bourses. Un véritable régal pour les yeux, les mains et l'esprit.

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L'intérêt de cette manifestation était de promouvoir la culture indienne, que l'on parle autrement de l'Inde, et il semble que le pari ait été tenu. Les visiteurs de l'exposition étaient d'un certain âge et avaient pour une grande partie déjà voyagé en Inde et connaissaient pas mal de choses. Leur choix était déterminé, peu d'hésitations, et leurs questions précises. Pour les visiteurs indiens, la moyenne d'âge étaient variées, des jeunes avec leurs parents et des dames et messieurs seuls beaucoup plus âgés ayant certainement connusles comptoirs.

Nous avons fait le plein de bouquins, car il se trouvait des livres non réédités ou qui n'offrent pas d'intérêt commercial actuellement, mais qui sont d'une grande valeur intellectuelle.

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A son habitude Roudoudou a eu un succès "boeuf". Il est vrai qu'il ne passe pas inaperçu, de par son maintien, sa chevelure (ses cheveux tressés en natte lui tombe au milieu du dos) et lorsqu'on lui adresse la parole, la douceur et la gentillesse qu'il met à répondre à son interlocuteur. Nous sommes partis vers 17 h. Nous n'avons pas assisté à toutes les manifestations car nous étions fatigués, Roudoudou ayant été de représentation la veille il n'avait pas eu son compte de sommeil.

 

 

30 mai 2013

On prend les mêmes et on recommence

Ses tournées si elles ne se ressemblent guère s'enchainent inexorablement, nous éloignant l'un de l'autre pour des semaines, ne nous laissant pour seule consolation qu'une odeur éphémère flottant dans l'appartement, un pyjama retiré à la hâte et des vêtements amassés en tas qu'on a fini par renoncer à emporter.

Je n'arrive toujours pas à m'y habituer. Nos draps sont restés sur notre lit comme témoins de nos ébats passés et leur odeur me rappelle sa présence. j'aurais du les changer dès son départ, maintenant c'est trop tard, ça attendra la fin de la semaine. Sa minette comme moi même sommes esclaves de tout ce qui peut nous rappeler sa présence. Je n'ai même pas réussi à laver ses vêtements de nuit, Shivanna ayant fait son "nid" dessus. Elle les tête, se roule et se trémousse dessus comme une chatte en chaleur, avançant la patte dès que je fais mine de lui retirer.

P1040980Nous partageons donc notre lit à deux au lieu de trois ! Mlle occupant et gardant jalousement la place de son maître. Elle l'a cherché comme à chaque fois pendant 2 jours. A présent, elle semble apaisée et me tient compagnie au magasin pendant la journée, occupant fièrement le fauteuil que j'avais mis à la disposition de mon amour. Et malheur au pauvre inconscient qui ferait mine de s'y assoir. Un coup de patte bien asséné remettrait bien vite le téméraire dans le droit chemin.

Ce soir, comme du reste tous ceux de la semaine, je vais me faire une soirée télé. Hum oui, je ne me sens pas d'humeur agréable pour être en compagnie. Mes amis (ies) et connaissances n'ont pas à faire les frais de mon désespoir !

17 avril 2013

Manifestation contre l'homophobie du 10/04/2013

kAyant été invités à participer à ladite manifestation, et celle-ci entrant tout à fait dans le champs de nos valeurs, nous nous y sommes rendus. Toutefois, il était indiqué "dans le Marais" sans autre précision. Aussi, sommes-nous allés «"ans le Marais", plus ou moins le nez au vent.

Après avoir cherché un peu partout sauf au bon endroit, et sous la pluie, nous avons aperçu des voitures de police autour du Centre Pompidou côté Marais, donc ça aurait dû être par là. Et non, après avoir refait une fois le tour, nous avons enfin remarqué, collé sur des réverbères, que le rassemblement de la manifestation était place de l’Hôtel de Ville à 20 h. Comme il était déjà 20 h 15, c’est ventre-à-terre que nous avons rejoint le lieu du rassemblement.

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Il faisait presque nuit, et la seule note de gaité était les parapluies arc-en-ciel que nous apercevions ça et là, comme des touches de couleur posées sur la masse brune des participants. Bien évidemment, vu l’heure à laquelle nous sommes arrivés, nous n’avons pu approcher des intervenants qui parlaient au micro, et Roudoudou en raison de sa petite taille ne voyait pas grand-chose. Aussi, pensant améliorer sa visibilité, il s’est mis dans l’idée de grimper sur  les rebords des fontaines de la place. Manque de chance, ceux-ci étaient glissants et une bousculade imprévisible fait qu’il a raté son coup et s’est retrouvé à moitié par terre, sa jambe heurtant violemment la margelle. Je n’ai pas eu le temps de le retenir et c’est un couple derrière nous qui l’a aidé à se relever.

hTout ça pour dire, qu’il y avait du monde à l’appel contre l’homophobie. Nous étions tous  plus que remontés contre les propos malsains, diffamatoires, nauséabonds et haineux proférés à notre encontre et que nous entendons et  lisons depuis plusieurs jours dans la presse, les médias. J‘en suis encore à me demander comment en sommes-nous arrivés là ? Comment le fait qu’une minorité qui veut une égalité de droits déchaine autant de passions ? Comment une harpie à la vie de patachon notoire, a-t-elle pu devenir le porte parole voire l’égérie de culs bénis, des divers mouvements homophobes et réseaux d’extrême droite qui alimentent toutes les exactions commises au nom de la liberté d‘expression.et de supposées valeurs qu’auparavant elle s’empressait de transgresser. Qu’on ne me dise pas qu’elle n’a pas et n’est toujours pas instrumentalisée. Et comment peut on rester indifférent (voire approuver) à l’image de ce couple agressé au seul motif qu’il soit gays (d’accord et ils le reconnaissent volontiers, ils parlaient un peu fort, mais il y en a d’autres, tout le monde à le droit de vivre).

Bien que non militants, tous ces faits font qu’ils nous étaient impossible de rester impassibles devant tant d’injustice et de haine gratuites.

P1010259Certains manifestants s’étaient surpassés niveau pancartes, certaines étaient revendicatrices, comme celles de Aide et de Act Up, d’autres mettaient au pilori Frigide Barjot (aussi vilaine de visage, que de cœur et d’âme) ainsi que de son acolyte la tafiole décolorée fausse blonde, qui dans sa grande intelligence compare le gouvernement à des collabos (encore un  qui n’a aucune idée de l’indécence de ses propos et à qui les parents n’ont pas appris la mesure et la portée de sa connerie). D'autre encore étaient satyriques. Bref, il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir et nos pancartes étaient parfaitement explicites.

Toujours est-il qu’à 21 heures le cortège ne s’était pas encore mis en marche, nous étions trempés et  roudoudou traînant la patte me suivait dans mes déambulations hasardeuses, passant d’un groupe à l’autre, à la recherche d’informations utiles. Quand enfin la foule s’ébranla, c’est clopin clopant (pour roudoudou) que nous suivîmes le cortège jusqu’à ce que je dis-je stop, c‘est assez. Il souffrait beaucoup, et le lendemain nous travaillions l’un et l’autre. Nous sommes donc rentrés épuisés. J’étais impatient de voir l’état de la jambe de roudoudou.  Le principal ayant été que nous ayons fait acte de présence.

 Nos photos sont dans l’album du même nom.

30 septembre 2012

Londres

Roudoudou ayant un concours de danse à Londres le 26 de ce mois, j’ai enfreint les règles du Yom Akkipourim pour l’accompagner afin de le soutenir moralement.

Nous voilà donc parti le 26 par le premier métro 5h30 (car bien évidemment pas un taxi en vu et à la borne mon appel restait sans écho) gare du Nord pour prendre l’Eurostar de 7h13, ce qui nous faisait arriver à 8h30 (heure locale) à King Cross Gare de St Pancras. De peur de ne pas me réveiller, j’ai passé notre dernière nuit sur Paris à compter les heures, quant à S… il ne s’est pas couché étant de représentation la veille et étant rentré chez nous au petit matin.

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Nous sommes arrivés, comme prévu, 1h à l’avance au départ du train pour les formalités d’enregistrement et de douane et c’est avec un soupir d’aise que nous nous sommes affalés dans nos sièges pour nous remettre de nos émotions et avaler un petit déjeuner. Roudoudou littéralement épuisé a fini par s’endormir à peine le train mis en route, quant à moi j’ai somnolé jusqu’à notre arrivée. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris l’Eurostar, il est un peu plus vétuste qu’auparavant, un peu plus sale aussi mais toujours aussi cher, bien que nous ayons pris des billets suffisamment à l’avance pour bénéficier d’un tarif préférentiel (88 euros aller-retour pour une personne en 2èmeclasse).P1000249

Découverte de la nouvelle gare d’arrivée que je ne connaissais pas, auparavant nous arrivions à la gare de Waterloo. King Kross St Pancras gare internationale mérite bien son nom. Tout a été fait pour le confort du voyageur, magasins, restaurants-bars-cafés à profusion. Le tout bénéficiant d’un éclairage très lumineux. Prix très attractifs, bureau de change et employés affables. Bref, ce qui nous convient parfaitement. Le bâtiment extérieur en lui-même vaut le détour. Son architecture en briques rouge, ses tourelles, ses encorbellements lui donne, il n’y a pas à dire un certain cachet.

Ce n’était pas tout ça, mais nous avions encore faim (surtout moi) et nous avons repris un breek fast dans un pub avec œufs au bacon, saucisse, pancake, black thé et black café (nous n’aimons pas le lait) et jus de fruit. Hum, oui non seulement je voyage le jour de Kippour mais en plus je mange du porc, je me conduis décidemment comme un véritable apikor.

P1000376Ensuite, nous nous sommes dirigés vers le quartier des théâtres (derrière Charing Cross) ou devait se dérouler le concours. Un petit groupe de danseurs étaient déjà là à s’échauffer et le gros de la troupe est arrivé plus tard soit une trentaine de personnes. Roudoudou était parfaitement calme et concentré à son habitude quant à moi j’étais un peu effaré et inquiet. Ca nous a pris toute la matinée. Pour finir mon petit S… a été classé 4ème et bien qu’il ne se faisait pas trop d’illusions, j’ai bien vu qu’il était déçu. Mais en ballet classique européen et à mon humble avis, ce n’était déjà pas si mal.. Bref, je lui ai proposé pour lui faire oublier un peu sa déception de passer le reste de la journée à nous promener et à faire du shopping ce qu’il a accepté, je crois pour me faire plaisir.

Sur les conseils de mon chéri, nous avions acquis avant de partir un billet de transport valable toute la journée sur les bus et les métro et je n’ai pu que m’en féliciter. Londres étant très étendu on peut y marcher des heures et des kilomètres avant d’atteindre le point ou l’on veut se rendre. Aussi ce ne fût pas du luxe.

Nous nous sommes rendus à Euston, chez des connaissances de S… , déposer ses sacs puis, direction Picadilly via Tottenham Court.

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Nous avons continué en empruntant le très élégant quartier de Saint James pour arriver à l’Abbaye de Westminster que nous nous sommes faits un devoir de visiter sublime avec ses gisants.

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Nous nous sommes ensuite dirigés vers le Parlement, Big Ben, puis nous avons passé la Tamise pour regarder de plus près la grande roue, hum oui, bof,. Nous avons remarqué les bateaux proposant des circuits sur le fleuve, mais il pleuvait et c’était beaucoup moins attrayant . Nous ne connaissions pas l’aquarium mais bon, nous avons visité celui du Trocadéro à Paris donc…P1000304

De là nous avons repris le métro pour nous rendre à la Tour de Londres, monument favori de roudoudou, qu’il visite et revisite à chaque venue

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puis, nous avons flâné sur les docklands, qui la dernière fois que j’étais venu (oui je sais ça remonte à loin) étaient en rénovation. Quartier de bureau, avec en plein milieu un immense bassin ou flottent des voiliers et autres bateaux, très curieux et très sympa.

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Londres étant une immense cantine on peut se restaurer partout à toute heure du jour et/ou de la nuit, à moindre frais, en dégustant une cuisine internationale de qualité. Le fish and chips étant le plat traditionnel des Londoniens, le plus couru et celui qu’on se doit de connaître impérativement. Marcher, ça creuse et c’est de bon appétit que nous avons fait un sort au fish and chips.

Nous nous sommes rendus ensuite, par le métro à Whitechapel, histoire de voir le quartier ou a sévi Jacques l’Eventreur, c’est vrai que c’est assez sordide puis l’heure tournant, nous avons pris un taxi pour nous amener chez Harrods. Et là, mon roudoudou a retrouvé le sourire. Nous nagions dans le luxe, les effluves parfumées. Nos pas nous ont mené au «département des thés et cafés» ou

P1000345nous avons acheté du thé et du café aux épices. Au département sucrerie, nous n’avons pu résister à l’envie de découvrir les assortiments de confitures et marmelades au champagne, à l’armagnac, au sherry, au whisky (on, enfin je vous dirais si c’est bon roudoudou n’aimant pas le sucre).

Les pâtisseries en tout genre valaient également le détour, très colorées et, dégoulinantes de crème. Il va s’en dire que nous avons pris le thé c’était l’heure et pas question de laisser passer l’occasion de nous installer au salon de thé de chez Harrods, les scones, les muffins, les pâtisseries fondaient en bouche, se disputant le moelleux et l’onctuosité, bref entre les petits plats de roudoudou et les extras mon tour de taille s‘arrondit dangereusement. Si je ne me surveille pas, à moi les poignées d‘amour. Hum oui, j’ai le bec salé et sucré alors que roudoudou l’a seulement salé.

Notre estomac satisfait, nous en avons profité pour visiter les expositions mises en avant par ce magasin. Sublimes. Au dernier étage des artistes d’art moderne exposait leurs œuvres. Le Qatar quant à lui faisait connaître l’art islamique à travers des soieries, des livres de miniatures enluminées et divers objets. Rien à voir avec ce que l’on voit à droite et à gauche, on sent que c’est du beau, du lourd, du fastueux, du recherché et surtout destinés à une clientèle privilégiée (dommage les photos ne sont pas autorisées).

Nous adorons ce magasin, le personnel y est discret, élégant, affable, onctueux, on regarde librement, mais un regard suffit pour indiquer que l’on a besoin des services du vendeur et/ou de la vendeuse qui se fait un plaisir d‘arriver tout sourire. La classe quoi, c’est-ce qui manque en France, même dans des magasins réputés élégants.

P1000365Re-métro pour nous retrouver à Leicester square, quartier des cinéma, puis le quartier Chinois, très odorant… et pas très net, se situant en face de Charing Cross avenue, quartier des libraires ou je n’ai pu m’empêcher de rentrer dans certains magasins. Mon magasin de clopes préféré a disparu. J’explique c’est là que je trouvais mes cigarettes russes. Interdites en France sombre question de taxes, mais en vente dans les Emirats, à l’aéroport de Chypre et jusqu’à présent à Londres.

Nous sommes arrivés à Saint Pancras de justesse, le soir, après nous être perdus un nombre incalculable de fois, dans le métro, dans la rue ou des Indiens et des Pakistanais bienveillants nous ont remis sur le droit chemin.

J’ai trouvé les britanniques beaucoup plus aimables qu’il y a quelques années, et surtout très tolérants. Nous avons croisé un nombre conséquent de femmes Indiennes;, Pakistanaises et, Arabes en burka, d’autres complètement voilées et personne ne se retournait ou semblait trouver

P1000342cela bizarre. En France ça ne passerait pas et je le comprends, car bien que tolérant et essayant d‘être compréhensif pour toutes les cultures, ça me rend mal à l’aise toutes ces femmes ressemblant à des corbeaux.

Les britanniques ne semblent pas faire de racisme. Les indiens sont très bien perçus. Contrairement à bien des années précédentes ou ils étaient cantonnés dans des tâches ingrates et inférieures (balayeurs dans les gares, les hôtels, ouvriers de nettoyage, etc…) A présent, beaucoup sont employés dans des bureaux de change, sont gérants de supérettes, travaillent dans la City et c’est tant mieux.

Par contre, il existe des clivages sociaux très forts. quand tu es pauvre, ou de classe sociale inférieure, tu le restes contrairement à la France ou il y a une possibilité d‘évolution. Mais

P1000378dans l’ensemble j’ai trouvé les Anglais bien plus accueillants qu’auparavant, peut être ont-ils pris, maintenant, l’habitude de voir des touristes Français ? Nous y retournerons certainement fin novembre ou nous aurons plus de temps personnel pour nous.

Retour à Paris par le train de 7h13 heure locale avec arrivée gare du Nord 21h20 heure locale (1h de décalage horaire). Arrivés chez nous 22 h 30, complètement flapis, les pieds en compote et fleurant bon, avec une seule envie un bain relaxant à deux avant de nous mettre dans les toiles fraiches avec la minette bien entendu. La mignonne a été adorable, pas de cadeau, pas de bêtises, elle nous attendait derrière la porte son assiette vide ayant été léchée et pourléchée. Une telle patience méritait récompense.

9 mai 2017

Tapi là !

Cafard, mon ami et oui j'ai bien dit mon ami, car depuis le temps que tu partages ma vie, tu me permettras cette familiarité. Tapi dans le coin de mon esprit tu ressurgis, tel un diable hors de sa boîte dès que mon amour s'en va. Et, bon gré, malgré je suis obligé de t'accepter, de te voir me dévorer du matin ou soir et du soir au matin, prenant possession de mes pensées, empiétant sur mon sommeil, mais puisque tu es là, bien installé, je ne puis que te supporter en attendant le retour de mon aimé.77730329_o

Roudoudou est au Sri-Lanka,  en tournée, depuis deux semaines et  ne rentrera pas avant la mi-août. Moi, à mon habitude, je suis resté planté là, comme un con, résigné, à parcourir les pièces vides, à contempler sa photo qui me sourit, à me connecter sur (et oui) facebook (que celui qui a dit jamais me jette la pierre !) espérant y voir des messages qu'il aurait laissé à mon intention.

Afin d'occuper mes moments de libres, surtout en soirée, je dévore livres et films (dvd) dont je m'empresse de noter mes avis sur la toile (mais à part moi qui s'en soucie ?) lui peut être j'ose espérer qu'il les lit). Il m'arrive également de temps à autres d'aller noyer ma solitude et ma tristesse dans un bar gay (hum oui, je m'y sens plus à l'aise et puis, les mauvaises habitudes ont la vie dure) et de rentrer chez nous tard dans la nuit ou au petit jour, le pas incertain, la langue pâteuse d'avoir trop fumé. Le matin me voit me lever migraineux, avec une haleine de fennec, qui s'imprègne dans notre chambre et dont la journée n'est pas de trop pour la faire disparaître,  malgré les fenêtres grandes ouvertes.

Hier, ma petite caille indienne a mis des photos du Sri-Lanka sur son compte facebook, et sur son blog et m'a permis de les utiliser. Merci mon chéri. Je sais que pour lui ce n'est pas facile... mais j'espère qu'un jour il m'y emmenera. 

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16 novembre 2015

Les polissonneries parisiennes - Jean-Pierre MAURY

Photo officielle du Président PhallusJean-Pierre Maury présente une trentaine d’allégories cocasses de la quête amoureuse. Nées de la dérision, certaines se veulent irrévérencieuses à l’égard des bonnes règles de la Société.

«Une foune», «un phallus» c’est l’histoire d’un phallus et d’une foune, sa compagne, sa petite copine, sa grande amie, sa frangine d’amour, sa femme, quoi… Une foune et un phallus dans tous leurs états.

Mon avis :

Pour originale cette exposition l’est. Je ne sais ce qui en fait sa valeur : le thème des sculptures et/ou Les petites pancartes explicatives pleines d‘humour affichées en dessous. Les unes ne sont rien sans les autres et c’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai savouré cette exposition à sa juste valeur.

Cette exposition est déconseillée aux personnes «coincées» et/ou n’ayant aucun humour. Si par contre vous acceptez de rire de tout n’hésitez pas.


 A Propos de l’artiste :


maury2Autodidacte et fier de l’être, J.-P. Maury vient tard à la sculpture. Il exerçait et continue d’exercer l’insolite profession de mouleur mortuaire. L’inspiration de ses œuvres est celle de la symbolique alchimique mais vue et rendue par la raison pure d’un homme simple.

L’ésotérisme de son travail s’accorde avec la recherche des surréalistes : «mettre sur le chemin du point suprême», idée essentielle provenant de la tradition hermétique. Cette transmutation quelle soit alchimique ou poétique, est cette ultime descente vertigineuse en nous-mêmes.

 

19 mars 2012

Salon du livre 2012

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Comme prévu, Roudoudou,  Chloé et sa compagne Maud, ainsi que deux  autres de nos amies (Florence et Edith) sommes allés au Salon du Livre. Dimanche tout l'après-midi et lundi matin pour moi puisque réservé aux professionnels et que de toute façon, les contacts et rendez-vous pour affaires que j'avais à prendre ne regardaient ni n'intéressaient ses dames.

Roudoudou et moi faisions office de pacha promenant notre harem (je plaisante bien évidemment). J'avais pu avoir des cartes d'invités pour les dames, Roudoudou  ne payait pas ayant moins de 26 ans, quant à moi, j'ai avancé ma carte professionnelle. C'était toujours ça d'économisé pour nos amies car à 9,50 euros l'entrée je trouve que c'est pas top. J'estime que la culture devrait être gratuite d'autant qu'à l'intérieur, les seuls prix attractifs, sont les abonnement aux revues littéraires et aux liseuses électroniques (la kindle d'amazone étant pour le salon à 79 euros au lieu de 99), qui du reste est un marché en pleine expansion au vu des différents modèles présentés et diverses marques représentées.

P1090202Ces dames étant de véritables amies, elles ne m'ont pas fait d'infidélités et n'ont acheté au Salon que des livres que je ne vends pas : livres d'enfants. Et se sont montrés plus curieuses des oeuvres qu'elles ne connaissaient pas et se contentaient de relever les titres qui les intéressaient et les auteurs.  (ci-contre, Florence. Photo mise en ligne avec l'accord de l'intéressée).

Roudoudou et elles s'en sont donnés à coeur joie pour prendre des photos. Roudoudou a été un peu déçu, ayant raté la dédicace (prévue le samedi soir) d'Olivier Delorme pour son livre "comment je n'ai pas eu le Goncourt" alors qu'il avait amené son exemplaire tout exprès.

 

P1090185Les grandes enseignes étaient bien évidemment représentées et très bien placées, avec des écrivains à succès venus dédicacer leurs oeuvres.

L'intérêt pour ces grandes enseignes (Gallimard, Flammarion, Stock, Actes Sud, Grasset, Calmann-Levy, etc...).c'est bien évident d'être une vitrine de la littérature française pour l'étranger. 

Par ailleurs, il est intéressant en regardant leurs rayons de découvrir des oeuvres oubliés et non réédités alors des oeuvres édités dans des collections "tape-à-l'oeil" que l'on aimerait posséder dans une collection de qualité, telles la "nrf", ou dans le même espritAutre intérêt du salon, toute la bibliothèque de "la pléiade" était disponible et ça, nous avons apprécié, car quoi de plus désagréable que de vouloir acquérir les oeuvres d'un auteur alors qu'il manque une partie des volumes, ce qui bien évidemment coupe toute envie d'acheter.

Si Roudoudou et ces dames étaient plus intéressés par les livres, moi je l'étais par les Editeurs. Dans ceux-ci la Maison de la Russie présentaient des livres dans ma langue mais également les mêmes traduits en français, la Hongrie, la Pologne, ce qui m'a fait sourire de façon narquoise et un peu aigre c'est que tout c'est pays fervents chrétiens affichaient en bonne place les oeuvres d'hommes qu'ils avait assassiné : Isaac Babel (Histoires d'Odessa, Loubianka la Cosaque) au cours de purges Stalinienne. Pour la Hongrie, lors de la prise de pouvoir du Régent Horthy : Imre Kertesz (Etre Sans Destin, Kaddish pour l'enfant qui ne naître pas, etc..), Elie Wiesel (La nuit). La Pologne : Janusz Korczak...

Nous nous sommes également intéressés à la Turquie, mais tous les livres étaient écrit en Turque donc ...Surprise avec la représentation de l'Algérie qui n'avait d'autres livres à proposés que la Guerre d'Algérie déclinée sous toutes ses formes... Le Maroc ou nous nous attentions à voir en bonne place des livres de nos écrivains favoris, mais là encore, nous avons été déçus, les livres en montre ne nous semblaient pas très "accrocheurs" à la vente.

P1090176Dans les éditeurs français, nous avons repéré ceux qui nous intéressaient pour avoir éditer en premier quelques écrivains sulfureux donc nous aimons les oeuvres. Les Editions Balland et P.O. L. pour Guillaume Dustan, les Editions de Minuit pour Tony Duvert, H & O pour Olivier Delorme et bien d'autres. Ces Editions ont un "département" lgbt et sont connues pour lancer de jeunes auteurs non encore connus du grand public (rassurez-vous, ils le sont et/ou seront peut de temps après).

Nous avons également assisté, je devrais dire subi, la présence de Monsieur Hollande non que j'ai quelque chose contre ce monsieur, mais plutôt contre les journalistes, qui faisait "meute" autour de lui. A qui brandirait le plus prêt de sa bouche le micro, et/ou son objectif le plus prêt de son visagef, certains étaient même munis de perches pour mieux capter, quoi au juste ? Toujours est-il que je n'aime pas être bousculé, ni avoir les pieds écrasés sans excuses ...hum, oui j'ai mauvais caractère et j'assume !

 Nous sommes partis vers 19h30 et avons "trinqué" à cette journée ou nous étions mine de rien nombreux et entre amis au café avec devinez quoi ? vodka pour moi, gin fizz pour roudoudou, et autres alcools pour les filles. Maud et Chloé ont raccompagné Edith et Florence chez elles, quant à roudoudou et moi, nous avons terminé la soirée chez lui puisque Môssieur a son domicile Porte de Versailles et donc que la rue à traverser pour visiter les divers salons.

 

16 avril 2012

Préparation de l'exposition de Roudoudou

Qui doit avoir lieu en mai 2012. La responsable de la Galerie ou doivent être exposées les toiles de roudoudou est passée chez nous faire une sélection de ses peintures. Une des toiles lui a particulièrement « tapée » dans l’œil au point qu’elle souhaite en faire la pièce maîtresse de l‘exposition. Je vous laisse juge :

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C’est la première fois que roudoudou s’essaye à peindre de cette façon et qu’il se laisse aller à évoquer une telle sensualité. Car tout dans l’attitude, l’expression du corps de cet homme évoque « l’extase », après l’amour, ou en préliminaire ?

S…et moi aimons beaucoup les peintures affichant nos goûts et ce que nous sommes. Roudoudou qui est en admiration devant certains peintres homosexuels, aimerait acquérir cette technique. Hum oui, première réussie semble-t-il. Cette toile m’a été offerte pour mon anniversaire et je me suis empressé de l’accrocher dans notre chambre. Ma seule crainte, c’est qu’à l’issue de l’exposition, elle ne regagne pas son mur où du reste elle sera absente plusieurs semaines. Mais bon, ne soyons pas pessimiste.

Dans cette peinture sont présents tous les clichés gay : masculinité renforcée par une musculature impressionnante, tête renversée laissant suggérer une certaine sensualité, mains croisées sur le devant du pantalon par pudeur ? Ou plus prosaïquement pour masquer le plaisir ressenti ?

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Je ne l’ai pas fait remarquer à roudoudou mais cette attitude pourrait être la sienne comme la mienne. Elle dégage une telle force érotique que je l’aurais bien vue, s’il ne me l’avait offert, dans un bar ou une boite de nuit gays.

S'il revient à ses couleurs préférées en peinture : le noir, blanc et gris, plus faciles dit-il pour souligner les pleins, les creux, les dénivelés, ses toiles n'ont plus grand chose à voir avec celles qu'il peignait il y a peu encore. Mon roudoudou n'est plus un ado, mais un homme et c'est bien ainsi.

 

30 septembre 2016

Réclamation à l’intendance du Centre Georges Pompidou

Par la présente, nous (nos amis (ies) mon compagnon et moi-même), attirons l’attention du responsable du Centre Georges Pompidou à Paris sur un endroit qui se doit d’être discret, voire caché, mais indispensable dans un musée qui se respecte. En un mot : les « commodités ».

chiottesHum oui, quelles soient pour hommes ou pour femmes, les chiottes de votre Centre sont dans un état plus que déplorable et nous nous voyons dans l‘obligation de formuler une réclamation.

Nous (les visiteurs (euses) sommes comme tout un chacun sujet à des débordements de vessie et pour éviter des fuites ou une évacuation inopinée dans nos slips et culottes, il nous est fait obligation de satisfaire, de temps à autre (pas à chaque visite rassurez-vous) à de petits besoins bien naturels. D’autant que votre musée comporte un bar restauration rapide au rez-de-chaussée et un café au 5ème étage et qu’ils nous arrivent de nous y arrêter pour consommer et nous caler l’estomac entre deux expositions. Ceci expliquant cela.

Aussi, notre corps appliquant le principe des vases communicants, nous nous devons, oh bien malgré nous je le concède, d’utiliser les « tasses » et en cas d’urgence éventuellement, les trônes mis à disposition du public.

Et là, c’est une calamité, après avoir repéré l’enseigne lumineuse, nous nous dirigeons à l’odeur. Les lavabos servant aux ablutions, sont d’une saleté repoussante, couverts de coulées de savon (quand il y en a encore dans les distributeurs), l’intérieur du lavabo tapissé de papier au point qu’on se demande s’il n’y a pas eu confusion entre la cuvette des toilettes et le lavabo. Quant au sèche-mains, il serait agréable qu’il fonctionne de temps en temps, quoi que, là également, la propreté reste douteuse et nous hésiterions à y glisser nos mains de peur de ramener des hôtes non désirés.

Une fois passée cette étape on se retrouve soit devant les « tasses » soit devant le chiotte. Et là au risque d’être très désagréable nous nous devons de faire d’autres remarques. L’odeur nous averti de ce que nous a laissé le précédent visiteur. Le PQ. à terre (et chez les dames les protections débordant des poubelles, si si, nos amies nous l’ont dit). Les graffitis sur les murs, les chasses d’eau non tirées alors que « miracle » elles fonctionnent. Quand elles ne sont pas bouchées par des mètres de papier ou des vestiges provenant d’intestins de crapoteux qui ignorent comment tirer une chasse d’eau et l’usage de la balayette (encore faudrait-il qu’il y en ai une…).

imagesCAD0TB27Nous ne voudrions pas jouer les mémères chichis poufs, mais je vous assure qu’il faut une bonne dose de courage et surtout d’urgence pour faire une pause technique dans ces conditions. Et compte tenu du nombre de visiteurs, nous vous suggérons, respectueusement, l’emploi d’une dame et/ou un d’un monsieur pipi ce qui serait un minimum. Nous sommes du reste sûr que leurs salaires seraient rapidement rentabilisés, certains visiteurs dont nous-mêmes n’hésiterions pas à débourser quelques euros pour avoir des toilettes dignes de ce nom. Parfumées, propres, nettoyées (hum oui, il y a malheureusement toujours des personnes indélicates qui laissent des souvenirs dont on pourrait allègrement se passer). Pouvons-caresser l’espoir d’obtenir rapidement satisfaction ?

Il en va de l’image de la France qui se dit propre eu égard à la population de certains pays et de la réputation de votre musée, qui rappelons le est le 2ème monument visité après la tour Eiffel.

                                                                                                ChezVolodia, et ses amis (ies)

 

 

9 avril 2012

Apikorsim jusqu'au bout

Depuis vendredi et jusqu'au 14 avril tout le monde juif est en prières, il fête pessa'h, la libération d'Egype et la fuite dans le désert. Roudoudou n'ayant jamais assisté à un office pour cette fête, je l'ai emmené à la schull, il a été regardé non avec méfiance, mais plutôt curiosité vu son type de visage. Mais il était avec moi et sait parfaitement se comporter en toute circonstance.

spyce-bar-boite-de-nuit-paris-hotel-20-ph-vignette-500x375Ce qui ne nous a pas empêché ensuite d'aller diner en ville puis de prendre un verre au Spyce. Hum cela peut paraître contradictoire mais c'est ainsi. Et je n'ai pas à m'en justifier. C'était la première fois que nous allions au Spyce, en principe nous fuyons ce genre d'endroit mais il y avait de la musique, du bruit, des mecs et c'est ce dont nous avions besoin à ce moment là.

Nous avons eu du mal à approcher du bar tellement il y avait du monde, compacte la foule, pire que de la semoule. J'ai pris une bière (méfiance sur la vodka de second choix) servie par une pétasse qui faisait plus ou moins la gueule, sans doute problème de coeur ou de cul, Roudoudou son péché mignon, un gin fizz. Il s'est fait regarder d'un drôle d'air, certains devaient penser qu'il s'agissait d'une fille. Et non messieurs, malgré ses cheveux longs et sa coiffure (il se fait le chignon de shiva, hum oui c'est lui que me l'a dit), c'est bien un garçon et en l'occurrence mon mec, donc on touche pas. 

Vu le monde, il ne fallait pas espérer un coin tranquille aussi nous sommes-nous accoudés avec nos verres à une petite table plantée au beau milieu de la salle. Je ne sais si c'est l'alcool, la chaleur, la foule, la musique ou bien le tout confondu, au bout d'un moment je me suis senti complètement euphorique sans réelle raison et roudoudou pareil. Aurait-on mis "quelque chose" dans nos verres ? Toujours est-il que lorsque des garçons sont venus nous parler, contrairement à mon habitude je ne les ai pas battu froid, idem roudoudou qui, s'il n'a pas oser ouvrir la bouche, s'est quand même fendu d'un sourire (évènement à mettre dans les anales). Nous sommes restés un bon moment puis comme roudoudou n'arrivait plus à étouffer ses baillements et que nos yeux ressemblaient à ceux de lapins albinos, nous sommes rentrés chez nous.

Nous nous sommes couchés à 3 h du matin, le temps de rentrer, prendre un douche. Inutile de dire que le lendemain le réveil nous ne l'avons pas entendu sonner et que notre petit monstre à quatre pattes a du attendre 10h passées pour piquer du museau dans son assiette. Je suis descendu au magasin en catastrophe j'aurais du ouvrir à 8h30 et la suite a été à l'avenant, j'ai couru après le temps toute la journée idem roudoudou. Mais lui ne travaillait pas ce week end, donc c'était moins ennuyeux. Je suis remonté voir si tout allait bien vers 13h, et il avait préparé notre déjeuner et celui de sa minette (ah bah oui, pas de danger qu'il l'oublie sa chipie).

A l'heure du thé, il a apporté au magasin le gâteau qu'il avait préparé, rien qu'à l'odeur, j'en salivais d'avance et une fois en bouche qu'en dire, il était encore tiède ce qui ajoutait à son fondant. Comme il est bien élevé, il en a proposé à notre voisine une charmante vieille dame qui aime venir traîner dans les rayons voir les nouveautés, et qui lui en fait compliment. Cela m'a beaucoup amusé de voir qu'il y était sensible (au compliment).

26 novembre 2015

Agra - Fatehpur Sikri

Agra :

Babur descendant de Tamerlan fonda la ville, mais c’est Akbar qui en fit la grandeur. Agra est situé sur les rives de la Jamna et comporte comme pratiquement toutes les villes indiennes : un fort à l’intérieur duquel on trouve les palais des nawabs régnants et de leurs épouses et concubines. Ainsi que comme toujours dans les palais musulmans : la salle des audiences publiques et la salle des audiences privées. Et, suprême merveille archi-connue dans le monde entier : le Taj Mahal

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Ce mausolée a été érigé par Shah Jahan, en mémoire de son épouse bien-aimée Mumtaz Mahal, morte en couche alors qu’elle devait donner naissance à son 15ème ou 17ème enfant (le nombre est sujet à caution).

On vient de tous les coins du monde pour l’admirer, mais surtout pour la symbolique qu’il représente. Les Pakistanais et les Indiens étant de grands sentimentaux qui se passionnent pour les histoires d‘amour, il est impossible que nous (mon amour et moi n’y faisions pas halte.

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Que l’on aime ou pas son architecture et le « clinquant » qu’il dégage, on ne peux qu’être admiratif du travail accompli et des matériaux employés (marbre, pierres semi-précieuses et précieuses) lorsqu’on à l’esprit qu’ils étaient loin de ceux que nous utilisons à ce jour. L’harmonie qui s’en dégage, l’endroit ou il est situé, le bassin dans lequel il se reflète, et les différentes petites mosquées dont il est entouré, dont la ravissante mosquée des femmes, tout concours à nous faire partager cette paix.

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 Pour ma part j’ai surtout été sensible à l’intérieur du mausolée, la hauteur du dôme en fait que la résonance en est extrême. Je ne sais si c’est un effet d’optique, mais le tombeau de l’empereur paraît plus conséquent de celui de son épouse (tradition islamique peut être ?). Le plafond est incrusté de nacre ce qui lui confère une luminosité « juste ce qu’il faut ».

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Les murs eux le sont de Jaspe, Lapis-Lazuli, Cornaline, Nacre et bien d’autres pierres encore, dans des motifs fleuris d’une rare élégance. Malheureusement, une grande partie de ces joyaux les plus précieux ont été pillés lors de la révolte des cipayes.

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Nous nous nous sommes faits prendre en photos, dans les jardins et devant le Taj, comme tous les amoureux. Roudoudou, oh miracle, m’a pris la main et m’a regardé dans les yeux, un regard qui, je veux le penser, voulait dire beaucoup de choses, mais nous n’avons pas osé nous embrasser (histoire de ne pas choquer notre photographe…) mouais, dommage pour moi...

Autrement, la ville d’Agra en elle-même est à dominance musulmane. Surpeuplée comme la plupart des villes indiennes et assez sale, ce qui surprend lorsqu’on entre ou quitte le site du Taj Mahal. Les habitants ne sont guère accueillants mais ça je l’ai remarqué pour toutes les villes musulmanes dans lesquelles nous nous sommes arrêtés. Ce qui contraste avec les villes hindoues ou même si les gens ne sourient pas, (la vie en Inde est très dure)) le regard n‘est pas belliqueux, jamais indifférent, plutôt curieux. Il suffit généralement d’un mot pour briser la classe surtout s’il est dit par roudoudou.

Les musulmans d’Agra ont conservé leur tradition de marchands de pierres semi-précieuses et précieuses et celle du travail du marbre avec incrustation de pierres. Il y excelle et nous avons comme il se doit fait quelques emplettes.

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 Fatehpur-Sikri :

Nous nous sommes rendus ensuite à Fatehpur Sikri, ville fantôme située à une vingtaine de kilomètres environ.

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Cette ville fût construite par Akbar sur le site d’une bataille entre hindous et musulmans et dont les musulmans sortirent vainqueurs. La ville est sublime et gigantesque. Elle renferme les palais princiers et tous les bâtiments indispensables à son administration, avec la salle des audiences publiques et celle des audiences privées

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Fatehpur Sikri, c'est également sa grande mosquée cloiffée de clochetons et avec dans sa grande cour, le tombeau d'un Saint Soufi : Salim Chishti (pour plus de détails rendez-vous sur le blog de Roudoudou, il y a tellement de choses à retenir que je laisse à roudoudou le rôle de rapporteur historique).

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 Toujours est-il que cette ville fabuleuse fut abandonnée par manque d'eau potable. J’ai du mal à admettre cette version. En effet, il me parait peu probable que de tels bâtisseurs aient omis de prévoir le manque d’eau lorsqu’ils ont érigé cette ville.

13 février 2012

visiter Khajuraho

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Hormis l'esplanade des temples et l'ancien village, Khajuraho ne présente pas un grand intérêt. Aussi, ne sommes nous pas restés plus qu'il ne faut. Il reste ving neuf temples sur les quatre ving neuf à l'origine construits entre 950 et 1050 si j'ai bien tout compris. Mais alors qu'elle beauté, qu'elle finesse et qu'elle rafinement dans les sculptures.

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Ces temples sont considérés comme érotiques car ils mettent en scène sur toutes leurs façades les positions amoureuses du Kamasutra. A noter que ce que nous européens considérons comme érotiques voire pornographiques pour certains pudibons, ce sont simplement des actes intimes de la vie courante autorisés et pratiqués par les Dieux et les hommes indiens. Pour ma part, j'ai trouvé ces temples magnifiques, contrairement aux lois morales imposées par les divers occupants musulmans et chrétiens. Les gestes amoureux gravés dans la pierre sont magnifiques de pureté, criants de vérité et d'une liberté sexuelle telle qu'on n'oserait l'imaginer pour l'époque. Ce qui ne signie rien de la moralité de ce peuple qui malgré les figures sculptées sur ces temples est d'une grande pudeur et haute moralité.

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Roudoudou m'a dit que que dans des temps plus éloignés ces temples servaient à déniaiser les princes. Maintenant on y emmène les jeunes gens (les jeunes filles mises à part qui seront initiés par leur époux) histoire de leur expliquer les relations sexuelles avant un prochain mariage.

Pour avoir accès à cette esplanade il suffit de payer quelques roupies qui servent à l'entretien (et je le précise à la main) des temples et des jardins qu'il y a autour. Pour les indiens, le prix est moins élevé que pour nous occidentaux, ce que je trouve normal quant au taux de la roupie, toujours non coté en bourse.

P1080875En sortant de l'esplanade des temples, dirigez-vous vers la droite, le vieux village, les habitants n'ont pas l'habitude de voir des touristes, ceux-ci s'en retournant dès la visite finie. Munissez-vous d'un appareil photo à développement immédiat. En effet, si vous faites des photos des habitants, que vous le leur donnez de suite, vous aurez peut être la chance d'être invité à un mariage, une naissance ou à l'inauguration d'une nouvelle divinité que l'on amène au Temple domestique. Et là c'est le bonheur complet, car vous serez adopté, vous ne serez plus le quelconque touriste à qui l'on veut faire dépenser le maximum de fric dans un minimum de temps, mais un ami. Vous pourrez alors, si vous avez eu la précaution d'emmener un autre appareil plus courant, faire des photos inédites pour le commun des étrangers. Hum oui, si vous n'avez que votre appareil courant, vous pourrez toujours dire ... "on va vous envoyer la photo..." oui peut être.. Alors que si vous la leur donnez tout de suite, c'est l'extase. Peu de villageois en ont un, par ailleurs ils vont chez le photographe lors de leur mariage, la première naissance et c'est souvent tout. Alors faites leur plaisir vous en serez récompensé et remercié au-delà de vos espérances.

P1080871A l'entrée du village, il y a un temple domestiqué destiné aux dévotions pour Anuman le Dieu Singe. Ensuite, le faubourg des tombins éleveurs de porcs, vient celui des intouchables. Dans le village proprement dit, les quartiers sont séparés : les sundras (artisants et ouvriers agricoles de basses castes) ou l'on fait sécher sur les murs les galettes de bouses qui serviront à allumer les fours pour cuire la nourriture. le quartier des castes supérieures et des brahmanes. Deux points d'eau  une mare pour les impurs, une fontaine au coeur du village pour les autres.

Nous avons joué le jeu et sommes rentrés dans diverses "boutiques" pour notre plaisir et celui des habitants l'intérêt est que dans ces magasins villageois, nous sommes servis de façon traditionnelle. Tout d'abord nous franchissons le sol en laissant nos chaussures à la porte (et ce malgré la gentillesse du commerçant nous invitant à les garder) recouvert d'un drap blanc. Le boutiquier est assis en tailleur sur une estrade drapée également de blanc et nous sommes assis sur des bancs (pour les plus âgés) et des coussins pour les plus jeunes. Derrière son dos, le boutiquier à des rayonnages ouverts ou toute la marchandise est susceptible d'être "attrapée" rien qu'en tendant les bras, s'en avoir à se baisser voire à se retourner puisqu'il bénéficie de l'aide efficace de vendeurs. Nous nous sommes faits montrer des saris pour nos amies Maud, Chloé et Florence. J'ai appris que chaque sari avait un nom et qu'il suffisait que roudoudou le prononce pour que, comme par miracle ceux-ci s'étalent dans un chatoyement de couleur devant nous.

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Pour retourner à notre hôtel nous avons pris, des vélos taxis.  ils se composent d'un char à banc à capote tiré par un vélo que monte un pauvre diable qui n'a que le muscle sous la peau. Chaque vélo taxi étant surmonté d'un numéro. Inutile de dire que pour les faire travailler, nous avons chacun pris un vélo et avons donne à l'arrivée le double du prix de la course. Non par pitié spécialement mais parce qu'ils le méritaient par leur gentillesse, leur envie d'aller vite croyant nous faire plaisir et surtout pour leur adresse à éviter les égouts à ciel ouverts. Les rues du village ne sont pas éclairées et la route menant à l'hôtel ne l'étant guère plus.

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